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"J’ai reçu plein de messages de détresse" : le défi des étudiants en première année de médecine

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Pour les étudiants en première année de médecine, le confinement a repoussé la date du concours de PACES, provoquant colère et désespoir. Georgio Azar, vice-président d’une association qui aide les étudiants à passer ce cap difficile, témoigne.

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Point Chaud

Entretien avec Georgio Azar, de l'association Tutorat Santé

Diffusé le 08/06/2020

« Ils étaient déjà à bout au mois de mars avant le confinement et là c’est le coup de massue », s'inquiète Georgio Azar, vice-président du Tutorat Santé, une association qui soutient les étudiants en PACES.

La première année de médecine, ou PACES – pour Première année commune aux études de santé -, est réputée comme étant particulièrement difficile. A Bordeaux, où plus de 3500 étudiants sont inscrits pour 672 places en deuxième année, décrocher le précieux sésame demande un travail acharné. Cette année, le concours aura lieu du 15 au 18 juin, soit deux mois après la date habituelle, initialement prévue à la fin du mois d’avril. Entre détresse et incertitude, les étudiants en première année sont perdus.

Pendant cette année ultra sélective – les trois quarts d’entre eux échouent généralement à décrocher une place en deuxième année -, les méthodes de travail ont dû être revues dans l’urgence, provoquant une rupture d’égalité entre les étudiants.

« La bibliothèque universitaire permettait un peu d’égaliser les chances et le fait que la fac ait décidé de fermer ses portes : certains étudiants se sont retrouvés dans une ambiance qui n’est pas propice aux études », souligne Georgio Azar.

« Certains ont été enfermés dans un 18 m2 voire un 15 m2, je pense par exemple aux étudiants étrangers qui n’ont pas pu voir leurs parents, qui n’ont pu voir personne. Certains aussi n’ont pas l’habitude de bosser chez leurs parents parce que justement y’a les frères et sœurs, y’a la famille qui fait du bruit. Je pense que ça a été une situation particulièrement stressante pour ces étudiants. »

Psychologiquement, aussi, ces deux mois de révision supplémentaires ont été difficiles à supporter pour ces jeunes, qui ont souvent tout juste 18 ans.

« Dès que l’annonce du gouvernement a été faite que le concours allait être décalé de deux mois j’ai reçu plein de messages de détresse. Des fois c’est limite des appels au suicide ! (sic) On reçoit énormément de messages comme quoi ils n’en peuvent plus, que c’est trop ».

Un cauchemar qui va bientôt prendre fin pour les aspirants médecins : le concours aura lieu dans un peu moins de deux semaines. Le vice-président du Tutorat acquiesce :

« Ils n’ont qu’une hâte : que la semaine du 15 - 18 juin arrive et que le concours ait lieu, qu’ils puissent enfin respirer et sortir de cet enfer. Je suis désolé du mot, je sais que c’est dur, mais la PACES c’est quand même un enfer, un enfer psychologique ».

Son témoignage est à retrouver en intégralité dans le podcast en haut de la page

Photo de Une : Pixabay/Creativ Commons

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