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    <title>[Archives] A La Tribune</title>
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    <description>Des créations, des documentaires, des débats.</description>
    <language>fr</language>
    <copyright>2024 - La Clé des Ondes</copyright>
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      <title>[Archives] A La Tribune du 07/09/2021</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>[Archives] A La Tribune</author>
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      <pubDate>Tue Sep 07 2021 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Répression des migrants et du droit d'asile : que sont devenues nos libertés fondamentales ? @Planèt</title>
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      <pubDate>Tue Aug 31 2021 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>FESTIVAL : Une Planète de concerts, de débats et de solidarité le 28 août au Rocher de Palmer</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>« Planète » met à l’honneur, pendant une journée, la citoyenneté, la solidarité locale et internationale, le refus des discriminations et des exclusions et la préservation de la planète, au travers d’une programmation éclectique, festive, participative, en accès libre et gratuit !

Initiée par le Collectif Egalité des Droits, « Planète » est un espace de rencontres, de mixité, d’ouverture et de dialogue pour vivre mieux dans le respect des différences, tout en promouvant l’économie sociale et solidaire locale ainsi que le commerce équitable. 

Au programme de Planète Cenon 2021

Le 28 août au Rocher de Palmer, 1 rue Aristide Briand 33152 Cenon. 

14h - ouverture du festival

15h-16h30 - débat : &quot;Face à la répression des migrants et à l’abandon du droit d’asile que sont devenues nos libertés fondamentales?&quot;

16h30-17h30 - concert : du houdiste Mostafa El Harfi

17h30-19h - débat : &quot;quelles réponses au ronron médiatique et dominant ?&quot;

19h - Concert : Faïza Kaddour chante Colette Magny

21h - Concert : Perrine Fifadji -  Afro social Club 

+ Tout au long de l’après-midi : village associatif, animations musicales, ateliers d’arts plastiques, ateliers pour enfants et venue de Kiko le Clown.

Gratuit, ouvert à tous

Fête populaire, et solidaire « Planète », investit chaque année l’une des 4 communes de la rive droite. C’est au Rocher de Palmer qu’elle s’installe pour cette 20ème édition.

nom de la photo</description>
      <author>[Archives] A La Tribune</author>
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      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Tue Aug 24 2021 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Initiée par le Collectif Egalité des Droits, « Planète » est un espace de rencontres, de mixité, d’ouverture et de dialogue pour vivre mieux dans le respect des différences, tout en promouvant l’économie sociale et solidaire locale ainsi que le commerce équitable. 

Au programme de Planète Cenon 2021

Le 28 août au Rocher de Palmer, 1 rue Aristide Briand 33152 Cenon. 

14h - ouverture du festival

15h-16h30 - débat : &quot;Face à la répression des migrants et à l’abandon du droit d’asile que sont devenues nos libertés fondamentales?&quot;

16h30-17h30 - concert : du houdiste Mostafa El Harfi

17h30-19h - débat : &quot;quelles réponses au ronron médiatique et dominant ?&quot;

19h - Concert : Faïza Kaddour chante Colette Magny

21h - Concert : Perrine Fifadji -  Afro social Club 

+ Tout au long de l’après-midi : village associatif, animations musicales, ateliers d’arts plastiques, ateliers pour enfants et venue de Kiko le Clown.

Gratuit, ouvert à tous

Fête populaire, et solidaire « Planète », investit chaque année l’une des 4 communes de la rive droite. C’est au Rocher de Palmer qu’elle s’installe pour cette 20ème édition.

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      <title>FESTIVAL - Jusqu'au 6 août, passez un été au Grand Parc Rivière</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>Avec Carinne Frigoule, Yoann Delmaire, Laura Chancelet de la Salle des fêtes de Grand Parc, Camille Roccichioli, Benoit Bec.

Qu'est-ce que c'est que cet été au Grand Parc Rivière ? &quot;Le projet est né l'an dernier au sortir du premier confinement, avec une vingtaine de partenaires associatifs du quartier&quot;, nous explique Yoann Delmaire. Objectifs : &quot;Recréer du lien entre les habitants, et recréer de la vie culturelle. Ça s'est monté un peu vite fait l'année dernière sur le credo de la sobriété heureuse, et il s'y est passé des rencontres assez incroyables.&quot;

Un havre de paix

Le festival a lieu dans le parc Rivière, situé entre le Grand Parc et la rue Camille Godard. &quot;On est à l'interstice de ces deux quartiers sociologiquement très différents. L'année dernière cette rencontre s'est faite entre les habitants des barre d'immeuble et ceux des choppes bordelaises. Il y a eu des temps partagés et des gens qui ne se seraient jamais parlé se sont parlés&quot; se félicite Yoann Delmaire. 

Au programme : concerts, danse, théâtre, arts de la rue. 

nom de la photo

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      <author>[Archives] A La Tribune</author>
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      <pubDate>Tue Jul 13 2021 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Qu'est-ce que c'est que cet été au Grand Parc Rivière ? &quot;Le projet est né l'an dernier au sortir du premier confinement, avec une vingtaine de partenaires associatifs du quartier&quot;, nous explique Yoann Delmaire. Objectifs : &quot;Recréer du lien entre les habitants, et recréer de la vie culturelle. Ça s'est monté un peu vite fait l'année dernière sur le credo de la sobriété heureuse, et il s'y est passé des rencontres assez incroyables.&quot;

Un havre de paix

Le festival a lieu dans le parc Rivière, situé entre le Grand Parc et la rue Camille Godard. &quot;On est à l'interstice de ces deux quartiers sociologiquement très différents. L'année dernière cette rencontre s'est faite entre les habitants des barre d'immeuble et ceux des choppes bordelaises. Il y a eu des temps partagés et des gens qui ne se seraient jamais parlé se sont parlés&quot; se félicite Yoann Delmaire. 

Au programme : concerts, danse, théâtre, arts de la rue. 

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    <item>
      <title>Chœur de ChômeuRses. Et notez que Chahuts commence le 10/06 et que le chœur y sera ! Et nous aussi !</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>[Archives] A La Tribune</author>
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      <pubDate>Tue Jun 01 2021 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>Françoise d'Eaubonne et l'écoféminisme : une lecture collective proposée par l'Université populaire </title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
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      <pubDate>Tue May 25 2021 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>[Archives] A La Tribune du 18/05/2021</title>
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      <pubDate>Tue May 18 2021 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>Régionales et départementales, des &quot;élections piratées&quot; pour le sociologue Vincent Tiberj</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>Propos recueillis par Kenza Soares El Sayed et diffusés une première fois le 30 mars, rediffusée le 11 mai 2021.

Alors que les régionales et départementales vont se tenir les 20 et 27 juin prochains, La Clé des Ondes se propose d’alimenter le débat et fera intervenir lors des prochaines semaines différentes composantes se réclamant de la gauche. Vincent Tiberj, professeur à Sciences Po Bordeaux décrypte pour nous les principaux enjeux de ces élections et les reconfigurations à gauche comme à droite.

La Clé des Ondes : Pour les électeurs, qu’est-ce qui différencie les régionales d’autres types de scrutin, notamment concernant l’abstention ?

Il y a plusieurs choses qui vont rendre ce scrutin à la fois intéressant et difficile à prévoir, la première étant l’état sanitaire du pays. On a bien vu l’impact conséquent que cela avait eu sur les municipales en termes de participation, avec une augmentation de l’abstention de près de quinze points [en comparaison aux municipales de 2014, ndlr] alors que c’est habituellement le second scrutin préféré des Français.

Deuxièmement, il y a une temporalité particulière : ces régionales se tiennent un an avant les présidentielles. Il faut d’ores et déjà comprendre que les dynamiques auxquelles on assiste aujourd’hui anticipent ce qui pourrait se passer en termes d’équilibre des forces en 2022. En troisième lieu, les régions -de manière générale- ne sont pas les territoires les mieux perçus par les électeurs français. Elles mobilisent moins que pourraient le faire des législatives ou que le font les municipales. Mais elles ont aussi un très grand avantage : elles permettent de visualiser l’équilibre des forces au niveau national.

Enfin, on pense aux régionales mais il ne faut pas oublier qu’il y a aussi les départementales. Et là, par contre, dans les territoires péri-urbains et ruraux, le conseil départemental est généralement plutôt bien connu. On peut se dire que cette année, le fait que les départementales et les régionales soient couplées pourrait avoir un effet mobilisateur notamment dans les territoires.

La région a pourtant un certain nombre de compétences : elle dispose de leviers économiques, sociaux, intervient sur des questions de logement ou d’éducation puisqu’elle chargée de la gestion des lycées. Le département est quant à lui responsable des collèges et de l’action sociale à destination de l’enfance, des personnes handicapées et âgées, ou de la distribution du RSA. Malgré tout, ces élections sont mal-aimées en comparaison à d’autres scrutins. Il faut ajouter à cela le contexte sanitaire particulier que vous mentionniez et les présidentielles en vue : quels grands thèmes vont marquer les débats ?

Il y a un vrai paradoxe : vous avez listé les champs de compétences des départements et de la région, qui sont assez importants, mais vous pouvez voir d’ores et déjà que ce n’est pas forcément sur ces compétences que les candidats vont se positionner. Par exemple, la politique des transports est essentielle pour les régions, mais est-ce que cela ressort dans les débats ? La question des inégalités sociales, que gère les départements, est-elle abordée ? 

Je pense qu’au contraire on crée des arènes politiques liées à des enjeux nationaux, sans nécessairement que les candidats aux régions puissent se positionner sur des questions sur lesquelles ils vont vraiment pouvoir peser s’ils sont élus. On peut même se dire que ces élections sont piratées par les enjeux nationaux.

C’est moins le cas en Nouvelle-Aquitaine, mais par exemple lorsque vous avez des présidents de régions qui prévoient de se candidater à la présidentielle [à l’image de Xavier Bertrand dans les Hauts-de-France, ndlr] très rapidement le scrutin, et la manière dont les concurrents se positionnent est influencée par la posture nationale.

De la même façon, vous avez des partis plutôt nationaux que locaux, comme le Rassemblement national ou La France Insoumise, pour qui le but du jeu est de tester des arguments de campagne. Très clairement le RN aura tendance à parler d’immigration alors même que ce n’est pas la compétence de ces collectivités locales. C’est également pour ces partis l’occasion de mener une élection de sanction contre le gouvernement.

Il me semble que les enjeux prioritaires pour ces régionales auront à voir avec ce qui a été fait en termes de politique sanitaire, que l’on soit pour ou contre ce qu’a fait l’exécutif. Pour l’instant LREM est loin d’être en position de force dans les sondages, ce qui nous donne un état des forces ou de la popularité du gouvernement en place.

Il y aura évidemment des débats sur les questions sociales et économiques, avec le chômage qui progresse, et peut-être autour de la jeunesse, puisque les régionales et les départementales ont une compétence en ce qui concerne l’éducation [et la gestion des lycées et collèges], mais je ne suis pas sûr que ce soit une question qui mobilise les gens. Puis il y aura aussi la question de l’immigration, du multiculturalisme et surtout les questions d’environnement qui sont désormais de vrais enjeux qui se diffusent au-delà du cercle des électeurs écologistes.

En Nouvelle-Aquitaine un certain nombre de listes se dessinent déjà : à gauche, les électeurs auront à choisir entre une recandidature du socialiste sortant Alain Rousset, appuyé par les communistes. Il y aura également une liste EELV/Génération.s conduite par Nicolas ; une candidature de LFI avec le « Npa en luttes » de Philippe Poutou, et enfin, une liste conduite par Lutte Ouvrière. A qui ces différentes gauches s’adressent-elles ?

Il faut tout d’abord se dire que ce qui se passe en Nouvelle-Aquitaine n’est pas spécifique à la région. Toutes ces listes nous racontent quelque chose sur la difficulté des gauches à s’unir. Dans le cas de la Nouvelle-Aquitaine, où pour l’instant les sondages nationaux ont tendance à prédire une réélection de la gauche, celle-ci part dispersée. 

En partie à cause des effets de recompositions nationaux : les Verts sont en position de devenir le premier parti de gauche national. Ce ne sera peut-être pas le cas ici dans la région où Alain Rousset est une figure connue et reconnue de ses concitoyens, qui a un bilan et une situation personnelle qui lui permettent de se représenter plus favorablement que les têtes socialistes d’autres régions. Les écologistes risquent de faire un bon score mais probablement inférieur à celui des socialistes et c’est la pire configuration possible : alors que ces deux partis devraient s’entendre pour faire liste commune, pour l’instant ce n’est pas le cas.

Se joue la question du leadership à gauche : est-ce que la France insoumise est en capacité désormais de s’imposer ? On est en l’occurrence dans une course entre trois partis. Le danger pour la gauche va être de faire globalement un bon score mais tellement abîmé qu’il sera dur de faire union. Pourtant, au niveau programmatique il y a des convergences fortes.

Plus spécifiquement sur les Verts : ils ont eu le vent en poupe aux européennes puis aux municipales en conquérant, au niveau régional, les villes de Bordeaux et Poitiers. On dit souvent que le vote EELV est un vote « bobo » et urbain. Pensez-vous qu’ils soient capables de conquérir le vote de gauche des campagnes ? 

Il y a eu plusieurs enquêtes menées sur le sujet, je pense notamment au travail de Florent Gougou et de Simon Persico à Sciences Po Grenoble. A partir du vote des européennes, ils ont démontré qu’il n’y avait pas tant de différences chez les électeurs écologistes en fonction de la taille des communes. 

On associe souvent le vote écolo au vote, pas seulement des villes, mais des grandes villes. C’est plus compliqué que ça. 
De toute façon, ce qu’on remarque depuis les années 2000 c’est que sociologiquement, les électeurs de gauche n’ont pas disparu. Ils sont peut-être moins nombreux mais ils sont toujours là, mais leur vote se transpose d’une organisation de gauche à une autre en fonction des scrutins.

Par exemple, Mélenchon a fait de très bons scores en 2012 et 2017, en ratissant au-delà de son cercle proche. Mais dès lors qu’on arrivait à d’autres élections : les municipales, les régionales, LFI retombait à des scores plus classiques autour des 5-6%. Et passer de 19 à 6%, cela nous raconte quand même des choses. Dans le même temps, les écolos remontaient. Aujourd’hui, le vote écologiste est ancré à gauche, et peut se reporter sur d’autres organisations, en fonction des candidatures, enjeux etc. 

Évidemment il y a des attentes sur les écolos à la suite des municipales. Il faut aller au-delà du droit à l’essai : est-ce que les Verts sont en capacité de s’implanter et d’être visibles au-delà du vote citadin ? C’est un vrai enjeu : celui de faire se marier des thématiques écologistes comme celle du réchauffement climatique avec des modes de vie qui ne sont pas toujours considérés compatibles (le péri-urbain, les voitures etc.)

Le fait est qu’aux municipales, le parti présidentiel qui lui, oui, est un parti citadin a fait de très mauvais scores : il y a eu un vote sanction, ce qui arrive souvent aux municipales, mais sans que cela ne se reporte forcément sur un parti en particulier. Les votes sont allés vers différentes organisations, en fonction des sortants à droite et à gauche. Les hypothèses que l’on peut faire pour les régionales et départementales c’est de voir le même genre de phénomène se reproduire en faveur ou contre les pouvoirs locaux.

La droite vit le même phénomène d’éclatement des listes : on assiste à une candidature LREM/Modem pressentie autour de Geneviève Darrieussecq ; une liste LR autour de Florian et une liste RN conduite par Edwige Diaz. La droite est elle aussi irréconciliable ? 

C’est assez drôle cette manière de dire les choses. Il y a des liens forts entre le Modem et les Républicains au niveau territorial. On a effectivement une droite girondine particulière, plus centriste, qui n’a pas grand-chose à voir avec celle d’Eric Ciotti voire de Xavier-Bertrand. Cela tient à l’héritage autour d’Alain Juppé. Ce n’est pas une droite dure qui pourrait avoir des atomes crochus avec le RN. On peut surement s’attendre à une alliance Modem/Lrem/LR. 

Enfin, on sent qu’il y a des tentatives entre LR et le RN de réfléchir à des possibles ententes. Sur certains territoires cela peut marcher comme en PACA ou en Occitanie où la tête de liste pressentie pour le rassemblement national, à savoir Jean-Paul Garraud, est un ancien LR. Mais ce n’est pas le cas de la droite girondine : il y a encore un cordon sanitaire autour du RN qui l’isole du reste de la droite, et il ne peut l’emporter seul.

Le RN est justement crédité de 20 à 25% des sondages au niveau néo-aquitain. Comment cela s’explique-t-il ? 
Il faut distinguer le national du régional. Ici en Nouvelle-Aquitaine le RN est relativement faible. Ils ont une audience particulière dans le Médoc, dans le Sud de la Charente-Maritime, dans une partie de la Dordogne et du Lot-et-Garonne. Dans ces zones-là, il y a des endroits propices au FN, en termes de pauvreté, de rapport à la chasse. C’est d’ailleurs assez fascinant de voir que chez nous le RN prospère dans les terres de Chasse, Pêche, Nature et Tradition, il y a un lien entre ces deux univers. Ce sont également des terres agricoles avec une forte polarisation sociale : un environnement assez particulier.

L’autre carburant du RN dans la région c’est le vote péri-urbain au regard de la métropole bordelaise. Contrairement à ce que l’on entend souvent, ce ne sont pas forcément des zones pauvres. Le vote péri-urbain est un vote de petit/moyen, qui a assez de ressources pour avoir un mode de vie avec une voiture et un jardin, qu’il n’aurait pas les moyens de se payer en ville. C’est une peur du déclassement. Mais ce n’est pas un vote de pauvre. Les vrais pauvres d’abord ne votent pas. Les électeurs pauvres dans la région se retrouvent à Lormont ou à Gradignan, là où il y a les plus forts taux d’abstention. 
La gauche a une responsabilité dans cette percée ?

Il faut avoir en tête que les électeurs du RN ne sont pas des anciens électeurs du PC : avec le renouvèlement générationnel, les gens qui votaient communiste ne sont quasiment plus là. Ce sont de nouvelles cohortes qui votent pour le RN. On y retrouve parfois des ouvriers, des indépendants, des petits employés, mais ce n’est pas simplement une histoire d’abandon de la gauche. Une partie de ces électeurs ont développé une aversion envers le multiculturalisme, l’immigration, les évolutions sociétales.

Évidemment du côté de la gauche, il y a la cassure des années Hollande qui ne passe toujours pas. Le problème de la gauche c’est qu’elle a du mal à avoir un discours social crédible. Hollande a sanctionné l’idée que lorsque la gauche est au pouvoir elle ne mène pas une politique de gauche. Alors que les demandes sociales croient, cela ne se reporte pas sur des votes à gauche.

En parlant de crédibilité : l’écologie devrait être un thème-phare de ces élections. La Nouvelle-Aquitaine est une région particulièrement agricole et viticole. Comment allier l’écologique et la question sociale, en dialoguant avec les secteurs agricoles soumis au point de la concurrence internationale ?

C’est possible de le faire mais cela va prendre du temps. Si on veut avoir des politiques écologistes crédibles il faudra être capable de traiter la question des inégalités. Une partie de la révolte des Gilets jaunes tenait en partie à l’impression qu’on leur demandait de prendre en charge le coût de la transition écologique sans les aider à le faire. L’écologie doit avoir une assise sociale sinon elle va contribuer à créer des antagonismes. 
De la même façon il faut avoir en tête que cela a un coût mais également des opportunités qu’il faut savoir saisir. Par exemple pour ce qui est de la viticulture on est à un carrefour, qui nécessite de savoir si on continue dans le quantitatif ou dans le qualitatif. On sait que les vins bio peuvent être vendus plus chers. Il faut savoir concilier efficacité économique, sociale et écologique. Mais c’est un sacré chantier, dont je n’ai bien sûr pas toutes les réponses !</description>
      <author>[Archives] A La Tribune</author>
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      <pubDate>Tue May 11 2021 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>Régionales et départementales, des &quot;élections piratées&quot; pour le sociologue Vincent Tiberj</itunes:title>
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      <itunes:summary>Propos recueillis par Kenza Soares El Sayed et diffusés une première fois le 30 mars, rediffusée le 11 mai 2021.

Alors que les régionales et départementales vont se tenir les 20 et 27 juin prochains, La Clé des Ondes se propose d’alimenter le débat et fera intervenir lors des prochaines semaines différentes composantes se réclamant de la gauche. Vincent Tiberj, professeur à Sciences Po Bordeaux décrypte pour nous les principaux enjeux de ces élections et les reconfigurations à gauche comme à droite.

La Clé des Ondes : Pour les électeurs, qu’est-ce qui différencie les régionales d’autres types de scrutin, notamment concernant l’abstention ?

Il y a plusieurs choses qui vont rendre ce scrutin à la fois intéressant et difficile à prévoir, la première étant l’état sanitaire du pays. On a bien vu l’impact conséquent que cela avait eu sur les municipales en termes de participation, avec une augmentation de l’abstention de près de quinze points [en comparaison aux municipales de 2014, ndlr] alors que c’est habituellement le second scrutin préféré des Français.

Deuxièmement, il y a une temporalité particulière : ces régionales se tiennent un an avant les présidentielles. Il faut d’ores et déjà comprendre que les dynamiques auxquelles on assiste aujourd’hui anticipent ce qui pourrait se passer en termes d’équilibre des forces en 2022. En troisième lieu, les régions -de manière générale- ne sont pas les territoires les mieux perçus par les électeurs français. Elles mobilisent moins que pourraient le faire des législatives ou que le font les municipales. Mais elles ont aussi un très grand avantage : elles permettent de visualiser l’équilibre des forces au niveau national.

Enfin, on pense aux régionales mais il ne faut pas oublier qu’il y a aussi les départementales. Et là, par contre, dans les territoires péri-urbains et ruraux, le conseil départemental est généralement plutôt bien connu. On peut se dire que cette année, le fait que les départementales et les régionales soient couplées pourrait avoir un effet mobilisateur notamment dans les territoires.

La région a pourtant un certain nombre de compétences : elle dispose de leviers économiques, sociaux, intervient sur des questions de logement ou d’éducation puisqu’elle chargée de la gestion des lycées. Le département est quant à lui responsable des collèges et de l’action sociale à destination de l’enfance, des personnes handicapées et âgées, ou de la distribution du RSA. Malgré tout, ces élections sont mal-aimées en comparaison à d’autres scrutins. Il faut ajouter à cela le contexte sanitaire particulier que vous mentionniez et les présidentielles en vue : quels grands thèmes vont marquer les débats ?

Il y a un vrai paradoxe : vous avez listé les champs de compétences des départements et de la région, qui sont assez importants, mais vous pouvez voir d’ores et déjà que ce n’est pas forcément sur ces compétences que les candidats vont se positionner. Par exemple, la politique des transports est essentielle pour les régions, mais est-ce que cela ressort dans les débats ? La question des inégalités sociales, que gère les départements, est-elle abordée ? 

Je pense qu’au contraire on crée des arènes politiques liées à des enjeux nationaux, sans nécessairement que les candidats aux régions puissent se positionner sur des questions sur lesquelles ils vont vraiment pouvoir peser s’ils sont élus. On peut même se dire que ces élections sont piratées par les enjeux nationaux.

C’est moins le cas en Nouvelle-Aquitaine, mais par exemple lorsque vous avez des présidents de régions qui prévoient de se candidater à la présidentielle [à l’image de Xavier Bertrand dans les Hauts-de-France, ndlr] très rapidement le scrutin, et la manière dont les concurrents se positionnent est influencée par la posture nationale.

De la même façon, vous avez des partis plutôt nationaux que locaux, comme le Rassemblement national ou La France Insoumise, pour qui le but du jeu est de tester des arguments de campagne. Très clairement le RN aura tendance à parler d’immigration alors même que ce n’est pas la compétence de ces collectivités locales. C’est également pour ces partis l’occasion de mener une élection de sanction contre le gouvernement.

Il me semble que les enjeux prioritaires pour ces régionales auront à voir avec ce qui a été fait en termes de politique sanitaire, que l’on soit pour ou contre ce qu’a fait l’exécutif. Pour l’instant LREM est loin d’être en position de force dans les sondages, ce qui nous donne un état des forces ou de la popularité du gouvernement en place.

Il y aura évidemment des débats sur les questions sociales et économiques, avec le chômage qui progresse, et peut-être autour de la jeunesse, puisque les régionales et les départementales ont une compétence en ce qui concerne l’éducation [et la gestion des lycées et collèges], mais je ne suis pas sûr que ce soit une question qui mobilise les gens. Puis il y aura aussi la question de l’immigration, du multiculturalisme et surtout les questions d’environnement qui sont désormais de vrais enjeux qui se diffusent au-delà du cercle des électeurs écologistes.

En Nouvelle-Aquitaine un certain nombre de listes se dessinent déjà : à gauche, les électeurs auront à choisir entre une recandidature du socialiste sortant Alain Rousset, appuyé par les communistes. Il y aura également une liste EELV/Génération.s conduite par Nicolas ; une candidature de LFI avec le « Npa en luttes » de Philippe Poutou, et enfin, une liste conduite par Lutte Ouvrière. A qui ces différentes gauches s’adressent-elles ?

Il faut tout d’abord se dire que ce qui se passe en Nouvelle-Aquitaine n’est pas spécifique à la région. Toutes ces listes nous racontent quelque chose sur la difficulté des gauches à s’unir. Dans le cas de la Nouvelle-Aquitaine, où pour l’instant les sondages nationaux ont tendance à prédire une réélection de la gauche, celle-ci part dispersée. 

En partie à cause des effets de recompositions nationaux : les Verts sont en position de devenir le premier parti de gauche national. Ce ne sera peut-être pas le cas ici dans la région où Alain Rousset est une figure connue et reconnue de ses concitoyens, qui a un bilan et une situation personnelle qui lui permettent de se représenter plus favorablement que les têtes socialistes d’autres régions. Les écologistes risquent de faire un bon score mais probablement inférieur à celui des socialistes et c’est la pire configuration possible : alors que ces deux partis devraient s’entendre pour faire liste commune, pour l’instant ce n’est pas le cas.

Se joue la question du leadership à gauche : est-ce que la France insoumise est en capacité désormais de s’imposer ? On est en l’occurrence dans une course entre trois partis. Le danger pour la gauche va être de faire globalement un bon score mais tellement abîmé qu’il sera dur de faire union. Pourtant, au niveau programmatique il y a des convergences fortes.

Plus spécifiquement sur les Verts : ils ont eu le vent en poupe aux européennes puis aux municipales en conquérant, au niveau régional, les villes de Bordeaux et Poitiers. On dit souvent que le vote EELV est un vote « bobo » et urbain. Pensez-vous qu’ils soient capables de conquérir le vote de gauche des campagnes ? 

Il y a eu plusieurs enquêtes menées sur le sujet, je pense notamment au travail de Florent Gougou et de Simon Persico à Sciences Po Grenoble. A partir du vote des européennes, ils ont démontré qu’il n’y avait pas tant de différences chez les électeurs écologistes en fonction de la taille des communes. 

On associe souvent le vote écolo au vote, pas seulement des villes, mais des grandes villes. C’est plus compliqué que ça. 
De toute façon, ce qu’on remarque depuis les années 2000 c’est que sociologiquement, les électeurs de gauche n’ont pas disparu. Ils sont peut-être moins nombreux mais ils sont toujours là, mais leur vote se transpose d’une organisation de gauche à une autre en fonction des scrutins.

Par exemple, Mélenchon a fait de très bons scores en 2012 et 2017, en ratissant au-delà de son cercle proche. Mais dès lors qu’on arrivait à d’autres élections : les municipales, les régionales, LFI retombait à des scores plus classiques autour des 5-6%. Et passer de 19 à 6%, cela nous raconte quand même des choses. Dans le même temps, les écolos remontaient. Aujourd’hui, le vote écologiste est ancré à gauche, et peut se reporter sur d’autres organisations, en fonction des candidatures, enjeux etc. 

Évidemment il y a des attentes sur les écolos à la suite des municipales. Il faut aller au-delà du droit à l’essai : est-ce que les Verts sont en capacité de s’implanter et d’être visibles au-delà du vote citadin ? C’est un vrai enjeu : celui de faire se marier des thématiques écologistes comme celle du réchauffement climatique avec des modes de vie qui ne sont pas toujours considérés compatibles (le péri-urbain, les voitures etc.)

Le fait est qu’aux municipales, le parti présidentiel qui lui, oui, est un parti citadin a fait de très mauvais scores : il y a eu un vote sanction, ce qui arrive souvent aux municipales, mais sans que cela ne se reporte forcément sur un parti en particulier. Les votes sont allés vers différentes organisations, en fonction des sortants à droite et à gauche. Les hypothèses que l’on peut faire pour les régionales et départementales c’est de voir le même genre de phénomène se reproduire en faveur ou contre les pouvoirs locaux.

La droite vit le même phénomène d’éclatement des listes : on assiste à une candidature LREM/Modem pressentie autour de Geneviève Darrieussecq ; une liste LR autour de Florian et une liste RN conduite par Edwige Diaz. La droite est elle aussi irréconciliable ? 

C’est assez drôle cette manière de dire les choses. Il y a des liens forts entre le Modem et les Républicains au niveau territorial. On a effectivement une droite girondine particulière, plus centriste, qui n’a pas grand-chose à voir avec celle d’Eric Ciotti voire de Xavier-Bertrand. Cela tient à l’héritage autour d’Alain Juppé. Ce n’est pas une droite dure qui pourrait avoir des atomes crochus avec le RN. On peut surement s’attendre à une alliance Modem/Lrem/LR. 

Enfin, on sent qu’il y a des tentatives entre LR et le RN de réfléchir à des possibles ententes. Sur certains territoires cela peut marcher comme en PACA ou en Occitanie où la tête de liste pressentie pour le rassemblement national, à savoir Jean-Paul Garraud, est un ancien LR. Mais ce n’est pas le cas de la droite girondine : il y a encore un cordon sanitaire autour du RN qui l’isole du reste de la droite, et il ne peut l’emporter seul.

Le RN est justement crédité de 20 à 25% des sondages au niveau néo-aquitain. Comment cela s’explique-t-il ? 
Il faut distinguer le national du régional. Ici en Nouvelle-Aquitaine le RN est relativement faible. Ils ont une audience particulière dans le Médoc, dans le Sud de la Charente-Maritime, dans une partie de la Dordogne et du Lot-et-Garonne. Dans ces zones-là, il y a des endroits propices au FN, en termes de pauvreté, de rapport à la chasse. C’est d’ailleurs assez fascinant de voir que chez nous le RN prospère dans les terres de Chasse, Pêche, Nature et Tradition, il y a un lien entre ces deux univers. Ce sont également des terres agricoles avec une forte polarisation sociale : un environnement assez particulier.

L’autre carburant du RN dans la région c’est le vote péri-urbain au regard de la métropole bordelaise. Contrairement à ce que l’on entend souvent, ce ne sont pas forcément des zones pauvres. Le vote péri-urbain est un vote de petit/moyen, qui a assez de ressources pour avoir un mode de vie avec une voiture et un jardin, qu’il n’aurait pas les moyens de se payer en ville. C’est une peur du déclassement. Mais ce n’est pas un vote de pauvre. Les vrais pauvres d’abord ne votent pas. Les électeurs pauvres dans la région se retrouvent à Lormont ou à Gradignan, là où il y a les plus forts taux d’abstention. 
La gauche a une responsabilité dans cette percée ?

Il faut avoir en tête que les électeurs du RN ne sont pas des anciens électeurs du PC : avec le renouvèlement générationnel, les gens qui votaient communiste ne sont quasiment plus là. Ce sont de nouvelles cohortes qui votent pour le RN. On y retrouve parfois des ouvriers, des indépendants, des petits employés, mais ce n’est pas simplement une histoire d’abandon de la gauche. Une partie de ces électeurs ont développé une aversion envers le multiculturalisme, l’immigration, les évolutions sociétales.

Évidemment du côté de la gauche, il y a la cassure des années Hollande qui ne passe toujours pas. Le problème de la gauche c’est qu’elle a du mal à avoir un discours social crédible. Hollande a sanctionné l’idée que lorsque la gauche est au pouvoir elle ne mène pas une politique de gauche. Alors que les demandes sociales croient, cela ne se reporte pas sur des votes à gauche.

En parlant de crédibilité : l’écologie devrait être un thème-phare de ces élections. La Nouvelle-Aquitaine est une région particulièrement agricole et viticole. Comment allier l’écologique et la question sociale, en dialoguant avec les secteurs agricoles soumis au point de la concurrence internationale ?

C’est possible de le faire mais cela va prendre du temps. Si on veut avoir des politiques écologistes crédibles il faudra être capable de traiter la question des inégalités. Une partie de la révolte des Gilets jaunes tenait en partie à l’impression qu’on leur demandait de prendre en charge le coût de la transition écologique sans les aider à le faire. L’écologie doit avoir une assise sociale sinon elle va contribuer à créer des antagonismes. 
De la même façon il faut avoir en tête que cela a un coût mais également des opportunités qu’il faut savoir saisir. Par exemple pour ce qui est de la viticulture on est à un carrefour, qui nécessite de savoir si on continue dans le quantitatif ou dans le qualitatif. On sait que les vins bio peuvent être vendus plus chers. Il faut savoir concilier efficacité économique, sociale et écologique. Mais c’est un sacré chantier, dont je n’ai bien sûr pas toutes les réponses !</itunes:summary>
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      <title>Les Sons Fédérés (2/2)</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>[Archives] A La Tribune</author>
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      <pubDate>Tue May 04 2021 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Les Sons Fédérés (1/2)</title>
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      <pubDate>Tue Apr 27 2021 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>&quot;Qu'est-ce que tu fais dans la vie ?&quot; : la réponse de Choeur de chômeuses</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>Betty, Alice, Emilie, Julie, Laura et Mariele sont venues dans nos studios le 16 avril pour interpréter leur nouvelle chanson. 

&quot;La chanson de Betty&quot;, comme son nom l'indique, a été écrite à partir du récit de Betty, qui nous explique dans l'émission (disponible ci-dessus en podcast) comment elle a vécu sa période de chômage.

Les membres du choeur nous expliquent également leur démarche et leurs projets en cours.



Paroles

La chanson de Betty

-
  
Qu’est-ce que tu fais dans la vie ?

Je suis gourou en Moldavie

Mais dis moi, t’as des hobby ?

Je vends de la pure de Colombie

Et toi sinon tu fais quoi de beau ?

Je m’la coule douce en pédalo

-

Faut que tu sois cool avec ton job

que tu t’éclates que tu rigoles

du jeudi soir au vendredi

t’es pas collègue t’es mon ami

parce qu’avec toi je suis à l’aise 

en louboutin ou charentaises

-

Tu t’prends pour qui t’es iznogoud

Moi j’aime pas trop les gens qui boudent

ton humeur tu te le gardes pour toi

moi j’veux du fun et  puis du waaaa

t’es pas d’accord avec le chef

joue la sympa, gare à tes fesses

-

Qu'est-ce que tu fais dans la vie ? 

Je suis un genre de proxénète 

Mais dis-moi t'as des hobbies ?

Je regarde des chats sur internet

Et toi sinon tu fais quoi de beau ?

J'cherche mon public sur les réseaux

-

Télétravail ou objectifs

si tu t’adaptes on te surkiffe

suis bien la ligne de commandement  

mais surtout réclame pas d’argent

rouleau compresseur en action

avale des couleuvres en fusion

-

Je suis pas câblé pour t’écouter

j’ai le wifi qu’est débranché

j’ai un pare feu du feu de dieu 

pour les horribles et les grincheux

un jour tu te dis faut partir

du coup j’l’ai fait, c’est c’qui fallait

-

Mes mains ne servent plus à rien, 

sans mon job je sais plus bouger

tu sais plus vraiment d’où tu viens

cocktail de culpabilité

s’inventer une vie super bien

alors qu’tu glandes toute la journée

-

Lire, écrire et ne rien faire

Ça m’occupe déjà bien 8h

si tu m'plugges un deuxième cerveau,

j’veux bien le dédier au boulot

mais ma vie est déjà remplie 

pour quelqu’un qui glande comme tu dis

-

Qu'est-ce que tu fais dans la vie ? 

On se retrouve chez Betty

Mais dis-moi t'as des hobbies ?

On boit du champ toute la nuit 

Et toi sinon tu fais quoi de beau?

Drogue clitoris et apéro 


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      <author>[Archives] A La Tribune</author>
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      <pubDate>Tue Apr 20 2021 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>Betty, Alice, Emilie, Julie, Laura et Mariele sont venues dans nos studios le 16 avril pour interpréter leur nouvelle chanson. 

&quot;La chanson de Betty&quot;, comme son nom l'indique, a été écrite à partir du récit de Betty, qui nous explique dans l'émission (disponible ci-dessus en podcast) comment elle a vécu sa période de chômage.

Les membres du choeur nous expliquent également leur démarche et leurs projets en cours.



Paroles

La chanson de Betty

-
  
Qu’est-ce que tu fais dans la vie ?

Je suis gourou en Moldavie

Mais dis moi, t’as des hobby ?

Je vends de la pure de Colombie

Et toi sinon tu fais quoi de beau ?

Je m’la coule douce en pédalo

-

Faut que tu sois cool avec ton job

que tu t’éclates que tu rigoles

du jeudi soir au vendredi

t’es pas collègue t’es mon ami

parce qu’avec toi je suis à l’aise 

en louboutin ou charentaises

-

Tu t’prends pour qui t’es iznogoud

Moi j’aime pas trop les gens qui boudent

ton humeur tu te le gardes pour toi

moi j’veux du fun et  puis du waaaa

t’es pas d’accord avec le chef

joue la sympa, gare à tes fesses

-

Qu'est-ce que tu fais dans la vie ? 

Je suis un genre de proxénète 

Mais dis-moi t'as des hobbies ?

Je regarde des chats sur internet

Et toi sinon tu fais quoi de beau ?

J'cherche mon public sur les réseaux

-

Télétravail ou objectifs

si tu t’adaptes on te surkiffe

suis bien la ligne de commandement  

mais surtout réclame pas d’argent

rouleau compresseur en action

avale des couleuvres en fusion

-

Je suis pas câblé pour t’écouter

j’ai le wifi qu’est débranché

j’ai un pare feu du feu de dieu 

pour les horribles et les grincheux

un jour tu te dis faut partir

du coup j’l’ai fait, c’est c’qui fallait

-

Mes mains ne servent plus à rien, 

sans mon job je sais plus bouger

tu sais plus vraiment d’où tu viens

cocktail de culpabilité

s’inventer une vie super bien

alors qu’tu glandes toute la journée

-

Lire, écrire et ne rien faire

Ça m’occupe déjà bien 8h

si tu m'plugges un deuxième cerveau,

j’veux bien le dédier au boulot

mais ma vie est déjà remplie 

pour quelqu’un qui glande comme tu dis

-

Qu'est-ce que tu fais dans la vie ? 

On se retrouve chez Betty

Mais dis-moi t'as des hobbies ?

On boit du champ toute la nuit 

Et toi sinon tu fais quoi de beau?

Drogue clitoris et apéro 


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    <item>
      <title>Barbara Stiegler interviewée par François Ruffin : De la démocratie en Pandémie</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>[Archives] A La Tribune</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Tue Apr 13 2021 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>[Archives] A La Tribune du 30/03/2021</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>[Archives] A La Tribune</author>
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      <pubDate>Tue Mar 30 2021 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>Pourquoi la critique de la guerre contre le terrorisme ne prend pas ? Avec Mathias Delori.</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>[Archives] A La Tribune</author>
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      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Tue Mar 23 2021 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>Journée de la femme ou journée de lutte : au fait, c'est quoi le 8 mars ?</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>Pour vous le 8 mars, est-ce que c'est plutôt la &quot;journée de la femme&quot;, qui vante les promotions sur les culottes et les épilations au rabais ? Ou bien la &quot;journée internationale de lutte pour les droits des femmes&quot; (ouf je l'ai dit en entier) ?

Alors que la grève féministe du 8 mars fait son retour sur la scène internationale ces dernières années, nous avons souhaité interroger la signification de cette nouvelle vague féministe internationale.

Officiellement proclamée en 1977 par les Nations Unies, le 8 mars est en réalité le fruit des luttes des socialistes révolutionnaires du début du XXème siècle.

C’est en effet la militante allemande Clara Zetkin qui en fait la proposition lors du 2ème congrès des femmes socialistes de 1910 : mettre en place une journée internationale pour le droit de vote des femmes et la protection sociale des travailleuses. 

Le 8 mars est aussi le premier jour de la révolution russe de 1917 dans le calendrier orthodoxe de l’époque. C'est la date à laquelle les ouvrières des usines textiles de Saint-Pétersbourg, aux côtés des métallurgistes, firent trembler le tsar au cri de « pain, paix, et liberté ». Une étincelle qui, au milieu des pénuries de la Première Guerre mondiale, donna lieu à la révolution par laquelle la classe ouvrière conquit le pouvoir huit mois plus tard, sous la direction du Parti bolchévique. Rien à voir donc avec les promos sur les soutifs et les culottes. Loin d’un simple débat historiographique, l’histoire du 8 mars cristallise les différentes visions, au sein du féminisme, du combat pour l’émancipation des femmes. 

Pour débattre de toutes ces questions, nous avons discuté avec Josette Trat, militante féministe et anticapitaliste de longue date. Elle est membre fondatrice des Cahiers du féminisme, édités entre 1977 et 1998, sociologue à l’Université Paris 8, et actuellement membre du comité de lecture des cahiers du genre.

Nous avons également interrogé Fanny Gallot, historienne et chercheuse au Centre de recherche en histoire contemporaine comparée (CRHEC), dont les travaux portent sur le travail des femmes et le syndicalisme. Elle publiait il y a un an un ouvrage co-dirigé avec Pauline Delage intitulé Féminisme dans le monde : 23 récits d’une révolution planétaire, une compilation de contributions de diverses chercheuses et militantes à travers le monde.

Une émission réalisée par Kenza Soares El Sayed.

Photo de une : Jean-Pierre Lefèvre</description>
      <author>[Archives] A La Tribune</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Tue Mar 16 2021 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Alors que la grève féministe du 8 mars fait son retour sur la scène internationale ces dernières années, nous avons souhaité interroger la signification de cette nouvelle vague féministe internationale.

Officiellement proclamée en 1977 par les Nations Unies, le 8 mars est en réalité le fruit des luttes des socialistes révolutionnaires du début du XXème siècle.

C’est en effet la militante allemande Clara Zetkin qui en fait la proposition lors du 2ème congrès des femmes socialistes de 1910 : mettre en place une journée internationale pour le droit de vote des femmes et la protection sociale des travailleuses. 

Le 8 mars est aussi le premier jour de la révolution russe de 1917 dans le calendrier orthodoxe de l’époque. C'est la date à laquelle les ouvrières des usines textiles de Saint-Pétersbourg, aux côtés des métallurgistes, firent trembler le tsar au cri de « pain, paix, et liberté ». Une étincelle qui, au milieu des pénuries de la Première Guerre mondiale, donna lieu à la révolution par laquelle la classe ouvrière conquit le pouvoir huit mois plus tard, sous la direction du Parti bolchévique. Rien à voir donc avec les promos sur les soutifs et les culottes. Loin d’un simple débat historiographique, l’histoire du 8 mars cristallise les différentes visions, au sein du féminisme, du combat pour l’émancipation des femmes. 

Pour débattre de toutes ces questions, nous avons discuté avec Josette Trat, militante féministe et anticapitaliste de longue date. Elle est membre fondatrice des Cahiers du féminisme, édités entre 1977 et 1998, sociologue à l’Université Paris 8, et actuellement membre du comité de lecture des cahiers du genre.

Nous avons également interrogé Fanny Gallot, historienne et chercheuse au Centre de recherche en histoire contemporaine comparée (CRHEC), dont les travaux portent sur le travail des femmes et le syndicalisme. Elle publiait il y a un an un ouvrage co-dirigé avec Pauline Delage intitulé Féminisme dans le monde : 23 récits d’une révolution planétaire, une compilation de contributions de diverses chercheuses et militantes à travers le monde.

Une émission réalisée par Kenza Soares El Sayed.

Photo de une : Jean-Pierre Lefèvre</itunes:summary>
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    <item>
      <title>Création radiophonique : Les Terrains Vagues du Sonore (avec ACSR)</title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>[Archives] A La Tribune</author>
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      <pubDate>Tue Mar 09 2021 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>HK : &quot;Le mouvement appelle le mouvement&quot;</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>&quot;On vit dans une époque où on se pose beaucoup de questions de façon inutile. Moi j'aime bien quand on réfléchit pas trop. La musique ça doit se ressentir. On avait juste envie de faire de la musique ensemble.&quot;

De Roubaix à Bergerac, de MAP aux Saltimbanks, Kaddour Hadadi nous raconte son parcours artistique et ses rapports avec l'industrie musicale.

&quot;C'est sûr on n'est pas devenus les Beattles mais on a construit un socle solide, cohérent, et surtout on a cette liberté de faire ce qu'on veut comme on veut. Label associatif sur lequel on produit nos albums. On garde la maîtrise de tout. Et ça, franchement ça n'a pas de prix, de pouvoir exister et être en lien direct avec les gens qui te suivent.&quot;

Inattendu et extraordinaire



Il revient enfin sur &quot;Danser encore&quot;, cette chanson devenue instantanément un tube. Très vite après sa publication, cette vidéo a été vue des millions de fois, puis reprise de mille manières.

&quot;Des reprises punk, ou bal, dans des marchés, des manifs... C'est totalement inattendu et extraordinaire. Ça montre que le mouvement appelle le mouvement. Il y a ce besoin de musique et de spectacle vivant.&quot;

L'interview est à (ré)écouter en intégralité dans le podcast ci-dessus !</description>
      <author>[Archives] A La Tribune</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Tue Feb 09 2021 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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De Roubaix à Bergerac, de MAP aux Saltimbanks, Kaddour Hadadi nous raconte son parcours artistique et ses rapports avec l'industrie musicale.

&quot;C'est sûr on n'est pas devenus les Beattles mais on a construit un socle solide, cohérent, et surtout on a cette liberté de faire ce qu'on veut comme on veut. Label associatif sur lequel on produit nos albums. On garde la maîtrise de tout. Et ça, franchement ça n'a pas de prix, de pouvoir exister et être en lien direct avec les gens qui te suivent.&quot;

Inattendu et extraordinaire



Il revient enfin sur &quot;Danser encore&quot;, cette chanson devenue instantanément un tube. Très vite après sa publication, cette vidéo a été vue des millions de fois, puis reprise de mille manières.

&quot;Des reprises punk, ou bal, dans des marchés, des manifs... C'est totalement inattendu et extraordinaire. Ça montre que le mouvement appelle le mouvement. Il y a ce besoin de musique et de spectacle vivant.&quot;

L'interview est à (ré)écouter en intégralité dans le podcast ci-dessus !</itunes:summary>
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    </item>
    <item>
      <title>Eco-socialisme ou effondrement ? Avec Daniel Tanuro - 2e partie</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>[Archives] A La Tribune</author>
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      <pubDate>Tue Feb 23 2021 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>Eco-socialisme ou effondrement ? Avec Daniel Tanuro - 2e partie</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>La Maison des Femmes fête ses 20 ans !</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>C'était le 8 mars 2001. La Maison des Femmes ouvrait ses portes à Bordeaux, au 84 rue de la Rousselle. 

20 ans plus tard, la maison a déménagé au 27 cours Alsace-Lorraine, mais poursuit toujours ses activités : accueillir les femmes, les écouter, les orienter, leur offrir un espace et un temps pour elles. &quot;Se poser une heure, prendre une boisson chaude, accéder au fonds documentaire&quot;, c'est ce que continue de permettre ce lieu associatif.

&quot;Nous étions un groupe de femmes qui appartenaient à différentes associations et groupes féministes. L'idée a germé de monter un lieu pour les femmes, une maison des femmes. Nous avons trouvé un lieu, et puis les activités ont démarré.&quot; - Dany

Pour fêter cet anniversaire et revenir sur leur histoire, La Clé des Ondes a accueilli le 2 mars dernier des membres bénévoles de la MDF. Claude, Dany et Marylise nous racontent pendant une heure l'aventure de la Maison des Femmes à Bordeaux !

&quot;Les femmes qui voulaient se réunir n'avaient pas de lieu. A chaque fois se posait la question de où se réunir. Et puis on voulait un lieu où les femmes pourraient se retrouver pour s'entraider, échanger, développer leur créativité, leurs connaissance... Tout le monde se souvient d'une chambre à soi, là c'était une maison à soi ! Où les différentes associations arrivaient avec leur projets, idées, propositions, qui étaient partagées. C'était aussi un lieu partagé.&quot; - Claude

A écouter également, le micro-trottoir réalisé autour de la MDF et de ses actions :



Pour les 20 ans de la MDF, des évènements culturels seront bientôt organisés. Pour l'heure vous pouvez déjà retrouver :

- l'exposition des temps forts de la MDF sur sa vitrine

- l'exposition de Claire Polack, peintre, à partir du 22 mars

- le 26 mars, un atelier BD avec Marion Duclos

Plus d'infos sur le site de la Maison des Femmes.

Musique

- L'hymne des femmes, chantée par une foule et la compagnie Dicilà

- Cancion sin miedo, Vivir Quintana ft El Palomar

- SLT, Suzane

- M E S D A M E S, Grand corps malade</description>
      <author>[Archives] A La Tribune</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Tue Mar 02 2021 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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20 ans plus tard, la maison a déménagé au 27 cours Alsace-Lorraine, mais poursuit toujours ses activités : accueillir les femmes, les écouter, les orienter, leur offrir un espace et un temps pour elles. &quot;Se poser une heure, prendre une boisson chaude, accéder au fonds documentaire&quot;, c'est ce que continue de permettre ce lieu associatif.

&quot;Nous étions un groupe de femmes qui appartenaient à différentes associations et groupes féministes. L'idée a germé de monter un lieu pour les femmes, une maison des femmes. Nous avons trouvé un lieu, et puis les activités ont démarré.&quot; - Dany

Pour fêter cet anniversaire et revenir sur leur histoire, La Clé des Ondes a accueilli le 2 mars dernier des membres bénévoles de la MDF. Claude, Dany et Marylise nous racontent pendant une heure l'aventure de la Maison des Femmes à Bordeaux !

&quot;Les femmes qui voulaient se réunir n'avaient pas de lieu. A chaque fois se posait la question de où se réunir. Et puis on voulait un lieu où les femmes pourraient se retrouver pour s'entraider, échanger, développer leur créativité, leurs connaissance... Tout le monde se souvient d'une chambre à soi, là c'était une maison à soi ! Où les différentes associations arrivaient avec leur projets, idées, propositions, qui étaient partagées. C'était aussi un lieu partagé.&quot; - Claude

A écouter également, le micro-trottoir réalisé autour de la MDF et de ses actions :



Pour les 20 ans de la MDF, des évènements culturels seront bientôt organisés. Pour l'heure vous pouvez déjà retrouver :

- l'exposition des temps forts de la MDF sur sa vitrine

- l'exposition de Claire Polack, peintre, à partir du 22 mars

- le 26 mars, un atelier BD avec Marion Duclos

Plus d'infos sur le site de la Maison des Femmes.

Musique

- L'hymne des femmes, chantée par une foule et la compagnie Dicilà

- Cancion sin miedo, Vivir Quintana ft El Palomar

- SLT, Suzane

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    <item>
      <title>Eco-socialisme ou effondrement ? 1re partie - Avec Daniel Tanuro</title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
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      <pubDate>Tue Feb 16 2021 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>[Archives] A La Tribune du 02/02/2021</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
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    </item>
    <item>
      <title>UPB&quot;Oui c'est oui, non c'est non, mais en réalité ça se passe comment le consentement ?&quot; A.Boucherie</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>[Archives] A La Tribune</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Tue Jan 26 2021 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>UPB - &quot;L'amour, ça s'apprend ?&quot; par Marine Lambolez</title>
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      <author>[Archives] A La Tribune</author>
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      <pubDate>Tue Jan 19 2021 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>[Archives] A La Tribune du 08/12/2020</title>
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      <author>[Archives] A La Tribune</author>
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      <pubDate>Tue Dec 08 2020 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>[Archives] A La Tribune du 20/10/2020</title>
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      <author>[Archives] A La Tribune</author>
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      <pubDate>Tue Oct 20 2020 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>La dette, où va-t-on ?</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>Cette rencontre en visio était organisée le 10 novembre dernier par les Amis du Monde Diplomatique d'Occitanie, animée par Jean-Pierre Crémoux. Elle a été enregistrée par [Mém'audio](
http://memaudio.fr/index.php/2020/11/13/la-dette-ou-va-t-on-conference-debat-partie-1-le-10-novembre-2020/), qui nous permet de la diffuser et qu'on remercie !

Comment les institutions financières internationales associées à la libéralisation des marchés financiers ont contribué à faire supporter par les États les charges d’un endettement qui n’est pas toujours légitime ? Dans le contexte de la crise du Covid, nous évoquerons enfin l’apparition de « l’argent magique » et de ses conséquences à venir...

Renaud Lambert est journaliste et rédacteur en chef adjoint de Monde diplomatique ; il a coordonné le numéro de « Manière de voir » sur la dette.

Éric Toussaint est historien, il est aussi le porte-parole du CADTM (Comité pour l’Abolition des Dettes Illégitimes). Il a notamment participé aux travaux de la Commission pour la vérité sur la dette publique grecque.

Les différents angles d’approche qui ont été traités sont les suivants :

1/ Grandes institutions financières d’après-guerre

2/ Se financer sur les marchés plutôt que par la fiscalité ou auprès de la Banque centrale

3/ De la dette du Tiers-Monde à la dette de Tout le monde

4/ Prêter, une nécessité pour les détenteurs de capitaux.

5/ Le Club de Paris

6/ Le cas de la Grèce

7/ Des cas d’annulation ou de renégociation : l’Allemagne de l’Ouest

8/ La question des audits

9/ La question des fonds vautours

10/ A la fin, c’est toujours le secteur public qui paie
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      <author>[Archives] A La Tribune</author>
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      <pubDate>Tue Nov 24 2020 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:author>[Archives] A La Tribune</itunes:author>
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Comment les institutions financières internationales associées à la libéralisation des marchés financiers ont contribué à faire supporter par les États les charges d’un endettement qui n’est pas toujours légitime ? Dans le contexte de la crise du Covid, nous évoquerons enfin l’apparition de « l’argent magique » et de ses conséquences à venir...

Renaud Lambert est journaliste et rédacteur en chef adjoint de Monde diplomatique ; il a coordonné le numéro de « Manière de voir » sur la dette.

Éric Toussaint est historien, il est aussi le porte-parole du CADTM (Comité pour l’Abolition des Dettes Illégitimes). Il a notamment participé aux travaux de la Commission pour la vérité sur la dette publique grecque.

Les différents angles d’approche qui ont été traités sont les suivants :

1/ Grandes institutions financières d’après-guerre

2/ Se financer sur les marchés plutôt que par la fiscalité ou auprès de la Banque centrale

3/ De la dette du Tiers-Monde à la dette de Tout le monde

4/ Prêter, une nécessité pour les détenteurs de capitaux.

5/ Le Club de Paris

6/ Le cas de la Grèce

7/ Des cas d’annulation ou de renégociation : l’Allemagne de l’Ouest

8/ La question des audits

9/ La question des fonds vautours

10/ A la fin, c’est toujours le secteur public qui paie
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    </item>
    <item>
      <title>Urgence Froid Bordeaux : &quot;on se trouve devant un trop plein de misère&quot;</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>L'opération n'est pas finie et déjà le bilan semble déjà positif : 3000 euros récoltés et plusieurs centaines de dons et collectes ont déjà eu lieu dans le cadre de l'Urgence Froid Bordeaux. 

&quot;Chaque hiver, la baisse des températures aggrave la situation sanitaire et les risques pour la santé des personnes sans domiciles fixes (SDF) : dégradation des conditions de survie, maladies, difficultés d’accès aux soins, violences, stress et troubles psychiques, etc. À Bordeaux, des centaines de personnes sont concernées par cette situation : des hommes, des femmes et des enfants vivant à la rue, dans un squat, sous une tente ou dans un habitat indigne&quot; annonçait dans leur communiqué les organisateurs.

Le collectif Wanted Solidarité, associant associations et collectifs de solidarité, a lancé jusqu'à ce dimanche 22 novembre une grande collecte avec le soutien de la mairie de Bordeaux. L'objectif d'Urgences Froid Bordeaux est de collecter en grand nombre &quot;couvertures, duvets, tentes, vêtements et chaussures.&quot; Des points de collecte de dons et une cagnotte sont mis en place. (Liens et informations en bas de l'article)

Quelques jours avant le début de cette opération, la Clé des Ondes recevoir Juliette et Estelle toutes deux membres de maraudes à Bordeaux. Entretien enregistré et diffusé le mardi 10 novembre pour l'émission A La Tribune.

Entretien réalisé par Xavier Ridon, retranscrit de manière condensé par Hugo Cunchinabe, à retrouver en intégralité dans notre podcast.

La Clé des Ondes : Est-ce qu’il y a une aide suffisante par rapport à la demande des gens qui sont dans la rue, Estelle ? 

Estelle Morizot (La Maraude du Cœur) : Pour notre part, à notre association, effectivement oui on reçoit beaucoup d’aides, de propositions, on a suffisamment de bénévoles surtout dans cette période où tout le monde est un petit peu confiné. On manque toujours de dons. On rentre dans une période on l’on a besoin de duvets et de duvets chauds, c’est un budget assez conséquent et il y a tous les à cotés qui peut nous couter très cher, donc oui c’est un petit peu compliqué. Mais il y a déjà une belle solidarité entre les associations. On s’entraide sur tous les sujets, une bonne solidarité des riverains, des bordelais en général.

Le confinement a amené vers vous des personnes que vous n'aviez jamais jusqu'alors ?

Estelle : Notre public a bien  changé et pour beaucoup de ces personnes, c’est très difficile d’aller à une maraude, attendre après 70 personnes pour une barquette, c’est compliqué. On a mis en place des colis alimentaires mais la demande ne cesse d’exploser en permanence. Il y a une précarité, surtout chez les personnes âgées, c’est encore plus flagrant.

Tu as toi-même vécu à la rue pendant un certain nombre d'années... Comment réagis-tu par rapport à cette arrivée massive de gens qui n'ont d'autres choix que d'aller à la rue ?

Estelle : Effectivement, j’ai passé sept ans à la rue, ça fait dix ans que je suis réinsérée , et je suis plutôt blindée par rapport à la misère... mais encore hier soir je me suis retrouvée face à un trop plein de misère où j'ai terminé ma journée en pleurant, parce que finalement on ne se blinde jamais face à ça, malgré ce que j'ai vécu, malgré toutes ces années sur le terrain pour les aider. On a l’impression que ça va être sans fin et on ne sait plus quoi faire, on a l’impression de ne pas faire assez alors qu’on fait déjà beaucoup... 

 &quot;Les jeunes ont confiance en nous. Les personnes plus âgées, elles, ont perdu espoir.&quot;

Si vous n’étiez pas là personne ne le ferait... Vous êtes là pare que l’État est défaillant dans sa mission de protection des gens, et j’imagine que votre action est aussi reconnue par les personnes qui viennent vous voir

Estelle : Oui, ça c’est sûr, les jeunes ont beaucoup confiance en nous. Les personnes plus âgées, elles, ont perdu espoir. Après si on ne passait pas, c’est la grande question, parce qu’on se dit qu’on participe quand même activement à la paix sociale. Si toutes ces personnes avaient faim, je ne sais pas comment cela se passerait...

Juliette : On avait rigolé une fois d’un jour &quot;tiens qu’est-ce qu’il se passerait si on faisait une grève des maraudeurs ? juste pour voir !&quot;, mais en soit, on ne le fera jamais. Tous ces gens savent que, nous, comme les infirmières, comme les autres gens, on ne fera jamais la grève. On sait très bien ce qu’il va se passer si on la fait ! Et c’est pour ça qu’on tient tous, et c’est pour ça que ça tient et que c’est pas la révolution depuis quelques années !

On comprend la nécessité de votre action, mais face au fait que certaines personnes sont à la rue depuis tant d'années et que leur situation n’a toujours pas évolué, qu’est ce qu’une ville ou un gouvernement pourrait faire pour améliorer considérablement la vie de ces personnes là ?

Juliette : je pense que ça passe d’abord par arrêter la stigmatisation, c’est-à-dire que les architectures anti-SDF ou bien les nettoyages de la ville quand il y a des évènements sportifs ou bien ce genre de choses... Faut arrêter l’hypocrisie ! C’est normal qu’il y ait des sans-abris, le 0 sans-abris il existera jamais, parce qu’il y a des gens ils sont nés à la rue, c’est leur référence, donc ils vont pas bouger de là. Faut arrêter de les stigmatiser, il faut leur dire bonjour, il faut les considérer comme des personnes et cesser de les voir comme les déchets de la société !

nom de la photo

 (DR/Urgence Froid Bordeaux)

Vous souhaitiez qu'on parle des relations difficiles voire violentes avec la police. De quoi, avez-vous avez été témoins ? 

Estelle : Il y a deux semaines, on se retrouve avec des policiers qui insultent gratuitement des SDF de « cassos », c’est quand même très violent comme terme... Je suis intervenue pour lui demander si c’était normal : je me suis fait invectiver dans tous les sens, hurler dessus, la policière m’a menacé de contrôler mes papiers... Face à ces esclandres, on fait quoi ? on les laisse faire ? on les laisse continuer à insulter des sans-abris ou n’importe qui d’autres ? C’est trop décomplexé avec les sans-abris !

Juliette : Nous, on a rien contre la police à la base. Je veux dire : ce sont des gens comme nous. Et nous aussi, on craque et c’est pour ça que nous parfois on fait des pauses ! Quand c’est ton métier, c’est vrai que c’est un peu compliqué – c’est pour ça que moi j’en fais pas mon métier d’ailleurs - mais il y a des règles, des arrêts maladie, si on se sent plus capable de faire les choses, si on se sent plus capable de respecter les ordres. 

Après le problème c’est : qui donne les ordres et quels sont les ordres ? Parce que si les ordres c’est : on « se moque de vous, vous les fracassez, vous avez une matraque juste à gauche là, c’est pour les insultes » ben là, ça va pas, faut aussi se poser les questions de si ça vient d’en haut. Faut pas oublier qu’il y a plein de suicides dans la police, il y a plein de gens qui ne sont pas contents. T’as fait ça toute ta vie, on t’a éduqué comme ça, t’as une famille, t’as la flemme de te reconvertir, bah oui c’est compliqué et tu t'amènes des problèmes aussi en quittant ce genre d’institution...

Pour une partie des personnes sans domicile, on passe par la case prison... Est ce que toi, Estelle, ce lien tu l’as vu avec des copains et des copines de la rue ?

Estelle : je ne l’ai pas vu avec les copines et les copains de la rue. Je viens surtout de le découvrir : j’ai accompagné un jeune que j’ai suivi qui a eu des gros problèmes avec la justice et qui est actuellement, malheureusement, en prison. On a assisté à beaucoup de comparutions immédiates.

J’ai entre autres vu dans ces comparutions immédiates d’autres sans-abris y passer. C’est pour ça j'explique qu'il est très important que, quand un sans-abri finit en garde à vue, on puisse rentrer très rapidement en contact avec l’avocat, c’est ce que je faisais déjà pour ce jeune. Quand vous savez que la personne finit en garde à vue, vous allez à la maison des avocats avec vos papiers de président d'association ou de bénévole, et en expliquant que vous connaissez ce jeune et que vous avez besoin de savoir s’il a pris un avocat commis d’office.

Dans ces cas-là vous pouvez rentrer en contact avec l’avocat et pouvoir apporter des garanties sur son suivi. Sinon comme ils n’ont pas de domicile, on les envoie très régulièrement en prison, juste pour savoir où les trouver... 

nom de la photo

Comment aider, quelles associations donnent de leur temps pour combattre cette misère grandissante ? Elles sont bien évidemment nombreuses, en voici quelques-unes : Les Gratuits, Les Maraudeurs, 1,2,3 c'est Parti, Graines de solidarité, La Maraude du Coeur, Les Robins de la Rue, les Diamands des cités ou encore Imagine Demain.

Lien vers l'opération Urgence Froid Bordeaux : https://www.facebook.com/events/806984790099493/

Lien vers la cagnotte de l'opération : https://www.helloasso.com/associations/la%20maraude%20du%20coeur%20bordeaux/collectes/urgence-froid-bordeaux

nom de la photo

Photo de Une : action de Maraude du Coeur Bordeaux (DR/Facebook)</description>
      <author>[Archives] A La Tribune</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Tue Nov 10 2020 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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&quot;Chaque hiver, la baisse des températures aggrave la situation sanitaire et les risques pour la santé des personnes sans domiciles fixes (SDF) : dégradation des conditions de survie, maladies, difficultés d’accès aux soins, violences, stress et troubles psychiques, etc. À Bordeaux, des centaines de personnes sont concernées par cette situation : des hommes, des femmes et des enfants vivant à la rue, dans un squat, sous une tente ou dans un habitat indigne&quot; annonçait dans leur communiqué les organisateurs.

Le collectif Wanted Solidarité, associant associations et collectifs de solidarité, a lancé jusqu'à ce dimanche 22 novembre une grande collecte avec le soutien de la mairie de Bordeaux. L'objectif d'Urgences Froid Bordeaux est de collecter en grand nombre &quot;couvertures, duvets, tentes, vêtements et chaussures.&quot; Des points de collecte de dons et une cagnotte sont mis en place. (Liens et informations en bas de l'article)

Quelques jours avant le début de cette opération, la Clé des Ondes recevoir Juliette et Estelle toutes deux membres de maraudes à Bordeaux. Entretien enregistré et diffusé le mardi 10 novembre pour l'émission A La Tribune.

Entretien réalisé par Xavier Ridon, retranscrit de manière condensé par Hugo Cunchinabe, à retrouver en intégralité dans notre podcast.

La Clé des Ondes : Est-ce qu’il y a une aide suffisante par rapport à la demande des gens qui sont dans la rue, Estelle ? 

Estelle Morizot (La Maraude du Cœur) : Pour notre part, à notre association, effectivement oui on reçoit beaucoup d’aides, de propositions, on a suffisamment de bénévoles surtout dans cette période où tout le monde est un petit peu confiné. On manque toujours de dons. On rentre dans une période on l’on a besoin de duvets et de duvets chauds, c’est un budget assez conséquent et il y a tous les à cotés qui peut nous couter très cher, donc oui c’est un petit peu compliqué. Mais il y a déjà une belle solidarité entre les associations. On s’entraide sur tous les sujets, une bonne solidarité des riverains, des bordelais en général.

Le confinement a amené vers vous des personnes que vous n'aviez jamais jusqu'alors ?

Estelle : Notre public a bien  changé et pour beaucoup de ces personnes, c’est très difficile d’aller à une maraude, attendre après 70 personnes pour une barquette, c’est compliqué. On a mis en place des colis alimentaires mais la demande ne cesse d’exploser en permanence. Il y a une précarité, surtout chez les personnes âgées, c’est encore plus flagrant.

Tu as toi-même vécu à la rue pendant un certain nombre d'années... Comment réagis-tu par rapport à cette arrivée massive de gens qui n'ont d'autres choix que d'aller à la rue ?

Estelle : Effectivement, j’ai passé sept ans à la rue, ça fait dix ans que je suis réinsérée , et je suis plutôt blindée par rapport à la misère... mais encore hier soir je me suis retrouvée face à un trop plein de misère où j'ai terminé ma journée en pleurant, parce que finalement on ne se blinde jamais face à ça, malgré ce que j'ai vécu, malgré toutes ces années sur le terrain pour les aider. On a l’impression que ça va être sans fin et on ne sait plus quoi faire, on a l’impression de ne pas faire assez alors qu’on fait déjà beaucoup... 

 &quot;Les jeunes ont confiance en nous. Les personnes plus âgées, elles, ont perdu espoir.&quot;

Si vous n’étiez pas là personne ne le ferait... Vous êtes là pare que l’État est défaillant dans sa mission de protection des gens, et j’imagine que votre action est aussi reconnue par les personnes qui viennent vous voir

Estelle : Oui, ça c’est sûr, les jeunes ont beaucoup confiance en nous. Les personnes plus âgées, elles, ont perdu espoir. Après si on ne passait pas, c’est la grande question, parce qu’on se dit qu’on participe quand même activement à la paix sociale. Si toutes ces personnes avaient faim, je ne sais pas comment cela se passerait...

Juliette : On avait rigolé une fois d’un jour &quot;tiens qu’est-ce qu’il se passerait si on faisait une grève des maraudeurs ? juste pour voir !&quot;, mais en soit, on ne le fera jamais. Tous ces gens savent que, nous, comme les infirmières, comme les autres gens, on ne fera jamais la grève. On sait très bien ce qu’il va se passer si on la fait ! Et c’est pour ça qu’on tient tous, et c’est pour ça que ça tient et que c’est pas la révolution depuis quelques années !

On comprend la nécessité de votre action, mais face au fait que certaines personnes sont à la rue depuis tant d'années et que leur situation n’a toujours pas évolué, qu’est ce qu’une ville ou un gouvernement pourrait faire pour améliorer considérablement la vie de ces personnes là ?

Juliette : je pense que ça passe d’abord par arrêter la stigmatisation, c’est-à-dire que les architectures anti-SDF ou bien les nettoyages de la ville quand il y a des évènements sportifs ou bien ce genre de choses... Faut arrêter l’hypocrisie ! C’est normal qu’il y ait des sans-abris, le 0 sans-abris il existera jamais, parce qu’il y a des gens ils sont nés à la rue, c’est leur référence, donc ils vont pas bouger de là. Faut arrêter de les stigmatiser, il faut leur dire bonjour, il faut les considérer comme des personnes et cesser de les voir comme les déchets de la société !

nom de la photo

 (DR/Urgence Froid Bordeaux)

Vous souhaitiez qu'on parle des relations difficiles voire violentes avec la police. De quoi, avez-vous avez été témoins ? 

Estelle : Il y a deux semaines, on se retrouve avec des policiers qui insultent gratuitement des SDF de « cassos », c’est quand même très violent comme terme... Je suis intervenue pour lui demander si c’était normal : je me suis fait invectiver dans tous les sens, hurler dessus, la policière m’a menacé de contrôler mes papiers... Face à ces esclandres, on fait quoi ? on les laisse faire ? on les laisse continuer à insulter des sans-abris ou n’importe qui d’autres ? C’est trop décomplexé avec les sans-abris !

Juliette : Nous, on a rien contre la police à la base. Je veux dire : ce sont des gens comme nous. Et nous aussi, on craque et c’est pour ça que nous parfois on fait des pauses ! Quand c’est ton métier, c’est vrai que c’est un peu compliqué – c’est pour ça que moi j’en fais pas mon métier d’ailleurs - mais il y a des règles, des arrêts maladie, si on se sent plus capable de faire les choses, si on se sent plus capable de respecter les ordres. 

Après le problème c’est : qui donne les ordres et quels sont les ordres ? Parce que si les ordres c’est : on « se moque de vous, vous les fracassez, vous avez une matraque juste à gauche là, c’est pour les insultes » ben là, ça va pas, faut aussi se poser les questions de si ça vient d’en haut. Faut pas oublier qu’il y a plein de suicides dans la police, il y a plein de gens qui ne sont pas contents. T’as fait ça toute ta vie, on t’a éduqué comme ça, t’as une famille, t’as la flemme de te reconvertir, bah oui c’est compliqué et tu t'amènes des problèmes aussi en quittant ce genre d’institution...

Pour une partie des personnes sans domicile, on passe par la case prison... Est ce que toi, Estelle, ce lien tu l’as vu avec des copains et des copines de la rue ?

Estelle : je ne l’ai pas vu avec les copines et les copains de la rue. Je viens surtout de le découvrir : j’ai accompagné un jeune que j’ai suivi qui a eu des gros problèmes avec la justice et qui est actuellement, malheureusement, en prison. On a assisté à beaucoup de comparutions immédiates.

J’ai entre autres vu dans ces comparutions immédiates d’autres sans-abris y passer. C’est pour ça j'explique qu'il est très important que, quand un sans-abri finit en garde à vue, on puisse rentrer très rapidement en contact avec l’avocat, c’est ce que je faisais déjà pour ce jeune. Quand vous savez que la personne finit en garde à vue, vous allez à la maison des avocats avec vos papiers de président d'association ou de bénévole, et en expliquant que vous connaissez ce jeune et que vous avez besoin de savoir s’il a pris un avocat commis d’office.

Dans ces cas-là vous pouvez rentrer en contact avec l’avocat et pouvoir apporter des garanties sur son suivi. Sinon comme ils n’ont pas de domicile, on les envoie très régulièrement en prison, juste pour savoir où les trouver... 

nom de la photo

Comment aider, quelles associations donnent de leur temps pour combattre cette misère grandissante ? Elles sont bien évidemment nombreuses, en voici quelques-unes : Les Gratuits, Les Maraudeurs, 1,2,3 c'est Parti, Graines de solidarité, La Maraude du Coeur, Les Robins de la Rue, les Diamands des cités ou encore Imagine Demain.

Lien vers l'opération Urgence Froid Bordeaux : https://www.facebook.com/events/806984790099493/

Lien vers la cagnotte de l'opération : https://www.helloasso.com/associations/la%20maraude%20du%20coeur%20bordeaux/collectes/urgence-froid-bordeaux

nom de la photo

Photo de Une : action de Maraude du Coeur Bordeaux (DR/Facebook)</itunes:summary>
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    </item>
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      <title>5G en Gironde : ce qu'il faut savoir et ce qu'il faut faire</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>La 5G qu’est-ce que c’est ? Les promesses des partisans de cette technologie de téléphonie sont-elles tenables ? Le déploiement des antennes 5G avance à marche forcée dans plusieurs villes de Gironde, dont Bordeaux, sans aucune étude d’impact préalable, ni information du public.
Beaucoup sont inquiets des utilisations qui découleront de la technologie 5G et s’interrogent sur leur nécessité. Cette première réunion publique est l’occasion de faire le point avec des expert.e.s, syndicaliste, associations et élu.e.s sur les enjeux et actions juridiques en cours pour tenter de bloquer ce projet.

Jeudi 24 septembre de 19h45 à 21h45 - Sur inscription

Salle Gouffrand, rue Gouffrand (Chartrons) à Bordeaux

Avec les interventions d'Elisabeth Renwez de Priartem, Philippe Bihouix, ingénieur et spécialiste des low tech, Sébastien Crozier, président de la CFE-CGC Orange, Stéphanie Anfray de la Fcpe Gironde, Delphine Jamet, Adjointe au maire de Bordeaux et Loïc Prud'homme, député de la 3e circonscription de la Gironde. Le débat est modéré par La Clé Des Ondes, avec le soutien du Cinéma UTOPIA Bordeaux, Réseau Environnement Santé (RES), Agir Pour l'Environnement, le Collectif Stop Linky - Gazpar 5G Gironde...


En raison des mesures sanitaires :

1. Inscrivez-vous via ce lien pour pouvoir entrer

2. Venez à partir de 19h45

3. Début des échanges à 20h

4. Fin des échanges et sortie obligatoire à 21h45

nom de la photo</description>
      <author>[Archives] A La Tribune</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Tue Sep 29 2020 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Beaucoup sont inquiets des utilisations qui découleront de la technologie 5G et s’interrogent sur leur nécessité. Cette première réunion publique est l’occasion de faire le point avec des expert.e.s, syndicaliste, associations et élu.e.s sur les enjeux et actions juridiques en cours pour tenter de bloquer ce projet.

Jeudi 24 septembre de 19h45 à 21h45 - Sur inscription

Salle Gouffrand, rue Gouffrand (Chartrons) à Bordeaux

Avec les interventions d'Elisabeth Renwez de Priartem, Philippe Bihouix, ingénieur et spécialiste des low tech, Sébastien Crozier, président de la CFE-CGC Orange, Stéphanie Anfray de la Fcpe Gironde, Delphine Jamet, Adjointe au maire de Bordeaux et Loïc Prud'homme, député de la 3e circonscription de la Gironde. Le débat est modéré par La Clé Des Ondes, avec le soutien du Cinéma UTOPIA Bordeaux, Réseau Environnement Santé (RES), Agir Pour l'Environnement, le Collectif Stop Linky - Gazpar 5G Gironde...


En raison des mesures sanitaires :

1. Inscrivez-vous via ce lien pour pouvoir entrer

2. Venez à partir de 19h45

3. Début des échanges à 20h

4. Fin des échanges et sortie obligatoire à 21h45

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      <title>La CGT veut relancer le ferroviaire ! Avec Ph. Martinez, S. Obé et D. Le Reste</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>[Archives] A La Tribune</author>
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      <pubDate>Tue Oct 13 2020 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Création - Chloé Despax - Au rythme endiablé de la Bomba</title>
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      <pubDate>Tue Oct 06 2020 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Rencontres Déconnomiques : Matthieu Montalban et Eric Berr en entretien sur la Clé des Ondes</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>(Communiqué des Déconnomistes Suite à la crise sanitaire, Les Rencontres Économiques organisées annuellement par le très libéral Cercle des Économistes ne pourront pas se dérouler comme d’habitude à Aix-en-Provence.

Elles auront lieu à la Maison de la radio à Paris suite à un partenariat passé avec Sybile Veil, présidente du groupe Radio France.

Sybile Veil, soucieuse de sa mission de service public, déclare que ce partenariat prévoit « de développer la culture économique auprès d’un vaste public grâce au rayonnement de Radio France et ses 15 millions d’auditeurs ».

Les organisateurs des Rencontres Déconnomiques d’Aix-en-Provence qui, depuis 2012 se déroulent simultanément en réplique aux Rencontres Économiques, ont proposé à la présidente de Radio France d’élargir son partenariat pour non seulement développer la culture économique, mais aussi informer les 15 millions d’auditeurs du pluralisme concernant les écoles de pensée en sciences économiques.
(voir la lettre adressée à Sybile Veil).

Comme Radio France ne semble pas vouloir apporter une réponse positive à notre proposition, alors de nombreux médias indépendants ont donc décidé d’ouvrir leurs portes aux économistes hétérodoxes (voir la liste ci-dessous) pour véritablement parler d’économie pendant que Radio France déversera sa propagande ultralibérale sur toutes ses antennes : 300 intervenants sont prévus les 3, 4 et 5 juillet 2020.

Liste des premiers économistes participants à l’opération (liste non exhaustive) :

Fabrice Aubert, Jean-Pierre Berlan, Eric Berr, Benoit Boussemart,  David Cayla, Gabriel Colletis, Christelle de Cremiers, Coralie Delaume, Gérard Duménil, Bernard Friot, Jacques Généreux, Jean-Marie Harribey,  Liem Hoang-Ngoc, Agnès Labrousse, Thomas Lagoarde-Segot, Sylvain Leder, Henry Lombard, Philippe Méhaut, Matthieu Montalban, Virginie Monvoisin, Fabienne Orsi, Claude Paraponaris, Thomas Porcher, Gwendoline Promsopha,  Christophe Ramaux, Mathias Reymond, Philippe Richard, Bertrand Rothé, Jacques Sapir, Patrick Saurin, Jean-François Simonin, Éric Stemmelen, Antoine Vion…

Et avec la participation (liste non exhaustive) :

Aurélien Bernier, Christian Cauvin, Gérard Filoche, Romaric Godin, Thomas Guénolé, Prune Helfter-Noah, Jacques le Bohec, Danièle Linhart, Gérard Mordillat, Corinne Morel-Darleux, Jean-Louis Odekerken, Monique Pinçon-Charlot, François Ruffin, Patrick Saurin, Jean-François Simonin, Martine Vasselin …

Médias ayant confirmé leur participation (au 13 juin 2020)

Presse : Le Ravi, Politis, L’humanité, Ruptures, La Marseillaise

Web : Arrêt sur Images, Etiknews,  Là-bas si j’y suis, Le Média, Les jours, Médiapart, Quartier Général, Frustration, Altermidi,  Acrimed, Reconstruire.

Radio : La clé des ondes, Radio Campus,  Radio Galère, Radio Grenouille, Radio Zinzine

Site : Fakir, Les Amis du Monde diplomatique, Les Déconnomistes.

Les Rendez-Vous de la Clé des Ondes

Dans Kaléïdoscope le lundi 6 juiller 2020 - Entretien avec Matthieu Montalban

Dans A La Tribune le mardi 7 juillet 2020 - Entretien avec Eric Berr

Retrouvez en haut de cette page les podcasts de nos émissions, dans l'attente peut-être d'une retranscription de ces entretiens.

D'ailleurs si vous souhaitez devenir retranscription bénévole de la Clé des Ondes, contactez-nous en remplissant notre formulaire par ici.
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      <author>[Archives] A La Tribune</author>
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      <pubDate>Tue Jul 07 2020 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>(Communiqué des Déconnomistes Suite à la crise sanitaire, Les Rencontres Économiques organisées annuellement par le très libéral Cercle des Économistes ne pourront pas se dérouler comme d’habitude à Aix-en-Provence.

Elles auront lieu à la Maison de la radio à Paris suite à un partenariat passé avec Sybile Veil, présidente du groupe Radio France.

Sybile Veil, soucieuse de sa mission de service public, déclare que ce partenariat prévoit « de développer la culture économique auprès d’un vaste public grâce au rayonnement de Radio France et ses 15 millions d’auditeurs ».

Les organisateurs des Rencontres Déconnomiques d’Aix-en-Provence qui, depuis 2012 se déroulent simultanément en réplique aux Rencontres Économiques, ont proposé à la présidente de Radio France d’élargir son partenariat pour non seulement développer la culture économique, mais aussi informer les 15 millions d’auditeurs du pluralisme concernant les écoles de pensée en sciences économiques.
(voir la lettre adressée à Sybile Veil).

Comme Radio France ne semble pas vouloir apporter une réponse positive à notre proposition, alors de nombreux médias indépendants ont donc décidé d’ouvrir leurs portes aux économistes hétérodoxes (voir la liste ci-dessous) pour véritablement parler d’économie pendant que Radio France déversera sa propagande ultralibérale sur toutes ses antennes : 300 intervenants sont prévus les 3, 4 et 5 juillet 2020.

Liste des premiers économistes participants à l’opération (liste non exhaustive) :

Fabrice Aubert, Jean-Pierre Berlan, Eric Berr, Benoit Boussemart,  David Cayla, Gabriel Colletis, Christelle de Cremiers, Coralie Delaume, Gérard Duménil, Bernard Friot, Jacques Généreux, Jean-Marie Harribey,  Liem Hoang-Ngoc, Agnès Labrousse, Thomas Lagoarde-Segot, Sylvain Leder, Henry Lombard, Philippe Méhaut, Matthieu Montalban, Virginie Monvoisin, Fabienne Orsi, Claude Paraponaris, Thomas Porcher, Gwendoline Promsopha,  Christophe Ramaux, Mathias Reymond, Philippe Richard, Bertrand Rothé, Jacques Sapir, Patrick Saurin, Jean-François Simonin, Éric Stemmelen, Antoine Vion…

Et avec la participation (liste non exhaustive) :

Aurélien Bernier, Christian Cauvin, Gérard Filoche, Romaric Godin, Thomas Guénolé, Prune Helfter-Noah, Jacques le Bohec, Danièle Linhart, Gérard Mordillat, Corinne Morel-Darleux, Jean-Louis Odekerken, Monique Pinçon-Charlot, François Ruffin, Patrick Saurin, Jean-François Simonin, Martine Vasselin …

Médias ayant confirmé leur participation (au 13 juin 2020)

Presse : Le Ravi, Politis, L’humanité, Ruptures, La Marseillaise

Web : Arrêt sur Images, Etiknews,  Là-bas si j’y suis, Le Média, Les jours, Médiapart, Quartier Général, Frustration, Altermidi,  Acrimed, Reconstruire.

Radio : La clé des ondes, Radio Campus,  Radio Galère, Radio Grenouille, Radio Zinzine

Site : Fakir, Les Amis du Monde diplomatique, Les Déconnomistes.

Les Rendez-Vous de la Clé des Ondes

Dans Kaléïdoscope le lundi 6 juiller 2020 - Entretien avec Matthieu Montalban

Dans A La Tribune le mardi 7 juillet 2020 - Entretien avec Eric Berr

Retrouvez en haut de cette page les podcasts de nos émissions, dans l'attente peut-être d'une retranscription de ces entretiens.

D'ailleurs si vous souhaitez devenir retranscription bénévole de la Clé des Ondes, contactez-nous en remplissant notre formulaire par ici.
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    <item>
      <title>&quot;Intégrer les quartiers populaires est un défi à venir pour Pierre Hurmic comme pour l'ensemble des écologistes&quot;</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>La Clé des Ondes : En 2017, vous sortiez &quot;Les citoyens qui viennent&quot; aux éditions PUF. Que sont-ils devenus lors de cette élection ?

Vincent Tiberj - Il faut toujours se méfier entre ce que peuvent être les citoyens dans leur globalité et ceux qui se mobilisent pour des élections municipales. Très clairement, quand on regarde la structure des votes, on voit que les jeunes habitants de bordeaux ne sont pas forcément inscrits sur les listes électorales. Il y a une déperdition de 50% dans les 18-25 ans. C'est un vrai souci.

Des habitants ne se donnent pas la voix au chapitre en ne s'inscrivant pas sur les listes à Bordeaux. Même inscrits, les jeunes ne se mobilisent pas forcément pour la ville. C'est problématique si on y réfléchit car les scrutins locaux donnent beaucoup de voix à des générations qui sont vieillissantes. 

Les plus assidus aux urnes ce sont les baby boomers. Ceux nés dans les années 1970, 1980, 1990 sont moins présents dans les urnes et se font moins entendre à travers leur vote.

S'ils se font entendre c'est dans les mouvements associatifs, de réseaux, de soutien à différentes causes notamment les manifestants.

Ça faisait d'ailleurs partie des inquiétudes lors du premier tour notamment dans l'équipe de Pierre Hurmic qui nous disait qu'ils aimeraient mobiliser la jeunesse. Pour ceux et celles qui votent, à qui va leur vote ?

Le vote écologiste est très corrélé au niveau de diplôme et à l'âge. Plus vous êtes diplômé, plus vous risquez de voter écologiste. C'est parmi les générations récentes que le vote est le plus fort.

La victoire de Pierre Hurmic était clairement difficilement atteignable seulement avec les jeunes. C'est le paradoxe de cette campagne. Elle n'a pas été suffisamment forte, politisante, politisée et clivante pour toucher les jeunes et les engager à venir.

Si Pierre Hurmic l'a emporté c'est vraisemblablement plus avec l'addition des votes des trentenaires et quarantenaires voire dans des basculements dans des classes d'âges plus âgées.

Ça nous amène à parler de l'abstention. Que sait-on d'elle ?

Il faut bien avoir en tête de l'aspect exceptionnel du covid. Jamais dans l'histoire de la 5è République, les municipales ont suscité autant d'abstention surtout que c'est près de 20 points de plus par rapport à 2014. C'est évidemment la crise du covid et que la campagne du second tour ait été extrêmement dure à mettre en place.

Ce n'est pas une grève civique comme le dit Jean-Luc Mélenchon ?

C'est plus compliqué que ça. Ce qui se cache au niveau national c'est ce que j'appelle le décentrement du vote. Dans ces générations post-babyboom, le vote ne suffit plus. C'est un moyen d'action qui est extrêmement insuffisant.

Il y a d'autres manières de s'exprimer, de participer, de se faire entendre politiquement et pour beaucoup de ces électeurs qui ont moins de 50 ans, il vaut parfois mieux adhérer à une association pour une Amap, du compost, faire du vélo ou signer des pétitions que simplement aller voter. 

Ça nous renvoie à un changement de culture démocratique. Ceux qui continuent de voter de manière assidue, ce sont les générations du baby-boom qui ne vote pas forcément par intérêt politique mais parce que c'est un devoir. En votant, ils s'en remettent aux élu.es pour décider pour eux. Bourdieu l'avait théorisé dans les années 1970 ce qui se vérifie encore aujourd'hui.

C'est ce que j'appelle une culture de la déférence pour les élu.es : les notables, les figures des chefs qui auraient la capacité, la vue pour savoir ce qu'il faudrait faire - à la place des citoyens. 

Ce système fonctionne de moins en moins parmi les cohortes récentes. Ce n'est pas qu'ils sont en grève civique mais qu'ils votent s'ils considèrent qu'il y a suffisamment d'enjeux. ils ne donnent plus leur vote mais ils l'accordent. C'est de moins en moins un vote d'adhésion, de soutien à un maire, député, etc. C'est un vote sous condition.

Cela explique pourquoi on a autant de variations entre les scrutins. La présidentielle est l'exemple type du retour aux urnes. C'est une ligne plate depuis le début de la 5è république. Il y a toujours 80%.

nom de la photo

 Les graphiques de l'abstention (1er tour) sous la Vème (Vincent Tiberj/Twitter

Cette culture de distance à l'égard du vote montre qu'il y a une cassure avec les catégories populaires, les précaires, les moins-diplômés de ces générations post-babyboom. Ça se voit quand on voit la participation aux Aubiers ou au Grand-Parc, ce n'est pas la grève des urnes, c'est qu'ils ne s'expriment plus ni dans les urnes ni dans le mouvement social.

Si le premier parti des classes populaires c'est l'abstention. quel est le deuxième et les suivants ?

On arrive à un tel degré de non-participation qu'il est difficile de considérer les soutiens qui auraient été exprimés dans les bureaux de vote du Grand-Parc ou des Aubiers. Cela raconte la difficulté pour les deux grandes équipes à mobiliser dans ces quartiers et à les intégrer. C'est un défi à venir pour Pierre Hurmic comme pour l'ensemble des écologistes.

Certains font l'analyse d'une vague verte et parlent d'une possible candidature présidentielle. Mais, dimanche (28 juin, ndlr), on s'est focalisé sur à peine un tiers de la population dont la moitié seulement s'est déplacée. Ce sixième de population est la partie la plus urbaine, la plus diplômée de l'électorat.

Il y a un souci pour les écologistes s'ils veulent passer la prochaine vitesse. Il va falloir trouver un moyen d'arrimer les catégories populaires, les plus précaires qui ne se sont pas exprimées lors des municipales ou sont ailleurs sur le territoire.

Bordeaux a été un des hauts lieux de la contestation des Gilets Jaunes. Je ne suis pas sûr que les Gilets Jaunes de la partie périurbaine de la population ce soit reconnue en Pierre Hurmic. Il y a un vrai travail à faire pour intégrer les inégalités sociales et territoriales dans le logiciel idéologique et programmatique du mouvement écologistes et faire en sorte que ces groupes finissent par mieux accepter les candidatures vertes comme des candidatures sur lesquelles se prononcer.

D'ailleurs dans les villes les plus populaires, les votes vont vers le parti socialiste ou le parti communiste. Pour revenir à Bordeaux, Bordeaux En Luttes a-t-il un électorat populaire ?

L'histoire de Bordeaux En Luttes est extrêmement intéressante. Pierre Hurmic n'aurait pas dû avoir une liste aussi importante sur sa gauche, il avait rassemblé assez largement jusqu'au Parti Communiste. Il ne restait que le France Insoumise et le NPA qui ne sont que deux petites forces politiques, y compris localement.

Même si en terme de suffrages exprimés, Jean-Luc Mélenchon avait fait un bon score à Bordeaux...

Tout à fait. Il faut bien se souvenir que cet électorat n'est pas forcément d'adhésion mais aussi de vote utile pour un certain nombre d'électeurs de gauche. Il a épuisé le vote Benoit Hamon. Quelques parts, c'est un effet de ralliement au moins mal classé. Ça s'est vu rapidement.

Jean-Luc Mélenchon pensait pouvoir compter sur un électorat à deux chiffres. Dès les législatives, ce n'était plus la même histoire. Ça s'est confirmé aux européennes. Quant aux municipales, on voit que LFI n'a pas été le mouvement dominant.

Pour revenir à Philippe Poutou, son très bon score inattendu au premier tour tient au fait que ce n'était pas simplement une liste soutenue par LFI ou le NPA mais aussi soutenue par la gauche mouvementiste avec un certain nombre de figures importantes très présentes dans l'hyper-centre de Bordeaux, une gauche citoyenne qui essaie de faire exister depuis longtemps une autre manière de faire de la politique.

Aussi, si Philippe Poutou a fait un aussi bon score c'est parce que pour un certain nombre d'électeurs de gauche, la candidature de Pierre Hurmic restait un peu trop centriste ou qui regardait trop vers le centre. 

Le fait que Philippe Poutou frôle les 10% au second tour, nous dit quelque chose de la fragilité de Pierre Hurmic. Alors même que la ville pouvait basculer à gauche - on était à 51% dans le sondage d'Ipsos. Alors que près de 10% des électeurs finissent par voter Poutou plutôt que Hurmic, ça raconte un doute.

Il va falloir que la nouvelle majorité municipale intègre cette donne et parle à ces électeurs sinon il risque d'arriver à Pierre Hurmic ce qui est arrivé au Parti Socialiste et aux soutiens de François Hollande.

C'est à dire ?

Avec une politique qui commence à gauche puis va de plus en plus vers le centre d'un point de vue économique et sociétal, il y a un risque de cassure avec l'électorat de gauche.

Or si la gauche est faible électoralement en ce moment, ce n'est pas du fait des électeurs et de leurs idées mais des organisations qui ont durablement cassé un lien de confiance qu'il y avait avec les élus. Ceci dit, Pierre Hurmic n'est pas encore dans cette problématique.

Il a clairement bénéficié d'un blanc-seing, a récupéré un certain nombre de voix d'électeurs de Philippe Poutou. Il n'empêche que, comme un certain nombre d'élus, il est sous surveillance. Ca dit quelque chose du changement de culture : on est face à des électeurs à qui on ne la fait pas.

Si ça bascule trop au centre, s'il y a trop de renoncement, ça risque de se traduire par de la défiance, de la contestation. C'est fini le temps où un élu pouvait se dire qu'il était en charge et pouvait gouverner tranquillement pendant six ans. 

Avec le premier tour vous disiez à Sud Ouest en gros que Pierre Hurmic ne soignait pas assez sa gauche pour rafler la mairie. L'histoire vous a fait mentir.  En fait, ne faut-il pas avoir un discours centriste et aborder des thèmes sur la police pour rafler une ville comme Bordeaux qui était depuis 73 ans une ville de droite ?

Il y a deux analyses autour de Bordeaux. Certains continuent à penser que Bordeaux se caractérise par une culture du centre. Gilles Pinson et Viviane Le Hay écrivaient après les présidentielles &quot;Bordeaux, capitale de la terre du milieu&quot;. Ce serait l'idée que Bordeaux se caractérisaient par un gouvernement du centre, centre gauche, centre droit avec des gens de bonne compagnie; L'exemple type est la lettre de soutien à la navette Air France Mérignac-Orly signée par des élus de gauche et de droite. Cette culture existe et vraisemblablement perdure parmi les habitants de Bordeaux de longue date.

C'est aussi la rhétorique d'Alain Juppé autour de l'esprit de modération de Bordeaux...

Oui et de l'autre côté - sans doute un peu caché mais dont on voit l'émergence - un Bordeaux plus clivé sur les questions d'inégalités, de tensions immobilières, etc. Mine de rien, cette culture de la modération tendait à faire oublier des politiques publiques bordelaises problématiques.

Début 2010 en arrivant ici, je me souviens que les enfants de chômeurs ne pouvaient pas aller à la cantine car ils étaient sensés garder les enfants durant la période méridienne. Le manque d'alternance faisait qu'il n'y avait plus d'alternative ni d'autres politiques publiques possibles.

Une des raisons pour lesquelles Pierre Hurmic l'emporte c'est qu'il y a un épuisement de modèle. Il y avait une culture du centre et une culture des clivages qui, elle, était sous le boisseau. La présence d'Alain Juppé a maintenu cette illusion de la modération alors qu'en 2007, il perdait des législatives sur des questions gauche/droite et pas seulement parce que son électorat était parti sur le Bassin...

En 2012, la majorité des électeurs bordelais choisit François Hollande. Aux législatives de 2012, il y a un grand chelem pour la gauche. Il se passe des choses qui ne s'exprimaient pas au niveau local. En 2017, il y a l'épisode Macron et désormais Pierre Hurmic se retrouve porté notamment par la montée en puissance de préoccupations écologiques et aussi sociales.

Peut-être qu'on avait oublié que l'épuisement du modèle, les changements sociologiques, l'arrivée de ces néo-bordelais porteurs d'une autre culture - notamment de la région parisienne sur les questions écologiques et sociales.

Il y avait aussi une possibilité pour Pierre Hurmic de se positionner clairement à gauche sur un certain nombre d'enjeux dont  - il a parlé un peu - le logement, les inégalités... L'écologie peut être sociale : la cantine bio mais pour tout le monde. L'idée qu'on peut être vert sans être un petit rouge est problématique.

Ce qui m'a fait mentir vraisemblablement, c'est que Pierre Hurmic s'en tire avec un mouvement de vote utile de sa gauche, un mouvement de remobilisation et aussi probablement d'électeurs Cazenave dont on avait sous-estimé la volonté de changer de modèle.

Il faut noter aussi la sortie de l'extrême droite du conseil municipal de Bordeaux ?

Les grandes villes ne sont pas les bons endroits pour mesurer l'influence de l'extrême droite alors qu'il y aurait pu avoir une mobilisation après le covid. L'extrême droite n'arrive pas à Bordeaux comme elle a du mal à s'implanter ailleurs.

Il faut ceci dire faire attention car ces élections municipales de la France urbaine sont mal paramétrées pour mesurer l'extrême droite. Il se trouve dans d'autres parties du territoire et aussi dans l'abstention et ailleurs.

Il fait partie de cet électorat qui va beaucoup plus se mobiliser sur les présidentielles ?

La preuve c'est le sondage fait par l'Ifop la semaine dernière sur les intentions de vote des présidentielles où Marine Le Pen est relativement haute. Ces élections municipales urbaines ne sont pas calibrées pour le Rassemblement National mais elles le sont pour le parti présidentiel.

Emmanuel Macron fait ses meilleurs scores parmi les urbains, diplômés, des grandes villes autrement dit ceux et celles qui se sont exprimées ou pas dimanche 29 juin. Le seul message national qu'on peut tirer c'est que le parti présidentiel est en très mauvaise posture. On peut parler d'échec national. Il faut se souvenir ce qu'on se disait il y a un an durant les européennes : La République En Marche était largement en tête et pouvait espérer son implantation municipale.

Quand les ministres évoquent un manque d'ancrage local, il faut rappeler que ce manque d'ancrage n'avait pas empêché une victoire nette et sans bavure lors des initiatives. cet argument du localisme est à double tranchant.

Pour reparler de la gauche et de ces deux jambes rouge et verte, que nous disent ces élections municipales sur la division entre la gauche écolo diplômée et la gauche populaire, prolétaire sur cette union possible autour du fin du mois, fin du monde, même combat ?

Ceux qui se sont exprimées ce sont surtout des classes moyennes, diplômées, mais il faut avoir en tête un truc. Quand on caractérise les habitants des grandes villes, on parle des bobos. On leur en fait voir de toutes les couleurs. 

Mais quand on y réfléchit, en terme de revenus ceux qu'on qualifie de bobos ne sont pas des bourgeois. Ils émargent à 2000 à 3000 euros c'est beaucoup, ils ne sont pas défavorisés mais ce ne pas des bourgeois. Mais à la différence des vrais bourgeois, qui vivent dans les grandes maisons à Caudéran, ceux qu'on qualifie de bobos ont une conscience sociale et environnementale. Quand on regarde leur priorité, ils sont sensibles aux inégalités sociales.

Ils veulent de la diversité et veulent habiter dans des endroits où il y a de la diversité sociale ou en terme d'origine. Ils valorisent une certaine conception du vivre-ensemble. A la différence, des périurbains quittent la ville et ses mélanges pour aller vivre dans des endroits qui sont très ségrégués d'un point de vue culturel, économique, etc.

Quand vous parlez inégalités sociales ou redistribution à des bobos, ils y sont favorables alors qu'ils n'en bénéficieront pas - en terme matériel mais en terme vivre-ensemble et qualité de vie. Il y a une possibilité d'unir et de réunir ces deux jambes autour des inégalités sociales. Fin du monde et fin du mois peuvent marcher ensemble mais c'est le défi à venir pour la gauche à son ensemble. Il faudra hybrider ces différents courants.

Il y a des signes déjà intéressants. Le Parti Communiste, considéré pendant longtemps pro-nucléaire et pro-industrie, se convertit à ces questions d'écologie voire rallie des listes écologistes pas uniquement pour des postes mais aussi sur des majorités d'idées, c'est la preuve que cette hybridation est en cours.

Et si la vague verte veut continuer à grandir, il va falloir faire monter dans le courant des gens qui se préoccupent avant tout de leur fin de mois. La gauche doit créer des opportunités et programmes qui permettront d'embringuer ces catégories populaires vers plus d'écologie et surtout plus de redistribution. Par exemple : la proposition avancée par la convention climat d'en finir avec les passoires thermiques.

Deuxième partie de l'entretien avec Vincent Tiberj

&quot;&quot;L'écologie sociale c'est s'inspirer des initiatives locales, associer les citoyens, allier les prismes verts et rouges&quot; sur lacledesondes.fr</description>
      <author>[Archives] A La Tribune</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Tue Jun 30 2020 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>&quot;Intégrer les quartiers populaires est un défi à venir pour Pierre Hurmic comme pour l'ensemble des écologistes&quot;</itunes:title>
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      <itunes:author>[Archives] A La Tribune</itunes:author>
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      <itunes:subtitle>[Archives] A La Tribune</itunes:subtitle>
      <itunes:summary>La Clé des Ondes : En 2017, vous sortiez &quot;Les citoyens qui viennent&quot; aux éditions PUF. Que sont-ils devenus lors de cette élection ?

Vincent Tiberj - Il faut toujours se méfier entre ce que peuvent être les citoyens dans leur globalité et ceux qui se mobilisent pour des élections municipales. Très clairement, quand on regarde la structure des votes, on voit que les jeunes habitants de bordeaux ne sont pas forcément inscrits sur les listes électorales. Il y a une déperdition de 50% dans les 18-25 ans. C'est un vrai souci.

Des habitants ne se donnent pas la voix au chapitre en ne s'inscrivant pas sur les listes à Bordeaux. Même inscrits, les jeunes ne se mobilisent pas forcément pour la ville. C'est problématique si on y réfléchit car les scrutins locaux donnent beaucoup de voix à des générations qui sont vieillissantes. 

Les plus assidus aux urnes ce sont les baby boomers. Ceux nés dans les années 1970, 1980, 1990 sont moins présents dans les urnes et se font moins entendre à travers leur vote.

S'ils se font entendre c'est dans les mouvements associatifs, de réseaux, de soutien à différentes causes notamment les manifestants.

Ça faisait d'ailleurs partie des inquiétudes lors du premier tour notamment dans l'équipe de Pierre Hurmic qui nous disait qu'ils aimeraient mobiliser la jeunesse. Pour ceux et celles qui votent, à qui va leur vote ?

Le vote écologiste est très corrélé au niveau de diplôme et à l'âge. Plus vous êtes diplômé, plus vous risquez de voter écologiste. C'est parmi les générations récentes que le vote est le plus fort.

La victoire de Pierre Hurmic était clairement difficilement atteignable seulement avec les jeunes. C'est le paradoxe de cette campagne. Elle n'a pas été suffisamment forte, politisante, politisée et clivante pour toucher les jeunes et les engager à venir.

Si Pierre Hurmic l'a emporté c'est vraisemblablement plus avec l'addition des votes des trentenaires et quarantenaires voire dans des basculements dans des classes d'âges plus âgées.

Ça nous amène à parler de l'abstention. Que sait-on d'elle ?

Il faut bien avoir en tête de l'aspect exceptionnel du covid. Jamais dans l'histoire de la 5è République, les municipales ont suscité autant d'abstention surtout que c'est près de 20 points de plus par rapport à 2014. C'est évidemment la crise du covid et que la campagne du second tour ait été extrêmement dure à mettre en place.

Ce n'est pas une grève civique comme le dit Jean-Luc Mélenchon ?

C'est plus compliqué que ça. Ce qui se cache au niveau national c'est ce que j'appelle le décentrement du vote. Dans ces générations post-babyboom, le vote ne suffit plus. C'est un moyen d'action qui est extrêmement insuffisant.

Il y a d'autres manières de s'exprimer, de participer, de se faire entendre politiquement et pour beaucoup de ces électeurs qui ont moins de 50 ans, il vaut parfois mieux adhérer à une association pour une Amap, du compost, faire du vélo ou signer des pétitions que simplement aller voter. 

Ça nous renvoie à un changement de culture démocratique. Ceux qui continuent de voter de manière assidue, ce sont les générations du baby-boom qui ne vote pas forcément par intérêt politique mais parce que c'est un devoir. En votant, ils s'en remettent aux élu.es pour décider pour eux. Bourdieu l'avait théorisé dans les années 1970 ce qui se vérifie encore aujourd'hui.

C'est ce que j'appelle une culture de la déférence pour les élu.es : les notables, les figures des chefs qui auraient la capacité, la vue pour savoir ce qu'il faudrait faire - à la place des citoyens. 

Ce système fonctionne de moins en moins parmi les cohortes récentes. Ce n'est pas qu'ils sont en grève civique mais qu'ils votent s'ils considèrent qu'il y a suffisamment d'enjeux. ils ne donnent plus leur vote mais ils l'accordent. C'est de moins en moins un vote d'adhésion, de soutien à un maire, député, etc. C'est un vote sous condition.

Cela explique pourquoi on a autant de variations entre les scrutins. La présidentielle est l'exemple type du retour aux urnes. C'est une ligne plate depuis le début de la 5è république. Il y a toujours 80%.

nom de la photo

 Les graphiques de l'abstention (1er tour) sous la Vème (Vincent Tiberj/Twitter

Cette culture de distance à l'égard du vote montre qu'il y a une cassure avec les catégories populaires, les précaires, les moins-diplômés de ces générations post-babyboom. Ça se voit quand on voit la participation aux Aubiers ou au Grand-Parc, ce n'est pas la grève des urnes, c'est qu'ils ne s'expriment plus ni dans les urnes ni dans le mouvement social.

Si le premier parti des classes populaires c'est l'abstention. quel est le deuxième et les suivants ?

On arrive à un tel degré de non-participation qu'il est difficile de considérer les soutiens qui auraient été exprimés dans les bureaux de vote du Grand-Parc ou des Aubiers. Cela raconte la difficulté pour les deux grandes équipes à mobiliser dans ces quartiers et à les intégrer. C'est un défi à venir pour Pierre Hurmic comme pour l'ensemble des écologistes.

Certains font l'analyse d'une vague verte et parlent d'une possible candidature présidentielle. Mais, dimanche (28 juin, ndlr), on s'est focalisé sur à peine un tiers de la population dont la moitié seulement s'est déplacée. Ce sixième de population est la partie la plus urbaine, la plus diplômée de l'électorat.

Il y a un souci pour les écologistes s'ils veulent passer la prochaine vitesse. Il va falloir trouver un moyen d'arrimer les catégories populaires, les plus précaires qui ne se sont pas exprimées lors des municipales ou sont ailleurs sur le territoire.

Bordeaux a été un des hauts lieux de la contestation des Gilets Jaunes. Je ne suis pas sûr que les Gilets Jaunes de la partie périurbaine de la population ce soit reconnue en Pierre Hurmic. Il y a un vrai travail à faire pour intégrer les inégalités sociales et territoriales dans le logiciel idéologique et programmatique du mouvement écologistes et faire en sorte que ces groupes finissent par mieux accepter les candidatures vertes comme des candidatures sur lesquelles se prononcer.

D'ailleurs dans les villes les plus populaires, les votes vont vers le parti socialiste ou le parti communiste. Pour revenir à Bordeaux, Bordeaux En Luttes a-t-il un électorat populaire ?

L'histoire de Bordeaux En Luttes est extrêmement intéressante. Pierre Hurmic n'aurait pas dû avoir une liste aussi importante sur sa gauche, il avait rassemblé assez largement jusqu'au Parti Communiste. Il ne restait que le France Insoumise et le NPA qui ne sont que deux petites forces politiques, y compris localement.

Même si en terme de suffrages exprimés, Jean-Luc Mélenchon avait fait un bon score à Bordeaux...

Tout à fait. Il faut bien se souvenir que cet électorat n'est pas forcément d'adhésion mais aussi de vote utile pour un certain nombre d'électeurs de gauche. Il a épuisé le vote Benoit Hamon. Quelques parts, c'est un effet de ralliement au moins mal classé. Ça s'est vu rapidement.

Jean-Luc Mélenchon pensait pouvoir compter sur un électorat à deux chiffres. Dès les législatives, ce n'était plus la même histoire. Ça s'est confirmé aux européennes. Quant aux municipales, on voit que LFI n'a pas été le mouvement dominant.

Pour revenir à Philippe Poutou, son très bon score inattendu au premier tour tient au fait que ce n'était pas simplement une liste soutenue par LFI ou le NPA mais aussi soutenue par la gauche mouvementiste avec un certain nombre de figures importantes très présentes dans l'hyper-centre de Bordeaux, une gauche citoyenne qui essaie de faire exister depuis longtemps une autre manière de faire de la politique.

Aussi, si Philippe Poutou a fait un aussi bon score c'est parce que pour un certain nombre d'électeurs de gauche, la candidature de Pierre Hurmic restait un peu trop centriste ou qui regardait trop vers le centre. 

Le fait que Philippe Poutou frôle les 10% au second tour, nous dit quelque chose de la fragilité de Pierre Hurmic. Alors même que la ville pouvait basculer à gauche - on était à 51% dans le sondage d'Ipsos. Alors que près de 10% des électeurs finissent par voter Poutou plutôt que Hurmic, ça raconte un doute.

Il va falloir que la nouvelle majorité municipale intègre cette donne et parle à ces électeurs sinon il risque d'arriver à Pierre Hurmic ce qui est arrivé au Parti Socialiste et aux soutiens de François Hollande.

C'est à dire ?

Avec une politique qui commence à gauche puis va de plus en plus vers le centre d'un point de vue économique et sociétal, il y a un risque de cassure avec l'électorat de gauche.

Or si la gauche est faible électoralement en ce moment, ce n'est pas du fait des électeurs et de leurs idées mais des organisations qui ont durablement cassé un lien de confiance qu'il y avait avec les élus. Ceci dit, Pierre Hurmic n'est pas encore dans cette problématique.

Il a clairement bénéficié d'un blanc-seing, a récupéré un certain nombre de voix d'électeurs de Philippe Poutou. Il n'empêche que, comme un certain nombre d'élus, il est sous surveillance. Ca dit quelque chose du changement de culture : on est face à des électeurs à qui on ne la fait pas.

Si ça bascule trop au centre, s'il y a trop de renoncement, ça risque de se traduire par de la défiance, de la contestation. C'est fini le temps où un élu pouvait se dire qu'il était en charge et pouvait gouverner tranquillement pendant six ans. 

Avec le premier tour vous disiez à Sud Ouest en gros que Pierre Hurmic ne soignait pas assez sa gauche pour rafler la mairie. L'histoire vous a fait mentir.  En fait, ne faut-il pas avoir un discours centriste et aborder des thèmes sur la police pour rafler une ville comme Bordeaux qui était depuis 73 ans une ville de droite ?

Il y a deux analyses autour de Bordeaux. Certains continuent à penser que Bordeaux se caractérise par une culture du centre. Gilles Pinson et Viviane Le Hay écrivaient après les présidentielles &quot;Bordeaux, capitale de la terre du milieu&quot;. Ce serait l'idée que Bordeaux se caractérisaient par un gouvernement du centre, centre gauche, centre droit avec des gens de bonne compagnie; L'exemple type est la lettre de soutien à la navette Air France Mérignac-Orly signée par des élus de gauche et de droite. Cette culture existe et vraisemblablement perdure parmi les habitants de Bordeaux de longue date.

C'est aussi la rhétorique d'Alain Juppé autour de l'esprit de modération de Bordeaux...

Oui et de l'autre côté - sans doute un peu caché mais dont on voit l'émergence - un Bordeaux plus clivé sur les questions d'inégalités, de tensions immobilières, etc. Mine de rien, cette culture de la modération tendait à faire oublier des politiques publiques bordelaises problématiques.

Début 2010 en arrivant ici, je me souviens que les enfants de chômeurs ne pouvaient pas aller à la cantine car ils étaient sensés garder les enfants durant la période méridienne. Le manque d'alternance faisait qu'il n'y avait plus d'alternative ni d'autres politiques publiques possibles.

Une des raisons pour lesquelles Pierre Hurmic l'emporte c'est qu'il y a un épuisement de modèle. Il y avait une culture du centre et une culture des clivages qui, elle, était sous le boisseau. La présence d'Alain Juppé a maintenu cette illusion de la modération alors qu'en 2007, il perdait des législatives sur des questions gauche/droite et pas seulement parce que son électorat était parti sur le Bassin...

En 2012, la majorité des électeurs bordelais choisit François Hollande. Aux législatives de 2012, il y a un grand chelem pour la gauche. Il se passe des choses qui ne s'exprimaient pas au niveau local. En 2017, il y a l'épisode Macron et désormais Pierre Hurmic se retrouve porté notamment par la montée en puissance de préoccupations écologiques et aussi sociales.

Peut-être qu'on avait oublié que l'épuisement du modèle, les changements sociologiques, l'arrivée de ces néo-bordelais porteurs d'une autre culture - notamment de la région parisienne sur les questions écologiques et sociales.

Il y avait aussi une possibilité pour Pierre Hurmic de se positionner clairement à gauche sur un certain nombre d'enjeux dont  - il a parlé un peu - le logement, les inégalités... L'écologie peut être sociale : la cantine bio mais pour tout le monde. L'idée qu'on peut être vert sans être un petit rouge est problématique.

Ce qui m'a fait mentir vraisemblablement, c'est que Pierre Hurmic s'en tire avec un mouvement de vote utile de sa gauche, un mouvement de remobilisation et aussi probablement d'électeurs Cazenave dont on avait sous-estimé la volonté de changer de modèle.

Il faut noter aussi la sortie de l'extrême droite du conseil municipal de Bordeaux ?

Les grandes villes ne sont pas les bons endroits pour mesurer l'influence de l'extrême droite alors qu'il y aurait pu avoir une mobilisation après le covid. L'extrême droite n'arrive pas à Bordeaux comme elle a du mal à s'implanter ailleurs.

Il faut ceci dire faire attention car ces élections municipales de la France urbaine sont mal paramétrées pour mesurer l'extrême droite. Il se trouve dans d'autres parties du territoire et aussi dans l'abstention et ailleurs.

Il fait partie de cet électorat qui va beaucoup plus se mobiliser sur les présidentielles ?

La preuve c'est le sondage fait par l'Ifop la semaine dernière sur les intentions de vote des présidentielles où Marine Le Pen est relativement haute. Ces élections municipales urbaines ne sont pas calibrées pour le Rassemblement National mais elles le sont pour le parti présidentiel.

Emmanuel Macron fait ses meilleurs scores parmi les urbains, diplômés, des grandes villes autrement dit ceux et celles qui se sont exprimées ou pas dimanche 29 juin. Le seul message national qu'on peut tirer c'est que le parti présidentiel est en très mauvaise posture. On peut parler d'échec national. Il faut se souvenir ce qu'on se disait il y a un an durant les européennes : La République En Marche était largement en tête et pouvait espérer son implantation municipale.

Quand les ministres évoquent un manque d'ancrage local, il faut rappeler que ce manque d'ancrage n'avait pas empêché une victoire nette et sans bavure lors des initiatives. cet argument du localisme est à double tranchant.

Pour reparler de la gauche et de ces deux jambes rouge et verte, que nous disent ces élections municipales sur la division entre la gauche écolo diplômée et la gauche populaire, prolétaire sur cette union possible autour du fin du mois, fin du monde, même combat ?

Ceux qui se sont exprimées ce sont surtout des classes moyennes, diplômées, mais il faut avoir en tête un truc. Quand on caractérise les habitants des grandes villes, on parle des bobos. On leur en fait voir de toutes les couleurs. 

Mais quand on y réfléchit, en terme de revenus ceux qu'on qualifie de bobos ne sont pas des bourgeois. Ils émargent à 2000 à 3000 euros c'est beaucoup, ils ne sont pas défavorisés mais ce ne pas des bourgeois. Mais à la différence des vrais bourgeois, qui vivent dans les grandes maisons à Caudéran, ceux qu'on qualifie de bobos ont une conscience sociale et environnementale. Quand on regarde leur priorité, ils sont sensibles aux inégalités sociales.

Ils veulent de la diversité et veulent habiter dans des endroits où il y a de la diversité sociale ou en terme d'origine. Ils valorisent une certaine conception du vivre-ensemble. A la différence, des périurbains quittent la ville et ses mélanges pour aller vivre dans des endroits qui sont très ségrégués d'un point de vue culturel, économique, etc.

Quand vous parlez inégalités sociales ou redistribution à des bobos, ils y sont favorables alors qu'ils n'en bénéficieront pas - en terme matériel mais en terme vivre-ensemble et qualité de vie. Il y a une possibilité d'unir et de réunir ces deux jambes autour des inégalités sociales. Fin du monde et fin du mois peuvent marcher ensemble mais c'est le défi à venir pour la gauche à son ensemble. Il faudra hybrider ces différents courants.

Il y a des signes déjà intéressants. Le Parti Communiste, considéré pendant longtemps pro-nucléaire et pro-industrie, se convertit à ces questions d'écologie voire rallie des listes écologistes pas uniquement pour des postes mais aussi sur des majorités d'idées, c'est la preuve que cette hybridation est en cours.

Et si la vague verte veut continuer à grandir, il va falloir faire monter dans le courant des gens qui se préoccupent avant tout de leur fin de mois. La gauche doit créer des opportunités et programmes qui permettront d'embringuer ces catégories populaires vers plus d'écologie et surtout plus de redistribution. Par exemple : la proposition avancée par la convention climat d'en finir avec les passoires thermiques.

Deuxième partie de l'entretien avec Vincent Tiberj

&quot;&quot;L'écologie sociale c'est s'inspirer des initiatives locales, associer les citoyens, allier les prismes verts et rouges&quot; sur lacledesondes.fr</itunes:summary>
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      <title>Avec Bordeaux Respire, &quot;on remet la politique dans le réel avec des syndicalistes, des associatifs&quot;</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>Émission complète en podcast et un court extrait ci-dessous :

 

Et les colistiers de Bordeaux En Luttes ?

Retrouvez notre émission avec eux en cliquant ici.



Nos entretiens du second tour :

Philippe Poutou : &quot;On les emmerde, mais on est là&quot;

Pierre Hurmic : &quot;On n'est pas là pour verdir la ville mais pour répondre aux urgences écologiques et sociales&quot;

Nos entretiens du premier tour :

Bordeaux Respire - Pierre Hurmic : &quot;Une fois aux manettes, on pourra même aller au-delà de notre programme&quot;

Bordeaux En Luttes - &quot;Il y a une possibilité d'envoyer Philippe Poutou, ouvrier, au conseil municipal de Bordeaux&quot;

Lutte Ouvrière - Fanny Quandalle : &quot;S'il y avait une municipalité ouvrière, elle servirait d'appui à la population&quot; </description>
      <author>[Archives] A La Tribune</author>
      <categories>Culture</categories>
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      <pubDate>Thu Jun 25 2020 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Et les colistiers de Bordeaux En Luttes ?

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Nos entretiens du second tour :

Philippe Poutou : &quot;On les emmerde, mais on est là&quot;

Pierre Hurmic : &quot;On n'est pas là pour verdir la ville mais pour répondre aux urgences écologiques et sociales&quot;

Nos entretiens du premier tour :

Bordeaux Respire - Pierre Hurmic : &quot;Une fois aux manettes, on pourra même aller au-delà de notre programme&quot;

Bordeaux En Luttes - &quot;Il y a une possibilité d'envoyer Philippe Poutou, ouvrier, au conseil municipal de Bordeaux&quot;

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      <title>Avec Bordeaux En Luttes, &quot;si on propose les transports publics gratuits, c'est qu'on se sent légitime à le porter pour défendre les personnes&quot;</title>
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Et les colistiers de Bordeaux Respire ?

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Nos entretiens du second tour :

Philippe Poutou : &quot;On les emmerde, mais on est là&quot;

Pierre Hurmic : &quot;On n'est pas là pour verdir la ville mais pour répondre aux urgences écologiques et sociales&quot;

Nos entretiens du premier tour :

Bordeaux Respire - Pierre Hurmic : &quot;Une fois aux manettes, on pourra même aller au-delà de notre programme&quot;

Bordeaux En Luttes - &quot;Il y a une possibilité d'envoyer Philippe Poutou, ouvrier, au conseil municipal de Bordeaux&quot;

Lutte Ouvrière - Fanny Quandalle : &quot;S'il y avait une municipalité ouvrière, elle servirait d'appui à la population&quot; </description>
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      <pubDate>Tue Jun 23 2020 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>Avec Bordeaux En Luttes, &quot;si on propose les transports publics gratuits, c'est qu'on se sent légitime à le porter pour défendre les personnes&quot;</itunes:title>
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      <itunes:summary>Émission complète en podcast et un court extrait ci-dessous :

 

Et les colistiers de Bordeaux Respire ?

Retrouvez notre émission avec eux en cliquant ici



Nos entretiens du second tour :

Philippe Poutou : &quot;On les emmerde, mais on est là&quot;

Pierre Hurmic : &quot;On n'est pas là pour verdir la ville mais pour répondre aux urgences écologiques et sociales&quot;

Nos entretiens du premier tour :

Bordeaux Respire - Pierre Hurmic : &quot;Une fois aux manettes, on pourra même aller au-delà de notre programme&quot;

Bordeaux En Luttes - &quot;Il y a une possibilité d'envoyer Philippe Poutou, ouvrier, au conseil municipal de Bordeaux&quot;

Lutte Ouvrière - Fanny Quandalle : &quot;S'il y avait une municipalité ouvrière, elle servirait d'appui à la population&quot; </itunes:summary>
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    <item>
      <title>Municipales : Avec les colistiers de Bordeaux Respire</title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>[Archives] A La Tribune</author>
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      <pubDate>Tue Mar 10 2020 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial se dévoile (Entretien avec Espace Marx Bordeaux Aquitaine)</title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>[Archives] A La Tribune</author>
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      <pubDate>Tue May 26 2020 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>Docu : &quot;Être, venir, aller&quot;, de Caroline Berliner (Bienvenue, mobilisation pour les réfugiés)</title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
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      <pubDate>Tue Apr 14 2020 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>Mobilisation Bienvenue - Ecoutez le voyage &quot;Ino Vaovao Mada ?&quot; de Jeanne Debarsy</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>En l’agréable et chaleureuse compagnie des malgaches, nous découvrons la vie culturelle et musicale de Madagascar. La parole est donnée aux musiciens des villes et villages, pour nous amener à comprendre comment ont perduré les traditions musicales depuis les origines du pays, jusqu’à nos jours. De la beauté et de la simplicité des rencontres, émergeront des bribes du quotidien malgache, un mode de vie unique et authentique.

Plus d'informations et l'équipe technique se trouvent sur le site de l'Atelier de Création Sonore et Radiophonique : acsr.be

Diffusé dans le cadre de la programmation de Bienvenue - Mobilisation pour les réfugiés : à retrouver ici</description>
      <author>[Archives] A La Tribune</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Tue Apr 07 2020 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Plus d'informations et l'équipe technique se trouvent sur le site de l'Atelier de Création Sonore et Radiophonique : acsr.be

Diffusé dans le cadre de la programmation de Bienvenue - Mobilisation pour les réfugiés : à retrouver ici</itunes:summary>
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    </item>
    <item>
      <title>Mobilisation Bienvenue - Ecoutez le documentaire &quot;De L'Autre Côté De La Gare&quot; de Sophie Auby</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>Il y a tout un quartier qui s’efface doucement. Les nouvelles tours ont pris le dessus sur les oiseaux étranges. Entre murs et vitrines, les nonnes et les prostituées nous parlent d’espaces sensibles et indéfinissables, incontrôlables et pourtant localisables : ces petites rues, à l’arrière de la gare du Nord, qui bordent les rails..

Réalisation : Sophie Auby

Prise de Son : Sophie Auby et Vincent Matyn

Montage et Mixage : Dominique Guth

Regards : Vincent Matyn, Carmelo Iannuzzo, Carine Demande, Sonia Ringoot

Illustration de Carl Roosens

Production : Atelier de Création Sonore et Radiophonique avec le soutien du FACR de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Licence : œuvre déposée à la Scam Belgique

Diffusé dans le cadre de la programmation de Bienvenue - Mobilisation pour les réfugiés : à retrouver ici</description>
      <author>[Archives] A La Tribune</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Tue Mar 31 2020 02:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Réalisation : Sophie Auby

Prise de Son : Sophie Auby et Vincent Matyn

Montage et Mixage : Dominique Guth

Regards : Vincent Matyn, Carmelo Iannuzzo, Carine Demande, Sonia Ringoot

Illustration de Carl Roosens

Production : Atelier de Création Sonore et Radiophonique avec le soutien du FACR de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Licence : œuvre déposée à la Scam Belgique

Diffusé dans le cadre de la programmation de Bienvenue - Mobilisation pour les réfugiés : à retrouver ici</itunes:summary>
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    </item>
    <item>
      <title>Municipales : nos émissions et entretiens</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>Sans perdre de vue les mouvements sociaux, la Clé des Ondes vous propose des rendez-vous dédiés aux municipales. Ils sont à écoutés dans notre matinale ainsi que le mardi à 19h, et à ré-écouter ici  :

- Les lettres ouvertes adressées aux candidat.es par Vélo Cité, les Etats Généraux des Migrations avec le Réseau Éducation Sans Frontières et Médecins du Monde, Alerte aux Toxiques = à retrouver ici

- Le rendez-vous des candidatures de gauche à 7h15 et 9h15, pour préciser chaque jour les enjeux d'une commune différente :

02/03 – Bordeaux avec Pierre Hurmic (Bordeaux Respire), Philippe Poutou et Hugo Fourcade (Bordeaux En Luttes) et Fanny Quandalle (Lutte Ouvrière). Tous déjà diffusés en février dernier parmi nos invités

03/03 – Talence avec Benoit Pic et Isabelle Rami (Talence En Transition)

04/03 – Cadaujac avec la liste de Nathalie Rousselot (déjà diffusé en janvier dernier dans Portugal sem fronteiras) et celle de Yannick Chollet

05/03 – Villenave avec Florence Rialland de Changer (déjà diffusé en février dernier dans Portugal sem fronteiras) et Stéphanie Anfray de Villenave écologique, solidaire et citoyenne

06/03 – Saint Medard En Jalles avec Stéphane Delpeyrat-Vincent (déjà diffusé en janvier dernier dans Point Chaud).

- Notre créneau de débats &quot;A La Tribune&quot; :

Avec Jean-Marie Darmian, conseiller départemental en charge des finances et ancien maire de Créon, pour parler du partage du pouvoir local le 25 février

Avec les colistiers de Bordeaux en luttes, liste conduite par Philippe Poutou, le 3/03.

Avec les colistiers de Bordeaux Respire, liste conduite par Pierre Hurmic, le 10/03.

Enfin, toutes les autres émissions de la radio sont susceptibles d'inviter des candidats et d'échanger sur ces élections.

Note De La Clé

Comme à chaque période électorale, la Clé des Ondes fait vivre le débat entre les gauches. C'est un enjeu médiatique majeur, la raison d'être de notre radio. A travers nos nombreuses émissions, mais aussi via notre site internet, nous allons tenter de vous retranscrire les enjeux et les candidatures dans les communes de l'agglomération bordelaise (peut-être même au-delà).

Pour reprendre une image sportive, nous travaillons en mode semi-professionnel mélangeant quelques salariés et des dizaines de bénévoles, mêlant engagements revendiqués et envie de débats. Tantôt avec sérieux, tantôt avec quelques frappes mal cadrées peut-être, mais tout cela dans un joyeux bordel.

Nous ne pourrons pas répondre à toutes les sollicitations, ni tout traiter, mais nous tenterons de faire le maximum pour que vive le débat démocratique à gauche. On imagine que vous comprendrez, voire même que vous apprécierez.</description>
      <author>[Archives] A La Tribune</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Tue Mar 03 2020 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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- Les lettres ouvertes adressées aux candidat.es par Vélo Cité, les Etats Généraux des Migrations avec le Réseau Éducation Sans Frontières et Médecins du Monde, Alerte aux Toxiques = à retrouver ici

- Le rendez-vous des candidatures de gauche à 7h15 et 9h15, pour préciser chaque jour les enjeux d'une commune différente :

02/03 – Bordeaux avec Pierre Hurmic (Bordeaux Respire), Philippe Poutou et Hugo Fourcade (Bordeaux En Luttes) et Fanny Quandalle (Lutte Ouvrière). Tous déjà diffusés en février dernier parmi nos invités

03/03 – Talence avec Benoit Pic et Isabelle Rami (Talence En Transition)

04/03 – Cadaujac avec la liste de Nathalie Rousselot (déjà diffusé en janvier dernier dans Portugal sem fronteiras) et celle de Yannick Chollet

05/03 – Villenave avec Florence Rialland de Changer (déjà diffusé en février dernier dans Portugal sem fronteiras) et Stéphanie Anfray de Villenave écologique, solidaire et citoyenne

06/03 – Saint Medard En Jalles avec Stéphane Delpeyrat-Vincent (déjà diffusé en janvier dernier dans Point Chaud).

- Notre créneau de débats &quot;A La Tribune&quot; :

Avec Jean-Marie Darmian, conseiller départemental en charge des finances et ancien maire de Créon, pour parler du partage du pouvoir local le 25 février

Avec les colistiers de Bordeaux en luttes, liste conduite par Philippe Poutou, le 3/03.

Avec les colistiers de Bordeaux Respire, liste conduite par Pierre Hurmic, le 10/03.

Enfin, toutes les autres émissions de la radio sont susceptibles d'inviter des candidats et d'échanger sur ces élections.

Note De La Clé

Comme à chaque période électorale, la Clé des Ondes fait vivre le débat entre les gauches. C'est un enjeu médiatique majeur, la raison d'être de notre radio. A travers nos nombreuses émissions, mais aussi via notre site internet, nous allons tenter de vous retranscrire les enjeux et les candidatures dans les communes de l'agglomération bordelaise (peut-être même au-delà).

Pour reprendre une image sportive, nous travaillons en mode semi-professionnel mélangeant quelques salariés et des dizaines de bénévoles, mêlant engagements revendiqués et envie de débats. Tantôt avec sérieux, tantôt avec quelques frappes mal cadrées peut-être, mais tout cela dans un joyeux bordel.

Nous ne pourrons pas répondre à toutes les sollicitations, ni tout traiter, mais nous tenterons de faire le maximum pour que vive le débat démocratique à gauche. On imagine que vous comprendrez, voire même que vous apprécierez.</itunes:summary>
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    </item>
    <item>
      <title>Vidéo - Partager le pouvoir dans les villes et villages</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>Quelques extraits de cet entretien à écouter en intégralité dans le podcast ci-dessus

Son &quot;appel de Pugnac&quot;

&quot;A Pugnac et dans le Nord-Gironde, on arrive à un nouveau phénomène politique qu'on qualifie de porosité. Ce que j'appelle la droite-extrême - des Républicains les plus droitiers - font une dérive lentement et sûrement qui les conduit à passer des alliances électorales avec des gens encartés au Front National, responsables à un haut niveau, comme à Saint-Savin-de-Blaye.&quot;

&quot;On craint que ce soit un territoire de laboratoire politique qui préparerait l'élection présidentielle de 2022 par étape et de façon beaucoup plus sérieuse que ne le laisserait penser l'étroitesse du territoire girondin. Selon le résultat, ce serait démultiplié au niveau départemental et régional.&quot;

Appel à retrouver en bas de l'article.

Son analyse sur les élections municipales

&quot;Il y a une émergence d'un certain nombre de personnes qui s'intéressent à la gestion locale, ce sont les listes citoyennes. Pour preuve - je le dis en toute franchise -, la percée faramineuse de Philippe Poutou sur Bordeaux en quelques jours. Pourquoi ? Car il y a un besoin des gens de s'identifier - paradoxalement - à des gens qui portent des valeurs ancrées dans leurs valeurs. Je crois comprendre qu'on lui reproche de ne pas faire d'alliance, mais c'est un choix. Les gens qui votent pour lui acceptent peut-être ce choix ou alors ils devront anticiper.&quot;



&quot;Quelle est la liste qui a pris conscience que la commune n'est plus un atoll au milieu d'une mer bleue ? c'est un endroit où se concentrent des pratiques et volontés politiques. Je reproche aux listes traditionnelles de ronronner et répéter les mêmes choses sans proposer de choses alternatives. Les listes citoyennes dérangent un peu, bousculent un peu. S'il n'y a pas cela, en 2026, les communes en grande partie n'existeront plus car elles n'auront plus les moyens humains et matériels d'exister.&quot;

Le partage du pouvoir local

&quot;Voter tous les cinq ans ce n'est pas un acte démocratique. C'est un acte nécessaire pour une certaine forme de démocratie mais la démocratie ce n'est pas ça. Les solutions, c'est à nous de les construire, de les bâtir, de les faire évoluer. Sauf que la facilité du consommateur c'est d'aller dans le rayon politique et de choisir le paquet cadeau qui lui parait le moins cher, le meilleur et lui promet le meilleur avenir.&quot;

&quot;On est rendus dans un système à l'américaine dans lequel l'emballage compte plus que le contenu. Beaucoup de gens vont être élus sur l'emballage mais qu'est-ce qu'il y a dans le paquet ?&quot;

Le pouvoir du maire

&quot;Le maire de Madirac et celui de Mérignac ont les mêmes statuts, les mêmes pouvoirs, les mêmes rôles, les mêmes possibilités. Sauf qu'ils n'ont pas les mêmes moyens. Et pourtant, les citoyens leur demandent la même réponse au même moment : une école performante, des chemins entretenus, une vie culturelle convenable... Or, celui de Madirac n'a pas les moyens, n'a plus les moyens, et aura dans le futur encore moins les moyens d'y répondre. D'où le divorce en milieu rural, le sentiment d'abandon.&quot;

Perspectives pour les citoyens

&quot;Il faut construire avec et pas construire pour. Il faut écouter ce que vous [les gens -ndlr] voulez, puis on le met en place ensemble et c'est vous qui le gérez.&quot;

&quot;La tentation actuelle est de dire : si vous voulez une salle des fêtes, je vous fais une salle des fêtes. Mais je ne me pose pas la question de comment est-ce qu'elle va fonctionner et qui va la faire fonctionner. A la fin, ça donne un sentiment de fracture. On est beaucoup plus fort quand la décision est partagée.&quot;

A entendre aussi dans l'entretien : une analyse des budgets participatifs, la Commune de Paris, le pouvoir symbolique des maires, Segundo Cimbron, entre autres.

nom de la photo</description>
      <author>[Archives] A La Tribune</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Tue Feb 25 2020 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:author>[Archives] A La Tribune</itunes:author>
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      <itunes:summary>Quelques extraits de cet entretien à écouter en intégralité dans le podcast ci-dessus

Son &quot;appel de Pugnac&quot;

&quot;A Pugnac et dans le Nord-Gironde, on arrive à un nouveau phénomène politique qu'on qualifie de porosité. Ce que j'appelle la droite-extrême - des Républicains les plus droitiers - font une dérive lentement et sûrement qui les conduit à passer des alliances électorales avec des gens encartés au Front National, responsables à un haut niveau, comme à Saint-Savin-de-Blaye.&quot;

&quot;On craint que ce soit un territoire de laboratoire politique qui préparerait l'élection présidentielle de 2022 par étape et de façon beaucoup plus sérieuse que ne le laisserait penser l'étroitesse du territoire girondin. Selon le résultat, ce serait démultiplié au niveau départemental et régional.&quot;

Appel à retrouver en bas de l'article.

Son analyse sur les élections municipales

&quot;Il y a une émergence d'un certain nombre de personnes qui s'intéressent à la gestion locale, ce sont les listes citoyennes. Pour preuve - je le dis en toute franchise -, la percée faramineuse de Philippe Poutou sur Bordeaux en quelques jours. Pourquoi ? Car il y a un besoin des gens de s'identifier - paradoxalement - à des gens qui portent des valeurs ancrées dans leurs valeurs. Je crois comprendre qu'on lui reproche de ne pas faire d'alliance, mais c'est un choix. Les gens qui votent pour lui acceptent peut-être ce choix ou alors ils devront anticiper.&quot;



&quot;Quelle est la liste qui a pris conscience que la commune n'est plus un atoll au milieu d'une mer bleue ? c'est un endroit où se concentrent des pratiques et volontés politiques. Je reproche aux listes traditionnelles de ronronner et répéter les mêmes choses sans proposer de choses alternatives. Les listes citoyennes dérangent un peu, bousculent un peu. S'il n'y a pas cela, en 2026, les communes en grande partie n'existeront plus car elles n'auront plus les moyens humains et matériels d'exister.&quot;

Le partage du pouvoir local

&quot;Voter tous les cinq ans ce n'est pas un acte démocratique. C'est un acte nécessaire pour une certaine forme de démocratie mais la démocratie ce n'est pas ça. Les solutions, c'est à nous de les construire, de les bâtir, de les faire évoluer. Sauf que la facilité du consommateur c'est d'aller dans le rayon politique et de choisir le paquet cadeau qui lui parait le moins cher, le meilleur et lui promet le meilleur avenir.&quot;

&quot;On est rendus dans un système à l'américaine dans lequel l'emballage compte plus que le contenu. Beaucoup de gens vont être élus sur l'emballage mais qu'est-ce qu'il y a dans le paquet ?&quot;

Le pouvoir du maire

&quot;Le maire de Madirac et celui de Mérignac ont les mêmes statuts, les mêmes pouvoirs, les mêmes rôles, les mêmes possibilités. Sauf qu'ils n'ont pas les mêmes moyens. Et pourtant, les citoyens leur demandent la même réponse au même moment : une école performante, des chemins entretenus, une vie culturelle convenable... Or, celui de Madirac n'a pas les moyens, n'a plus les moyens, et aura dans le futur encore moins les moyens d'y répondre. D'où le divorce en milieu rural, le sentiment d'abandon.&quot;

Perspectives pour les citoyens

&quot;Il faut construire avec et pas construire pour. Il faut écouter ce que vous [les gens -ndlr] voulez, puis on le met en place ensemble et c'est vous qui le gérez.&quot;

&quot;La tentation actuelle est de dire : si vous voulez une salle des fêtes, je vous fais une salle des fêtes. Mais je ne me pose pas la question de comment est-ce qu'elle va fonctionner et qui va la faire fonctionner. A la fin, ça donne un sentiment de fracture. On est beaucoup plus fort quand la décision est partagée.&quot;

A entendre aussi dans l'entretien : une analyse des budgets participatifs, la Commune de Paris, le pouvoir symbolique des maires, Segundo Cimbron, entre autres.

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      <title>Entretien exceptionnel autour des syndicats et des mouvements sociaux</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>Baptiste Giraud est sociologue, maitre de conférence en sciences politiques à l'Université d'Aix-Marseille et spécialiste des syndicats en France. Nous avons profité de sa venue à Bordeaux pour l'interroger sur le mouvement social inédit que nous vivons depuis le 5 décembre. Et le confronter à un autre regard, celui de la sociologue Magali Della Suda, chargée de recherche au CNRS et prof à Sciences Po Bordeaux, spécialiste des questions de citoyenneté, genre et religion, co-initiatrice d'une grande enquête en temps réel sur les gilets jaunes l'année dernière.

Cette longue discussion, enregistrée le 29 janvier dernier, est à retrouver en intégralité dans le podcast ci-dessus, et diffusée en deux parties sur notre antenne (le 11 et le 18 février).</description>
      <author>[Archives] A La Tribune</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Tue Feb 11 2020 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>Baptiste Giraud est sociologue, maitre de conférence en sciences politiques à l'Université d'Aix-Marseille et spécialiste des syndicats en France. Nous avons profité de sa venue à Bordeaux pour l'interroger sur le mouvement social inédit que nous vivons depuis le 5 décembre. Et le confronter à un autre regard, celui de la sociologue Magali Della Suda, chargée de recherche au CNRS et prof à Sciences Po Bordeaux, spécialiste des questions de citoyenneté, genre et religion, co-initiatrice d'une grande enquête en temps réel sur les gilets jaunes l'année dernière.

Cette longue discussion, enregistrée le 29 janvier dernier, est à retrouver en intégralité dans le podcast ci-dessus, et diffusée en deux parties sur notre antenne (le 11 et le 18 février).</itunes:summary>
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      <title>Fiction Jeunesse : Au Rythme Endiablé de la Bomba. Création de Chloé Despax soutenu par l'ACSR</title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>[Archives] A La Tribune</author>
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      <pubDate>Tue Jan 07 2020 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>VIDEO - Réforme des retraites : qui perd, qui gagne, que faire ?</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/archives-a-la-tribune</link>
      <description>Alors que le mouvement contre la réforme des retraites bat son plein et que le gouvernement a déjà dû reculer sans avoir présenter son projet de loi, états des lieux et analyses contradictoires étaient au programme de ce débat organisé par la Clé des Ondes.

Catherine Fabre, députée de Gironde, en charge de ce dossier auprès du groupe La République En marche :

&quot;Il y a notamment des inquiétudes des enseignants, des policiers. Il va d'abord falloir apporter des réponses à ces populations-là puis se fera le débat de fond sur les retraites en tant que tel.&quot;

Sylvie Durand, spécialiste des retraites pour l'Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens CGT :

&quot;Dans sa grande bonté d'âme, le rapport Delevoye dit qu'il va confier la gouvernance aux partenaires sociaux. En tant que CGT, je n'en veux pas. Ça veut dire qu'on va nous demander de calibrer l'épaisseur de la corde pour aller se pendre. Le gouvernement fixe l'arbitrage : ne pas augmenter les cotisations. Le sale boulot est transmis au paritarisme.&quot;

Jean-Paul Parot, secrétaire général CFDT Nouvelle-Aquitaine :

&quot;On a fait le choix de ne pas aller dans la rue le 5 décembre car on n'est pas d'accord avec les organisations syndicales présentes dans ce mouvement qui ne veulent pas de réformes, de régimes universels, de retraites par points. Nous, c'est ce qu'on revendique. mais on est chaud patate si la réforme va à l'encontre des revendications de la CFDT.&quot;

Jean-Marie Harribey, économiste, membre du conseil économique d'Attac, de la Fondation Copernic et des Économistes atterrés :

&quot;On est dans une phase où le système économique mondiale qui est dans le mur. Dans le mur, il faut trouver de nouveaux espaces de valorisation pour le capital, il n'y a qu'à prendre dans une sphère qui avait échappé à cette valorisation c'est à dire celle collective.&quot;



Ce débat animé par Xavier Ridon est diffusé dans l'émission A La Tribune sur le 90.10 FM et sur ce site.

Aller plus loin

Le Blog de Jean-Marie Harribey

Le site de l'Ugict-CGT

Le site de la CFDT Nouvelle-Aquitaine

La page nosdeputes.fr de Catherine Fabre</description>
      <author>[Archives] A La Tribune</author>
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      <pubDate>Tue Dec 10 2019 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Catherine Fabre, députée de Gironde, en charge de ce dossier auprès du groupe La République En marche :

&quot;Il y a notamment des inquiétudes des enseignants, des policiers. Il va d'abord falloir apporter des réponses à ces populations-là puis se fera le débat de fond sur les retraites en tant que tel.&quot;

Sylvie Durand, spécialiste des retraites pour l'Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens CGT :

&quot;Dans sa grande bonté d'âme, le rapport Delevoye dit qu'il va confier la gouvernance aux partenaires sociaux. En tant que CGT, je n'en veux pas. Ça veut dire qu'on va nous demander de calibrer l'épaisseur de la corde pour aller se pendre. Le gouvernement fixe l'arbitrage : ne pas augmenter les cotisations. Le sale boulot est transmis au paritarisme.&quot;

Jean-Paul Parot, secrétaire général CFDT Nouvelle-Aquitaine :

&quot;On a fait le choix de ne pas aller dans la rue le 5 décembre car on n'est pas d'accord avec les organisations syndicales présentes dans ce mouvement qui ne veulent pas de réformes, de régimes universels, de retraites par points. Nous, c'est ce qu'on revendique. mais on est chaud patate si la réforme va à l'encontre des revendications de la CFDT.&quot;

Jean-Marie Harribey, économiste, membre du conseil économique d'Attac, de la Fondation Copernic et des Économistes atterrés :

&quot;On est dans une phase où le système économique mondiale qui est dans le mur. Dans le mur, il faut trouver de nouveaux espaces de valorisation pour le capital, il n'y a qu'à prendre dans une sphère qui avait échappé à cette valorisation c'est à dire celle collective.&quot;



Ce débat animé par Xavier Ridon est diffusé dans l'émission A La Tribune sur le 90.10 FM et sur ce site.

Aller plus loin

Le Blog de Jean-Marie Harribey

Le site de l'Ugict-CGT

Le site de la CFDT Nouvelle-Aquitaine

La page nosdeputes.fr de Catherine Fabre</itunes:summary>
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      <title>&quot;Les inégalités, une fatalité ?&quot; avec notamment Cécile Duflot dans le cadre du Festisol.</title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
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      <pubDate>Tue Nov 26 2019 01:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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