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Retraites : "Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise manière de se mobiliser, le tout c'est de lutter"

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Le Collectif interprofessionnel béglais organise une soirée festive de soutien aux grévistes, ce vendredi soir. L'une de ses membres nous explique leur démarche + La mobilisation des auxiliaires de puériculture.

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Le Collectif béglais + la grève dans les crèches

Diffusé le 14/01/2020

Ninon est professeure d'histoire-géo et membre du Collectif interprofessionnel béglais, qui organise une soirée festive et de soutien aux grévistes ce vendredi 17 janvier à Bègles.

Elle nous explique les origines de ce collectif et l'intérêt de s'organiser à cette échelle dans la lutte contre le projet de réforme des retraites :

"C'est plus facile de se mobiliser avec des gens qu'on connait du quotidien, entre collègues, parents d'élèves, des gens qui se connaissent d'anciennes mobilisations. Ça donne du sens à la mobilisation. Et puis ça permet de rassembler des gens syndiqués et non syndiqués, des différents syndicats, et donc de l'interprofessionnel. On se retrouve sur un dénominateur commun qui est d'être béglais (il y a aussi des gens d'autres communes), ça donne un point d'ancrage local qui est vraiment chouette."

Leur soirée a lieu ce vendredi 17 janvier à partir de 19h, salle Delteil (rue du 11 novembre, tram C arrêt Musard). 4 groupes et musiciens viennent jouer gratuitement, et les recettes de l'entrée (libre et solidaire) ainsi que de la restauration et buvette iront aux caisses de grève.

"On s'est dit : comment on peut aider les camarades financièrement ? Parce que l'argent c'est le nerf de la guerre, et ceux qui sont en reconductible perdent beaucoup d'argent, certains vont avoir des paies à zéro en janvier. Donc on va essayer de faire ce qu'on peut pour abonder les caisses de grève. Et puis aussi, lutter, ce n'est pas juste se démoraliser parce que y'a pas assez de gens qui font grève. Lutter c'est chouette aussi, c'est le faire tous ensemble et se retrouver autour de moments de convivialité."

Ninon évoque aussi la mobilisation en cours et comment accentuer la lutte face au gouvernement :

"Chacun à son échelle, par sa mobilisation, que ce soit en se mettant en reconductible, en faisant grève ponctuellement, en allant en manifestation, en donnant aux caisses de grève, faire une banderole, distribuer des tracts... Il y en a pour tout le monde. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise manière de se mobiliser, le tout c'est de lutter contre ce projet du gouvernement, jusqu'au retrait."

nom de la photo >Les cheminots bordelais dans la manif de ce mardi 14 janvier.

"Je pense qu'il faut qu'on réinvestisse tous Bordeaux le samedi. Ce samedi c'était super chouette, on était nombreux, hyper déterminés. Tout le monde peut venir le samedi, y compris les collègues qui ne veulent pas ou ne peuvent pas faire grève. A un moment il va falloir le faire massivement sur tous les temps où on est disponible."

Pour joindre le collectif : collectifbeglais.ecole@gmail.com et Collectif béglais

Journée de grève des travailleuses de la petite enfance

Ce mardi midi, alors que la manifestation intersyndicale se terminant devant la préfecture, un autre rassemblement avait lieu à quelques mètres : celui des auxiliaires de puériculture, en grève à l'appel du collectif Pas de bébé à la consigne.

Un projet de réforme prévoit notamment d'augmenter les seuils d'encadrement des enfants. Alors qu'il ne peut aujourd'hui y avoir plus de 8 enfants qui marchent par adulte, la limite pourrait monter jusqu'à 12 enfants pour un adulte. Déborah, auxiliaire de puériculture depuis 20 ans, nous explique les conséquences que cela pourrait avoir :

"Une adulte pour 12 enfants, ce sont des enfants qui n'auront pas suffisamment de câlins dans la journée. Rien que ça. Et d'avoir un temps avec l'adulte pour se poser, regarder un livre, jouer avec lui. Ce sont déjà des choses qu'on a du mal à faire aujourd'hui, si en plus on nous met un peu plus d'enfants, ces enfants seront livrés à eux-même, en jeu libre toute la journée, on ne pourra pas organiser d'ateliers."

nom de la photo >Le rassemblement des travailleuses de la petite enfance, ce mardi devant la préfecture.

"Ce métier on l'a choisi par passion, c'est quelque chose qu'on aime. On ne pense ni à notre salaire, ni à notre future retraite, on pense aux enfants. C'est les enfants d'abord."

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Diffusé le 08/08/2020

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