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Jai Jagat : une mobilisation internationale pour les droits des peuples inspirée par Gandhi

Partis d'Inde il y a un an, des militants pour la justice sociale, l'écologie, les droits des femmes, la remise en cause des frontières, et la non-violence, arrivent ce samedi à Genève. On parle de cette mobilisation si peu médiatisée !

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Jai Jagat : une mobilisation internationale pour les droits des peuples inspirée par Gandhi

24/09/2020

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Jai JAgat ou "la victoire du monde"

La Jai Jagat est une campagne d’actions internationales partie d'Inde. Elle s'inscrit dans le prolongement des immenses marches populaires initiées par Gnadhi et reprises en 2007 et 2012 par le mouvement Ekta Parishad, qui réclame des droits pour les paysans indiens souvent privés de terres.

Après avoir compris que beaucoup des problèmes auxquels se confrontent les Indiens sont d'échelle internationale, Ekta Parishad et son leader Rajagopal ont décidé de marcher vers Genève, siège de l'ONU et de ses organisations satellites. Une marche de 9000 kilomètres, qui a quitté Delhi le 2 octobre 2019.

Jai Jagat s'oppose à la mondialisation en ce qu'elle représente, pour les populations dits "du Sud", l'imposition d’un mode de vie occidental, l'extension de la propriété intellectuelle (sur les semences, médicaments, technologies), et une concurrence mondiale.

Au-delà du caractère symbolique, il s'agit à travers cette marche de rencontrer des populations locales et collectifs en lutte, organiser des formations... une sorte de forum social itinérant. Malheureusement arrêtée en cours de route (en Arménie) par l'épidémie de covid, son point d'orgue doit avoir lieu ce samedi 26 septembre à Genève.

On parle de tout ça avec :

- Claire Lhermitte, étudiante et membre de l'organisation Jai Jagat, qui a participé à la marche au départ de Delhi - Guillaume Gamblin, journaliste à la revue Silence qui y consacre son dossier de septembre

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Tour de l'actu

Le terrible anniversaire de Lubrizol

le gouvernement essaye aujourd'hui d'éteindre les inquiétudes qui montent de partout en France face à la non-transparence de la gestion des sites SEVESO et notamment celle qui a prévalu à Rouen, il y a exactement un an. Ils ont beau annoncer la création d'une "cell broadcast" (pourquoi pas une cellule de diffusion ?), l'inspection des sites classés (mais il y a aujourd'hui 1 inspecteur pour 420 sites et pas de créations de postes en vue), des contrôles sur les sites voisins etc, ils ne convainquent personne. La sécurité a un coût et des exigences de gestion démocratique qui sont loin d'être satisfaites. Voilà pourquoi un certain nombre de citoyens et d'associations dont La Clé des Ondes qui est membre du collectif Le Jour d'Après, mais aussi Extinction Rebellion Bordeaux, Il est Encore Temps Bordeaux, ANV-COP21 Gironde, Alerte Pesticides, Cantines sans plastiques donnent rendez-vous aux citoyens de Gironde samedi 26 septembre, à 14h, devant le parking de l'usine Yara France, chemin de Pietru à Ambès. Cette usine peut stoker des milliers de tonnes de nitrate d'ammonium, celui qui a explosé à Beyrouth (mais que l'on espère mieux entreposé). Elle est voisine de l'Entrepôt pétrolier de Gironde. Comme à Rouen, la proximité des différents établissements classés n'est pas suffisamment prise en compte.

Le bus 91 qui part à 13h30 de Stalingrad arrive à 14h10 sur place. Contactez les associations pour davantage de renseignements.

nom de la photo >L'usine Yara et son hangar de plus de 300m au Nord, l'entrepôt pétrolier au Sud, à Ambès (33)

Stopper le retour des néonicotinoïdes

31 organisations s'adressent aux parlementaires pour exiger qu'aucune dérogation ne soit accordée à l'interdiction des néonicotinoïdes, ces insecticides tueurs d'abeilles dont nous avons déjà parlé la semaine dernière.

Ce projet de loi est examiné en commission cette semaine et sera mis en débat à partir du 6 octobre en séance plénière de l'Assemblée Nationale. Il constitue un recul inadmissible du gouvernement sur les questions environnementales mais aussi sociales et sanitaires. La lettre rappelle que les insectes pollinisateurs sont nécessaires à 85% des plantes cultivées en Europe. Tuer ces insectes, c'est condamner l'agriculture, mettre en péril notre alimentation et notre santé.

Les signataires ajoutent : "Accepter la ré-autorisation des néonicotinoïdes encourage un modèle agricole à bout de souffle et conduit nos agriculteurs dans une impasse. C’est aussi en contradiction totale avec les alertes des scientifiques qui invitent à protéger davantage la biodiversité. La cour des comptes européenne a par ailleurs récemment pointé les échecs des actions mises en place en matière de protection de la biodiversité et dénonçait notamment les 206 dérogations octroyées entre 2013 et 2019 en Europe pour l’usage des 3 principaux néonicotinoïdes qui avaient été interdits en France en 2018" ... et qu'il est question, à travers ce projet, de ré-autoriser.

A vos stylos et claviers ! Écrivez à votre tour à votre député pour exiger l'abandon total de ce projet mortifère.

La Sécurité Sociale Alimentaire comme horizon à atteindre

Dans la revue Campagnes Solidaires, le mensuel de la Confédération paysanne de ce mois-ci, on trouve un gros dossier argumentant pour la Création d'une Sécurité sociale de l'alimentation.

Il s'agit de remettre l'agriculture sur ses pieds en partant de son projet fondamental : nourrir correctement tous les êtres humains, au lieu de a laisser à la merci des lobbies et des industriels de l'agroalimentaire, comme c'est le cas avec les néonics. Un responsable des J.A. cité par le mensuel disait récemment "pour produire assez, il faut produire trop et aider le système agro-industrie à écouler ce trop". Cette logique aberrante est celle d'une agriculture intensive qui est d'autant plus subventionnée qu'elle est dévastatrice de la biodiversité. Elle est même subventionnée deux fois à travers l'aide alimentaire : le don alimentaire est aujourd'hui défiscalisé et on est payé non seulement pour produire mais pour donner les invendus.

Il y a même des start-up comme Phénix qui se vante de lutter contre le gaspillage en faisant les intermédiaires (rémunérés) entre les supermarchés, la grande distribution et les associations caritatives. Tout ça pour offrir aux plus démunis de la bouffe industrielle, bourrée d'acides gras saturés, de sucres, etc. Bref de la malbouffe. Le syndicat paysan propose de reprendre le problème à la base en créant une nouvelle branche de la Sécurité sociale ayant les mêmes principes que ceux qui ont prévalu en 1945 : caisses gérées démocratiquement et universalité de l'accès. Financée par une cotisation proportionnelle (ou progressive) aux revenus de chacun, une aide forfaitaire sera accordée à tout le monde (par exemple 150€/mois). D'autres mesures sont envisagées pour orienter la dépense alimentaire vers une nourriture de qualité (produits frais et bio de préférence).

Il faut être abonné pour avoir accès au dossier complet mais nous inviterons prochainement des responsables de la Conf pour venir exposer ce grand et beau projet au micro de la Clé des Ondes.

Retour du marché : le gaspacho facile

Ce matin, le marché était encore bien achalandé de légumes d'été : concombres, tomates nous ont donné envie de faire un gaspacho maison. La recette est on ne peut plus simple et ne prend pas plus d'une demi-heure. Il vaut faut :

- 1,2 kg de tomates bien mûres

- 1/2 poivron vert épépiné

- 1/2 concombre pelé (préférer le concombre anglais, qui a beaucoup plus de gout au concombre long maraîcher que l'on trouve partout)

- 1 gros oignons

- 2 à 3 gousses d'ail

- 3 cuillerées d'huile d'olive

- 2 cuillerée à soupe de vinaigre de Xeres

- 1/2 litre de bouillon de volaille (1 tablette)

- sel-poivre

Une fois mis en gros morceaux tous les légumes dans un récipient profond + le bouillon, on mixe avec un mixeur-plongeur (celui pour faire la soupe) et on broie le tout en fine purée. Le plus long est de passer ensuite tout ça au chinois en pressant bien la pâte. Mais si on a une centrifugeuse cela se fait en trois minutes.

Budget version bio du marché :

- tomates : 2,50€x1,2 = 3,00€

- poivron : 4,50€x0,050 = 0,225€

- 1/2 concombre ou petit concombre = 4,95€x0,300 = 1,48€

- gros oignon : 3,45€x 0,150 = 0,52€

- huile olive : 0,45 €

- vinaigre Xeres : 0,39€

- tablette bouillon : 0,23 €

Total : 6,29 € pour 2 litres de gazpacho bio et délicieux. Prix imbattable (le prix du litre en grande surface et non bio est de 4 €).

Photo de Une : Claire Lhermitte

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