La clé des ondes

BORDEAUX 90.10

LA RADIO QUI SE MOUILLE POUR QU'IL FASSE BEAU

"L'agriculture biologique est devenue un frein à la sortie des pesticides"

Transition écologique, transition agricole... On en parle, on en parle, mais comment la faire réellement advenir ? Comment réorienter massivement notre agriculture ? C'est le sujet des deux derniers Climat de luttes de l'année.

Commande du podcast

1h01m

Climat de Luttes

"L'agriculture biologique est devenue un frein à la sortie des pesticides"

10/12/2020

Commande du podcast

55m

Climat de Luttes

"L'agriculture biologique est devenue un frein à la sortie des pesticides"

17/12/2020

Photo de l'article: "L'agriculture biologique est devenue un frein à la sortie des pesticides"

L'actu du 17/12 : la convention citoyenne passée à la moulinette

Lundi dernier, Emmanuel Macron s’est exprimé devant les 150 citoyennes et citoyens. C’était une sorte de prélude à la présentation du projet de loi reprenant les propositions de la convention, actuellement examiné par le conseil d’état.

Ce dont tout le monde a parlé, et qui a été l’annonce fracassante de Macron, c’est l’idée d’organiser un référendum sur la modification de la constitution, pour y ajouter la phrase suivante : « La République garantit la préservation de la biodiversité, de l’environnement et lutte contre le dérèglement climatique ». Pourquoi pas ? Mais il y a pas mal d’embûches sur cette voie : d’abord le Sénat doit donner son accord, ensuite il faut parvenir à organiser ce référendum, alors qu’il doit déjà y avoir des élections régionales cette année, qu’on est en pleine pandémie, et que les élections présidentielles approchent à grands pas. Surtout, des ONG comme Attac, le WWF, les Amis de la terre ou Greenpeace voient dans cette annonce un écran de fumée, une manœuvre pour masquer le détricotage du reste des mesures

Car c’est là le plus grave, alors que Macron avait promis de soumettre les propositions de la convention "sans filtre" aux parlementaires, ses réponses aux questions des citoyens lundi dernier ont montré qu’il s’était plutôt empressé de vider toutes ces mesures de leur intérêt et de leur force. Au point où on a l’impression qu’il se moque tout simplement du travail effectué pendant des mois, et dont nous a parlé Guillaume, l'un des 150 citoyennes et citoyens, dans notre émission d'il y a 2 semaines.

Comment ré-orienter massivement notre agriculture ?

Pour commencer, on a voulu aborder cette question à partir du plan de la région Nouvelle-Aquitaine, "Néo Terra" ça s’appelle, une feuille de route pour la transition écologique et environnementale, qui a été votée déjà en 2019 et qui vise notamment à accompagner la transition agroécologique.

Cette action régionale s’inscrit maintenant dans le cadre européen du "Green Deal", voulu par la novelle présidente de la commission européenne Ursula Von der Leyen, qui vise lui à réduire les émissions de gaz à effet de serre avec tout un tas de mesures et d’objectifs dans pleins de domaines différents, dont l’agriculture.

Alors ces différents plans, qu’ils soient régionaux ou européens, sont-ils à la hauteur des enjeux ? C’est de ça qu’on a parlé dans nos deux dernières émissions de l'année, avec deux paysans qui ont une vision large de ces questions en raison de leurs engagements.

  • Benoit Biteau, dans l'émission du 10/12. Il est éleveur en Charente-Maritime, conseiller régionale de Nouvelle-Aquitaine, et député européen

  • Emmanuel Aze, dans l'émission du 17/12. Lui est arboriculteur dans le Lot-et-Garonne et membre de la confédération paysanne.

"A la Confédération paysanne, il a bien fallu qu'on ouvre les yeux sur le fait qu’il ne suffisait pas d’installer des paysans, de convaincre des jeunes de s’installer sur des schémas vertueux aux plans environnemental ou social, pour que la population des mangeurs se jettent dessus comme s’ils n’avaient attendu que ça. Non, il y a quantité de freins, en particulier économiques, qui font que sans politique alimentaire qui serait de nature à transformer structurellement la demande (qui est contrainte sociologiquement), la ré-orientation de politique agricole qui favoriserait la transition n’est pas suffisante."

"Je considère que l’agriculture biologique est devenue un frein à la sortie des pesticides. Quand tu es face aux gouvernants pour réclamer l’interdiction de telle molécule, on te dit : "Mais comment ça interdire, mais monsieur, vous n’avez qu’à passer en agriculture biologique, et vous madame la consommatrice, n’avez vous pas un Biocoop dans votre quartier ou un rayon bio dans votre supermarché ? Pourquoi légiférer ? C’est violent. Vous avez le choix, individuellement." L’existence des alternatives vient légitimer les traits dominants du système contre lesquels elles croient se déployer."

On se retrouve en janvier pour continuer à parler d'écologie en luttes ! Bonne fin d'année à toutes et tous.

Les podcasts

Commande du podcast

1h00m

Commande du podcast

17m

Podcastine

SOS fantômes, la chasse est ouverte

21/01/2021

TOUS NOS PODCASTS
Lecture / Pause de la radio ou d'un podcast
ECOUTER LA RADIO
/
Retour au direct
undefined