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Prime Covid : des injustices dénoncées à l'hôpital Haut-Lévèque

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Ce lundi 6 juillet, les services blanchisserie et cuisine de l'hôpital Haut-Lévèque se sont mis en grève. Ils revendiquent le droit à une prime Covid, pour tous, de 1500€. Entretien avec Marie-Laure Charchar, de la CGT.

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Actu du jour : Entretien Camille Choplin-Evelyne Cervantes et la grève des buandiers de l'hôpital

Diffusé le 03/07/2020

"Quand on a reçu la paie en début de semaine certains se sont étonnés d'avoir 500€ (de prime Covid) et d'autres 1500€ donc nous avons demandé pourquoi, parce qu'on travaillait tous pareil en fait. Le critère qui nous a été donné c'est d'avoir travaillé les jours fériés. Donc on travaille un jour férié on a un bonus de 1000€ : c'est inacceptable", s'indigne Marie-Laure Charchar, déléguée syndicale pour la CGT blanchisserie à l'hôpital Haut-Lévèque.

Entre les membres du service blanchisserie de l'hôpital, cette différence de traitement ne passe pas. "C'est pas une prime au mérite, c'est une prime Covid" martèle la déléguée syndicale. Ils réclament une prime de 1500€ pour tout le monde.

Des métiers peu considérés

Pour les fonctionnaires catégorie C (soit le grade le plus bas avec les plus bas salaires), cette injustice sur la prime Covid s'ajoute à un manque de considération de la part de la direction du CHU. Déjà, au niveau des équipements contre le Covid-19. "On a dû batailler pendant un certain moment pour pouvoir obtenir au moins des masques de protection", explique Marie-Laure Charchar.

"Quand on a eu un semblant de masque c'était des masques fabriqués par le CHU qui ressemblent tout simplement à une serpillière. (...) C'est agrafé avec deux lanières pour attacher et ils nous fournissent toujours ce matériel en nous disant que c'est des masques qui protègent, qui sont homologués alors qu'on sait strictement que ça ne protège en rien".

La déléguée syndicale estime avoir eu "énormément de chance" que personne du service n'ait été contaminé. Ils travaillaient avec le linge de patients atteints du Covid-19.

"On a vécu comme ça pendant un mois avec cette pression au niveau du ventre qui te dit voilà, si on rentre chez nous est ce qu'on va contaminer notre famille, nos proches".

Depuis le préavis de grève, la direction de l'hôpital ne s'est pas plus manifesté. Le service n'a même pas été convié à négocier avec la direction alors que "normalement c'est obligatoire" précise Marie-Laure Charchar.

Des conditions de travail difficiles

Ce sentiment de ne pas être entendu renforce la grogne des fonctionnaires du service, qui travaillent déjà dans des conditions difficiles.

Des locaux vétustes, qui datent des années 70, "pas de clim, des machines qui tombent en panne tous les jours", "un taux de poussière incroyable, on mange de la poussière chaque jour", et même des linges radioactifs, dont le personnel doit s'occuper quasiment sans protection, décrit la déléguée CGT blanchisserie.

Tout ça pour un salaire très faible : "on peut partir par exemple à la retraite, en fin de carrière, avec 1500€ brut" dénonce la militante.

Les buandiers se sont donc alliés avec les cuisiniers de l'hôpital, qui réclament aussi que la prime Covid soit versée indifféremment à tous les membres. Ils sont en grève depuis ce lundi 6 juillet et invitent "tous les gens qui ont applaudis les soignants aux balcons" à venir les soutenir.

L'interview avec Marie-Laure Charchar est à retrouver en intégralité dans le podcast ci-dessus

Photos de Une : manifestation des soignants mardi 30 juin à Bordeaux (Sarah Dumeau)

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