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"Il faut qu'on travaille tous ensemble", entretien croisé Bordeaux Respire, Bordeaux En Luttes

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Vendredi dernier, elles ont fait leur entrée au conseil municipal de Bordeaux, dans la majorité pour l'une, dans l'opposition pour l'autre. Entretien croisé avec les n°2 de Bordeaux Respire et Bordeaux en luttes.

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Actu du jour : Entretien Camille Choplin-Evelyne Cervantes et la grève des buandiers de l'hôpital

Diffusé le 03/07/2020

La Clé des Ondes : Quel est votre sentiment, aujourd'hui où vous entrez au conseil municipal ?

Camille Choplin : c'est une élection historique. J'étais très émue ce vendredi matin de présenter Pierre Hurmic comme candidat, de lui passer l'écharpe. On prend conscience petit à petit de tous ces gestes républicains qui me sont encore un peu étranger.

Évelyne Cervantes : De l'émotion aussi. C'est la première fois qu'une gauche de combat et qui représente les précaires entre à la mairie de Bordeaux. On espère pouvoir faire avancer des propositions, travailler avec les quartiers. Il y a une ambiance particulière. On est très heureux d'avoir pu dégager la macronie et la droite de Juppé-Florian. On va voir ce qu'on peut faire maintenant et nous appuierons les bonnes décisions. Nous ne serons pas une opposition bête et dure mais nous regarderons et nous ferons remonter des choses qui nous semblent anormales. Des promesses ont été faites et nous continuerons à regarder si elles sont tenues car nous sommes malheureusement habitué à ce qu'elles ne le soient pas.

Vous attendez quoi de ces premières semaines ?

Camille Choplin : on a une feuille de route. On sait assez précisément ce qu'on veut faire. Il faut mettre des échéances en termes de temps. J'apprécie la position d’Évelyne. Il faut qu'on travaille tous ensemble. A plusieurs on est plus intelligents. On n'a pas cette idée du pouvoir où on prend des décisions en haut de notre tour et qu'on impose aux autres. On veut faire avec les gens et avec vous [l'opposition - ndlr] et vous aurez peut-être des apports. On va profiter de cet apport collectif pour réfléchir et faire les bonnes propositions en l'enrichissant.

Si Pierre Hurmic a dit qu'il était pour l'apaisement plutôt que pour l'affrontement, il y aura de la conflictualité avec le monde économique, des mouvements citoyens, et peut-être aussi à l'intérieur de votre majorité. Comment l'abordes-tu?

Camille Choplin : Le conflit sera intéressant s'il est constructif. Si c'est pour crier dans tous les sens ou couper les micros, ce n'est pas bien. On ne coupera pas les micros. On écoutera. Il y aura forcément des conflits. Parfois, des conflits naissent de grandes choses. Je suis pleins d'idéaux. J'espère qu'on y arrivera.

Évelyne, qu'attends-tu de ces prochaines semaines ?

Évelyne Cervantes : J'espère des prises de positions sur les luttes dans la santé, à l'école, sur les squats. Il faut apporter des solutions assez rapidement. Je voulais revenir sur une phrase de Monsieur Hurmic qui n'est pas tombée dans l'oreille d'une sourde.

De son expérience en tant qu'élu d'opposition, il voudrait ouvrir et donner davantage de possibilité de travail et d'expression à l'opposition, et j'espère que nous pourrons travailler en bonne intelligence. Tout ce qui est conflictuel, pour Bordeaux en luttes, nous savons ce que c'est et le gérer. (Rires)

Les discours en fin de séance de messieurs Cazenave et Florian laissent présager des choses alors qu'un peu de modestie de leur part ne ferait pas de mal.

Pierre Hurmic a décrété un état d'urgence climatique. Comment cela peut s'appliquer ?

Camille Choplin : C'est montrer qu'on a cette conscience. Toutes les villes ne le font pas. On a compris l'urgence et on va faire en sorte de s'adapter.

Bordeaux n'est pas adaptée au climat de demain. Les canicules qu'on a vécues l'année dernière l'ont bien montré. En 2050, on aura le climat de Séville avec des pointes à 50 degrés. On est dans une ville hyper minérale, ce n'est pas possible de vivre comme ça.

Rien n'a vraiment été fait jusque là. On va transformer la ville pour que chaque habitant puisse trouver des îlots de fraîcheur et se poser un peu avec de l'eau, des bancs, l'ombre d'un arbre. Certains se moquent de moi quand je dis ça, mais les gens ne se rendent pas compte alors que c'est important.

Propos recueillis par Xavier Ridon le 3 juillet 2020.

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