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    <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</title>
    <link>https://www.lacledesondes.fr/podcasts/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
    <description>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial.

 

Emission hebdomadaire sur la Clé des ondes 90.1
Le mercredi de 13h à 14h.
Rediffusion le jeudi de 17h à 18h.
Réécoutable et téléchargeable grâce aux podcasts de l’émission.

Une équipe de 10 personnes.
   - 1er mercredi du mois : émission produite et animée par Gérard Clabé et Gabrielle Rodriguez.
   - 2ème mercredi du mois : émission produite et animée par Sandra Merlet
   - 3ème mercredi du mois : émission produite et animée par Jean François Meekel
   - 4ème mercredi du mois : Un moment de littérature émancipatrice. Emission produite et animée par Martine Descoubes, Bertrand Gilardeau, Paul Lhiabastres et Sarah Vélu 
   - 5ème mercredi du mois quand il existe : émission produite et animée par André Rosevègue et Gérard Clabé.

… Et Hélène Diarra Doquet, pourvoyeuse d’idées, productrice d’interviews et de reportages et animatrice du Facebook.
Jean Pierre Lefèvre, animateur principal et producteur d’interviews et reportages jusqu’en septembre 2021.
Une équipe, très soutenue et accompagnée par Xavier Ridon directeur et salarié de la Clé des ondes et Baptiste Giraud journaliste et salarié de la radio.


Au début était le Guide papier…
 
En 2019, à l’initiative d’André Rosevègue, un collectif militant composé de citoyens et soutenu par des associations, a travaillé à la rédaction d’un Guide du Bordeaux colonial, proposant  de mettre en évidence, de rappeler parfois, de mettre à jour souvent, la colonialité qui subsiste dans notre espace public, à tous les coins de rue pourrait-on dire, avec ces plaques de rues, ces noms de places, ces statues, ces monuments, écoles, salles de sport, centres sociaux, espaces culturels…, ces lieux publics attribués à des personnalités qui ont un lien avec la colonisation. Très peu sont honorés pour leurs positions anticolonialistes, la plupart d’entre eux, politiques, militaires, religieux, scientifiques, enseignants, juristes, commerçants, négociants, industriels, administrateurs… ont été des acteurs directs de l’entreprise coloniale française, multiséculaire (4 siècles de colonialisme liée à la Traite et un siècle de domination coloniale post-abolition et républicaine pour l’essentiel) aux effets criminels et dévastateurs. Une colonialité qui demeure dans nos représentations, notre imaginaire, nos relations sociales et qui continue à produire des rapports de domination, discriminants et racistes. 
Notre Guide n’existerait pas sans le formidable travail militant de l’Association Mémoires et Partages qui a réussi, non sans mal et obstination, à faire resurgir le passé négrier et colonial de Bordeaux.
Le Guide du Bordeaux colonial est sorti aux Editions Syllepse en mai 2020.
Il s’est inspiré du Guide du Paris colonial sorti en 2018. D’autres Guides ont vu le jour depuis : le Guide du Soissons colonial (en 2020),  le Guide du Marseille colonial (en 2021), du Rouen colonial (en 2023), du Périgueux colonial (en 2023), du Havre Colonial (en 2024)…

Un rendez-vous décolonial.
Depuis 2019, toutes les semaines, en direct, le mercredi, depuis notre studio Cours Edouard Vaillant à Bordeaux, ou grâce à des directs téléphoniques, des enregistrements, des captations de conférences, d’évènements et la réalisation de podcasts, avec des invités, des interviews, des reportages, des lectures, des analyses nous abordons toutes les facettes, les approches du sujet « colonisation » : avec des retours sur la réalité historique (la conquête, la domination violente  et destructrice, les résistances, les indépendances…), les poursuites du phénomène sous d’autres formes (les néocolonialismes, la Françafrique, les accords militaires, le Franc CFA…), les héritages avec toutes les formes de colonialité qui imprègnent, l’espace public, les représentations, les modes de pensée, ici et ailleurs, à Bordeaux, en France, dans le monde occidental mais aussi bien souvent dans l’ex domaine colonial. 

Des articles et des podcasts
Chaque émission fait l’objet d’un article sur le site de la radio, pour présenter le sujet de  l’émission et  les invités, avec des photos, les références des illustrations musicales, des sons, des liens… 
Toutes les émissions sont écoutables et téléchargeables sur le site de la radio.

Partenariats
Nous sommes partenaires pour des captations, la réalisation de podcasts et la diffusion  dans l’émission ou dans l’émission mensuelle « Les clefs des savoirs », avec l’IDAF (Institut des Afriques), Le LAM (Laboratoire les Afriques dans le monde), le Musée d’Aquitaine, la Chaire de recherche &quot;Diasporas Africaines en Nouvelle-Aquitaine et Transculturalité&quot; [DiANA T], hébergée à l'Université Bordeaux Montaigne…

Une association
En septembre 2023, nous avons créé une association « Le Guide du Bordeaux colonial, association décoloniale » qui se donne pour but de prolonger l’édition du Guide du Bordeaux colonial, en poursuivant l’inventaire des traces de l’activité de Bordeaux comme port colonial, en inventoriant les références à ce passé, en diffusant l’information sur la persistance du colonialisme dans la réalité du monde et dans les imaginaires, en contribuant à une compréhension décoloniale de l’histoire et en participant à la nécessaire décolonisation des consciences et de l’espace public.

Contacts: 
guidedubordeauxcolonial@gmail.com 

Page facebook le guide du Bordeaux colonial  

Liens 
- l'association Pourquoi Pas 33  
- Revue Ancrage : ancrage.org
</description>
    <language>fr</language>
    <copyright>2024 - La Clé des Ondes</copyright>
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Emission hebdomadaire sur la Clé des ondes 90.1
Le mercredi de 13h à 14h.
Rediffusion le jeudi de 17h à 18h.
Réécoutable et téléchargeable grâce aux podcasts de l’émission.

Une équipe de 10 personnes.
   - 1er mercredi du mois : émission produite et animée par Gérard Clabé et Gabrielle Rodriguez.
   - 2ème mercredi du mois : émission produite et animée par Sandra Merlet
   - 3ème mercredi du mois : émission produite et animée par Jean François Meekel
   - 4ème mercredi du mois : Un moment de littérature émancipatrice. Emission produite et animée par Martine Descoubes, Bertrand Gilardeau, Paul Lhiabastres et Sarah Vélu 
   - 5ème mercredi du mois quand il existe : émission produite et animée par André Rosevègue et Gérard Clabé.

… Et Hélène Diarra Doquet, pourvoyeuse d’idées, productrice d’interviews et de reportages et animatrice du Facebook.
Jean Pierre Lefèvre, animateur principal et producteur d’interviews et reportages jusqu’en septembre 2021.
Une équipe, très soutenue et accompagnée par Xavier Ridon directeur et salarié de la Clé des ondes et Baptiste Giraud journaliste et salarié de la radio.


Au début était le Guide papier…
 
En 2019, à l’initiative d’André Rosevègue, un collectif militant composé de citoyens et soutenu par des associations, a travaillé à la rédaction d’un Guide du Bordeaux colonial, proposant  de mettre en évidence, de rappeler parfois, de mettre à jour souvent, la colonialité qui subsiste dans notre espace public, à tous les coins de rue pourrait-on dire, avec ces plaques de rues, ces noms de places, ces statues, ces monuments, écoles, salles de sport, centres sociaux, espaces culturels…, ces lieux publics attribués à des personnalités qui ont un lien avec la colonisation. Très peu sont honorés pour leurs positions anticolonialistes, la plupart d’entre eux, politiques, militaires, religieux, scientifiques, enseignants, juristes, commerçants, négociants, industriels, administrateurs… ont été des acteurs directs de l’entreprise coloniale française, multiséculaire (4 siècles de colonialisme liée à la Traite et un siècle de domination coloniale post-abolition et républicaine pour l’essentiel) aux effets criminels et dévastateurs. Une colonialité qui demeure dans nos représentations, notre imaginaire, nos relations sociales et qui continue à produire des rapports de domination, discriminants et racistes. 
Notre Guide n’existerait pas sans le formidable travail militant de l’Association Mémoires et Partages qui a réussi, non sans mal et obstination, à faire resurgir le passé négrier et colonial de Bordeaux.
Le Guide du Bordeaux colonial est sorti aux Editions Syllepse en mai 2020.
Il s’est inspiré du Guide du Paris colonial sorti en 2018. D’autres Guides ont vu le jour depuis : le Guide du Soissons colonial (en 2020),  le Guide du Marseille colonial (en 2021), du Rouen colonial (en 2023), du Périgueux colonial (en 2023), du Havre Colonial (en 2024)…

Un rendez-vous décolonial.
Depuis 2019, toutes les semaines, en direct, le mercredi, depuis notre studio Cours Edouard Vaillant à Bordeaux, ou grâce à des directs téléphoniques, des enregistrements, des captations de conférences, d’évènements et la réalisation de podcasts, avec des invités, des interviews, des reportages, des lectures, des analyses nous abordons toutes les facettes, les approches du sujet « colonisation » : avec des retours sur la réalité historique (la conquête, la domination violente  et destructrice, les résistances, les indépendances…), les poursuites du phénomène sous d’autres formes (les néocolonialismes, la Françafrique, les accords militaires, le Franc CFA…), les héritages avec toutes les formes de colonialité qui imprègnent, l’espace public, les représentations, les modes de pensée, ici et ailleurs, à Bordeaux, en France, dans le monde occidental mais aussi bien souvent dans l’ex domaine colonial. 

Des articles et des podcasts
Chaque émission fait l’objet d’un article sur le site de la radio, pour présenter le sujet de  l’émission et  les invités, avec des photos, les références des illustrations musicales, des sons, des liens… 
Toutes les émissions sont écoutables et téléchargeables sur le site de la radio.

Partenariats
Nous sommes partenaires pour des captations, la réalisation de podcasts et la diffusion  dans l’émission ou dans l’émission mensuelle « Les clefs des savoirs », avec l’IDAF (Institut des Afriques), Le LAM (Laboratoire les Afriques dans le monde), le Musée d’Aquitaine, la Chaire de recherche &quot;Diasporas Africaines en Nouvelle-Aquitaine et Transculturalité&quot; [DiANA T], hébergée à l'Université Bordeaux Montaigne…

Une association
En septembre 2023, nous avons créé une association « Le Guide du Bordeaux colonial, association décoloniale » qui se donne pour but de prolonger l’édition du Guide du Bordeaux colonial, en poursuivant l’inventaire des traces de l’activité de Bordeaux comme port colonial, en inventoriant les références à ce passé, en diffusant l’information sur la persistance du colonialisme dans la réalité du monde et dans les imaginaires, en contribuant à une compréhension décoloniale de l’histoire et en participant à la nécessaire décolonisation des consciences et de l’espace public.

Contacts: 
guidedubordeauxcolonial@gmail.com 

Page facebook le guide du Bordeaux colonial  

Liens 
- l'association Pourquoi Pas 33  
- Revue Ancrage : ancrage.org
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    <item>
      <title>Les 11èmes Journées de la mémoire de la ville de Bordeaux</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>
Sandra Merlet chargée de mission politiques mémorielles au Musée d’Aquitaine Direction Générale des Affaires Culturelles.



Gaëlle ENCRENAZ photographe.



Norbert SENOU Cie FabreSénou. Chorégraphe.



Vincent HARISDO chorégraphe.

 

Sylvie GUIZERIX association « De St Migue à Porte Neuve&quot;.


  
Katia KUKAWKA directrice-adjointe du musée d’Aquitaine. Intervention enregistrée.  





Tout le programme est ici :


https://www.musee-aquitaine-bordeaux.fr/propos-de-nous/un-musee-pour-lhistoire-la-memoire-le-patrimoine-et-le-matrimoine/journees-de-la-memoire:~:text=Du%2010%20au%2023%20mai,politique%2C%20fa%C3%A7onn%C3%A9%20par%20cette%20histoire.




Musiques:

-Tassi Hangbé de Perrine Fifadji

-Watina de Andy Palacio &amp; the Garifuna Collective </description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed May 06 2026 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Sandra Merlet chargée de mission politiques mémorielles au Musée d’Aquitaine Direction Générale des Affaires Culturelles.



Gaëlle ENCRENAZ photographe.



Norbert SENOU Cie FabreSénou. Chorégraphe.



Vincent HARISDO chorégraphe.

 

Sylvie GUIZERIX association « De St Migue à Porte Neuve&quot;.


  
Katia KUKAWKA directrice-adjointe du musée d’Aquitaine. Intervention enregistrée.  





Tout le programme est ici :


https://www.musee-aquitaine-bordeaux.fr/propos-de-nous/un-musee-pour-lhistoire-la-memoire-le-patrimoine-et-le-matrimoine/journees-de-la-memoire:~:text=Du%2010%20au%2023%20mai,politique%2C%20fa%C3%A7onn%C3%A9%20par%20cette%20histoire.




Musiques:

-Tassi Hangbé de Perrine Fifadji

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      <title>Haïti chérie #2</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Hatuey, à la fin du XVème siècle, après le débarquement de Christophe Colomb sur l’île et le déchainement de la violence des « conquistadores » il s'embarque avec quelques un.es pour Cuba et  mener la résistance contre les espagnols. Il est aujourd'hui un héros national à Cuba...



Enriquillo au XVIème siècle, esclave marron à la tête d'une révolte si importante que les espagnols doivent composer et négocier avec lui une paix…



Padre Jean au XVIIème siècle, esclave marron et lui aussi à la tête d'une grande révolte…



Mackandal au XVIIIème siècle peut être plus connu, qui a conduit une révolte de plusieurs années fédérant de très nombreux esclaves marrons et considérée comme la précurseuse de la grande révolution Haïtienne de 1791-1804…



Les « Chasseurs volontaires de St Domingue » à la fin du XVIIIéme siècle, 800 esclaves affranchis qui rejoignent l'armée Francaise engagée aux côtés des 13 colonies dans la guerre d'indépendance américaine…



Jean Price-Mars né en 1876 et mort en 1969, grand intellectuel et théoricien de la négritude…



Ou encore le fait qu’Haïti a été le premier pays à reconnaître l’indépendance de la Grèce en 1822… 



Le fait qu’ Haïti a été terre d’asile et de refuge pour des juifs, des arabes et des afro descendants venus de partout dans le monde…



Agenda



Musiques
 - Ayiti par Ti-coca et son groupe Wanga-Négès
 - Freehaïti




nom de la photo

nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Apr 29 2026 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Enriquillo au XVIème siècle, esclave marron à la tête d'une révolte si importante que les espagnols doivent composer et négocier avec lui une paix…



Padre Jean au XVIIème siècle, esclave marron et lui aussi à la tête d'une grande révolte…



Mackandal au XVIIIème siècle peut être plus connu, qui a conduit une révolte de plusieurs années fédérant de très nombreux esclaves marrons et considérée comme la précurseuse de la grande révolution Haïtienne de 1791-1804…



Les « Chasseurs volontaires de St Domingue » à la fin du XVIIIéme siècle, 800 esclaves affranchis qui rejoignent l'armée Francaise engagée aux côtés des 13 colonies dans la guerre d'indépendance américaine…



Jean Price-Mars né en 1876 et mort en 1969, grand intellectuel et théoricien de la négritude…



Ou encore le fait qu’Haïti a été le premier pays à reconnaître l’indépendance de la Grèce en 1822… 



Le fait qu’ Haïti a été terre d’asile et de refuge pour des juifs, des arabes et des afro descendants venus de partout dans le monde…



Agenda



Musiques
 - Ayiti par Ti-coca et son groupe Wanga-Négès
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nom de la photo

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    <item>
      <title>Henua : la terre mère</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>« En Polynésie, la grandeur de la France, je la porte avec ma leucémie  » Hinamoeura Morgant-Cross




Littérature. Un livre/un auteur.


Le récit de Marin Ledun mêle de façon très étroite et très naturelle les péripéties d’une enquête policière proprement dite et celles l'histoire des Marquises à la colonisation et de ses effets délétères et terribles. Le récit montre également comment la colonisation se poursuit par d’autres moyens : par la confiscation des terres par exemple, accaparées par les grands groupes hôteliers, aux dépens d’une exploitation agricole traditionnelle et qui fait que peu de marquisiens sont propriétaires de leur terres ; ou par le trafic d’espèces en voie de disparition. 



Chronique cinéma


« Le cinéma, art subversif » Amos Vogel 

Nous retrouvons la chronique de Paul Lhiabastres qui nous parlera du documentaire Nuestra Tierra de Lucrecia Martel... 



Chronique arts


“Parents, racontez-vos rêves à vos enfants ! » Papillon surréaliste 1924. 


Sarah Vélu dresse le portrait de Orama Nigou, artiste et designer textile polynésienne.



Musiques
- Les Marquises   J. BREL 
- Makukuti Kanaky   Djo Bnca

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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
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      <pubDate>Wed Apr 22 2026 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Littérature. Un livre/un auteur.


Le récit de Marin Ledun mêle de façon très étroite et très naturelle les péripéties d’une enquête policière proprement dite et celles l'histoire des Marquises à la colonisation et de ses effets délétères et terribles. Le récit montre également comment la colonisation se poursuit par d’autres moyens : par la confiscation des terres par exemple, accaparées par les grands groupes hôteliers, aux dépens d’une exploitation agricole traditionnelle et qui fait que peu de marquisiens sont propriétaires de leur terres ; ou par le trafic d’espèces en voie de disparition. 



Chronique cinéma


« Le cinéma, art subversif » Amos Vogel 

Nous retrouvons la chronique de Paul Lhiabastres qui nous parlera du documentaire Nuestra Tierra de Lucrecia Martel... 



Chronique arts


“Parents, racontez-vos rêves à vos enfants ! » Papillon surréaliste 1924. 


Sarah Vélu dresse le portrait de Orama Nigou, artiste et designer textile polynésienne.



Musiques
- Les Marquises   J. BREL 
- Makukuti Kanaky   Djo Bnca

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    <item>
      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 15/04/2026</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <title>Salah Hammouri prisonnier de Jérusalem</title>
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      <description>Musique

Flower of cities  Nai Barghouti 

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      <itunes:summary>Musique

Flower of cities  Nai Barghouti 

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    <item>
      <title>Bugeaud : bourreau des Algériens et ennemi de la République</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>

«  Allez tous les ans leur [les Arabes] brûler leurs récoltes… ou bien exterminez-les jusqu’au dernier. Si ces gredins se retirent dans leurs cavernes, (...) fumez-les comme des renards » 
Bugeaud 




Qu’attendons nous pour « déboulonner Bugeaud » et tous ceux, auteurs de violence coloniales, qui sont encore présents dans note espace public comme si rien n’était ? 
Paris l’a fait en 2024 en débaptisant l’avenue qui portait son nom, Périgueux l’a fait à sa manière en faisant apposer un panneau informatif qui n’élude plus rien des crimes du Général, devenu Maréchal en 1843… Marseille a fait débaptiser la rue et l’école qui portaient son nom… mais il en reste beaucoup, statues, noms de rues, de places, de lieux publics… Nous lançons une campagne nationale « Déboulonnons Bugeaud ! »… 
 

          
Olivier Le Cour Grandmaison Historien et politologue, spécialiste des questions coloniales et décoloniales vient de sortir deux livres  sur la question («Oradour coloniaux français contre le roman national» Les liens qui libèrent  2025 et «La fabrique du roman national-républicain» Edit Amsterdam 2025). Il revient sur la figure de Bugeaud, sa célébration dans l’espace public et sa remise en question à Périgueux.



Jean Marc Champeaux, co-auteur du « Guide du Périgueux colonial et des communes proches » témoignera de son expérience et de son travail décolonial sur l’espace public de la ville de Périgueux avec le  Collectif « Traque de Traces Coloniales en Périgord » (TTCP),



Sofia Allache et Jérémie Bachi membres du jeune Collectif &quot;Déboulonnons Bugeaud !&quot; questionnent la place donnée à Bugeaud en Périgord vert et militent pour rétablir la vérité historique, débaptiser les places et déboulonner les statues du massacreur. 



Nora Mekmouche, Co-autrice du &quot;Guide du Marseille Colonial&quot;, auteure et éditrice, anime la rencontre débat.




Musique
- Abdelkader : Chanson propagandiste d’état pour le 100ème anniversaire de la conquête de l’Algérie en 1930.



nom de la photo

nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Apr 01 2026 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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«  Allez tous les ans leur [les Arabes] brûler leurs récoltes… ou bien exterminez-les jusqu’au dernier. Si ces gredins se retirent dans leurs cavernes, (...) fumez-les comme des renards » 
Bugeaud 




Qu’attendons nous pour « déboulonner Bugeaud » et tous ceux, auteurs de violence coloniales, qui sont encore présents dans note espace public comme si rien n’était ? 
Paris l’a fait en 2024 en débaptisant l’avenue qui portait son nom, Périgueux l’a fait à sa manière en faisant apposer un panneau informatif qui n’élude plus rien des crimes du Général, devenu Maréchal en 1843… Marseille a fait débaptiser la rue et l’école qui portaient son nom… mais il en reste beaucoup, statues, noms de rues, de places, de lieux publics… Nous lançons une campagne nationale « Déboulonnons Bugeaud ! »… 
 

          
Olivier Le Cour Grandmaison Historien et politologue, spécialiste des questions coloniales et décoloniales vient de sortir deux livres  sur la question («Oradour coloniaux français contre le roman national» Les liens qui libèrent  2025 et «La fabrique du roman national-républicain» Edit Amsterdam 2025). Il revient sur la figure de Bugeaud, sa célébration dans l’espace public et sa remise en question à Périgueux.



Jean Marc Champeaux, co-auteur du « Guide du Périgueux colonial et des communes proches » témoignera de son expérience et de son travail décolonial sur l’espace public de la ville de Périgueux avec le  Collectif « Traque de Traces Coloniales en Périgord » (TTCP),



Sofia Allache et Jérémie Bachi membres du jeune Collectif &quot;Déboulonnons Bugeaud !&quot; questionnent la place donnée à Bugeaud en Périgord vert et militent pour rétablir la vérité historique, débaptiser les places et déboulonner les statues du massacreur. 



Nora Mekmouche, Co-autrice du &quot;Guide du Marseille Colonial&quot;, auteure et éditrice, anime la rencontre débat.




Musique
- Abdelkader : Chanson propagandiste d’état pour le 100ème anniversaire de la conquête de l’Algérie en 1930.



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      <title>Pas de Printemps décolonial sans parler de Palestine… Salah Hamouri à notre micro.</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Juste avant son intervention à la Rencontre débat &quot;Colonialité en Palestine&quot;, Salah Hammouri est interviewé par Marshall de Thousand Madleens to Gaza Bordeaux, André Rosevègue Union Juive française pour la paix et David Pijoan Education pour Gaza. </description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Mar 25 2026 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>« Est-ce que la cour dort ? »</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Vous serez invité.es à rencontrer des personnes qui font partie du Collectif Bordeaux décolonial, et d'autres qui en sont éloignés mais à qui nous voulions donner la parole car elles ont tout autant à partager. Vous serez également amené.es à voyager entre des territoires plus ou moins lointains, à embarquer dans un univers où se mêlent musique, paroles et sons d’ambiance. 



Leurs récits, mis en scène dans une immersion sonore essaient de dépeindre plusieurs réalités : le métissage, les violences du racisme systémique, les identités caribéennes et les musiques qui en émergent...



La musique devient ici un moyen de véhiculer idées, émotions ou histoires, car dans ses rythmes, ses sons ou ses notes elle délivre autant de vécus et de vérités que la parole. Là où l'eau, quant à elle, est un élément liant, mêlant les histoires entre elles, rendant compte de ce que des personnes vivent ou ont vécu. L'habillage sonore laisse la mémoire de l'eau transporter ces mots, ces sons jusqu'à vos oreilles, bercées alors par le passé des quais bordelais, du poids des voyages en bateaux des derniers siècles.



N'oubliez pas de tendre l'oreille et d'essayer de capter la polysémie de ces histoires, de vous laisser emporter dans les ambiances qui vous sont proposées.




nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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Leurs récits, mis en scène dans une immersion sonore essaient de dépeindre plusieurs réalités : le métissage, les violences du racisme systémique, les identités caribéennes et les musiques qui en émergent...



La musique devient ici un moyen de véhiculer idées, émotions ou histoires, car dans ses rythmes, ses sons ou ses notes elle délivre autant de vécus et de vérités que la parole. Là où l'eau, quant à elle, est un élément liant, mêlant les histoires entre elles, rendant compte de ce que des personnes vivent ou ont vécu. L'habillage sonore laisse la mémoire de l'eau transporter ces mots, ces sons jusqu'à vos oreilles, bercées alors par le passé des quais bordelais, du poids des voyages en bateaux des derniers siècles.



N'oubliez pas de tendre l'oreille et d'essayer de capter la polysémie de ces histoires, de vous laisser emporter dans les ambiances qui vous sont proposées.




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      <title>Collégiens et lycéens au Printemps décolonial de Bordeaux</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Avec nous pour en parler, Sacha, Lillah Lisa et Baptiste élèves de la classe de 4ème Lovelace… et leur enseignant de français Frédéric Diet, du collège Clisthène (collège au sein du collège Casimir Fidèle au Grand parc.



Avec nous également, quelqu’un que vous connaissez bien, Bertrand Gilardeau qui pourrait être en train d’animer son émission habituelle du 4eme mercredi du mois « Le guide du Bdx colonial, un moment de littérature émancipatrice » avec Martine Descoubes Sarah Vélu et Paul Lliabastre, mais Printemps décolonial oblige, le voila déprogrammé et présent au micro de la Clé des ondes et Radio Douves pour nous parler d’un film, un court métrage réalisé avec Sandra Velu sur le projet pédagogique d’une classe de secondes du Lycée Vaclav Havel autour des noms de rues à Bègles



Nous aurons aussi dans cette émission, pour annoncer la rencontre débat de ce soir, avec Salah Hammouri « Colonialité en Palestine » une chanson, un reggae pour les enfants de Gaza, qui vient de sortir, créée par les « Raska Pocket » groupe bordelais dans lequel chante et joue et Ninoska Espinola d’origine chilienne qui fait de la musique latino américaine et caribéenne, Ninoska qui nous a accordé une interview…



Musique

- DtMF  Bad Bunny 
- Me voy a comer tu dolor. Reggae pour les enfants de Gaza.  Raska Pocket


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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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Avec nous également, quelqu’un que vous connaissez bien, Bertrand Gilardeau qui pourrait être en train d’animer son émission habituelle du 4eme mercredi du mois « Le guide du Bdx colonial, un moment de littérature émancipatrice » avec Martine Descoubes Sarah Vélu et Paul Lliabastre, mais Printemps décolonial oblige, le voila déprogrammé et présent au micro de la Clé des ondes et Radio Douves pour nous parler d’un film, un court métrage réalisé avec Sandra Velu sur le projet pédagogique d’une classe de secondes du Lycée Vaclav Havel autour des noms de rues à Bègles



Nous aurons aussi dans cette émission, pour annoncer la rencontre débat de ce soir, avec Salah Hammouri « Colonialité en Palestine » une chanson, un reggae pour les enfants de Gaza, qui vient de sortir, créée par les « Raska Pocket » groupe bordelais dans lequel chante et joue et Ninoska Espinola d’origine chilienne qui fait de la musique latino américaine et caribéenne, Ninoska qui nous a accordé une interview…



Musique

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    <item>
      <title>Le Printemps décolonial de Bordeaux. Racisme et colonialité, comprendre pour mieux agir</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Pour nous en parler en détail durant cette émission qui lui est entièrement consacrée, nous n’avons pas moins de 3 invité.es en direct dans notre studio, un invité au téléphone et 3 interviews réalisées hier d’acteurs et actrices du projet.
Chloé Buire chercheuse universitaire au LAM (Les Afriques dans le Monde) à Bordeaux, Sylvie Guizerix, membre de différentes associations dans le quartier St Michel, Jorge Parra, gestionnaire culturel et artiste, André Rosevègue, au téléphone, membre de l’équipe de l’émission, de Palestine 33 et de l'UJFP.
Les interviews de Maisha Mwepu, neo-diplômée de l’école des Beaux arts, Salomé Tahlaiti et Keïnâ Guei-Perrot étudiantes en master de géographie et Rahim Nourmamode comédien, auteur et metteur en scène.



Pendant une semaine, une programmation accessible et ouverte à toutes et tous sera proposée dans différents lieux de Bordeaux (Marché des Douves, Bien public, Pas de lune, Café
Fantoche, Ecole des Beaux arts) avec des expositions, performances artistiques, conférences, tables rondes, ateliers participatifs, formations et visites guidées. 
Le Printemps décolonial se veut un espace vivant de dialogue, de transmission et de création, où se rencontrent savoirs universitaires, engagements associatifs, pratiques artistiques et expériences citoyennes.



L’événement est né sous l’impulsion du Guide du Bordeaux colonial association décoloniale, du Laboratoire les Afriques dans le Monde et de l’Institut des Afriques. Il rassemble un large réseau d’acteur.es : AG féministe de Gironde, Asso Lomas, Asso Pourquoipas33, Bordeaux détours, CAADNA, CARNA, Chaire Diana T, Compagnie Auguste Bienvenu, Compagnie du Risque, Compagnie Hors Série, Compagnie Loufried, Compagnie Orfélé, Compagnie
Résonance, Composite 310, Conseil citoyen Capucins-Marne, Conseil citoyen Saint-Michel, Egraine Nouvelle Aquitaine, École des Beaux-Arts de Bordeaux, Espaces Marx Aquitaine, Eurrom, Fondation Frantz Fanon, FSU 33, GREF, Guide du Marseille colonial,Guinée Solidarité Bordeaux, Halle des Douves, La Clé des Ondes, La Pangée, Le Rocher de Palmer, MC2a, Medusyne, Musée ethnographique de l’Université de Bordeaux, Mémoires et Partages,
Okinka, RADSI Nouvelle Aquitaine, Rahmi, Rencontres cinématographiques La classe ouvrière c’est pas du cinéma, Revue Ancrage, Réseau Éducation Sans Frontières 33, Survie Gironde, UEMSS, Union Juive Française pour la Paix, Université Bordeaux Montaigne….



Le Printemps décolonial de Bordeaux est une initiative collective, portée par une diversité d’acteur.es locaux•les engagé.es pour une société plus juste et plus inclusive. Il s’adresse à toutes les générations et à tous les publics.
Chacun.e est invité.e à participer, à questionner,à débattre et à imaginer, ensemble, un avenir débarrassé des héritages de domination et des discriminations.
Venez nombreux•.ses !


Musiques
- Bazuka   Batida
- Antropologia  Carmelo Torres
- Alabama  John Coltrane 


nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Mar 18 2026 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Chloé Buire chercheuse universitaire au LAM (Les Afriques dans le Monde) à Bordeaux, Sylvie Guizerix, membre de différentes associations dans le quartier St Michel, Jorge Parra, gestionnaire culturel et artiste, André Rosevègue, au téléphone, membre de l’équipe de l’émission, de Palestine 33 et de l'UJFP.
Les interviews de Maisha Mwepu, neo-diplômée de l’école des Beaux arts, Salomé Tahlaiti et Keïnâ Guei-Perrot étudiantes en master de géographie et Rahim Nourmamode comédien, auteur et metteur en scène.



Pendant une semaine, une programmation accessible et ouverte à toutes et tous sera proposée dans différents lieux de Bordeaux (Marché des Douves, Bien public, Pas de lune, Café
Fantoche, Ecole des Beaux arts) avec des expositions, performances artistiques, conférences, tables rondes, ateliers participatifs, formations et visites guidées. 
Le Printemps décolonial se veut un espace vivant de dialogue, de transmission et de création, où se rencontrent savoirs universitaires, engagements associatifs, pratiques artistiques et expériences citoyennes.



L’événement est né sous l’impulsion du Guide du Bordeaux colonial association décoloniale, du Laboratoire les Afriques dans le Monde et de l’Institut des Afriques. Il rassemble un large réseau d’acteur.es : AG féministe de Gironde, Asso Lomas, Asso Pourquoipas33, Bordeaux détours, CAADNA, CARNA, Chaire Diana T, Compagnie Auguste Bienvenu, Compagnie du Risque, Compagnie Hors Série, Compagnie Loufried, Compagnie Orfélé, Compagnie
Résonance, Composite 310, Conseil citoyen Capucins-Marne, Conseil citoyen Saint-Michel, Egraine Nouvelle Aquitaine, École des Beaux-Arts de Bordeaux, Espaces Marx Aquitaine, Eurrom, Fondation Frantz Fanon, FSU 33, GREF, Guide du Marseille colonial,Guinée Solidarité Bordeaux, Halle des Douves, La Clé des Ondes, La Pangée, Le Rocher de Palmer, MC2a, Medusyne, Musée ethnographique de l’Université de Bordeaux, Mémoires et Partages,
Okinka, RADSI Nouvelle Aquitaine, Rahmi, Rencontres cinématographiques La classe ouvrière c’est pas du cinéma, Revue Ancrage, Réseau Éducation Sans Frontières 33, Survie Gironde, UEMSS, Union Juive Française pour la Paix, Université Bordeaux Montaigne….



Le Printemps décolonial de Bordeaux est une initiative collective, portée par une diversité d’acteur.es locaux•les engagé.es pour une société plus juste et plus inclusive. Il s’adresse à toutes les générations et à tous les publics.
Chacun.e est invité.e à participer, à questionner,à débattre et à imaginer, ensemble, un avenir débarrassé des héritages de domination et des discriminations.
Venez nombreux•.ses !


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      <title>Haïti chérie...</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Taïnos

Au XVe siècle, l’île d’Haïti était habitée par les Taïnos, un peuple pacifique vivant en harmonie avec la nature et organisé en royaumes prospères comme celui de Xaragua. Leur monde bascula en 1492 avec l’arrivée de Christophe Colomb et la conquête espagnole, marquée par la violence, l’exploitation et la destruction de leur civilisation. Face à cette oppression, une figure héroïque émergea : Anacaona, princesse puis reine, symbole de dignité et de résistance. Refusant de se soumettre aux colonisateurs, elle préféra mourir plutôt que d’abandonner la liberté de son peuple et fut exécutée en 1503. Son courage fait d’elle l’une des premières grandes figures féminines anticolonialistes des Amériques. Malgré le génocide des Taïnos, leur héritage n’a jamais disparu. Les Africains déportés sur l’île ont préservé et transmis plusieurs savoirs et traditions taïnos. Parmi eux, la cassave — galette de manioc — est devenue un symbole vivant de mémoire et de résilience, reconnue par UNESCO en 2024 comme patrimoine immatériel. Ainsi, l’histoire d’Haïti est celle d’une terre de résistance, de transmission et de dignité. Elle rappelle au monde la grandeur d’un peuple qui, malgré les tragédies, a su préserver son âme et sa culture.  



Anténor Firmin

Au XIXe siècle, alors que certaines théories racistes tentaient de justifier la domination coloniale, deux intellectuels haïtiens se dressèrent avec courage pour défendre l’égalité humaine. Anténor Firmin, présent à Paris dans les années 1880, répondit aux thèses racistes de Arthur de Gobineau et de Paul Broca par un ouvrage majeur : De l’égalité des races humaines (1885). Par une démonstration rigoureuse, il démolit les pseudo-sciences raciales et affirme avec audace l’égalité fondamentale de tous les êtres humains. Un siècle avant de nombreux penseurs occidentaux, il remet en cause le concept même de « race » et souligne l’apport des civilisations africaines à l’histoire mondiale. 



Benito Sylvain
 
Dans le même élan, Benito Sylvain mène une lutte intellectuelle et politique internationale contre le colonialisme. Journaliste, militant et diplomate, il défend les peuples colonisés, fonde des journaux engagés et participe activement à la First Pan-African Conference à Londres. Conseiller de Menelik II après la victoire de l’Éthiopie face à l’Italie, il incarne la solidarité panafricaine naissante. Ces deux figures illustrent la puissance intellectuelle d’Haïti dans la lutte pour la dignité humaine. Leur héritage rappelle que la pensée haïtienne a joué un rôle pionnier dans le combat universel contre le racisme et pour l’égalité.  



Alexandre Pétion, Simon Bolivar même combat 

En 1816, la jeune République d’Haïti, à peine douze ans après son indépendance, posa un acte historique de solidarité internationale. Le grand libérateur sud-américain Simón Bolívar trouva refuge en Haïti après ses défaites contre l’empire espagnol. Il y fut accueilli avec générosité par Alexandre Pétion, président de la République, qui comprit immédiatement que la lutte de Bolívar était aussi celle de la liberté. Pétion lui offrit des armes, des navires, des munitions et des soldats afin de relancer la guerre d’indépendance en Amérique du Sud. En échange, il ne demanda qu’une seule chose : que l’esclavage soit aboli dans les territoires libérés. 
Touché par cette grandeur, Bolívar reconnut la dette immense qu’il avait envers Haïti et tint sa promesse en proclamant la libération des esclaves dans ses campagnes militaires. Grâce à cette aide décisive, plusieurs nations comme le Venezuela, la Colombie, l’Équateur, la Bolivie et le Pérou purent avancer vers leur indépendance. Ainsi, Haïti ne fut pas seulement la première république noire libre du monde : elle fut aussi une nation qui a contribué à libérer tout un continent. Ce geste incarne l’esprit universel d’Haïti : une terre de courage, de solidarité et de liberté pour tous les peuples.

  

Haïti et les indépendances en Afrique
 
À partir des années 1960, alors que de nombreux pays d’Afrique francophone accédaient à l’indépendance, Haïti répondit une fois encore à l’appel de la solidarité internationale. Des milliers d’Haïtiens — médecins, avocats, ingénieurs, professeurs, diplomates et intellectuels — quittèrent leur île pour mettre leurs compétences au service des jeunes États africains. Dans des pays comme la Côte d’Ivoire et la République du Congo, ils contribuèrent à former des administrations, à structurer l’éducation, la santé et les institutions publiques. Leur présence fut précieuse pour des nations qui manquaient alors de cadres qualifiés pour bâtir leurs nouvelles structures étatiques. Fidèles à l’esprit d’entraide hérité de leur propre histoire de liberté, les Haïtiens participèrent activement à la construction et à la consolidation de ces États naissants. Leur engagement témoignait d’une profonde fraternité entre les peuples issus d’une histoire commune de lutte et de dignité. Ainsi, bien au-delà de ses frontières, Haïti a porté son savoir, son humanisme et son sens du devoir au service du progrès. Cette contribution rappelle que la nation haïtienne a toujours su se tenir aux côtés des causes justes et des peuples en quête d’émancipation.  

Aujourd’hui…

Haïti traverse aujourd’hui l’une des périodes les plus difficiles de son histoire, malgré l’immense héritage de courage qui a forgé cette nation. Première république noire du monde, née de la lutte des esclaves menée par des figures comme Toussaint Louverture, Haïti a toujours incarné l’idéal de liberté et de dignité. Mais au fil des siècles, le pays a subi dictatures, catastrophes naturelles, exploitation économique et profondes injustices internationales. Comme l’évoquait Aimé Césaire, le monde semble parfois ne jamais avoir pardonné aux enfants d’Haïti d’avoir osé se libérer. Aujourd’hui, la crise politique, la violence des gangs et l’extrême pauvreté plongent la population dans une grande souffrance, notamment dans la capitale Port-au-Prince. Pourtant, malgré cette épreuve, l’histoire d’Haïti demeure celle d’un peuple d’une résilience exceptionnelle. Comprendre la situation actuelle exige de reconnaître d’abord la grandeur historique et morale de cette nation. Haïti a tant donné au monde, en soutenant la liberté et la dignité humaine bien au-delà de ses frontières. Face aux difficultés présentes, la solidarité internationale et la conscience historique sont plus nécessaires que jamais. Car défendre Haïti aujourd’hui, c’est aussi honorer l’un des plus grands symboles de liberté de l’histoire moderne.  


Marie Le Bouffo


Musiques 
- “L’Union”  Freedom
- “Trou Ba Kayima”  Freedom
- “Peyi a”  James Germain (post emission) 
</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Mar 11 2026 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>Haïti chérie...</itunes:title>
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      <itunes:subtitle>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</itunes:subtitle>
      <itunes:summary>Taïnos

Au XVe siècle, l’île d’Haïti était habitée par les Taïnos, un peuple pacifique vivant en harmonie avec la nature et organisé en royaumes prospères comme celui de Xaragua. Leur monde bascula en 1492 avec l’arrivée de Christophe Colomb et la conquête espagnole, marquée par la violence, l’exploitation et la destruction de leur civilisation. Face à cette oppression, une figure héroïque émergea : Anacaona, princesse puis reine, symbole de dignité et de résistance. Refusant de se soumettre aux colonisateurs, elle préféra mourir plutôt que d’abandonner la liberté de son peuple et fut exécutée en 1503. Son courage fait d’elle l’une des premières grandes figures féminines anticolonialistes des Amériques. Malgré le génocide des Taïnos, leur héritage n’a jamais disparu. Les Africains déportés sur l’île ont préservé et transmis plusieurs savoirs et traditions taïnos. Parmi eux, la cassave — galette de manioc — est devenue un symbole vivant de mémoire et de résilience, reconnue par UNESCO en 2024 comme patrimoine immatériel. Ainsi, l’histoire d’Haïti est celle d’une terre de résistance, de transmission et de dignité. Elle rappelle au monde la grandeur d’un peuple qui, malgré les tragédies, a su préserver son âme et sa culture.  



Anténor Firmin

Au XIXe siècle, alors que certaines théories racistes tentaient de justifier la domination coloniale, deux intellectuels haïtiens se dressèrent avec courage pour défendre l’égalité humaine. Anténor Firmin, présent à Paris dans les années 1880, répondit aux thèses racistes de Arthur de Gobineau et de Paul Broca par un ouvrage majeur : De l’égalité des races humaines (1885). Par une démonstration rigoureuse, il démolit les pseudo-sciences raciales et affirme avec audace l’égalité fondamentale de tous les êtres humains. Un siècle avant de nombreux penseurs occidentaux, il remet en cause le concept même de « race » et souligne l’apport des civilisations africaines à l’histoire mondiale. 



Benito Sylvain
 
Dans le même élan, Benito Sylvain mène une lutte intellectuelle et politique internationale contre le colonialisme. Journaliste, militant et diplomate, il défend les peuples colonisés, fonde des journaux engagés et participe activement à la First Pan-African Conference à Londres. Conseiller de Menelik II après la victoire de l’Éthiopie face à l’Italie, il incarne la solidarité panafricaine naissante. Ces deux figures illustrent la puissance intellectuelle d’Haïti dans la lutte pour la dignité humaine. Leur héritage rappelle que la pensée haïtienne a joué un rôle pionnier dans le combat universel contre le racisme et pour l’égalité.  



Alexandre Pétion, Simon Bolivar même combat 

En 1816, la jeune République d’Haïti, à peine douze ans après son indépendance, posa un acte historique de solidarité internationale. Le grand libérateur sud-américain Simón Bolívar trouva refuge en Haïti après ses défaites contre l’empire espagnol. Il y fut accueilli avec générosité par Alexandre Pétion, président de la République, qui comprit immédiatement que la lutte de Bolívar était aussi celle de la liberté. Pétion lui offrit des armes, des navires, des munitions et des soldats afin de relancer la guerre d’indépendance en Amérique du Sud. En échange, il ne demanda qu’une seule chose : que l’esclavage soit aboli dans les territoires libérés. 
Touché par cette grandeur, Bolívar reconnut la dette immense qu’il avait envers Haïti et tint sa promesse en proclamant la libération des esclaves dans ses campagnes militaires. Grâce à cette aide décisive, plusieurs nations comme le Venezuela, la Colombie, l’Équateur, la Bolivie et le Pérou purent avancer vers leur indépendance. Ainsi, Haïti ne fut pas seulement la première république noire libre du monde : elle fut aussi une nation qui a contribué à libérer tout un continent. Ce geste incarne l’esprit universel d’Haïti : une terre de courage, de solidarité et de liberté pour tous les peuples.

  

Haïti et les indépendances en Afrique
 
À partir des années 1960, alors que de nombreux pays d’Afrique francophone accédaient à l’indépendance, Haïti répondit une fois encore à l’appel de la solidarité internationale. Des milliers d’Haïtiens — médecins, avocats, ingénieurs, professeurs, diplomates et intellectuels — quittèrent leur île pour mettre leurs compétences au service des jeunes États africains. Dans des pays comme la Côte d’Ivoire et la République du Congo, ils contribuèrent à former des administrations, à structurer l’éducation, la santé et les institutions publiques. Leur présence fut précieuse pour des nations qui manquaient alors de cadres qualifiés pour bâtir leurs nouvelles structures étatiques. Fidèles à l’esprit d’entraide hérité de leur propre histoire de liberté, les Haïtiens participèrent activement à la construction et à la consolidation de ces États naissants. Leur engagement témoignait d’une profonde fraternité entre les peuples issus d’une histoire commune de lutte et de dignité. Ainsi, bien au-delà de ses frontières, Haïti a porté son savoir, son humanisme et son sens du devoir au service du progrès. Cette contribution rappelle que la nation haïtienne a toujours su se tenir aux côtés des causes justes et des peuples en quête d’émancipation.  

Aujourd’hui…

Haïti traverse aujourd’hui l’une des périodes les plus difficiles de son histoire, malgré l’immense héritage de courage qui a forgé cette nation. Première république noire du monde, née de la lutte des esclaves menée par des figures comme Toussaint Louverture, Haïti a toujours incarné l’idéal de liberté et de dignité. Mais au fil des siècles, le pays a subi dictatures, catastrophes naturelles, exploitation économique et profondes injustices internationales. Comme l’évoquait Aimé Césaire, le monde semble parfois ne jamais avoir pardonné aux enfants d’Haïti d’avoir osé se libérer. Aujourd’hui, la crise politique, la violence des gangs et l’extrême pauvreté plongent la population dans une grande souffrance, notamment dans la capitale Port-au-Prince. Pourtant, malgré cette épreuve, l’histoire d’Haïti demeure celle d’un peuple d’une résilience exceptionnelle. Comprendre la situation actuelle exige de reconnaître d’abord la grandeur historique et morale de cette nation. Haïti a tant donné au monde, en soutenant la liberté et la dignité humaine bien au-delà de ses frontières. Face aux difficultés présentes, la solidarité internationale et la conscience historique sont plus nécessaires que jamais. Car défendre Haïti aujourd’hui, c’est aussi honorer l’un des plus grands symboles de liberté de l’histoire moderne.  


Marie Le Bouffo


Musiques 
- “L’Union”  Freedom
- “Trou Ba Kayima”  Freedom
- “Peyi a”  James Germain (post emission) 
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    <item>
      <title>Carnaval décolonial, crime colonial, Séminaire Migrations...</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>William Adjété Wilson

L’artiste plasticien, à qui MC2a a confié la conception du char dans la parade du Carnaval des 2 rives, dimanche 1er mars 2026, nous a accordé une interview en compagnie de Guy Lenoir.

Retrouvez également l’interview complète ci-dessous qui met à l’honneur tous les participants : l’artiste concepteur mais aussi les réalisateurs du char et du Roi carnaval au Garage moderne, les élèves et les enseignants de la classe option Arts plastiques du lycée François Mauriac, le Collectif Lullaby Danza Project, des membres du Printemps décolonial de Bordeaux et la FANTASTIQUE Batucada Zumba Rei. 




Catherine Bernstein

La cinéaste, venue présentée son film « Congo-Océan : un chemin de fer et de sang », un documentaire sur ce crime colonial français qui a fait, au moins, 20 000 morts, de 1921 à 1934, à cause de l’obstination criminelle de la puissance coloniale française, des Gouverneurs généraux de l’Afrique Equatoriale Française, de la Société de construction des Batignoles et des patrons des 40 concessions capitalistes sur place, au Congo. Obstination à construire une voie de chemin de fer dans une région montagneuse et insalubre, obstination à faire travailler de force, à la main, des travailleurs, raflés et capturés jusqu’aux rives du lac Tchad à 3000 kms du chantier, mal nourris, épuisés, malades et terrorisés…



Les étudiant.es de la licence Professionnelle « Chargé.e de projets en solidarité internationale et développement durable » à l’Université Bordeaux Montaigne.

Solenne, Baraka, Yann, Rod, Fanny, Alexa et Orphélia sont très enthousiastes et fier.es de répondre à nos questions pour nous présenter le Séminaire « Migrations » qu’ils-elles ont préparé, avec un programme complet et riche, du 28 au 30 janvier 2026, avec beaucoup d’invité.es et qui n’élude aucun aspect de ce sujet difficile et souvent douloureux…  


Musique :

- Expensive shit    Fela Kuti   1975






nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Mar 04 2026 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>William Adjété Wilson

L’artiste plasticien, à qui MC2a a confié la conception du char dans la parade du Carnaval des 2 rives, dimanche 1er mars 2026, nous a accordé une interview en compagnie de Guy Lenoir.

Retrouvez également l’interview complète ci-dessous qui met à l’honneur tous les participants : l’artiste concepteur mais aussi les réalisateurs du char et du Roi carnaval au Garage moderne, les élèves et les enseignants de la classe option Arts plastiques du lycée François Mauriac, le Collectif Lullaby Danza Project, des membres du Printemps décolonial de Bordeaux et la FANTASTIQUE Batucada Zumba Rei. 




Catherine Bernstein

La cinéaste, venue présentée son film « Congo-Océan : un chemin de fer et de sang », un documentaire sur ce crime colonial français qui a fait, au moins, 20 000 morts, de 1921 à 1934, à cause de l’obstination criminelle de la puissance coloniale française, des Gouverneurs généraux de l’Afrique Equatoriale Française, de la Société de construction des Batignoles et des patrons des 40 concessions capitalistes sur place, au Congo. Obstination à construire une voie de chemin de fer dans une région montagneuse et insalubre, obstination à faire travailler de force, à la main, des travailleurs, raflés et capturés jusqu’aux rives du lac Tchad à 3000 kms du chantier, mal nourris, épuisés, malades et terrorisés…



Les étudiant.es de la licence Professionnelle « Chargé.e de projets en solidarité internationale et développement durable » à l’Université Bordeaux Montaigne.

Solenne, Baraka, Yann, Rod, Fanny, Alexa et Orphélia sont très enthousiastes et fier.es de répondre à nos questions pour nous présenter le Séminaire « Migrations » qu’ils-elles ont préparé, avec un programme complet et riche, du 28 au 30 janvier 2026, avec beaucoup d’invité.es et qui n’élude aucun aspect de ce sujet difficile et souvent douloureux…  


Musique :

- Expensive shit    Fela Kuti   1975






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    </item>
    <item>
      <title>Toujours combattre !</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Un livre, un auteur :

Plutôt qu’un roman proprement dit, le livre dont il sera question aujourd’hui et qui s’intitule &quot;je sais pourquoi chante l’oiseau en cage&quot; est le récit de l’enfance de l’autrice Maya ANGELOU,de son combat dès son plus âge pour surmonter les obstacles édifiés par les préjugés, le racisme et l’organisation ségrégationniste de la société étasunienne. 
L’autobiographie de Maya Angelou a une fonction politique : celle de montrer comment vit une petite fille noire dans le sud des Etats-Unis et comment cette enfance va construire la personnalité et les choix de vie de la narratrice. La violence quotidienne qu’elle soit physique, sexuelle, psychologique, que la narratrice subit, elle la décrit, la commente plus ou moins explicitement, et les désigne pour ceux qu’ils sont : les terribles révélateurs d’une réalité imposée par le pouvoir blanc et raciste. 
Mais si la ségrégation est abolie sous l’effet du mouvement américain des droits civiques au cours des années 1960 certaines lois ségrégationnistes  demeurent encore dans quelques états, alors même que la Cour Suprême les a rendues inapplicables, et le pays connaît toujours aujourd’hui un système de ségrégation voire une augmentation : ségrégation résidentielle, scolaire, sociale, judiciaire et même policières. 



Chronique cinéma

« Le cinéma, art subversif » Amos Vogel 

 
Nous retrouvons la chronique mensuelle de Paul Lhiabastres, qui nous parlera du nouveau film de Raoul Peck, &quot;Orwell : 2+2=5&quot;



Chronique arts

“Parents, racontez-vos rêves à vos enfants ! » Papillon surréaliste 1924.
 

Sarah Vélu nous parle du travail de Atong Atem, photographe australienne originaire du Soudan et qui explore les identités sociales et culturelles des communautés africaines installées en Australie.



Paroles aux libraires 

Nous sommes allé.es la rencontre de Ludovic Iribarne, qui nous raconte son parcours au sein de la librairie Géopoli, dans l’Ecosystème Darwin, 87 rue des Queyries, sur la rive droite de Bordeaux. 


B.Gilardeau



Musique : 
   - Habillages musicaux des lectures :  « Pinetop’s blues »  Pinetop Perkins, « Levee Road Cry » et « St Louis Blues » Louis Armstrong et Velma Middleton.
   - « Run Joe » Maya Angelou


nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Feb 25 2026 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>Un livre, un auteur :

Plutôt qu’un roman proprement dit, le livre dont il sera question aujourd’hui et qui s’intitule &quot;je sais pourquoi chante l’oiseau en cage&quot; est le récit de l’enfance de l’autrice Maya ANGELOU,de son combat dès son plus âge pour surmonter les obstacles édifiés par les préjugés, le racisme et l’organisation ségrégationniste de la société étasunienne. 
L’autobiographie de Maya Angelou a une fonction politique : celle de montrer comment vit une petite fille noire dans le sud des Etats-Unis et comment cette enfance va construire la personnalité et les choix de vie de la narratrice. La violence quotidienne qu’elle soit physique, sexuelle, psychologique, que la narratrice subit, elle la décrit, la commente plus ou moins explicitement, et les désigne pour ceux qu’ils sont : les terribles révélateurs d’une réalité imposée par le pouvoir blanc et raciste. 
Mais si la ségrégation est abolie sous l’effet du mouvement américain des droits civiques au cours des années 1960 certaines lois ségrégationnistes  demeurent encore dans quelques états, alors même que la Cour Suprême les a rendues inapplicables, et le pays connaît toujours aujourd’hui un système de ségrégation voire une augmentation : ségrégation résidentielle, scolaire, sociale, judiciaire et même policières. 



Chronique cinéma

« Le cinéma, art subversif » Amos Vogel 

 
Nous retrouvons la chronique mensuelle de Paul Lhiabastres, qui nous parlera du nouveau film de Raoul Peck, &quot;Orwell : 2+2=5&quot;



Chronique arts

“Parents, racontez-vos rêves à vos enfants ! » Papillon surréaliste 1924.
 

Sarah Vélu nous parle du travail de Atong Atem, photographe australienne originaire du Soudan et qui explore les identités sociales et culturelles des communautés africaines installées en Australie.



Paroles aux libraires 

Nous sommes allé.es la rencontre de Ludovic Iribarne, qui nous raconte son parcours au sein de la librairie Géopoli, dans l’Ecosystème Darwin, 87 rue des Queyries, sur la rive droite de Bordeaux. 


B.Gilardeau



Musique : 
   - Habillages musicaux des lectures :  « Pinetop’s blues »  Pinetop Perkins, « Levee Road Cry » et « St Louis Blues » Louis Armstrong et Velma Middleton.
   - « Run Joe » Maya Angelou


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      <title>Décoloniser les regards… PARTIE 2</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Vendredi 6 février « Kanaky : un pouvoir colonial institutionnalisé »… Journée préparée par Bertrand Gilardeau et Jean Paul Chaumeil. 

Concernant la kanaky-Nouvelle Calédonie, il apparaît pour les spécialistes que la responsabilité de la situation actuelle et des graves conflits récents incombe très fortement au chef de l’état, Emmanuel Macron qui sous la pression des franges les plus réactionnaires des caldoches a remis en cause ce qu’on appelle le périmètre du corps électoral d’un référendum censé décider de l’avenir de ce territoire, ce qui a anéantit les avancées issus des accords de Matignon, impulsés en son temps par le premier ministre Michel Rocard et qui devait cheminer pacifiquement vers une forme de souveraineté de la kanaky-Nouvelle Calédonie.
Ce fut une journée particulièrement riche avec deux invité-e-s passionnant-e-s, Benoit Trépied, anthropologue, spécialiste de la Kanaky-Nouvelle Calédonie et Dorothée Tromparent,
réalisatrice de documentaires, dont 3 ont été montrés (« Au nom du père, du fils et des esprits » , « Notre guerre » et « Squat coca ») qui vit là-bas et qui connait parfaitement les problématiques entre kanaks et caldoches…



Samedi 7 février : « Décoloniser les musées ? »… Journée proposée par Sylvaine Marsault.

Cette dernière journée des Rencontres cinématographiques, proposait un thème particulièrement édifiant pour parler de colonialité, c'est-à-dire de tout ce qui reste dans notre environnement, notre espace public, nos mentalités, nos imaginaires ici en Europe, issus de la colonisation…
Ici ce sont des objets souvent sacrés, volés, pillés, dans les territoires colonisés, dénaturés, ou changeant de nature, devenant des objets d’art en Europe et entreposés dans nos musées…
La réparation, ou un début de réparation, passe par des restitutions…  
Le matin à l’auditorium de la bibliothèque municipale de Bordeaux Mériadeck, le débat était animé par des invitées très impliquées dans ces questions sensibles : Gaëlle Beaujan responsable de collections Afrique au Musée du Quai Branly Jacques Chirac à Paris, Elise Patole-Edoumba conservatrice du Musée d’Histoire Naturelle de La Rochelle et Sophie Chave-Dartoen Directrice du musée d’ethnographie de l’Université de Bordeaux…

 « Je veux que d’ici cinq ans, les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique. » Emmanuel Macron, Ouagadougou, novembre 2017, devant un jeune public Burkinabé enthousiaste… 

Macron commande en suivant, en mars 2018, à Felwine Sarr, écrivain et économiste sénégalais, et Bénédicte Savoy, historienne de l’art française, un rapport. Ce rapport, intitulé « Restituer le patrimoine africain : vers une nouvelle éthique relationnelle », lui est remis le 23 novembre 2018.
Une restitution spectaculaire et très médiatisée, celle de 26 pièces du trésor d’Abomey, en 2021, exposées au Musée Branly Jacques Chirac à Paris et restituées au Bénin et puis plus rien ou pas grand chose… Des freins demeurent, où l’on peut encore déceler de la colonialité… Londres ne semble pas faire mieux, Bruxelles et Berlin sont plus en pointe désormais…
L’après midi, à 14H, a été projeté à l’Utopia, le documentaire de Nora Philippe « Restituer ? L’Afrique en quête des ses chefs d’œuvre », un film décapant où s’expriment les acteurs de ses restitutions, du côté européen et du côté africain…

Musique 
Makukuti Kanaky      Djo Bnca
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Feb 18 2026 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>Vendredi 6 février « Kanaky : un pouvoir colonial institutionnalisé »… Journée préparée par Bertrand Gilardeau et Jean Paul Chaumeil. 

Concernant la kanaky-Nouvelle Calédonie, il apparaît pour les spécialistes que la responsabilité de la situation actuelle et des graves conflits récents incombe très fortement au chef de l’état, Emmanuel Macron qui sous la pression des franges les plus réactionnaires des caldoches a remis en cause ce qu’on appelle le périmètre du corps électoral d’un référendum censé décider de l’avenir de ce territoire, ce qui a anéantit les avancées issus des accords de Matignon, impulsés en son temps par le premier ministre Michel Rocard et qui devait cheminer pacifiquement vers une forme de souveraineté de la kanaky-Nouvelle Calédonie.
Ce fut une journée particulièrement riche avec deux invité-e-s passionnant-e-s, Benoit Trépied, anthropologue, spécialiste de la Kanaky-Nouvelle Calédonie et Dorothée Tromparent,
réalisatrice de documentaires, dont 3 ont été montrés (« Au nom du père, du fils et des esprits » , « Notre guerre » et « Squat coca ») qui vit là-bas et qui connait parfaitement les problématiques entre kanaks et caldoches…



Samedi 7 février : « Décoloniser les musées ? »… Journée proposée par Sylvaine Marsault.

Cette dernière journée des Rencontres cinématographiques, proposait un thème particulièrement édifiant pour parler de colonialité, c'est-à-dire de tout ce qui reste dans notre environnement, notre espace public, nos mentalités, nos imaginaires ici en Europe, issus de la colonisation…
Ici ce sont des objets souvent sacrés, volés, pillés, dans les territoires colonisés, dénaturés, ou changeant de nature, devenant des objets d’art en Europe et entreposés dans nos musées…
La réparation, ou un début de réparation, passe par des restitutions…  
Le matin à l’auditorium de la bibliothèque municipale de Bordeaux Mériadeck, le débat était animé par des invitées très impliquées dans ces questions sensibles : Gaëlle Beaujan responsable de collections Afrique au Musée du Quai Branly Jacques Chirac à Paris, Elise Patole-Edoumba conservatrice du Musée d’Histoire Naturelle de La Rochelle et Sophie Chave-Dartoen Directrice du musée d’ethnographie de l’Université de Bordeaux…

 « Je veux que d’ici cinq ans, les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique. » Emmanuel Macron, Ouagadougou, novembre 2017, devant un jeune public Burkinabé enthousiaste… 

Macron commande en suivant, en mars 2018, à Felwine Sarr, écrivain et économiste sénégalais, et Bénédicte Savoy, historienne de l’art française, un rapport. Ce rapport, intitulé « Restituer le patrimoine africain : vers une nouvelle éthique relationnelle », lui est remis le 23 novembre 2018.
Une restitution spectaculaire et très médiatisée, celle de 26 pièces du trésor d’Abomey, en 2021, exposées au Musée Branly Jacques Chirac à Paris et restituées au Bénin et puis plus rien ou pas grand chose… Des freins demeurent, où l’on peut encore déceler de la colonialité… Londres ne semble pas faire mieux, Bruxelles et Berlin sont plus en pointe désormais…
L’après midi, à 14H, a été projeté à l’Utopia, le documentaire de Nora Philippe « Restituer ? L’Afrique en quête des ses chefs d’œuvre », un film décapant où s’expriment les acteurs de ses restitutions, du côté européen et du côté africain…

Musique 
Makukuti Kanaky      Djo Bnca
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    </item>
    <item>
      <title>Décoloniser les regards... PARTIE 1</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>4 jours intenses

Ces 22èmes Rencontres se sont déroulées du mercredi 4 février au samedi 7 février 2026, à la bibliothèque municipale de Mériadeck le matin et au cinéma Utopia l’aprés midi et le soir, avec un thème, un titre « Décoloniser les regards » complètement raccord avec le contenu de cette émission hebdomadaire et décoloniale, que nous avons le plaisir d’animer depuis 6 ans maintenant à La clé des ondes.
4 jours d’une grande variété, de films (documentaires ou de fiction), de découvertes, de débats, d’invités bien choisis et très généreux et pour nous (Jeff et Gérard) une moisson de captations et d’interviews.



Mercredi 4 février : « Décoloniser les images algériennes ». Une journée préparée par Pierre Robin.

L’Algérie à la longue histoire qui sépare et rapproche le colonisé et le colonisateur à travers les images notamment des films de René Vautier, le réalisateur de l’indépassable « Avoir 20 ans dans les Aurès » et les lumières de l'historien Alain Ruscio qui n’a pas ménagé sa peine tout au long de la journée pour nous éclairer sur l’histoire de la conquête. 
Car en effet si on connait relativement bien la guerre d’Algérie de 1954 à 1962, les fameux événements, on sait moins que la colonisation de l’Algérie date de 1830, qu’elle a mobilisé près de 40 000 soldats, et une armada de bateaux, qu’Alger la blanche fut prise en 3 semaines et qu’au bout de la sinistre opération militaire, on a compté 100 000 morts algériens soit 12 % de la population. Les circonstances et les conséquences de cette conquête ont été réintroduites dans le débat public et médiatique après les déclarations de Jean Michel Apathie établissant un parallèle entre le massacre d’Oradour sur glane par l’armée nazie en déroute en 1944 et les violences de la colonisation française en Algérie, les enfumades en particulier… 
La journée fut aussi particulièrement riche en images, à commencer par un film documentaire de Franssou Prenant qui de façon plutôt originale fait dialoguer des propos tenus par les tenants de la colonisation et des images d’une Algérie contemporaine et puis surtout deux films du grand René Vautier, dont &quot;Déjà le sang de mai ensemençait novembre » et « Avoir 20 ans dans les Aurès » ou comment résister à l’embrigadement idéologique et guerrier pour un groupe de jeunes engagés plutôt pacifistes…



Jeudi 5 février : « Décoloniser le travail ». Une journée préparée et animée par Jean Pierre Andrien et Patrick Sagory. 

Le jeudi est traditionnellement une journée dédiée au travail et aux questions sociales durant les Rencontres. Le matin, dans l’auditorium de la Bibliothèque municipale de Bordeaux Mériadeck, pleine à craquer, il y avait du beau monde à la tribune et même des invités très connu-es… Rachel Kéké venue soutenir le film de Thibault Férié « La révolte des Femmes de chambre », un documentaire sur la lutte, la grève, de 22 mois que Rachel Kéké a menée avec ses camarades femmes de chambre à l’hôtel Ibis Batignolles en 2019, un film qu’on a pu voir dans la très grande salle de l’Utopia, en début d’après midi, elle aussi pleine à craquer… Mattéo Sévéri et Madeleine Guediguian venu-es présenter leur film « On n’est pas nos parents » projeté le soir à 20H, qui revient sur les grandes grèves dans les années 1980 à l’usine Citroen d’Aulnay où la colonialité était partout… 



Rwanda : Bordeaux se souvient.
Il a fallu attendre 32 ans pour que la ville de Bordeaux rende enfin un hommage à la mémoire des Tutsis victimes du génocide rwandais, près d’un million de morts sous les coups de machettes des Hutus en ces quelques semaines d’avril 1994. Vendredi  6 février, quelques dizaines de personnes se sont retrouvées sur la rive droite de la Garonne près du pont de Pierre autour des représentants de la mairie et des responsables d’associations de défense des Tutsis (Cauri, Ibuka) pour le dévoilement d’une stèle appelant au devoir de souvenir et la plantation d’un orme. Un évènement d’une grande émotion en particulier lors de l’intervention de l‘auteure rwandaise Beata Umubyeyi Mairesse, elle-même survivante rescapée du massacre, récit qu’elle a confié dans son tout dernier ouvrage « Le Convoi »  qui raconte les circonstances dans lesquelles avec sa mère, elle a pu fuir le petit pays alors que toute sa famille a été massacrée. Nicolas Robert vice président de l’association bordelaise Cauri qui réclame depuis longtemps cette reconnaissance locale du massacre des Tutsis a rappelé combien il fut difficile de l’obtenir auprès d’une municipalité alors tenue par Alain Juppé…



Musique 
Avoir 20 ans dans les Aurès  
 Yves Branellec


nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Feb 11 2026 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Ces 22èmes Rencontres se sont déroulées du mercredi 4 février au samedi 7 février 2026, à la bibliothèque municipale de Mériadeck le matin et au cinéma Utopia l’aprés midi et le soir, avec un thème, un titre « Décoloniser les regards » complètement raccord avec le contenu de cette émission hebdomadaire et décoloniale, que nous avons le plaisir d’animer depuis 6 ans maintenant à La clé des ondes.
4 jours d’une grande variété, de films (documentaires ou de fiction), de découvertes, de débats, d’invités bien choisis et très généreux et pour nous (Jeff et Gérard) une moisson de captations et d’interviews.



Mercredi 4 février : « Décoloniser les images algériennes ». Une journée préparée par Pierre Robin.

L’Algérie à la longue histoire qui sépare et rapproche le colonisé et le colonisateur à travers les images notamment des films de René Vautier, le réalisateur de l’indépassable « Avoir 20 ans dans les Aurès » et les lumières de l'historien Alain Ruscio qui n’a pas ménagé sa peine tout au long de la journée pour nous éclairer sur l’histoire de la conquête. 
Car en effet si on connait relativement bien la guerre d’Algérie de 1954 à 1962, les fameux événements, on sait moins que la colonisation de l’Algérie date de 1830, qu’elle a mobilisé près de 40 000 soldats, et une armada de bateaux, qu’Alger la blanche fut prise en 3 semaines et qu’au bout de la sinistre opération militaire, on a compté 100 000 morts algériens soit 12 % de la population. Les circonstances et les conséquences de cette conquête ont été réintroduites dans le débat public et médiatique après les déclarations de Jean Michel Apathie établissant un parallèle entre le massacre d’Oradour sur glane par l’armée nazie en déroute en 1944 et les violences de la colonisation française en Algérie, les enfumades en particulier… 
La journée fut aussi particulièrement riche en images, à commencer par un film documentaire de Franssou Prenant qui de façon plutôt originale fait dialoguer des propos tenus par les tenants de la colonisation et des images d’une Algérie contemporaine et puis surtout deux films du grand René Vautier, dont &quot;Déjà le sang de mai ensemençait novembre » et « Avoir 20 ans dans les Aurès » ou comment résister à l’embrigadement idéologique et guerrier pour un groupe de jeunes engagés plutôt pacifistes…



Jeudi 5 février : « Décoloniser le travail ». Une journée préparée et animée par Jean Pierre Andrien et Patrick Sagory. 

Le jeudi est traditionnellement une journée dédiée au travail et aux questions sociales durant les Rencontres. Le matin, dans l’auditorium de la Bibliothèque municipale de Bordeaux Mériadeck, pleine à craquer, il y avait du beau monde à la tribune et même des invités très connu-es… Rachel Kéké venue soutenir le film de Thibault Férié « La révolte des Femmes de chambre », un documentaire sur la lutte, la grève, de 22 mois que Rachel Kéké a menée avec ses camarades femmes de chambre à l’hôtel Ibis Batignolles en 2019, un film qu’on a pu voir dans la très grande salle de l’Utopia, en début d’après midi, elle aussi pleine à craquer… Mattéo Sévéri et Madeleine Guediguian venu-es présenter leur film « On n’est pas nos parents » projeté le soir à 20H, qui revient sur les grandes grèves dans les années 1980 à l’usine Citroen d’Aulnay où la colonialité était partout… 



Rwanda : Bordeaux se souvient.
Il a fallu attendre 32 ans pour que la ville de Bordeaux rende enfin un hommage à la mémoire des Tutsis victimes du génocide rwandais, près d’un million de morts sous les coups de machettes des Hutus en ces quelques semaines d’avril 1994. Vendredi  6 février, quelques dizaines de personnes se sont retrouvées sur la rive droite de la Garonne près du pont de Pierre autour des représentants de la mairie et des responsables d’associations de défense des Tutsis (Cauri, Ibuka) pour le dévoilement d’une stèle appelant au devoir de souvenir et la plantation d’un orme. Un évènement d’une grande émotion en particulier lors de l’intervention de l‘auteure rwandaise Beata Umubyeyi Mairesse, elle-même survivante rescapée du massacre, récit qu’elle a confié dans son tout dernier ouvrage « Le Convoi »  qui raconte les circonstances dans lesquelles avec sa mère, elle a pu fuir le petit pays alors que toute sa famille a été massacrée. Nicolas Robert vice président de l’association bordelaise Cauri qui réclame depuis longtemps cette reconnaissance locale du massacre des Tutsis a rappelé combien il fut difficile de l’obtenir auprès d’une municipalité alors tenue par Alain Juppé…



Musique 
Avoir 20 ans dans les Aurès  
 Yves Branellec


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    <item>
      <title>Rojava, Iran : la parole à deux militant-es</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Rojava

Cette région du nord est de la Syrie, appelée aussi le Kurdistan syrien, était autonome il y a encore quelques jours. Ces dernières semaines, il a subi les assauts du nouveau leader de la Syrie, Al Charaa et son armée, soutenus par la Turquie et il faut bien le dire, lâché par les occidentaux.
Un accord global de cessez le feu  a été signé mais les Kurdes sont vigilants : ils ne veulent pas perdre leur identité, leur langue, leur drapeau et leur liberté dans cette nouvelle Syrie en construction. 



Iran

Le 28 décembre 2025, une nouvelle révolte s’est levée contre les Mollahs, une nouvelle vague  encore plus forte que les précédentes (notamment celles de 2009 et 2022). Le régime honni a organisé une répression implacable et meutrière qui a tué en deux jours, 30 000 civils manifestants sans armes et qui en a fait prisonniers autant 



Musiques 

- « Kurdim »   Ayub Ali et Gare Sazkar    Rojava

-«  Maa Hanooz Zendeim »   Toomaj    Iran 


nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Feb 04 2026 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Cette région du nord est de la Syrie, appelée aussi le Kurdistan syrien, était autonome il y a encore quelques jours. Ces dernières semaines, il a subi les assauts du nouveau leader de la Syrie, Al Charaa et son armée, soutenus par la Turquie et il faut bien le dire, lâché par les occidentaux.
Un accord global de cessez le feu  a été signé mais les Kurdes sont vigilants : ils ne veulent pas perdre leur identité, leur langue, leur drapeau et leur liberté dans cette nouvelle Syrie en construction. 



Iran

Le 28 décembre 2025, une nouvelle révolte s’est levée contre les Mollahs, une nouvelle vague  encore plus forte que les précédentes (notamment celles de 2009 et 2022). Le régime honni a organisé une répression implacable et meutrière qui a tué en deux jours, 30 000 civils manifestants sans armes et qui en a fait prisonniers autant 



Musiques 

- « Kurdim »   Ayub Ali et Gare Sazkar    Rojava

-«  Maa Hanooz Zendeim »   Toomaj    Iran 


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    <item>
      <title>Décoloniser les regards : la classe ouvrière c'est pas du cinéma, du 2 au 7 février 2026</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Spécificités

Rappelons que les Rencontres qui fêtent leur 22è édition ont plusieurs spécificités ; la première c’est de ne pas être un festival : donc pas de compétition entre les œuvres, pas de tapis rouge
et autres soirées de gala .... mais comme le signifie le titre il s’agit de faire se rencontrer public, cinéastes, chercheur.ses, autour de films qui ont un langage cinématographique singulier, qui sont indépendants et qui nous questionnent sur le monde capitaliste, et les rapports sociaux et politiques avec le point de vue de ce que l’on peut nommer la classe ouvrière, si mal traitée
quand elle est traitée par le cinéma industriel... 


C’est pourquoi elles s’organisent en deux temps... 

Le matin de 9H30 à 12H à la bibliothèque municipale de Bordeaux, à Mériadeck, autour de débats et tables rondes et de courts métrages et d’’extraits de films, puis l’après midi et le soir au cinéma &quot;Utopia&quot;, partenaire historique comme &quot;la Clé des ondes et &quot;Espaces Marx&quot; pour la diffusion des films, toujours présentés et suivis d’un débat... Enfin les rencontres sont adossées depuis toujours à un stage syndical proposé par le FSU et la CGT éducation, ouvert aux personnes du monde de l’éducation et de l’enseignement.

Le titre des ces 22e Rencontres est « décoloniser les regards ». 

La dénonciation du fait colonial et plus largement de ce qu’on nomme aujourd’hui la colonialité et bien sûr de la revendication de la nécessaire décolonisation, ont toujours été présents tout au long des 22 éditions des rencontres, mais si elles en sont le thèmes en totalité c’est parce que cette année les Rencontres seront également le premier événement d’un événement bordelais, le &quot;Printemps décolonial&quot; qui aura lieu dans un premier temps du 24 au 29 mars. 


Les rencontres se tiendront sur 4 jours, les mercredi 4, jeudi 5, vendredi 6 et samedi 7
février, et seront précédées par une soirée d’ouverture le lundi 2 février. 
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Jan 28 2026 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Rappelons que les Rencontres qui fêtent leur 22è édition ont plusieurs spécificités ; la première c’est de ne pas être un festival : donc pas de compétition entre les œuvres, pas de tapis rouge
et autres soirées de gala .... mais comme le signifie le titre il s’agit de faire se rencontrer public, cinéastes, chercheur.ses, autour de films qui ont un langage cinématographique singulier, qui sont indépendants et qui nous questionnent sur le monde capitaliste, et les rapports sociaux et politiques avec le point de vue de ce que l’on peut nommer la classe ouvrière, si mal traitée
quand elle est traitée par le cinéma industriel... 


C’est pourquoi elles s’organisent en deux temps... 

Le matin de 9H30 à 12H à la bibliothèque municipale de Bordeaux, à Mériadeck, autour de débats et tables rondes et de courts métrages et d’’extraits de films, puis l’après midi et le soir au cinéma &quot;Utopia&quot;, partenaire historique comme &quot;la Clé des ondes et &quot;Espaces Marx&quot; pour la diffusion des films, toujours présentés et suivis d’un débat... Enfin les rencontres sont adossées depuis toujours à un stage syndical proposé par le FSU et la CGT éducation, ouvert aux personnes du monde de l’éducation et de l’enseignement.

Le titre des ces 22e Rencontres est « décoloniser les regards ». 

La dénonciation du fait colonial et plus largement de ce qu’on nomme aujourd’hui la colonialité et bien sûr de la revendication de la nécessaire décolonisation, ont toujours été présents tout au long des 22 éditions des rencontres, mais si elles en sont le thèmes en totalité c’est parce que cette année les Rencontres seront également le premier événement d’un événement bordelais, le &quot;Printemps décolonial&quot; qui aura lieu dans un premier temps du 24 au 29 mars. 


Les rencontres se tiendront sur 4 jours, les mercredi 4, jeudi 5, vendredi 6 et samedi 7
février, et seront précédées par une soirée d’ouverture le lundi 2 février. 
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    <item>
      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 21/01/2026</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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    <item>
      <title>Mamadi Doumbouya élu Président de la République de Guinée</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>« Préférer la liberté dans la pauvreté que la richesse dans l’esclavage ».
Peut-être la phrase la plus célèbre de Sékou Touré au moment du clash avec De Gaulle et de l’indépendance en 1958. En effet, la Guinée, la République de Guinée dite aussi la Guinée Conakry, cet Etat de l’Afrique de l’ouest, ancienne colonie française, a été la seule colonie francophone d’Afrique subsaharienne à refuser le projet de « Communauté française » en 1958 et à faire le choix de l’indépendance, un pays longtemps associé à la figure de son leader nationaliste devenu dictateur, Sékou Touré qui l’a dirigé sans partage de 1958 à sa mort en 1984.


Putschisme.
Depuis la mort de Sékou Touré en 1985, la Guinée a connu une assez grande instabilité politique, avec une alternance de putschs et d’élections : Lansana Conté dans les années 1990, Maoussa  Dadis Camara dans les années 2000, Sékouba Konaté en 2010, Alpha Condé dans les années 2010, le seul qui n’est pas un militaire mais qui finira lui aussi par « régner sans partage » et  enfin Mamadi Doumbouya depuis 2021. 40 années marquées aussi par la violence politique comme le massacre de civils au stade de Conakry le 28 septembre 2009… 


Mamadi Doumbouya
C’est lui qui en septembre 2021 renverse Alpha Condé et s’installe au pouvoir à la tête d’un régime militaire de transition. Une transition qui prend fin le 28 décembre dernier, malgré les promesses de ne pas se présenter, avec cette élection triomphale à la Présidence de la République (82,72 % des voix  dès le premier tour avec une participation de 8O %) bien préparée, dans un pays sous contrôle.

 
Des richesses naturelles fabuleuses.
On dit de la Guinée que c’est « le château d’eau de l’Afrique de l’ouest », avec des fleuves puissants, bien alimentés, le Niger, le Sénégal, la Gambie, qui représentent un potentiel agricole et hydroélectrique considérable.
On dit aussi de la Guinée que c’est « un scandale géologique ». Son sous sol renferme des diamants, de l’or, du pétrole, de l’uranium, des phosphates, du manganèse, de la bauxite (1/3 des réserves mondiales !)… et du fer, beaucoup de fer et du très bon, avec en particulier ce gisement monstrueux qui fait l’objet de toutes les convoitises, le gisement de Simandou au Sud, dont l’exploitation vient de démarrer, confié à des capitaux étrangers anglo-canadiens et chinois, et aux sociétés Simfer (filiale de Rio Tinto) et Chinalco : 18 milliards d’investissement, 650 kms de voie ferrée, un port en eau profonde…
Un bel exemple d’extractivisme forcené et primaire : avec beaucoup de pollution et un produit brut exporté et qui n’est donc pas transformé et valorisé dans le pays…


Une population jeune.
2/3 de la population Guinéenne a moins de 30 ans, un formidable potentiel pour peu que toutes les richesses naturelles et les formidables atouts du pays soient valorisés et partagés… et c’est tout le problème, 52 % des Guinéens vivent sous le seuil de pauvreté, les jeunes, très jeunes, quittent le pays et prennent tous les risques, attirés par l’Europe, connaissent le pire sur leur parcours migratoire, la violence, le travail forcé, les maltraitances, la mort aussi dans la traversée du Sahara ou de la Méditerranée… et il faut bien le dire, souvent ici, pour ceux qui arrivent jusqu’à nous en France, le froid, la rue, la maltraitance, le racisme… et l’impossibilité de revenir en arrière… 



Guinée Solidarité Bordeaux.
C’est une association constituée en 2012, autour de projets d'aide au développement par la culture en Guinée Conakry. C'est la quatrième antenne françaises de  l'ONG « Guinée Solidarité », créée en 1987 par Nadine Bari, épouse de disparu politique sous le régime de Sékou Touré.
Guinée Solidarité Bordeaux s’est beaucoup impliquée ces dernières années dans l’accompagnement des nombreux MNA (Mineurs Non Accompagnés) de Bordeaux et dans la prise de conscience des drames humains et familiaux que représentent ces migrations de jeunes, de très jeunes Guinéens qui prennent tous les risques sur des routes migratoires vers l’Europe dangereuses et meurtrières et qui ne trouvent pas en Europe le paradis qu’ils s’étaient imaginés.
L’association a soutenu la réalisation et la diffusion ici en France et en Guinée du film documentaire &quot;Nô Mëti Sifhade&quot; (« Difficile à raconter ») du Guinéen Thierno Souleymane DIALLO sur la vie et les confessions de 8 Mineurs Non Accompagnés de Bordeaux.


 

Musiques
- Ali Baba et ses 40 voleurs    Elie Kamano


nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Jan 14 2026 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>Mamadi Doumbouya élu Président de la République de Guinée</itunes:title>
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      <itunes:summary>« Préférer la liberté dans la pauvreté que la richesse dans l’esclavage ».
Peut-être la phrase la plus célèbre de Sékou Touré au moment du clash avec De Gaulle et de l’indépendance en 1958. En effet, la Guinée, la République de Guinée dite aussi la Guinée Conakry, cet Etat de l’Afrique de l’ouest, ancienne colonie française, a été la seule colonie francophone d’Afrique subsaharienne à refuser le projet de « Communauté française » en 1958 et à faire le choix de l’indépendance, un pays longtemps associé à la figure de son leader nationaliste devenu dictateur, Sékou Touré qui l’a dirigé sans partage de 1958 à sa mort en 1984.


Putschisme.
Depuis la mort de Sékou Touré en 1985, la Guinée a connu une assez grande instabilité politique, avec une alternance de putschs et d’élections : Lansana Conté dans les années 1990, Maoussa  Dadis Camara dans les années 2000, Sékouba Konaté en 2010, Alpha Condé dans les années 2010, le seul qui n’est pas un militaire mais qui finira lui aussi par « régner sans partage » et  enfin Mamadi Doumbouya depuis 2021. 40 années marquées aussi par la violence politique comme le massacre de civils au stade de Conakry le 28 septembre 2009… 


Mamadi Doumbouya
C’est lui qui en septembre 2021 renverse Alpha Condé et s’installe au pouvoir à la tête d’un régime militaire de transition. Une transition qui prend fin le 28 décembre dernier, malgré les promesses de ne pas se présenter, avec cette élection triomphale à la Présidence de la République (82,72 % des voix  dès le premier tour avec une participation de 8O %) bien préparée, dans un pays sous contrôle.

 
Des richesses naturelles fabuleuses.
On dit de la Guinée que c’est « le château d’eau de l’Afrique de l’ouest », avec des fleuves puissants, bien alimentés, le Niger, le Sénégal, la Gambie, qui représentent un potentiel agricole et hydroélectrique considérable.
On dit aussi de la Guinée que c’est « un scandale géologique ». Son sous sol renferme des diamants, de l’or, du pétrole, de l’uranium, des phosphates, du manganèse, de la bauxite (1/3 des réserves mondiales !)… et du fer, beaucoup de fer et du très bon, avec en particulier ce gisement monstrueux qui fait l’objet de toutes les convoitises, le gisement de Simandou au Sud, dont l’exploitation vient de démarrer, confié à des capitaux étrangers anglo-canadiens et chinois, et aux sociétés Simfer (filiale de Rio Tinto) et Chinalco : 18 milliards d’investissement, 650 kms de voie ferrée, un port en eau profonde…
Un bel exemple d’extractivisme forcené et primaire : avec beaucoup de pollution et un produit brut exporté et qui n’est donc pas transformé et valorisé dans le pays…


Une population jeune.
2/3 de la population Guinéenne a moins de 30 ans, un formidable potentiel pour peu que toutes les richesses naturelles et les formidables atouts du pays soient valorisés et partagés… et c’est tout le problème, 52 % des Guinéens vivent sous le seuil de pauvreté, les jeunes, très jeunes, quittent le pays et prennent tous les risques, attirés par l’Europe, connaissent le pire sur leur parcours migratoire, la violence, le travail forcé, les maltraitances, la mort aussi dans la traversée du Sahara ou de la Méditerranée… et il faut bien le dire, souvent ici, pour ceux qui arrivent jusqu’à nous en France, le froid, la rue, la maltraitance, le racisme… et l’impossibilité de revenir en arrière… 



Guinée Solidarité Bordeaux.
C’est une association constituée en 2012, autour de projets d'aide au développement par la culture en Guinée Conakry. C'est la quatrième antenne françaises de  l'ONG « Guinée Solidarité », créée en 1987 par Nadine Bari, épouse de disparu politique sous le régime de Sékou Touré.
Guinée Solidarité Bordeaux s’est beaucoup impliquée ces dernières années dans l’accompagnement des nombreux MNA (Mineurs Non Accompagnés) de Bordeaux et dans la prise de conscience des drames humains et familiaux que représentent ces migrations de jeunes, de très jeunes Guinéens qui prennent tous les risques sur des routes migratoires vers l’Europe dangereuses et meurtrières et qui ne trouvent pas en Europe le paradis qu’ils s’étaient imaginés.
L’association a soutenu la réalisation et la diffusion ici en France et en Guinée du film documentaire &quot;Nô Mëti Sifhade&quot; (« Difficile à raconter ») du Guinéen Thierno Souleymane DIALLO sur la vie et les confessions de 8 Mineurs Non Accompagnés de Bordeaux.


 

Musiques
- Ali Baba et ses 40 voleurs    Elie Kamano


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    <item>
      <title>20 décembre 1848 : Abolition de l’esclavage à la Réunion, des affranchis aux droits limités.</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>La mise en place de l’esclavage à l’île Bourbon.
Colonie française depuis 1642, c’est d’abord une île de ravitaillement au XVIIeme siècle, sur la route maritime qui joint l’Europe à l’Asie du Sud. Sans doute peu peuplée, les colons qui s’installent sur l’île Bourbon, produisent d’abord de quoi ravitailler les bateaux de la Compagnie des Indes Orientales qui font escale mais au XVIII siècle l’économie change de nature avec le lancement de la culture du café et des plantations de canne à sucre et l’importation d’une main d’œuvre esclavisée venue de la côte orientale africaine et de Madagascar essentiellement.


Abolitions.
On rappelle qu’il s’agit d’une deuxième abolition, la première ayant été proclamée le 16 Pluviose An II, le 4 février 1794, par la Convention. L’esclavage est rétabli dans les colonies par Bonaparte le 20 mai 1802 (loi du 30 floréal an X du Directoire).
Cette nouvelle abolition concerne la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Réunion, Mayotte, les quatre comptoirs du Sénégal et l’Algérie.
A la Réunion, 60 900 personnes retrouvent leur liberté et leurs droits civils (identité, dignité, intégrité physique et morale). 


Ambiance de peur pour les possédants.
Lors de la première abolition en 1794, les colons planteurs ont carrément refusé d’appliquer l’abolition. Leur grande peur depuis la révolte des esclaves de Saint Domingue et la proclamation de la République noire indépendante d’Haïti en 1804, c’est la révolte générale des esclaves et avec l’abolition de 1848, c’est la crainte que leur main d’œuvre esclave, ayant recouvré la liberté, la dignité et ses droits, déserte les plantations.


« Il est dangereux pour la tranquillité du pays que des hommes sans instruction, sans morale, esclaves aujourd’hui, demain libres, soient investis de droits politiques qu’ils ne comprennent pas »   


Droits économiques spoliés.
Le puissant lobby des planteurs joue à plein : la République prévoit de les dédommager de l’expropriation que constitue la perte de leurs esclaves et du travail gratuit associé. Ils imposent immédiatement un nouveau contrat : celui de l’engagisme. Leurs anciens esclaves sont quasiment forcés de rester sur la plantation moyennant la possibilité de rester dans la case et de continuer d’exploiter le jardin nourricier avec un salaire très bas.


Droits politiques confisqués.
Les Planteurs font également pression sur Garriga pour que soient organisées des élections avant même l’application de l’abolition le 20 décembre 1848 pour que les affranchis ne puissent pas faire valoir de façon sereine leur droit de vote. 


Bruno Maillard est professeur d’histoire et enseigne l’Histoire de la mondialisation à l’Université de Paris est Créteil ainsi qu’à Paris Diderot.
Il est en outre chercheur associé au Centre de Recherches sur les Sociétés de l’Océan Indien de l'Université - CRSOI de La Réunion et membre du comité scientifique du Grand Séminaire d'Histoire des Outre-Mer - GSHOM.
Ses recherches s'orientent sur les modes d'encadrement coercitif et les traitements judiciaires, domestiques et publics, des esclaves comme des engagés ainsi que sur les mutations des structures de &quot;plantation&quot;. 

Il a sorti chez Plon en février 2024 « La vie des esclaves en prison. La Réunion. 1767-1848 » 



Ziskakan « Jusqu’à quand » en créole réunionnais.
C’est avant tout un groupe référence de musique réunionnaise, fondé en 1979, par Gilbert Pounia, qui en est toujours le leader.
Mais c’est plus que cela, c’est un véritable mouvement, un bouillonnement, un collectif d’artistes, d’intellectuels et de militants engagés contre l’étouffement et la menace de disparition de la culture créole réunionnaise. C’est l’histoire d’une lutte non violente pour défendre cette identité et qui a su faire feu de tous bois notamment dans les années 1980 : une association, une boutique, une radio libre, un magazine, une maison d’édition, des recherches universitaires, du théâtre, des arts plastiques, de la littérature, des contes… des musiques et des danses bien sûr, le tout en créole réunionnais.

« Il fallait casser la honte de parler créole et la transformer en fierté » 

Le créole c’est la langue de l’intime, c’est aussi on le sait l’élément essentiel de vie et de transmission d’une culture.
Il fallait également faire sortir le Maloya, la musique et la danse clandestine revendicatrice des esclaves du temps de l’esclavage, de l’oubli dans lequel il était tombé suite aux attaques et au mépris venant de l’élite des colons et des blancs jusqu’à une date récente.
Ziskakan, avec d’autres, comme Danyèl Waro, ont fait renaître le Maloya, en le mêlant aux influences folks, blues et rocks.


Musiques
- Desanm Ziskakan 1983
- Madagascar Ziskakan 2009
- Bato fou Ziskakan 1983




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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Jan 07 2026 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Colonie française depuis 1642, c’est d’abord une île de ravitaillement au XVIIeme siècle, sur la route maritime qui joint l’Europe à l’Asie du Sud. Sans doute peu peuplée, les colons qui s’installent sur l’île Bourbon, produisent d’abord de quoi ravitailler les bateaux de la Compagnie des Indes Orientales qui font escale mais au XVIII siècle l’économie change de nature avec le lancement de la culture du café et des plantations de canne à sucre et l’importation d’une main d’œuvre esclavisée venue de la côte orientale africaine et de Madagascar essentiellement.


Abolitions.
On rappelle qu’il s’agit d’une deuxième abolition, la première ayant été proclamée le 16 Pluviose An II, le 4 février 1794, par la Convention. L’esclavage est rétabli dans les colonies par Bonaparte le 20 mai 1802 (loi du 30 floréal an X du Directoire).
Cette nouvelle abolition concerne la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Réunion, Mayotte, les quatre comptoirs du Sénégal et l’Algérie.
A la Réunion, 60 900 personnes retrouvent leur liberté et leurs droits civils (identité, dignité, intégrité physique et morale). 


Ambiance de peur pour les possédants.
Lors de la première abolition en 1794, les colons planteurs ont carrément refusé d’appliquer l’abolition. Leur grande peur depuis la révolte des esclaves de Saint Domingue et la proclamation de la République noire indépendante d’Haïti en 1804, c’est la révolte générale des esclaves et avec l’abolition de 1848, c’est la crainte que leur main d’œuvre esclave, ayant recouvré la liberté, la dignité et ses droits, déserte les plantations.


« Il est dangereux pour la tranquillité du pays que des hommes sans instruction, sans morale, esclaves aujourd’hui, demain libres, soient investis de droits politiques qu’ils ne comprennent pas »   


Droits économiques spoliés.
Le puissant lobby des planteurs joue à plein : la République prévoit de les dédommager de l’expropriation que constitue la perte de leurs esclaves et du travail gratuit associé. Ils imposent immédiatement un nouveau contrat : celui de l’engagisme. Leurs anciens esclaves sont quasiment forcés de rester sur la plantation moyennant la possibilité de rester dans la case et de continuer d’exploiter le jardin nourricier avec un salaire très bas.


Droits politiques confisqués.
Les Planteurs font également pression sur Garriga pour que soient organisées des élections avant même l’application de l’abolition le 20 décembre 1848 pour que les affranchis ne puissent pas faire valoir de façon sereine leur droit de vote. 


Bruno Maillard est professeur d’histoire et enseigne l’Histoire de la mondialisation à l’Université de Paris est Créteil ainsi qu’à Paris Diderot.
Il est en outre chercheur associé au Centre de Recherches sur les Sociétés de l’Océan Indien de l'Université - CRSOI de La Réunion et membre du comité scientifique du Grand Séminaire d'Histoire des Outre-Mer - GSHOM.
Ses recherches s'orientent sur les modes d'encadrement coercitif et les traitements judiciaires, domestiques et publics, des esclaves comme des engagés ainsi que sur les mutations des structures de &quot;plantation&quot;. 

Il a sorti chez Plon en février 2024 « La vie des esclaves en prison. La Réunion. 1767-1848 » 



Ziskakan « Jusqu’à quand » en créole réunionnais.
C’est avant tout un groupe référence de musique réunionnaise, fondé en 1979, par Gilbert Pounia, qui en est toujours le leader.
Mais c’est plus que cela, c’est un véritable mouvement, un bouillonnement, un collectif d’artistes, d’intellectuels et de militants engagés contre l’étouffement et la menace de disparition de la culture créole réunionnaise. C’est l’histoire d’une lutte non violente pour défendre cette identité et qui a su faire feu de tous bois notamment dans les années 1980 : une association, une boutique, une radio libre, un magazine, une maison d’édition, des recherches universitaires, du théâtre, des arts plastiques, de la littérature, des contes… des musiques et des danses bien sûr, le tout en créole réunionnais.

« Il fallait casser la honte de parler créole et la transformer en fierté » 

Le créole c’est la langue de l’intime, c’est aussi on le sait l’élément essentiel de vie et de transmission d’une culture.
Il fallait également faire sortir le Maloya, la musique et la danse clandestine revendicatrice des esclaves du temps de l’esclavage, de l’oubli dans lequel il était tombé suite aux attaques et au mépris venant de l’élite des colons et des blancs jusqu’à une date récente.
Ziskakan, avec d’autres, comme Danyèl Waro, ont fait renaître le Maloya, en le mêlant aux influences folks, blues et rocks.


Musiques
- Desanm Ziskakan 1983
- Madagascar Ziskakan 2009
- Bato fou Ziskakan 1983




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    <item>
      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 31/12/2025</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Dec 31 2025 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 24/12/2025</title>
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      <pubDate>Wed Dec 24 2025 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Thiaroye 1944, histoire et mémoires d’un massacre colonial</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Martin Mourre
 
Historien et chercheur affilié à l’Institut des Mondes Africains, il est notamment connu et reconnu pour sa thèse « Thiaroye 1944, histoire et mémoires d’un massacre colonial ».



Commémoration

Le 1er décembre 1944 dans le camp militaire de Thiaroye, aux portes de Dakar, où attendaient les tirailleurs africains pour le paiement de leurs soldes, l’armée française, décide de mater ce qui est désigné comme une rébellion et massacre ses propres soldats qui avaient combattu durant la 2eme Guerre mondiale..



« Le monde d’après, 1944-1954. Des lendemains qui chantent ? »

Ce rendez-vous clôture le cycle des conférences et des animations en lien avec la grande exposition temporaire qui vient de s’achever au musée d’Aquitaine.



Musiques 

«Thiaroye », Baaba Maal
 
« Aminata Ndiaye »  Ablaye Ndiaye Thiossane 
</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Dec 17 2025 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Historien et chercheur affilié à l’Institut des Mondes Africains, il est notamment connu et reconnu pour sa thèse « Thiaroye 1944, histoire et mémoires d’un massacre colonial ».



Commémoration

Le 1er décembre 1944 dans le camp militaire de Thiaroye, aux portes de Dakar, où attendaient les tirailleurs africains pour le paiement de leurs soldes, l’armée française, décide de mater ce qui est désigné comme une rébellion et massacre ses propres soldats qui avaient combattu durant la 2eme Guerre mondiale..



« Le monde d’après, 1944-1954. Des lendemains qui chantent ? »

Ce rendez-vous clôture le cycle des conférences et des animations en lien avec la grande exposition temporaire qui vient de s’achever au musée d’Aquitaine.



Musiques 

«Thiaroye », Baaba Maal
 
« Aminata Ndiaye »  Ablaye Ndiaye Thiossane 
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 10/12/2025</title>
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      <title>Cameroun-France : Commission mémorielle sur une guerre coloniale tragiquement oubliée et réélection pour un 8ème mandat de P. Biya</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Nos invités
 
- Vincent HIRIBARREN, enseignant-chercheur en histoire de l'Afrique au King's College de Londres, auteur de nombreux ouvrages et d’articles sur l’Afrique mais pas que, membre associé au LAM (Les Afriques dans le Monde) à Bordeaux.
- Roger OYONO MENGUE, Camerounais, doctorant au même Laboratoire Les Afriques dans le Monde, à Sciences Po Bordeaux, avec en particulier une thèse sur les « Motions de soutiens » ces lettres adressées à P. Biya qui permettent de faire remonter des revendications …
- David MARTIN de Survie, association bien connue, infatigable à documenter et dénoncer la Françafrique, rédacteur  à « Billets d’Afrique » (« Décolonisons ! » désormais ) le journal mensuel  de Survie…



« Mandat » et « Tutelle internationale »
 
Le « Kamerun », avec un K, devient protectorat allemand au tournant du XXème siècle. Durant la guerre, en 1916, les français et les britanniques s’emparent de la colonie allemande.
La conférence pour la paix à Paris en 1919, au lendemain du conflit, déclare la confiscation des colonies de l’Allemagne vaincue et son transfert aux deux grandes puissances coloniales triomphantes, le Royaume uni et la France. Le Cameroun échoit pour l’essentiel à la France, le Royaume uni récupérant une étroite bande frontalière avec le Nigéria à l’ouest.
Officiellement cela se fait dans le cadre de mandats, ces fameux mandats de la SDN, la Société des Nations, en 1920. Il est important de rappeler cela car malheureusement la France va systématiquement s’asseoir sur les contraintes que le statut de mandat imposait, notamment lorsqu’ils sont renouvelés au lendemain de la 2eme Guerre moniale par la nouvelle instance internationale, l’ONU, sous la forme d’un « régime de tutelle international » qui spécifie dans son article 5 que…
 « L’autorité chargée de l’administration (la France donc ici) prendra les mesures nécessaires en vue d’assurer une participation des populations locales à l’administration du Territoire par le développement d’organes démocratiques représentatifs et de procéder, le moment venu, aux consultations appropriées, en vue de permettre à ces populations de se prononcer librement sur leur régime politique et d’atteindre les fins définies par l’article 76 b. de la Charte de l’ONU », article qui dit ceci :
« Favoriser le progrès politique, économique et social des populations des territoires sous tutelle ainsi que le développement de leur instruction; favoriser également leur évolution progressive vers la capacité à s'administrer eux-mêmes ou l'indépendance… »
Bref, un mandat, un régime de tutelle, qui respecte les peuples, pour aller vers l’indépendance…
Et la France va faire tout le contraire !


Ruben Um Nyobé dit  «  Mpodol » (« le porte parole »)

C’est la figure emblématique, magnifique, de la revendication puis du combat indépendantiste. Homme, hors norme, très intelligent, très honnête, issu du peuple, né dans une famille paysanne en 1913, il n’a que 35 ans au moment de la création de l’UPC (Union des Peuples du Cameroun »), le principal parti politique, fondé en 1948 à Douala, quqi conduit la lutte indépendantiste et dont il devient le Secrétaire Général. C’est un pacifiste au début avant que l’attitude de la France ne l’oblige à entrer dans la lutte armée…



La guerre coloniale :

L’administration coloniale française pourrit la vie de Um Nyobé et des nationalistes, il faut citer des noms, c’est important car tous ces agents de la politique coloniale française ont du sang sur les mains et sont morts tranquillement dans leur lit, certains même sont entrés à l’académie française.
Il faut citer Roland Pré, Haut commissaire de la France au Cameroun, qui applique au Cameroun les principes et les moyens de la « Guerre révolutionnaire »
Il faut citer bien sûr Pierre Messmer, qui remplace Roland Pré à la fonction de Haut commissaire, de 1956 à 1958 et qui fait basculer le Cameroun dans la Guerre coloniale.
Messmer, résistant durant la Seconde Guerre mondiale, qui sera ministre de De Gaulle, Premier ministre de Pompidou et fait académicien à la fin de sa vie.
Nous y sommes, l’UPC a été interdite, avec Messmer, les troupes coloniales arrivent en nombre en 1957, Um Nyobé et les siens prennent le maquis et  basculent dans la guérilla.
Mais comme en Algérie au même moment, c’est une guerre coloniale qui ne veut pas dire son nom mais qui est pourtant une « vraie » guerre, dissymétrique, avec l’engagement côté français de milliers de soldats, des troupes d’élite parachutistes et des troupes coloniales, une guerre très violente : nettoyage ethnique, bombardements aériens, déplacements de population, assassinats, tortures, terreur… 
Traqué, Um Nyobé est tué au maquis le 13 septembre 1958.
Le nombre total de victimes n’est toujours établi : des centaines de milliers selon Thomas Deltombe… 
C’est une guerre « oubliée » également, doublement… Sur le moment car dans l’ombre de l’autre guerre qui ne veut pas dire son nom, en Algérie et jusqu’à récemment, avant le travail des historiens pour l’exhumer et la documenter… Cela a même tourné au déni côté français (archive sonore d’un extrait de conférence de presse de Fillon, 1er ministre de Sarkozy, en 2009 à Yaoundé)…



Un laboratoire de la Françafrique 
Le 1er janvier 1960, le Cameroun est la première colonie française d’Afrique noire à obtenir son indépendance, les autres suivront la même année.
Mais c’est partir, ou dire que l’on part pour mieux rester… 
Au Cameroun, avec Jacques Foccart, conseiller à l’Elysée qui tire les ficelles, la France installe au pouvoir Ahmadou AHIDJO, organise son élection en tant que Président de la République Camerounaise  (mai 1960). Celui-ci véritable marionnette dans les mains de la France, instaure tout de suite l’état d’urgence pour écraser ce qui reste du maquis et instaure peu à peu la dictature. Il signe avec la France des accords bilatéraux en nov 1960 qui font de l’ex métropole, la puissance néocoloniale « protectrice ». Au même moment, le SDECE empoisonne, à Genève, Félix Moumié, « successeur » de Um Nyobé. 
En 1982, la France organise le passage de témoin à Paul Biya…



La commission mémorielle: 

En juillet 2022, lors de sa visite officielle express de 24 heures au Cameroun, Macron, met en place une commission mémorielle. « La Françafrique c’est fini » c’est le leitmotiv des 3 derniers présidents de la République française, Macron en tête. Ce dernier veut donner des gages et pour le Cameroun, constitue en 2022, la « Commission mixte franco-camerounaise pluridisciplinaire sur le rôle et l’engagement de la France au Cameroun dans la lutte contre les mouvements indépendantistes et d’opposition entre 1945 et 1971 ».

La commission a livré ses conclusions dans un rapport rendu au début de cette année, aux présidents de la république camerounaise et française, en main propre, les 21et 28 janvier  janvier 2025. 
Elle a travaillé sur 1100 cartons d’archives, a eu accès à 2300 documents déclassifiés et a réalisé une centaine d’entretiens, au Cameroun et en France. 
                   
Cela c’est pour le volet &quot;Recherche&quot; du rapport mais il y a aussi un volet « artistique », avec Blick Bassy, qui s’appelle « Les funérailles de la Mémoire » et qui propose, proposera, tout un programme artistique et culturel pour 2025-2026 entre le Cameroun et la France et qui passera par le Rocher de Palmer à Cenon... 



Le Cameroun aujourd’hui : Une foule de questions et d’inconnues : 
Biya : président à vie ? Sa succession ? Des réformes politiques ?… La répression et la peur ont remplacé le débat… La menace terroriste au Nord… La question anglophone… Une population fatiguée, résignée… La jeunesse aussi ?  La déstabilisation du Cameroun aurait des conséquences énormes pour la sous région…
         


Références 

- Thomas DELTOMBE, Manuel DOMERGUE et Jacob Tasitsa « Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique, 1948-1971 » (La découverte, 2019)
- Mongo Beti, &quot;Main basse sur le Cameroun : autopsie d’une décolonisation&quot; (Maspero, 1977)
- Richard A. Joseph, &quot;Radical Nationalism in Cameroun: Social Origins of the U.P.C. Rebellion&quot; (Clarendon Press, 1977)
- Achille Mbembe, &quot;La naissance du maquis dans le Sud-Cameroun, 1920-1960: histoire des usages de la raison en colonie&quot; (Karthala, 1996)
- La France au Cameroun (1945-1971). Rapport de la Commission &quot;Recherche&quot; sur le rôle et l'engagement de la France dans la lutte contre les mouvements indépendantistes et d'opposition au Cameroun de 1945 à 1971 : https://shs.cairn.info/la-france-au-cameroun-1945-1971--9791037041593?lang=fr 

 
 

Musiques :
- « Mpodol »  Blick Bassy  2019
 
 « Mpodol », Djala Li Lon 1974

 « Privatiser » Longué Longué  2003



Commission mémorielle volet artistique
https://www.vie-publique.fr/rapport/297058-rapport-du-volet-artistique-de-la-commission-franco-camerounaise
 
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Dec 03 2025 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>Cameroun-France : Commission mémorielle sur une guerre coloniale tragiquement oubliée et réélection pour un 8ème mandat de P. Biya</itunes:title>
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- Vincent HIRIBARREN, enseignant-chercheur en histoire de l'Afrique au King's College de Londres, auteur de nombreux ouvrages et d’articles sur l’Afrique mais pas que, membre associé au LAM (Les Afriques dans le Monde) à Bordeaux.
- Roger OYONO MENGUE, Camerounais, doctorant au même Laboratoire Les Afriques dans le Monde, à Sciences Po Bordeaux, avec en particulier une thèse sur les « Motions de soutiens » ces lettres adressées à P. Biya qui permettent de faire remonter des revendications …
- David MARTIN de Survie, association bien connue, infatigable à documenter et dénoncer la Françafrique, rédacteur  à « Billets d’Afrique » (« Décolonisons ! » désormais ) le journal mensuel  de Survie…



« Mandat » et « Tutelle internationale »
 
Le « Kamerun », avec un K, devient protectorat allemand au tournant du XXème siècle. Durant la guerre, en 1916, les français et les britanniques s’emparent de la colonie allemande.
La conférence pour la paix à Paris en 1919, au lendemain du conflit, déclare la confiscation des colonies de l’Allemagne vaincue et son transfert aux deux grandes puissances coloniales triomphantes, le Royaume uni et la France. Le Cameroun échoit pour l’essentiel à la France, le Royaume uni récupérant une étroite bande frontalière avec le Nigéria à l’ouest.
Officiellement cela se fait dans le cadre de mandats, ces fameux mandats de la SDN, la Société des Nations, en 1920. Il est important de rappeler cela car malheureusement la France va systématiquement s’asseoir sur les contraintes que le statut de mandat imposait, notamment lorsqu’ils sont renouvelés au lendemain de la 2eme Guerre moniale par la nouvelle instance internationale, l’ONU, sous la forme d’un « régime de tutelle international » qui spécifie dans son article 5 que…
 « L’autorité chargée de l’administration (la France donc ici) prendra les mesures nécessaires en vue d’assurer une participation des populations locales à l’administration du Territoire par le développement d’organes démocratiques représentatifs et de procéder, le moment venu, aux consultations appropriées, en vue de permettre à ces populations de se prononcer librement sur leur régime politique et d’atteindre les fins définies par l’article 76 b. de la Charte de l’ONU », article qui dit ceci :
« Favoriser le progrès politique, économique et social des populations des territoires sous tutelle ainsi que le développement de leur instruction; favoriser également leur évolution progressive vers la capacité à s'administrer eux-mêmes ou l'indépendance… »
Bref, un mandat, un régime de tutelle, qui respecte les peuples, pour aller vers l’indépendance…
Et la France va faire tout le contraire !


Ruben Um Nyobé dit  «  Mpodol » (« le porte parole »)

C’est la figure emblématique, magnifique, de la revendication puis du combat indépendantiste. Homme, hors norme, très intelligent, très honnête, issu du peuple, né dans une famille paysanne en 1913, il n’a que 35 ans au moment de la création de l’UPC (Union des Peuples du Cameroun »), le principal parti politique, fondé en 1948 à Douala, quqi conduit la lutte indépendantiste et dont il devient le Secrétaire Général. C’est un pacifiste au début avant que l’attitude de la France ne l’oblige à entrer dans la lutte armée…



La guerre coloniale :

L’administration coloniale française pourrit la vie de Um Nyobé et des nationalistes, il faut citer des noms, c’est important car tous ces agents de la politique coloniale française ont du sang sur les mains et sont morts tranquillement dans leur lit, certains même sont entrés à l’académie française.
Il faut citer Roland Pré, Haut commissaire de la France au Cameroun, qui applique au Cameroun les principes et les moyens de la « Guerre révolutionnaire »
Il faut citer bien sûr Pierre Messmer, qui remplace Roland Pré à la fonction de Haut commissaire, de 1956 à 1958 et qui fait basculer le Cameroun dans la Guerre coloniale.
Messmer, résistant durant la Seconde Guerre mondiale, qui sera ministre de De Gaulle, Premier ministre de Pompidou et fait académicien à la fin de sa vie.
Nous y sommes, l’UPC a été interdite, avec Messmer, les troupes coloniales arrivent en nombre en 1957, Um Nyobé et les siens prennent le maquis et  basculent dans la guérilla.
Mais comme en Algérie au même moment, c’est une guerre coloniale qui ne veut pas dire son nom mais qui est pourtant une « vraie » guerre, dissymétrique, avec l’engagement côté français de milliers de soldats, des troupes d’élite parachutistes et des troupes coloniales, une guerre très violente : nettoyage ethnique, bombardements aériens, déplacements de population, assassinats, tortures, terreur… 
Traqué, Um Nyobé est tué au maquis le 13 septembre 1958.
Le nombre total de victimes n’est toujours établi : des centaines de milliers selon Thomas Deltombe… 
C’est une guerre « oubliée » également, doublement… Sur le moment car dans l’ombre de l’autre guerre qui ne veut pas dire son nom, en Algérie et jusqu’à récemment, avant le travail des historiens pour l’exhumer et la documenter… Cela a même tourné au déni côté français (archive sonore d’un extrait de conférence de presse de Fillon, 1er ministre de Sarkozy, en 2009 à Yaoundé)…



Un laboratoire de la Françafrique 
Le 1er janvier 1960, le Cameroun est la première colonie française d’Afrique noire à obtenir son indépendance, les autres suivront la même année.
Mais c’est partir, ou dire que l’on part pour mieux rester… 
Au Cameroun, avec Jacques Foccart, conseiller à l’Elysée qui tire les ficelles, la France installe au pouvoir Ahmadou AHIDJO, organise son élection en tant que Président de la République Camerounaise  (mai 1960). Celui-ci véritable marionnette dans les mains de la France, instaure tout de suite l’état d’urgence pour écraser ce qui reste du maquis et instaure peu à peu la dictature. Il signe avec la France des accords bilatéraux en nov 1960 qui font de l’ex métropole, la puissance néocoloniale « protectrice ». Au même moment, le SDECE empoisonne, à Genève, Félix Moumié, « successeur » de Um Nyobé. 
En 1982, la France organise le passage de témoin à Paul Biya…



La commission mémorielle: 

En juillet 2022, lors de sa visite officielle express de 24 heures au Cameroun, Macron, met en place une commission mémorielle. « La Françafrique c’est fini » c’est le leitmotiv des 3 derniers présidents de la République française, Macron en tête. Ce dernier veut donner des gages et pour le Cameroun, constitue en 2022, la « Commission mixte franco-camerounaise pluridisciplinaire sur le rôle et l’engagement de la France au Cameroun dans la lutte contre les mouvements indépendantistes et d’opposition entre 1945 et 1971 ».

La commission a livré ses conclusions dans un rapport rendu au début de cette année, aux présidents de la république camerounaise et française, en main propre, les 21et 28 janvier  janvier 2025. 
Elle a travaillé sur 1100 cartons d’archives, a eu accès à 2300 documents déclassifiés et a réalisé une centaine d’entretiens, au Cameroun et en France. 
                   
Cela c’est pour le volet &quot;Recherche&quot; du rapport mais il y a aussi un volet « artistique », avec Blick Bassy, qui s’appelle « Les funérailles de la Mémoire » et qui propose, proposera, tout un programme artistique et culturel pour 2025-2026 entre le Cameroun et la France et qui passera par le Rocher de Palmer à Cenon... 



Le Cameroun aujourd’hui : Une foule de questions et d’inconnues : 
Biya : président à vie ? Sa succession ? Des réformes politiques ?… La répression et la peur ont remplacé le débat… La menace terroriste au Nord… La question anglophone… Une population fatiguée, résignée… La jeunesse aussi ?  La déstabilisation du Cameroun aurait des conséquences énormes pour la sous région…
         


Références 

- Thomas DELTOMBE, Manuel DOMERGUE et Jacob Tasitsa « Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique, 1948-1971 » (La découverte, 2019)
- Mongo Beti, &quot;Main basse sur le Cameroun : autopsie d’une décolonisation&quot; (Maspero, 1977)
- Richard A. Joseph, &quot;Radical Nationalism in Cameroun: Social Origins of the U.P.C. Rebellion&quot; (Clarendon Press, 1977)
- Achille Mbembe, &quot;La naissance du maquis dans le Sud-Cameroun, 1920-1960: histoire des usages de la raison en colonie&quot; (Karthala, 1996)
- La France au Cameroun (1945-1971). Rapport de la Commission &quot;Recherche&quot; sur le rôle et l'engagement de la France dans la lutte contre les mouvements indépendantistes et d'opposition au Cameroun de 1945 à 1971 : https://shs.cairn.info/la-france-au-cameroun-1945-1971--9791037041593?lang=fr 

 
 

Musiques :
- « Mpodol »  Blick Bassy  2019
 
 « Mpodol », Djala Li Lon 1974

 « Privatiser » Longué Longué  2003



Commission mémorielle volet artistique
https://www.vie-publique.fr/rapport/297058-rapport-du-volet-artistique-de-la-commission-franco-camerounaise
 
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    </item>
    <item>
      <title>La défense de la paix à Gaza et de la gauche au Chili.</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Larges échos des &quot;journées Israël Palestine&quot; qui se sont déroulées ce week end à Bordeaux dont un entretien avec Hanna Assouline, à l’origine de l’association « les guerrières de la paix ». Journaliste, réalisatrice, auteure, elle défend ce qu’elle nomme un troisième narratif à travers des échanges permanents entre jeunes palestiniens et juifs, des femmes en particulier. 

Autre intervenant l’historien Jean Pierre Filiu qui a passé plus d’un mois à Gaza fin 2024 début 2025, pour lui la paix est une urgence absolue. 
 
Les bonnes pages du livre de JP Filiu avec ce lien dans le Monde :

https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/05/25/je-suis-a-peine-de-retour-a-gaza-que-me-submerge-deja-la-tragedie-de-ce-territoire-assiege-l-historien-jean-pierre-filiu-raconte-son-voyage-dans-l-enclave_6608283_3232.html







Le Chili au programme aussi avec la colère d’un réfugié chilien, Enzo Villanueva, face au risque bien bien réel après ce premier tour des présidentielles de voir revenir au pouvoir les néofascistes. 

Il sera aussi question du grand écrivain chilien Luis Sepulveda avec la comédienne Nadine Perez qui a adapté plusieurs de ses romans au théâtre, elle donnera bientôt « Le vieux qui lisait des romans d’amour ». 

La veuve de l’écrivain, la poétesse Carmen Yanez sera là aussi pour présenter son dernier ouvrage.


Musiques
- Evenu Shalom Aleinu  Nous apportons la paix  SalamShalom
- Vasija de barro  Les Goualeurs de Paludate
- El derecho de vivir en paz de Victor Jara chanté ici par la foule des manifestants à Santiago lors du mouvement populaire de 2019
</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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Autre intervenant l’historien Jean Pierre Filiu qui a passé plus d’un mois à Gaza fin 2024 début 2025, pour lui la paix est une urgence absolue. 
 
Les bonnes pages du livre de JP Filiu avec ce lien dans le Monde :

https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/05/25/je-suis-a-peine-de-retour-a-gaza-que-me-submerge-deja-la-tragedie-de-ce-territoire-assiege-l-historien-jean-pierre-filiu-raconte-son-voyage-dans-l-enclave_6608283_3232.html







Le Chili au programme aussi avec la colère d’un réfugié chilien, Enzo Villanueva, face au risque bien bien réel après ce premier tour des présidentielles de voir revenir au pouvoir les néofascistes. 

Il sera aussi question du grand écrivain chilien Luis Sepulveda avec la comédienne Nadine Perez qui a adapté plusieurs de ses romans au théâtre, elle donnera bientôt « Le vieux qui lisait des romans d’amour ». 

La veuve de l’écrivain, la poétesse Carmen Yanez sera là aussi pour présenter son dernier ouvrage.


Musiques
- Evenu Shalom Aleinu  Nous apportons la paix  SalamShalom
- Vasija de barro  Les Goualeurs de Paludate
- El derecho de vivir en paz de Victor Jara chanté ici par la foule des manifestants à Santiago lors du mouvement populaire de 2019
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    <item>
      <title>Turquie : que sont les droits et les libertés devenu.es ?</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>
Mercredi 26 novembre 2025, « Un moment de littérature émancipatrice », une émission du &quot;Guide du Bordeaux colonial, rendez-vous décolonial&quot;.  


« Que chacun porte sa nuit, et il n’y aura plus d’aveuglement » Dominique Sampiero.


Un livre/un auteur 
Toute la réussite du roman « l’alphabet du silence » sorti en 2023 aux éditions Iconoclaste, tient dans la mise en valeur des événements historiques et d’actualité réels, afin que le lecteur saisisse comment se met en place au quotidien, et dans les mentalités un système autocratique ; comment une société renonce à ses libertés, et à ses droits à l’exercice de la démocratie. 

Erdogan détient le pouvoir sans discontinuer depuis son mandat de maire d’Istanbul de 1994 à 1998. Il est premier ministre de 2003 à 2014 puis président depuis 2014.  Il est aussi  fondateur et président du parti AKP qui domine a vie politique du pays et malgré des débuts libéraux,  le régime  est considéré aujourd’hui comme  autoritaire voire dictatorial mais aussi contesté pour des soupçons de corruption et pour sa gestion du conflit Kurde. 

Le bilan de ces quatre décennies de conflit est effrayant : plus de 40 000 morts, en majorité  kurdes, des milliers de disparus, deux millions à trois millions de déplacés.



Chronique cinéma

« Le cinéma, art subversif » Amos Vogel 

Ce mois-ci Paul Lhiabastres, dans sa chronique nous parlera d’un film actuellement à l’affiche : « la petite dernière » de Hafsia Herzi.



Chronique arts
Sarah Vélu  trace le portrait de la sculptrice et plasticienne turque Ayse Erkmen.




Paroles aux libraires

Nous sommes allés à la rencontre de la nouvelle libraire de la « Librairie Olympique » à Bordeaux.  

“Parents, racontez-vos rêves à vos enfants ! » Papillon surréaliste 1924.
 


B.Gilardeau


Musiques :

- Habillages musicaux des lectures : instrumentaux de Grup Yorum : Umut - Uurlama- Cemo- Sevda 
- Ozlem   Grup Yorum
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Nov 26 2025 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Mercredi 26 novembre 2025, « Un moment de littérature émancipatrice », une émission du &quot;Guide du Bordeaux colonial, rendez-vous décolonial&quot;.  


« Que chacun porte sa nuit, et il n’y aura plus d’aveuglement » Dominique Sampiero.


Un livre/un auteur 
Toute la réussite du roman « l’alphabet du silence » sorti en 2023 aux éditions Iconoclaste, tient dans la mise en valeur des événements historiques et d’actualité réels, afin que le lecteur saisisse comment se met en place au quotidien, et dans les mentalités un système autocratique ; comment une société renonce à ses libertés, et à ses droits à l’exercice de la démocratie. 

Erdogan détient le pouvoir sans discontinuer depuis son mandat de maire d’Istanbul de 1994 à 1998. Il est premier ministre de 2003 à 2014 puis président depuis 2014.  Il est aussi  fondateur et président du parti AKP qui domine a vie politique du pays et malgré des débuts libéraux,  le régime  est considéré aujourd’hui comme  autoritaire voire dictatorial mais aussi contesté pour des soupçons de corruption et pour sa gestion du conflit Kurde. 

Le bilan de ces quatre décennies de conflit est effrayant : plus de 40 000 morts, en majorité  kurdes, des milliers de disparus, deux millions à trois millions de déplacés.



Chronique cinéma

« Le cinéma, art subversif » Amos Vogel 

Ce mois-ci Paul Lhiabastres, dans sa chronique nous parlera d’un film actuellement à l’affiche : « la petite dernière » de Hafsia Herzi.



Chronique arts
Sarah Vélu  trace le portrait de la sculptrice et plasticienne turque Ayse Erkmen.




Paroles aux libraires

Nous sommes allés à la rencontre de la nouvelle libraire de la « Librairie Olympique » à Bordeaux.  

“Parents, racontez-vos rêves à vos enfants ! » Papillon surréaliste 1924.
 


B.Gilardeau


Musiques :

- Habillages musicaux des lectures : instrumentaux de Grup Yorum : Umut - Uurlama- Cemo- Sevda 
- Ozlem   Grup Yorum
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    <item>
      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 12/11/2025</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Nov 12 2025 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>« Je déchirerai les rires Banania sur tous les murs de France ».</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>
Musée d’Aquitaine

Vendredi 17 octobre 2025, dans le cadre de l’exposition temporaire « Le monde d’après, 1944-1955, des lendemains qui chantent ? » Katia Kukawka, conservatrice en chef et directrice adjointe du musée accueillait Elara Bertho et Ysiaka Anam pour entendre d’autres voix, des voix afro-caribéennes, celles d’écrivains et d’écrivaines de l’espace colonial français en pleine ébullition indépendantiste.
Une collaboration Musée d’Aquitaine, Institut des Afriques et Cercle de lectures afro-caribéennes.


 
Isiaka Hanam

Poète, autrice, traductrice, enseignante, psychologue clinicienne bordelaise.



 
Elara Bertho

Chercheuse au CNRS, spécialiste de littérature comparée, autrice.



 
Lectures d’extraits d’œuvres d’écrivains et écrivaines

Celles de Léopold Sédar Senghor, d’Aimé Césaire, d’Andrée Blouin, de Jean Paul Sartre…



Musiques 
- Healing de Sampa The Great 
- Tenir debout de Rocé


nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
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      <pubDate>Wed Nov 05 2025 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Musée d’Aquitaine

Vendredi 17 octobre 2025, dans le cadre de l’exposition temporaire « Le monde d’après, 1944-1955, des lendemains qui chantent ? » Katia Kukawka, conservatrice en chef et directrice adjointe du musée accueillait Elara Bertho et Ysiaka Anam pour entendre d’autres voix, des voix afro-caribéennes, celles d’écrivains et d’écrivaines de l’espace colonial français en pleine ébullition indépendantiste.
Une collaboration Musée d’Aquitaine, Institut des Afriques et Cercle de lectures afro-caribéennes.


 
Isiaka Hanam

Poète, autrice, traductrice, enseignante, psychologue clinicienne bordelaise.



 
Elara Bertho

Chercheuse au CNRS, spécialiste de littérature comparée, autrice.



 
Lectures d’extraits d’œuvres d’écrivains et écrivaines

Celles de Léopold Sédar Senghor, d’Aimé Césaire, d’Andrée Blouin, de Jean Paul Sartre…



Musiques 
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- Tenir debout de Rocé


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      <title>La tragédie Haïtienne</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Mercredi 29 octobre  2025,  « un moment de littérature émancipatrice », une émission du « Guide du Bordeaux colonial ».  




« Haïti où la négritude se mit debout pour la première fois et dit qu’elle croyait en son humanité ». Aimé Césaire



Un livre/un auteur. 


Stéphane Pair, l’auteur du livre &quot;Furie Caraïbe&quot; dont il est question aujourd’hui, choisit comme genre littéraire le roman noir, pour raconter une partie de l’histoire tragique de Haïti : celle de la dynastie dictatoriale des Duvalier, père et fils. Le roman plonge le lecteur/la lectrice dans les heures  sombres de l’histoire d’Haïti, afin de comprendre la source du chaos d’un pays classé parmi les plus pauvres et les plus dangereux du monde. Cela permet également de saisir les conséquences sur les populations et les organisations politiques, de la colonisation que l’ile a subies et du néo colonialisme qu’elle subit encore aujourd’hui. Ainsi « Furie Caraïbe » au-delà du récit narratif déploie avec précision des éléments de l’histoire, de la géographie, et de la botanique haïtiennes, ce pays caribéen qui semble aujourd’hui abandonné du reste de la planète et qui s’enfonce toujours plus dans le chaos et la destruction.



Cinéma 


« Le cinéma, art subversif » Amos Vogel 


Paul Lhiabastres, depuis La Rochelle, nous donne deux recommandations cinématographiques. 



Arts 


“Parents, racontez-vos rêves à vos enfants ! » Papillon surréaliste 1924. 


Sarah Vélu nous parle de Pia Camil artiste mexicaine qui expose actuellement au CAPC de Bordeaux…Paul



B.Gilardeau


Musiques
- Habillage musical des lectures :
          - « Papa Loko » Toto Bissainthe, Marie-Claude Benoît et Mariann Mathéus 1977
          - « Ou sòti Pòs Machan » Toto Bissainthe 1986
          - « Compas national » Nemours Jean-Baptiste 1968
          - « Mesi lavi » Emeline Michel (instru) 2013 
          - « Papadanmbalah » Toto Bissainthe  1977


- &quot;Djouba&quot;  Compagnie de ballet folklorique nationale d'Haïti


- &quot;Ruby's arms&quot; Tom Waits


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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Oct 29 2025 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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« Haïti où la négritude se mit debout pour la première fois et dit qu’elle croyait en son humanité ». Aimé Césaire



Un livre/un auteur. 


Stéphane Pair, l’auteur du livre &quot;Furie Caraïbe&quot; dont il est question aujourd’hui, choisit comme genre littéraire le roman noir, pour raconter une partie de l’histoire tragique de Haïti : celle de la dynastie dictatoriale des Duvalier, père et fils. Le roman plonge le lecteur/la lectrice dans les heures  sombres de l’histoire d’Haïti, afin de comprendre la source du chaos d’un pays classé parmi les plus pauvres et les plus dangereux du monde. Cela permet également de saisir les conséquences sur les populations et les organisations politiques, de la colonisation que l’ile a subies et du néo colonialisme qu’elle subit encore aujourd’hui. Ainsi « Furie Caraïbe » au-delà du récit narratif déploie avec précision des éléments de l’histoire, de la géographie, et de la botanique haïtiennes, ce pays caribéen qui semble aujourd’hui abandonné du reste de la planète et qui s’enfonce toujours plus dans le chaos et la destruction.



Cinéma 


« Le cinéma, art subversif » Amos Vogel 


Paul Lhiabastres, depuis La Rochelle, nous donne deux recommandations cinématographiques. 



Arts 


“Parents, racontez-vos rêves à vos enfants ! » Papillon surréaliste 1924. 


Sarah Vélu nous parle de Pia Camil artiste mexicaine qui expose actuellement au CAPC de Bordeaux…Paul



B.Gilardeau


Musiques
- Habillage musical des lectures :
          - « Papa Loko » Toto Bissainthe, Marie-Claude Benoît et Mariann Mathéus 1977
          - « Ou sòti Pòs Machan » Toto Bissainthe 1986
          - « Compas national » Nemours Jean-Baptiste 1968
          - « Mesi lavi » Emeline Michel (instru) 2013 
          - « Papadanmbalah » Toto Bissainthe  1977


- &quot;Djouba&quot;  Compagnie de ballet folklorique nationale d'Haïti


- &quot;Ruby's arms&quot; Tom Waits


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    <item>
      <title>Colonialité et colonisation en Kanaky et Palestine</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Christian Tein

L’émission débute par l’interview réalisée samedi dernier du Président du FLNKS, après sa conférence de presse organisée par le Collectif Girondin de Soutien à la Lutte du Peuple kanak. Christian Tein, on le rappelle vient de passer 1 an et 4 mois  en prison, à l’isolement, déporté dans l’hexagone, à 17 000 kms de chez lui, avec 6 autres militants-es du FLNKS, désignés comme responsables des émeutes de mai à décembre 2024, en Kanaky Nouvelle Calédonie…  
Contact : collectifkanakybordeaux@proton.me



Michel Cahen

 « Colonialité, plaidoyer pour la précision d’un concept ». On ne commence pas par la facilité. Le livre de l’ami Michel est un livre érudit et si comme moi vous n’étiez pas entré dans les travaux de Michel depuis des années, il va vous falloir faire un effort, pour enfin le trouver passionnant...



Stéphanie Latte Abdallah 

« Des morts en guerre. Rétention des corps et figures du martyr en Palestine ». L’auteure est historienne, politologue, anthropologue et directrice de recherche au CNRS (UMR CéSor/EHESS), spécialiste du Proche-Orient et nous dévoile l’immense cruauté des « tombes à numéros »...



CAALAP

La CAALAP (Coordination Antifasciste pour l’Affirmation des Libertés Académiques et Pédagogiques) s’est créée à la fin de l’année 2023, pour s’opposer vigoureusement à une ligne de pensée violemment réactionnaire qui anime l’actuelle montée en puissance de l’extrême-droite, dans sa volonté d’imposer ses schémas idéologiques au sein des institutions de recherche et de transmission des savoirs... 


Musiques
- « Liberté » Vamaley. 1993.
- « Animal » Christine Zayed. Piers Faccini. 2024. 



 Conférence de presse de Christian Tein. Utopia Bordeaux 18 oct 2025.




</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Oct 22 2025 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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L’émission débute par l’interview réalisée samedi dernier du Président du FLNKS, après sa conférence de presse organisée par le Collectif Girondin de Soutien à la Lutte du Peuple kanak. Christian Tein, on le rappelle vient de passer 1 an et 4 mois  en prison, à l’isolement, déporté dans l’hexagone, à 17 000 kms de chez lui, avec 6 autres militants-es du FLNKS, désignés comme responsables des émeutes de mai à décembre 2024, en Kanaky Nouvelle Calédonie…  
Contact : collectifkanakybordeaux@proton.me



Michel Cahen

 « Colonialité, plaidoyer pour la précision d’un concept ». On ne commence pas par la facilité. Le livre de l’ami Michel est un livre érudit et si comme moi vous n’étiez pas entré dans les travaux de Michel depuis des années, il va vous falloir faire un effort, pour enfin le trouver passionnant...



Stéphanie Latte Abdallah 

« Des morts en guerre. Rétention des corps et figures du martyr en Palestine ». L’auteure est historienne, politologue, anthropologue et directrice de recherche au CNRS (UMR CéSor/EHESS), spécialiste du Proche-Orient et nous dévoile l’immense cruauté des « tombes à numéros »...



CAALAP

La CAALAP (Coordination Antifasciste pour l’Affirmation des Libertés Académiques et Pédagogiques) s’est créée à la fin de l’année 2023, pour s’opposer vigoureusement à une ligne de pensée violemment réactionnaire qui anime l’actuelle montée en puissance de l’extrême-droite, dans sa volonté d’imposer ses schémas idéologiques au sein des institutions de recherche et de transmission des savoirs... 


Musiques
- « Liberté » Vamaley. 1993.
- « Animal » Christine Zayed. Piers Faccini. 2024. 



 Conférence de presse de Christian Tein. Utopia Bordeaux 18 oct 2025.




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      <title>Christian Tein à Bordeaux. Conférence de presse du Président du FLNKS.</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Insurrection. 

Dans la nuit du 14 au mercredi 15 mai 2024, l’Assemblée nationale votait le projet de loi constitutionnelle portant modification du corps électoral pour les élections locales en Kanaky-Nouvelle-Calédonie, rendant les Kanaks minoritaires chez eux sur les listes électorales. 
Dès le 13 mai, alors que les discussions étaient encore en cours à l’Assemblée, les quartiers populaires de Nouméa et de ses environs se sont soulevés, le mouvement insurrectionnel a duré plusieurs semaines, faisant onze victimes Kanaks, dont sept tués par des policiers ou gendarmes.
L’Etat républicain a frappé très fort : instauration de l’état d’urgence, envoi massif de troupes sur place, 2530 gardes à vue, 502 déferrements, 243 incarcérations et 650 convocations en justice… 

Déportation

Christian Tein, Dimitri Qenegei et 5 autres dirigeants-es et militants-es et indépendantistes kanaks sont emprisonnés en métropole, à 17 000 kilomètres de chez eux, désignés comme responsables des émeutes, mis en examen pour des motifs délirants sans aucun lien avec la réalité de leur activité politique, « Complicité de tentative de meurtre sur dépositaire de l’autorité publique », « Vol en bande organisée avec arme », « Participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes et délits ». 

Le  12 juin dernier ils ont enfin été libérés par la cour d’appel de Paris, jugeant qu’il n’y avait « pas lieu de les maintenir en détention préventive» mais ils restent sous contrôle judiciaire.

nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Tue Oct 21 2025 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Dans la nuit du 14 au mercredi 15 mai 2024, l’Assemblée nationale votait le projet de loi constitutionnelle portant modification du corps électoral pour les élections locales en Kanaky-Nouvelle-Calédonie, rendant les Kanaks minoritaires chez eux sur les listes électorales. 
Dès le 13 mai, alors que les discussions étaient encore en cours à l’Assemblée, les quartiers populaires de Nouméa et de ses environs se sont soulevés, le mouvement insurrectionnel a duré plusieurs semaines, faisant onze victimes Kanaks, dont sept tués par des policiers ou gendarmes.
L’Etat républicain a frappé très fort : instauration de l’état d’urgence, envoi massif de troupes sur place, 2530 gardes à vue, 502 déferrements, 243 incarcérations et 650 convocations en justice… 

Déportation

Christian Tein, Dimitri Qenegei et 5 autres dirigeants-es et militants-es et indépendantistes kanaks sont emprisonnés en métropole, à 17 000 kilomètres de chez eux, désignés comme responsables des émeutes, mis en examen pour des motifs délirants sans aucun lien avec la réalité de leur activité politique, « Complicité de tentative de meurtre sur dépositaire de l’autorité publique », « Vol en bande organisée avec arme », « Participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes et délits ». 

Le  12 juin dernier ils ont enfin été libérés par la cour d’appel de Paris, jugeant qu’il n’y avait « pas lieu de les maintenir en détention préventive» mais ils restent sous contrôle judiciaire.

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    <item>
      <title>Elections présidentielles au Chili : la menace de l'extrême droite. Entretien avec Franck Gaudichaud.</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>A gauche, c’est Jeannette Jara, membre du parti communiste chilien qui a été désignée lors de la primaire de la coalition « Unité pour le Chili ». Elle était ministre du travail et de la protection sociale dans le gouvernement Boric où elle a piloté entre autres la reforme sur la réduction du temps de travail et des retraites.


A l’extrême droite, un cheval de retour, Jose Antonio Kast déjà candidat perdant contre Gabriel Boric à la dernière présidentielle. D’origine allemande, fils d’un membre du parti nazi, il résume le profil classique de la droite extrême : le rejet des migrants, le port d’arme, le refus de l’avortement, il réclame une amnistie pour les militaires pinochistes accusés de torture, et last but not least il est climatosceptique.


Les sondages de fin septembre placent la candidate de la gauche unie en tête mais Kast peut sans doute compter avec le renfort des voix de la candidate de la droite classique mais aussi d’un candidat libertarien encore plus extrémiste que lui, Johannes Kaiser…


Franck Gaudichaud. Inutile sans doute de préciser que ce scrutin est suivi de très près par les nombreux chiliens qui vivent en Gironde depuis la fin des années 1970.
Le 20 septembre dernier, à Talence, les différentes associations chiliennes girondines organisaient une soirée rencontre /débat/concert dont ils sont coutumiers. L’invité vedette ce soir-là était Franck Gaudichaud, historien, spécialiste de l’Amérique latine et du Chili en particulier dont il est d’ailleurs résident et donc électeur. C’est le contenu de son intervention que nous vous proposons d’écouter aujourd’hui, recueilli par l’ami Gérard Clabé. Franck Gaudichaud revient notamment sur les évènements de 2019 qui ont mis la jeunesse chilienne dans la rue et sur les élections présidentielles du mois prochain.

Musique
 - El derecho : extrait de la chanson de Vivir en paz, créée et chantée initialement par Victor Jara, reprise ici en 2019 par une foule de manifestants à Santiago…



Ci-dessous les interviews d’Eric Gaudichaud après sa conférence et d’Enzo Villanueva, Président de l’association « Bordeaux Chili », Président de l’association « Amitiés franco-Chiliennes  Gironde » et coorganisateur de la soirée/débat/musiques, le 20 septembre 2025, au Dôme, à Talence.










</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <categories>Société</categories>
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      <itunes:title>Elections présidentielles au Chili : la menace de l'extrême droite. Entretien avec Franck Gaudichaud.</itunes:title>
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      <itunes:author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</itunes:author>
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      <itunes:subtitle>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</itunes:subtitle>
      <itunes:summary>A gauche, c’est Jeannette Jara, membre du parti communiste chilien qui a été désignée lors de la primaire de la coalition « Unité pour le Chili ». Elle était ministre du travail et de la protection sociale dans le gouvernement Boric où elle a piloté entre autres la reforme sur la réduction du temps de travail et des retraites.


A l’extrême droite, un cheval de retour, Jose Antonio Kast déjà candidat perdant contre Gabriel Boric à la dernière présidentielle. D’origine allemande, fils d’un membre du parti nazi, il résume le profil classique de la droite extrême : le rejet des migrants, le port d’arme, le refus de l’avortement, il réclame une amnistie pour les militaires pinochistes accusés de torture, et last but not least il est climatosceptique.


Les sondages de fin septembre placent la candidate de la gauche unie en tête mais Kast peut sans doute compter avec le renfort des voix de la candidate de la droite classique mais aussi d’un candidat libertarien encore plus extrémiste que lui, Johannes Kaiser…


Franck Gaudichaud. Inutile sans doute de préciser que ce scrutin est suivi de très près par les nombreux chiliens qui vivent en Gironde depuis la fin des années 1970.
Le 20 septembre dernier, à Talence, les différentes associations chiliennes girondines organisaient une soirée rencontre /débat/concert dont ils sont coutumiers. L’invité vedette ce soir-là était Franck Gaudichaud, historien, spécialiste de l’Amérique latine et du Chili en particulier dont il est d’ailleurs résident et donc électeur. C’est le contenu de son intervention que nous vous proposons d’écouter aujourd’hui, recueilli par l’ami Gérard Clabé. Franck Gaudichaud revient notamment sur les évènements de 2019 qui ont mis la jeunesse chilienne dans la rue et sur les élections présidentielles du mois prochain.

Musique
 - El derecho : extrait de la chanson de Vivir en paz, créée et chantée initialement par Victor Jara, reprise ici en 2019 par une foule de manifestants à Santiago…



Ci-dessous les interviews d’Eric Gaudichaud après sa conférence et d’Enzo Villanueva, Président de l’association « Bordeaux Chili », Président de l’association « Amitiés franco-Chiliennes  Gironde » et coorganisateur de la soirée/débat/musiques, le 20 septembre 2025, au Dôme, à Talence.










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    <item>
      <title>1945 en Asie et en Afrique : des lendemains qui (dé)chantent ? </title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Guillaume Blanc.

l’historien Guillaume Blanc, maître de conférences en histoire contemporaine à Sciences Po Bordeaux, spécialiste de l’histoire coloniale, était invité par le Musée d'Aquitaine dans le cadre de son exposition temporaire « Le monde d’après, 1945-1954 : des lendemains qui chantent ? », à donner une conférence intitulée « Regarder 1945 depuis l’Afrique et l’Asie », le mercredi 17 septembre 2025. Vous l’avez peut-être déjà entendu à notre micro, notamment à l’occasion de la sortie de son livre «  L’invention du colonialisme vert ».

Dans cette conférence, il propose de renverser notre regard sur l’après-guerre : une période marquée par les luttes anticoloniales, les appels à la liberté et les révoltes des peuples.
De l’Indochine à l’Algérie, en passant par les Philippines, Guillaume Blanc nous invite à relire cette décennie qui voit naître les grands mouvements indépendantistes et la fin progressive des empires européens, notamment français.



Musiques
- “Yal Menfi”  Akli Yahyaten
- “Truong Son Dong”  Ta Quang Thang &amp; Tuy Chi








nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Oct 08 2025 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>Guillaume Blanc.

l’historien Guillaume Blanc, maître de conférences en histoire contemporaine à Sciences Po Bordeaux, spécialiste de l’histoire coloniale, était invité par le Musée d'Aquitaine dans le cadre de son exposition temporaire « Le monde d’après, 1945-1954 : des lendemains qui chantent ? », à donner une conférence intitulée « Regarder 1945 depuis l’Afrique et l’Asie », le mercredi 17 septembre 2025. Vous l’avez peut-être déjà entendu à notre micro, notamment à l’occasion de la sortie de son livre «  L’invention du colonialisme vert ».

Dans cette conférence, il propose de renverser notre regard sur l’après-guerre : une période marquée par les luttes anticoloniales, les appels à la liberté et les révoltes des peuples.
De l’Indochine à l’Algérie, en passant par les Philippines, Guillaume Blanc nous invite à relire cette décennie qui voit naître les grands mouvements indépendantistes et la fin progressive des empires européens, notamment français.



Musiques
- “Yal Menfi”  Akli Yahyaten
- “Truong Son Dong”  Ta Quang Thang &amp; Tuy Chi








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    <item>
      <title>Renverser. Objets orphelins et musées à l'ère décoloniale.</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Musée des Beaux Arts de Bordeaux.
Bénédicte Bonpunt, Maïcha Mwepu, Quentin Martial, sont désormais titulaires d’un Diplôme National d’Expression Plastique acquis en juin dernier après leur master Design. Ils-elles sont plein d’enthousiasme et bourrés-es de talent et de créativité. Ils souhaitent faire vivre le petit groupe qu’ils formaient avec d’autres en tant qu’élèves des Beaux Arts, ils sont désormais un collectif qu’ils ont appelé Composite 310.


L’Expo
Elle est née durant leur dernière année de master à l’occasion de la Journée d’étude à l’école, en mars dernier « Objets orphelins et musées à l’ère coloniale » et a été accueillie par le Musée d’Aquitaine grâce à Katia Kukawka, conservatrice en chef et directrice adjointe. Leur installation composée d’écrits sur de grands formats papier, sur tissus ou sur bois et d’images et sons sur des écrans est disséminée dans la salle Bordeaux XVIIIeme, au milieu de maquettes de bateaux dont certains ont été négriers. L'expo est visible au Musée d'Aquitaine jusqu’au 18 octobre avant une migration à Angoulême, au musée de la ville, du 19 novembre au 31 janvier.



Le musée africain
Il s’agit d’un musée assez méconnu, sur l’île d’Aix, créé 1933 par un fondu de Napoléon et de l’Afrique, le Baron Gourgaud. Une restauration en 2022, a souhaité conserver la muséographie et la scénographie d’un autre âge, où l’Afrique est présentée comme un espace primitif, sauvage, une réserve naturelle, avec des animaux empaillés, des armes, des masques, des statuettes, des instruments de musique… aux cartels peu documentés et où tout est emprunt de colonialité, sans d’ailleurs faire l’objet d’une information sérieuse auprès des visiteurs.



24 septembre  
Le 24 septembre dernier, place de la Victoire, le CGSPK (Collectif Girondin Solidarité avec la lutte du peuple Kanak) appelait à une un rassemblement cette date est une date-anniversaire pour pour les Kanaks, anniversaire de leur colonisation par la France, il y a 172 ans.
Jean Pierre Lefevre a tendu son micro à Dimitri Qenegei et Dragoss Ouedraogo et réalisé un reportage. Dragoss était là en tant que membre du CGSPK. Dimitri Qenegei, quand à lui, est un des 7 prisonniers déportés en métropole après l’embrasement en Kanaky, l’an dernier, le 13 mai 2024, contre le coup de force de Macron pour toucher au gel du corps électoral et rendre les Kanaks minoritaires chez eux. Il est aujourd’hui sorti de prison mais toujours sous contrôle judiciaire à 17000 kms de chez lui en Kanaky.


Demain soir, 2 octobre, le CGSPK en partenariat avec la librairie « Les 400 coups »,  vous propose un rendez-vous immanquable : à l’Utopia, à 20H30,  une soirée-projection-débat « Décoloniser la Kanaky Nouvelle Calédonie ». 
  - Le film : « Waan Yaat, sur une terre de la République Française ». C’est un documentaire qui revient sur le crime impuni de 10 militants kanaks en 1984 à Waan Yaat dans la vallée de Hienghène, dans le nord de la Nouvelle-Calédonie. Deux frères de Jean-Marie Tjibaou périssent dans cette embuscade Caldoche, qui décime la moitié des hommes de la tribu du leader indépendantiste. La co-réalisatrice Dorothée Tromparant sera présente.
  - Le débat : avec Benoit Trépied, anthropologue, chargé de recherche au CNRS, spécialiste du droit Kanak et qui connaît bien la Kanaky Nouvelle Calédonie.


Les kanaks ont besoin de nous, de vous, dans ce nouveau bras de fer avec la métropole, avec Macron et Valls qui tentent une nouvelle fois de passer en force, avec le pseudo accord de Bougival cet été, pour affaiblir les kanaks, donner des gages aux loyalistes et bloquer le processus d’indépendance pourtant irréversiblement engagé depuis les accords Matignon et de Nouméa en 1988 et 1998.


Vous pouvez réécouter l’émission que nous consacrions à ce sujet le mois dernier, le 3 septembre.


Musique
   - Galbi : Lena  
   - Tire Swing : Kimya Dawson  






nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <itunes:summary>Musée des Beaux Arts de Bordeaux.
Bénédicte Bonpunt, Maïcha Mwepu, Quentin Martial, sont désormais titulaires d’un Diplôme National d’Expression Plastique acquis en juin dernier après leur master Design. Ils-elles sont plein d’enthousiasme et bourrés-es de talent et de créativité. Ils souhaitent faire vivre le petit groupe qu’ils formaient avec d’autres en tant qu’élèves des Beaux Arts, ils sont désormais un collectif qu’ils ont appelé Composite 310.


L’Expo
Elle est née durant leur dernière année de master à l’occasion de la Journée d’étude à l’école, en mars dernier « Objets orphelins et musées à l’ère coloniale » et a été accueillie par le Musée d’Aquitaine grâce à Katia Kukawka, conservatrice en chef et directrice adjointe. Leur installation composée d’écrits sur de grands formats papier, sur tissus ou sur bois et d’images et sons sur des écrans est disséminée dans la salle Bordeaux XVIIIeme, au milieu de maquettes de bateaux dont certains ont été négriers. L'expo est visible au Musée d'Aquitaine jusqu’au 18 octobre avant une migration à Angoulême, au musée de la ville, du 19 novembre au 31 janvier.



Le musée africain
Il s’agit d’un musée assez méconnu, sur l’île d’Aix, créé 1933 par un fondu de Napoléon et de l’Afrique, le Baron Gourgaud. Une restauration en 2022, a souhaité conserver la muséographie et la scénographie d’un autre âge, où l’Afrique est présentée comme un espace primitif, sauvage, une réserve naturelle, avec des animaux empaillés, des armes, des masques, des statuettes, des instruments de musique… aux cartels peu documentés et où tout est emprunt de colonialité, sans d’ailleurs faire l’objet d’une information sérieuse auprès des visiteurs.



24 septembre  
Le 24 septembre dernier, place de la Victoire, le CGSPK (Collectif Girondin Solidarité avec la lutte du peuple Kanak) appelait à une un rassemblement cette date est une date-anniversaire pour pour les Kanaks, anniversaire de leur colonisation par la France, il y a 172 ans.
Jean Pierre Lefevre a tendu son micro à Dimitri Qenegei et Dragoss Ouedraogo et réalisé un reportage. Dragoss était là en tant que membre du CGSPK. Dimitri Qenegei, quand à lui, est un des 7 prisonniers déportés en métropole après l’embrasement en Kanaky, l’an dernier, le 13 mai 2024, contre le coup de force de Macron pour toucher au gel du corps électoral et rendre les Kanaks minoritaires chez eux. Il est aujourd’hui sorti de prison mais toujours sous contrôle judiciaire à 17000 kms de chez lui en Kanaky.


Demain soir, 2 octobre, le CGSPK en partenariat avec la librairie « Les 400 coups »,  vous propose un rendez-vous immanquable : à l’Utopia, à 20H30,  une soirée-projection-débat « Décoloniser la Kanaky Nouvelle Calédonie ». 
  - Le film : « Waan Yaat, sur une terre de la République Française ». C’est un documentaire qui revient sur le crime impuni de 10 militants kanaks en 1984 à Waan Yaat dans la vallée de Hienghène, dans le nord de la Nouvelle-Calédonie. Deux frères de Jean-Marie Tjibaou périssent dans cette embuscade Caldoche, qui décime la moitié des hommes de la tribu du leader indépendantiste. La co-réalisatrice Dorothée Tromparant sera présente.
  - Le débat : avec Benoit Trépied, anthropologue, chargé de recherche au CNRS, spécialiste du droit Kanak et qui connaît bien la Kanaky Nouvelle Calédonie.


Les kanaks ont besoin de nous, de vous, dans ce nouveau bras de fer avec la métropole, avec Macron et Valls qui tentent une nouvelle fois de passer en force, avec le pseudo accord de Bougival cet été, pour affaiblir les kanaks, donner des gages aux loyalistes et bloquer le processus d’indépendance pourtant irréversiblement engagé depuis les accords Matignon et de Nouméa en 1988 et 1998.


Vous pouvez réécouter l’émission que nous consacrions à ce sujet le mois dernier, le 3 septembre.


Musique
   - Galbi : Lena  
   - Tire Swing : Kimya Dawson  






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    <item>
      <title>Amère comédie coloniale</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Littérature : un livre/un auteur.

C’est de l’histoire terriblement cruelle et sanglante de la colonisation du Congo dont il est  question  dans le récit d’Eric Vuillard, « Congo », publié en 2012 chez Actes Sud. Le texte dresse le portrait de quelques personnages occidentaux qui ont participé au partage comme un simple gâteau, de l’Afrique lors d’une réunion au palais Radziwill en Allemagne le 15 novembre 1884. 
Le récit, très court, est construit de façon extrêmement rigoureuse permettant ainsi de décrire implacablement la mise ne place du colonialisme moderne et l’impudeur des individus qui l’ont organisée. Ainsi la colonisation du Congo, caprice de Léopold II qui en fait une colonie personnelle avec l’aval des occidentaux,  est  marquée par la violence, les massacres et l’esclavagisme. Cette histoire terrible et barbare est symbolique des conquêtes coloniales partout dans le monde. 



Chronique cinéma

« Le cinéma, art subversif » Amos Vogel 

Nous retrouvons la chronique de Paul Lhiabastres, depuis La Rochelle à propos du dernier film de Nadav Lapid &quot;Oui&quot;. 



Paroles aux libraires 

Nous sommes allé.es la rencontre de Béatrice Walylo et Philippe Poutou, nouveaux libraires de la librairie  « les 400 coups », à Bordeaux.  




Chronique arts

“Parents, racontez-vos rêves à vos enfants ! » Papillon surréaliste 1924. 

Sarah Vélu dresse le portrait de Shilpa Gupta, artiste indienne et nous emmène au CAPC de Bordeaux pour un portrait de BAYA, peintre algérienne.



Bertrand Gilardeau



Musiques

&quot;Plus rien ne m'étonne&quot; Tiken Jah Fakoly

Habillages musicaux des lectures : instrumentaux de Damso : Free Congo - La rue - Schéma - Impardonnable



nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Sep 24 2025 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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C’est de l’histoire terriblement cruelle et sanglante de la colonisation du Congo dont il est  question  dans le récit d’Eric Vuillard, « Congo », publié en 2012 chez Actes Sud. Le texte dresse le portrait de quelques personnages occidentaux qui ont participé au partage comme un simple gâteau, de l’Afrique lors d’une réunion au palais Radziwill en Allemagne le 15 novembre 1884. 
Le récit, très court, est construit de façon extrêmement rigoureuse permettant ainsi de décrire implacablement la mise ne place du colonialisme moderne et l’impudeur des individus qui l’ont organisée. Ainsi la colonisation du Congo, caprice de Léopold II qui en fait une colonie personnelle avec l’aval des occidentaux,  est  marquée par la violence, les massacres et l’esclavagisme. Cette histoire terrible et barbare est symbolique des conquêtes coloniales partout dans le monde. 



Chronique cinéma

« Le cinéma, art subversif » Amos Vogel 

Nous retrouvons la chronique de Paul Lhiabastres, depuis La Rochelle à propos du dernier film de Nadav Lapid &quot;Oui&quot;. 



Paroles aux libraires 

Nous sommes allé.es la rencontre de Béatrice Walylo et Philippe Poutou, nouveaux libraires de la librairie  « les 400 coups », à Bordeaux.  




Chronique arts

“Parents, racontez-vos rêves à vos enfants ! » Papillon surréaliste 1924. 

Sarah Vélu dresse le portrait de Shilpa Gupta, artiste indienne et nous emmène au CAPC de Bordeaux pour un portrait de BAYA, peintre algérienne.



Bertrand Gilardeau



Musiques

&quot;Plus rien ne m'étonne&quot; Tiken Jah Fakoly

Habillages musicaux des lectures : instrumentaux de Damso : Free Congo - La rue - Schéma - Impardonnable



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    </item>
    <item>
      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 17/09/2025</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Sep 17 2025 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 10/09/2025</title>
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    <item>
      <title>UEMSS 2025. Kanaky : après Bougival. Martinique : le RPPRAC contre la vie chère</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>« Colonialités et (neo)-colonialisme français : quel moyen pour en sortir ? »

C'était le titre de l'atelier-module co-construit et co-présenté, lundi 25 août, par Le guide du Bordeaux colonial, association décoloniale, Survie, Sud Education, l'UJFP (Union Juive Française pour la Paix), l'Union Syndicale Solidaires et le Collectif Girondin Solidarité avec la lutte du Peuple Kanak (CGSPK)
Nous allons revenir ensemble sur ce temps fort en compagnie de notre invitée, Françoise Mauvais, très investie dans de nombreuses luttes, présente à l’UEMSS et notamment à notre atelier pour le CGSPK.



Kanaky Nouvelle Calédonie après Bougival

Notre atelier-module s'est déroulé le matin en présence de Brenda Wanabo-Ipeze, une des militants-es déportés-es et emprisonnés-es dans l’hexagone à 17000 Km de Kanaky à la suite de la révolte et des émeutes de l'an dernier à Nouméa. Elle a été libérée sous contrôle judiciaire le 10 juillet dernier.


L’an dernier, Macron, a provoqué les Kanaks avec une loi de réforme électorale, déposée par Gérald Darmanin (ministre de l’intérieur à ce moment là) le 29 janvier 2024, qui visait à modifier le corps électoral pour les élections au Congrès et aux assemblées de province (Province Nord, province Sud, Iles loyauté) de la Nouvelle-Calédonie.

Population : 271 400 habitants. Les Kanaks, premiers habitants du pays, sont progressivement devenus minoritaires (41% des habitants aujourd’hui).


 
Le projet de loi constitutionnelle prévoyait d’élargir le corps électoral aux résidents depuis au moins dix ans, ce qui intégrait 25 000 nouveaux électeurs et faisait pencher un peu plus la balance en défaveur des Kanaks.
Il est adopté par le Sénat le 2 avril 2024 et à l’Assemblée Nationale le 14 mai 2024. 

Macron s’apprêtait à fixer la date de la réunion du Congrès à Versailles pour modifier la Constitution. 


Mais cette loi scélérate, dès le 13 mai 2O24, embrase la Kanaky, notamment au Sud à majorité loyaliste où les kanaks sont particulièrement discriminés.

La répression de l’Etat français a été particulièrement dure avec sur place un traitement sécuritaire quasi militaire et une justice implacable qui fait incarcérer et déporter des « leaders » dont Brenda Wanabo-Ipeze…

Bilan très lourd : 6 mois de violences. 14 morts par balles (12 civils, majoritairement Kanaks et 2 gendarmes mobiles dont 1 accidentellement). 975 blessés. Plus de 2528 GAV dont 255 mineurs. 
243 arrestations, 50 mises en examen. 7 déportations de militants dans des prisons de l’hexagone.
2 milliards d’euros de dégâts. Recul de 10 à 15 % du PIB. 500 entreprises détruites à plus de 75 % .13 000 emplois perdus
L’état d’urgence entré en vigueur le 15 mai a duré treize jours.
L'aéroport international a été fermé un mois. Même chose pour les établissements scolaires 
Le couvre-feu n’a été levé qu’en décembre c'est-à-dire 6 mois après le début.

 

La loi est finalement passée à la trappe… Michel Barnier annonce le 1er octobre 2024, qu’&quot;en raison des émeutes qui ont enflammé l’archipel, le projet de loi constitutionnelle de dégel du corps électoral ne sera pas soumis au Congrès ».
Le 5 décembre 2014 Barnier démissionne.


Le 13 décembre 2024 : Bayrou devient 1er ministre et forme un gouvernement ou entre Manuel Valls en tant que ministre d’État, ministre des Outre-mer.
Valls ne ménage pas sa peine pour essayer d’asseoir à une même table de négociations indépendantistes et loyalistes. Il fait  plusieurs voyages en Kanaky et réunit tout le monde à Bougival (Yvelines) près de Paris le 4 juillet dernier.
Il en sort un « accord »  un « projet d’accord » plutôt, signé le 12 juillet. Intitulé « Le pari de la confiance », il propose la création d’un « État de la Nouvelle-Calédonie » inscrit dans la Constitution française, garantissant une autonomie renforcée, une nationalité calédonienne, un corps électoral réouvert et un pacte économique axé sur la filière nickel.


Mais en Kanaky-Nouvelle Calédonie, dès le lendemain des pseudo accords, le bureau politique du FLNKS annonce « rejeter formellement » le projet d'accord de Bougival. 
Selon Dominique Fochi, secrétaire général de l’UC (Union calédonienne, principale composante du FLNKS ) et membre du bureau politique du FLNKS, ce rejet s’explique par « l’incompatibilité du texte avec les fondements et les acquis de la lutte kanak»

Interview de Brenda Wanabo-Ipeze au micro de « Radio commune » la radio éphémère de l’UEMSS, radio pour laquelle La clé des ondes, grâce à Baptiste, Baptiste Giraud, journaliste ici, a été la cheville ouvrière…   




Le RPPRAC(Rassemblement Pour la Protection des Peuples et des Ressources Afro caribéennes) contre la vie chère et la colonialité en Martinique.

En Martinique les produits alimentaires sont 40 % plus cher que dans l’Hexagone et ce alors que le taux de pauvreté y est le double du taux dans l’Hexagone. La jeunesse martiniquaise est très touchée par le chômage : 24 % chez les 15-29 ans contre 13 % en France métropolitaine. Dans le même temps, les fonctionnaires ont des salaires majorés (+40%).


Le problème n'est pas nouveau, des mouvements ont déjà eu lieu : en 2009 avec la grève massive qui avait paralysé la Martinique et la Guadeloupe, en 2012 également mais les solutions mises en place sont chaque rapidement inefficaces et les élus finissent décrédibilisés.



À la différence du LKP guadeloupéen ou du Comité du 5 février (K5F) martiniquais, au cœur du mouvement de 2009 contre la vie chère, le RPPRAC ne regroupe aucune organisation politique ou syndicale. Ses principaux dirigeants ne sont ni syndicalistes ni militants de partis mais de simples demandeurs d’emploi. Ils communiquent grâce aux réseaux sociaux.
Vêtus de rouge en signe de ralliement, les membres du RPPRAC lancent des  blocages de supermarchés, des opérations escargots, des courses fictives dans les supermarchés où les denrées sont abandonnées à la caisse à cause de leur prix. Le RPPRAC dénonce la situation de monopole des distributeurs qui fixent leurs prix, notamment la famille Hayot.  

Interview de Rodrigue Petitot et Gwladys Roger, le 23 juillet dernier à Bordeaux, lors d’une tournée dans l’hexagone pour faire connaître leur mouvement. 

On remercie ici le Collectif Solidarité Antilles Bordeaux et tout particulièrement Linda Meridan Désir pour avoir rendu possible cette rencontre et cette interview le 23 juillet dernier.


Musique
- Makukuti Kanaky  Djo Bnca  


nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
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      <pubDate>Wed Sep 03 2025 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>« Colonialités et (neo)-colonialisme français : quel moyen pour en sortir ? »

C'était le titre de l'atelier-module co-construit et co-présenté, lundi 25 août, par Le guide du Bordeaux colonial, association décoloniale, Survie, Sud Education, l'UJFP (Union Juive Française pour la Paix), l'Union Syndicale Solidaires et le Collectif Girondin Solidarité avec la lutte du Peuple Kanak (CGSPK)
Nous allons revenir ensemble sur ce temps fort en compagnie de notre invitée, Françoise Mauvais, très investie dans de nombreuses luttes, présente à l’UEMSS et notamment à notre atelier pour le CGSPK.



Kanaky Nouvelle Calédonie après Bougival

Notre atelier-module s'est déroulé le matin en présence de Brenda Wanabo-Ipeze, une des militants-es déportés-es et emprisonnés-es dans l’hexagone à 17000 Km de Kanaky à la suite de la révolte et des émeutes de l'an dernier à Nouméa. Elle a été libérée sous contrôle judiciaire le 10 juillet dernier.


L’an dernier, Macron, a provoqué les Kanaks avec une loi de réforme électorale, déposée par Gérald Darmanin (ministre de l’intérieur à ce moment là) le 29 janvier 2024, qui visait à modifier le corps électoral pour les élections au Congrès et aux assemblées de province (Province Nord, province Sud, Iles loyauté) de la Nouvelle-Calédonie.

Population : 271 400 habitants. Les Kanaks, premiers habitants du pays, sont progressivement devenus minoritaires (41% des habitants aujourd’hui).


 
Le projet de loi constitutionnelle prévoyait d’élargir le corps électoral aux résidents depuis au moins dix ans, ce qui intégrait 25 000 nouveaux électeurs et faisait pencher un peu plus la balance en défaveur des Kanaks.
Il est adopté par le Sénat le 2 avril 2024 et à l’Assemblée Nationale le 14 mai 2024. 

Macron s’apprêtait à fixer la date de la réunion du Congrès à Versailles pour modifier la Constitution. 


Mais cette loi scélérate, dès le 13 mai 2O24, embrase la Kanaky, notamment au Sud à majorité loyaliste où les kanaks sont particulièrement discriminés.

La répression de l’Etat français a été particulièrement dure avec sur place un traitement sécuritaire quasi militaire et une justice implacable qui fait incarcérer et déporter des « leaders » dont Brenda Wanabo-Ipeze…

Bilan très lourd : 6 mois de violences. 14 morts par balles (12 civils, majoritairement Kanaks et 2 gendarmes mobiles dont 1 accidentellement). 975 blessés. Plus de 2528 GAV dont 255 mineurs. 
243 arrestations, 50 mises en examen. 7 déportations de militants dans des prisons de l’hexagone.
2 milliards d’euros de dégâts. Recul de 10 à 15 % du PIB. 500 entreprises détruites à plus de 75 % .13 000 emplois perdus
L’état d’urgence entré en vigueur le 15 mai a duré treize jours.
L'aéroport international a été fermé un mois. Même chose pour les établissements scolaires 
Le couvre-feu n’a été levé qu’en décembre c'est-à-dire 6 mois après le début.

 

La loi est finalement passée à la trappe… Michel Barnier annonce le 1er octobre 2024, qu’&quot;en raison des émeutes qui ont enflammé l’archipel, le projet de loi constitutionnelle de dégel du corps électoral ne sera pas soumis au Congrès ».
Le 5 décembre 2014 Barnier démissionne.


Le 13 décembre 2024 : Bayrou devient 1er ministre et forme un gouvernement ou entre Manuel Valls en tant que ministre d’État, ministre des Outre-mer.
Valls ne ménage pas sa peine pour essayer d’asseoir à une même table de négociations indépendantistes et loyalistes. Il fait  plusieurs voyages en Kanaky et réunit tout le monde à Bougival (Yvelines) près de Paris le 4 juillet dernier.
Il en sort un « accord »  un « projet d’accord » plutôt, signé le 12 juillet. Intitulé « Le pari de la confiance », il propose la création d’un « État de la Nouvelle-Calédonie » inscrit dans la Constitution française, garantissant une autonomie renforcée, une nationalité calédonienne, un corps électoral réouvert et un pacte économique axé sur la filière nickel.


Mais en Kanaky-Nouvelle Calédonie, dès le lendemain des pseudo accords, le bureau politique du FLNKS annonce « rejeter formellement » le projet d'accord de Bougival. 
Selon Dominique Fochi, secrétaire général de l’UC (Union calédonienne, principale composante du FLNKS ) et membre du bureau politique du FLNKS, ce rejet s’explique par « l’incompatibilité du texte avec les fondements et les acquis de la lutte kanak»

Interview de Brenda Wanabo-Ipeze au micro de « Radio commune » la radio éphémère de l’UEMSS, radio pour laquelle La clé des ondes, grâce à Baptiste, Baptiste Giraud, journaliste ici, a été la cheville ouvrière…   




Le RPPRAC(Rassemblement Pour la Protection des Peuples et des Ressources Afro caribéennes) contre la vie chère et la colonialité en Martinique.

En Martinique les produits alimentaires sont 40 % plus cher que dans l’Hexagone et ce alors que le taux de pauvreté y est le double du taux dans l’Hexagone. La jeunesse martiniquaise est très touchée par le chômage : 24 % chez les 15-29 ans contre 13 % en France métropolitaine. Dans le même temps, les fonctionnaires ont des salaires majorés (+40%).


Le problème n'est pas nouveau, des mouvements ont déjà eu lieu : en 2009 avec la grève massive qui avait paralysé la Martinique et la Guadeloupe, en 2012 également mais les solutions mises en place sont chaque rapidement inefficaces et les élus finissent décrédibilisés.



À la différence du LKP guadeloupéen ou du Comité du 5 février (K5F) martiniquais, au cœur du mouvement de 2009 contre la vie chère, le RPPRAC ne regroupe aucune organisation politique ou syndicale. Ses principaux dirigeants ne sont ni syndicalistes ni militants de partis mais de simples demandeurs d’emploi. Ils communiquent grâce aux réseaux sociaux.
Vêtus de rouge en signe de ralliement, les membres du RPPRAC lancent des  blocages de supermarchés, des opérations escargots, des courses fictives dans les supermarchés où les denrées sont abandonnées à la caisse à cause de leur prix. Le RPPRAC dénonce la situation de monopole des distributeurs qui fixent leurs prix, notamment la famille Hayot.  

Interview de Rodrigue Petitot et Gwladys Roger, le 23 juillet dernier à Bordeaux, lors d’une tournée dans l’hexagone pour faire connaître leur mouvement. 

On remercie ici le Collectif Solidarité Antilles Bordeaux et tout particulièrement Linda Meridan Désir pour avoir rendu possible cette rencontre et cette interview le 23 juillet dernier.


Musique
- Makukuti Kanaky  Djo Bnca  


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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 27/08/2025</title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 20/08/2025</title>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 13/08/2025</title>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 06/08/2025</title>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 30/07/2025</title>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 23/07/2025</title>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 09/07/2025</title>
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    <item>
      <title>Honorer Broca ? Vraiment ?</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Paul Broca
A Bordeaux, on le connaît parce qu'on passe souvent dans la rue qui porte son nom à côté de la place de la Victoire, on le connaît grâce au nombre de structures qui glorifient encore son nom, des rues, des places, des bâtiments universitaires. On peut aussi avoir entendu parler de lui grâce à ses recherches scientifiques sur la parole, la découverte de l’ « aire de Broca », aire motrice du langage dans le cerveau. En revanche, un aspect dont on parle moins, ce sont ses travaux anthropologiques...
Né en 1824 à Ste-Foy- la-Grande, il a grandi et évolué dans un milieu qui normalise le colonialisme et le racisme.  A 25 ans, son doctorat en médecine déjà en poche, il entame des recherches pour établir un lien entre la taille du crâne et l’intelligence. Il affirme que les crânes de personnes noires ont une taille inférieure à ceux des personnes blanches et que par conséquent, ils ont une intelligence moindre à celles des blancs, qui peuvent donc se sentir supérieurs. 
Cette théorie s'applique pour lui également aux femmes...
En 2017, à Bordeaux, tout un bâtiment universitaire consacré à la neuroscience a été inauguré et porte le nom de Paul Broca : il s’agit du Neurocampus et du Centre Broca Nouvelle Aquitaine, dédié à la recherche sur le système nerveux, sur le campus Carreire de l’Université de Bordeaux. Malgré la lettre ouverte à destination du président de l'université de Bordeaux et du président de la région Nouvelle-Aquitaine par l'association Mémoires et Partages afin de changer le nom, les autorités politiques et universitaires ont décidé de ne pas changer le nom, en déclarant que cette décision avait été longuement discutée durant le Conseil d'Administration et qu'il s’agissait de rendre hommage au pionnier des neurosciences...


Mehrnaz Behzad et Hanifa Alizada
Interviewées  au festival « La voix des peuples », les 13, 14 et 15 juin derniers, organisé par l’association « La Pangée » et qui mettait cette année à l’honneur les peuples iraniens. L’iranienne Mehrnaz et l’afghane Hanifa proposaient une réflexion sur « La place des femmes dans les sociétés persannophones ».

Pierre Marie David et Fabien Lebrun
Deux échos de présentations à l’Athénée libertaire, organisées par Survie Gironde, celle de Pierre Marie David, le 22 avril, pour son livre « Opération Bangui : promesses vaccinales en Afrique post-coloniale » qui revient sur une affaire édifiante, bien pétrie de colonialité où des soldats de la République centrafricaine ont été utilisés sans leur consentement pour la recherche scientifique française dans les années 1980 au moment de la découverte du Sida, celle de Fabien Lebrun, le 25 mars, pour son livre « Barbarie numérique : une autre histoire du monde connecté » qui vous expliquera qu’en achetant tous les ans plus d’1 milliard et demi de smartphones, avec leurs 60 métaux rares, métaux de sang, nous participons à cette barbarie coloniale, criminelle, prédatrice et écocidaire…

Musique
« Médine France »  Médine. 2022.


nom de la photo

nom de la photo

nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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A Bordeaux, on le connaît parce qu'on passe souvent dans la rue qui porte son nom à côté de la place de la Victoire, on le connaît grâce au nombre de structures qui glorifient encore son nom, des rues, des places, des bâtiments universitaires. On peut aussi avoir entendu parler de lui grâce à ses recherches scientifiques sur la parole, la découverte de l’ « aire de Broca », aire motrice du langage dans le cerveau. En revanche, un aspect dont on parle moins, ce sont ses travaux anthropologiques...
Né en 1824 à Ste-Foy- la-Grande, il a grandi et évolué dans un milieu qui normalise le colonialisme et le racisme.  A 25 ans, son doctorat en médecine déjà en poche, il entame des recherches pour établir un lien entre la taille du crâne et l’intelligence. Il affirme que les crânes de personnes noires ont une taille inférieure à ceux des personnes blanches et que par conséquent, ils ont une intelligence moindre à celles des blancs, qui peuvent donc se sentir supérieurs. 
Cette théorie s'applique pour lui également aux femmes...
En 2017, à Bordeaux, tout un bâtiment universitaire consacré à la neuroscience a été inauguré et porte le nom de Paul Broca : il s’agit du Neurocampus et du Centre Broca Nouvelle Aquitaine, dédié à la recherche sur le système nerveux, sur le campus Carreire de l’Université de Bordeaux. Malgré la lettre ouverte à destination du président de l'université de Bordeaux et du président de la région Nouvelle-Aquitaine par l'association Mémoires et Partages afin de changer le nom, les autorités politiques et universitaires ont décidé de ne pas changer le nom, en déclarant que cette décision avait été longuement discutée durant le Conseil d'Administration et qu'il s’agissait de rendre hommage au pionnier des neurosciences...


Mehrnaz Behzad et Hanifa Alizada
Interviewées  au festival « La voix des peuples », les 13, 14 et 15 juin derniers, organisé par l’association « La Pangée » et qui mettait cette année à l’honneur les peuples iraniens. L’iranienne Mehrnaz et l’afghane Hanifa proposaient une réflexion sur « La place des femmes dans les sociétés persannophones ».

Pierre Marie David et Fabien Lebrun
Deux échos de présentations à l’Athénée libertaire, organisées par Survie Gironde, celle de Pierre Marie David, le 22 avril, pour son livre « Opération Bangui : promesses vaccinales en Afrique post-coloniale » qui revient sur une affaire édifiante, bien pétrie de colonialité où des soldats de la République centrafricaine ont été utilisés sans leur consentement pour la recherche scientifique française dans les années 1980 au moment de la découverte du Sida, celle de Fabien Lebrun, le 25 mars, pour son livre « Barbarie numérique : une autre histoire du monde connecté » qui vous expliquera qu’en achetant tous les ans plus d’1 milliard et demi de smartphones, avec leurs 60 métaux rares, métaux de sang, nous participons à cette barbarie coloniale, criminelle, prédatrice et écocidaire…

Musique
« Médine France »  Médine. 2022.


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    <item>
      <title>Mémoire d'un crâne</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>« Le racisme commence avec la colonisation car il a fallu légitimer cette entreprise » A.Césaire



Rubrique un livre/un auteur.
Le récit de X. Le Clerc, &quot;Le pain des Français&quot;, est ponctué des références historiques des massacres et des militaires sabreurs, enfumeurs et cruels qui ont meurtri le peuple algérien et l’histoire du pays. 
En effet, de la colonisation à son indépendance en 1962, ce sont 132 années d'une lutte meurtrière et traumatisante qui caractérisent l’Algérie. Les opérations militaires à
visées coloniales menées entre 1830 et 1902 lors de l'occupation française de l'Algérie incluaient fréquemment des pratiques telles que le nettoyage ethnique, les massacres et les déportations forcées, visant à réprimer les rébellions claniques des populations indigènes algériennes. 
Sur une population estimée à 3 millions de personnes, entre 500 000 et 1 million d'Algériens ont été tués. Plusieurs gouvernements et chercheurs considèrent aujourd’hui que les actions
de la France en Algérie constituent un génocide. Selon Olivier Le Cour Grandmaison, la colonisation de l'Algérie conduisit à l'extermination d'un tiers de la population en raison de causes multiples (massacres, déportations, famines ou épidémies), toutes interconnectées.

Chronique cinéma.

« Le cinéma, art subversif » Amos Vogel

Nous retrouvons la chronique mensuelle de Paul Lhiabastres, qui nous parlera de deux films où il est question de la colonisation en Algérie : « Chronique des années
de braise » (Il rendra hommage au réalisateur Mohanmed Lackhdar-Hamina) et « Les mots qu’elles eurent un jour » de Raphael Pillosio. 

Chronique arts.

« Parents, racontez-vos rêves à vos enfants ! » Papillon surréaliste 1924.

Sarah Vélu dresse le portrait de Soulila Bel Bahar et nous parle de son travail d’artiste peintre.

B. Gilardeau


Musiques  
- Habillage des lectures :
       - « Amacahu »  Lounis Aït Menguellet. 1982.
       - « A kit ay arrac nney »  Matoub Lounès. 1979.
       - “Tella” (Djamel Alam. 1974.)  Amel Brahim-Djelloul. 2022.
- “Menfi” (Akli Yahyaten. 1959.) Rachid Taha, Khaked et Faudel (&quot;1,2,3 soleils&quot;). 1998. 
- “The pen and the sword”. MC Abdul. 2023.
</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Jun 25 2025 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>« Le racisme commence avec la colonisation car il a fallu légitimer cette entreprise » A.Césaire



Rubrique un livre/un auteur.
Le récit de X. Le Clerc, &quot;Le pain des Français&quot;, est ponctué des références historiques des massacres et des militaires sabreurs, enfumeurs et cruels qui ont meurtri le peuple algérien et l’histoire du pays. 
En effet, de la colonisation à son indépendance en 1962, ce sont 132 années d'une lutte meurtrière et traumatisante qui caractérisent l’Algérie. Les opérations militaires à
visées coloniales menées entre 1830 et 1902 lors de l'occupation française de l'Algérie incluaient fréquemment des pratiques telles que le nettoyage ethnique, les massacres et les déportations forcées, visant à réprimer les rébellions claniques des populations indigènes algériennes. 
Sur une population estimée à 3 millions de personnes, entre 500 000 et 1 million d'Algériens ont été tués. Plusieurs gouvernements et chercheurs considèrent aujourd’hui que les actions
de la France en Algérie constituent un génocide. Selon Olivier Le Cour Grandmaison, la colonisation de l'Algérie conduisit à l'extermination d'un tiers de la population en raison de causes multiples (massacres, déportations, famines ou épidémies), toutes interconnectées.

Chronique cinéma.

« Le cinéma, art subversif » Amos Vogel

Nous retrouvons la chronique mensuelle de Paul Lhiabastres, qui nous parlera de deux films où il est question de la colonisation en Algérie : « Chronique des années
de braise » (Il rendra hommage au réalisateur Mohanmed Lackhdar-Hamina) et « Les mots qu’elles eurent un jour » de Raphael Pillosio. 

Chronique arts.

« Parents, racontez-vos rêves à vos enfants ! » Papillon surréaliste 1924.

Sarah Vélu dresse le portrait de Soulila Bel Bahar et nous parle de son travail d’artiste peintre.

B. Gilardeau


Musiques  
- Habillage des lectures :
       - « Amacahu »  Lounis Aït Menguellet. 1982.
       - « A kit ay arrac nney »  Matoub Lounès. 1979.
       - “Tella” (Djamel Alam. 1974.)  Amel Brahim-Djelloul. 2022.
- “Menfi” (Akli Yahyaten. 1959.) Rachid Taha, Khaked et Faudel (&quot;1,2,3 soleils&quot;). 1998. 
- “The pen and the sword”. MC Abdul. 2023.
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 18/06/2025</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
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      <pubDate>Wed Jun 18 2025 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>1939 : 20 000 travailleurs indochinois emmenés de force en France</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Pierre Daum.
Journaliste, historien et auteur de plusieurs ouvrages et enquêtes, il a révélé au grand public une histoire oubliée. Celle des travailleurs indochinois arrachés à leur pays en 1939 pour servir l’effort de guerre français et qui ont été abandonnés par la suite. 
Pierre Daum propose aujourd’hui une riche exposition consacrée à ces travailleurs indochinois qui ont travaillé en Dordogne. 
L’exposition été inaugurée vendredi 16 mai 2025 au Pôle d’interprétation de la Préhistoire, aux Eyzies, où elle restera visible tout l’été. Elle poursuivra ensuite sa tournée à Bergerac à l’automne, puis Périgueux en 2026 et passera par Bordeaux, où il ne faudra pas la rater…
Nous avons pu l’interviewer hier par téléphone.


Ari Hamot.
Artiste, scénographe de formation mais désormais, écrivaine, auteure de théâtre, metteure en scène et comédienne, Ari Hamot, est venue nous présenter, dimanche dernier, dans le cadre du festival « Chahuts », un spectacle performance formidable, qui a pour titre « Balance tes ancêtres », ses ancêtres en l’occurrence, au Havre, à la fin du XVIII ème siècle, négriers, propriétaires de plantations à St Domingue, favorables au rétablissement de l’esclavage et de la traite dans les Antilles Françaises en 1802 (on rappelle que le décret du 4 février 1794 avait aboli l'esclavage dans toutes les colonies sous la Révolution française). 
Elle  nous parle de son spectacle, de sa plongée dans les égouts de l’histoire, avec une interview réalisée en compagnie de Sylvie Guizerix, une des animatrices aux Douves, de la commission « Mémoires vivante du quartier Capucins-St Michel »…


Musiques 
- medley cérémonie d’ouverture des JO de Paris 2024 (ses plus grands tubes accompagnés de ceux de Charles Aznavour, le tout avec le chœur de l'Armée française) Aya Nakamura. 2024.
- « Réparer le monde » Léonie Pernet. 2025. 


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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Jun 11 2025 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>Pierre Daum.
Journaliste, historien et auteur de plusieurs ouvrages et enquêtes, il a révélé au grand public une histoire oubliée. Celle des travailleurs indochinois arrachés à leur pays en 1939 pour servir l’effort de guerre français et qui ont été abandonnés par la suite. 
Pierre Daum propose aujourd’hui une riche exposition consacrée à ces travailleurs indochinois qui ont travaillé en Dordogne. 
L’exposition été inaugurée vendredi 16 mai 2025 au Pôle d’interprétation de la Préhistoire, aux Eyzies, où elle restera visible tout l’été. Elle poursuivra ensuite sa tournée à Bergerac à l’automne, puis Périgueux en 2026 et passera par Bordeaux, où il ne faudra pas la rater…
Nous avons pu l’interviewer hier par téléphone.


Ari Hamot.
Artiste, scénographe de formation mais désormais, écrivaine, auteure de théâtre, metteure en scène et comédienne, Ari Hamot, est venue nous présenter, dimanche dernier, dans le cadre du festival « Chahuts », un spectacle performance formidable, qui a pour titre « Balance tes ancêtres », ses ancêtres en l’occurrence, au Havre, à la fin du XVIII ème siècle, négriers, propriétaires de plantations à St Domingue, favorables au rétablissement de l’esclavage et de la traite dans les Antilles Françaises en 1802 (on rappelle que le décret du 4 février 1794 avait aboli l'esclavage dans toutes les colonies sous la Révolution française). 
Elle  nous parle de son spectacle, de sa plongée dans les égouts de l’histoire, avec une interview réalisée en compagnie de Sylvie Guizerix, une des animatrices aux Douves, de la commission « Mémoires vivante du quartier Capucins-St Michel »…


Musiques 
- medley cérémonie d’ouverture des JO de Paris 2024 (ses plus grands tubes accompagnés de ceux de Charles Aznavour, le tout avec le chœur de l'Armée française) Aya Nakamura. 2024.
- « Réparer le monde » Léonie Pernet. 2025. 


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    <item>
      <title>La Bible du déboulonnement</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>150 lycéens lycéen-nes, collégien-nes de Nouvelle Aquitaine, pour une chorégraphie orchestrée par Vincent HARISDO et Norbert SENOU de la Cie Fabre-Sénou.

La Bible du déboulonnement
Une création de Guy Régis Junior, écrivain, dramaturge et metteur en scène haïtien, auteur de textes sur le passé négrier et colonial de Bordeaux et ses « revenants ». Lectures performées, par l’auteur lui-même, Rahim Nourmamode et Valentine Cohen.  

Une production de MC2a, le Rectorat de l’Académie de Bordeaux, en partenariat  avec le musée des Beaux Arts, le musée d’Aquitaine, le festival « Chahuts » et l’Institut des Afriques.

Podcast : Fanny Rigoni Bertrand, Gérard Clabé 


nom de la photo



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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Jun 04 2025 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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La Bible du déboulonnement
Une création de Guy Régis Junior, écrivain, dramaturge et metteur en scène haïtien, auteur de textes sur le passé négrier et colonial de Bordeaux et ses « revenants ». Lectures performées, par l’auteur lui-même, Rahim Nourmamode et Valentine Cohen.  

Une production de MC2a, le Rectorat de l’Académie de Bordeaux, en partenariat  avec le musée des Beaux Arts, le musée d’Aquitaine, le festival « Chahuts » et l’Institut des Afriques.

Podcast : Fanny Rigoni Bertrand, Gérard Clabé 


nom de la photo



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    </item>
    <item>
      <title>« Est-ce la traite qui recommence ? »</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Un livre/un auteur.
En effet, ces lettres, à la fois intimes et politiques témoignent de l’évidente continuité coloniale et du racisme systémique de la société métropolitaine française. Elles rendent compte également de l’organisation patriarcale d’une société hiérarchisée et figée dans des modèles fondés sur des principes de méritocratie, du rapport de classe et de division du travail. 
La politique d’émigration massive, institutionnalisée en 1963 avec la création du BUMIDOM (Bureau pour le développement des migrations dans les départements d’Outre-mer) a pour but d’amener en France métropolitaine de la main-d’œuvre peu qualifiée nécessaire à l’expansion économique du pays. Ainsi des centaines des jeunes femmes débarquent des Antilles pour devenir domestiques auprès de familles blanches et bourgeoises, reproduisant ainsi un mécanisme semblable à celui de l’esclavage : le roman « Lettres à une noire » et le parcours personnel de Françoise Ega en témoigne.

Chronique cinéma.
Nous retrouvons la chronique mensuelle de Paul Lhiabastres, consacrée aujourd’hui à la réalisatrice martiniquaise Euzhan Palcy 

« Le cinéma, art subversif » Amos Vogel 

Paroles aux libraires. 
Pamela FERRA CABRILLAT, vient d’ouvrir la première librairie de Blanquefort : « L’envers et l’endroit ». Elle  nous raconte son histoire et nous donne quelques conseils de lecture.

« Il est possible que le livre soit le dernier refuge de l’homme libre » Suarez  

Rubrique Art.
Sarah Vélu dresse le portrait de Minia Biabiany artiste plasticienne guadeloupéenne.

“Parents, racontez-vos rêves à vos enfants ! » Papillon surréaliste 1924. 



B.Gilardeau



Musiques:
Habillage des lectures : 
  - « Antilles méchant bateau » chanté par André Mahy accompagné au saxophone par Camille Sopranne.
  - « Moin çé on maléré » Henri Debs sextet, chanté par Paul Blamar. 1962.
  - « Tou pato fêmé » Henri Guédon. 1974.
  - « Lan misè » Géno Exilé.

« Moin Domi Derho »   Super Combo. 1975. 


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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed May 28 2025 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>« Est-ce la traite qui recommence ? »</itunes:title>
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      <itunes:subtitle>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</itunes:subtitle>
      <itunes:summary>Un livre/un auteur.
En effet, ces lettres, à la fois intimes et politiques témoignent de l’évidente continuité coloniale et du racisme systémique de la société métropolitaine française. Elles rendent compte également de l’organisation patriarcale d’une société hiérarchisée et figée dans des modèles fondés sur des principes de méritocratie, du rapport de classe et de division du travail. 
La politique d’émigration massive, institutionnalisée en 1963 avec la création du BUMIDOM (Bureau pour le développement des migrations dans les départements d’Outre-mer) a pour but d’amener en France métropolitaine de la main-d’œuvre peu qualifiée nécessaire à l’expansion économique du pays. Ainsi des centaines des jeunes femmes débarquent des Antilles pour devenir domestiques auprès de familles blanches et bourgeoises, reproduisant ainsi un mécanisme semblable à celui de l’esclavage : le roman « Lettres à une noire » et le parcours personnel de Françoise Ega en témoigne.

Chronique cinéma.
Nous retrouvons la chronique mensuelle de Paul Lhiabastres, consacrée aujourd’hui à la réalisatrice martiniquaise Euzhan Palcy 

« Le cinéma, art subversif » Amos Vogel 

Paroles aux libraires. 
Pamela FERRA CABRILLAT, vient d’ouvrir la première librairie de Blanquefort : « L’envers et l’endroit ». Elle  nous raconte son histoire et nous donne quelques conseils de lecture.

« Il est possible que le livre soit le dernier refuge de l’homme libre » Suarez  

Rubrique Art.
Sarah Vélu dresse le portrait de Minia Biabiany artiste plasticienne guadeloupéenne.

“Parents, racontez-vos rêves à vos enfants ! » Papillon surréaliste 1924. 



B.Gilardeau



Musiques:
Habillage des lectures : 
  - « Antilles méchant bateau » chanté par André Mahy accompagné au saxophone par Camille Sopranne.
  - « Moin çé on maléré » Henri Debs sextet, chanté par Paul Blamar. 1962.
  - « Tou pato fêmé » Henri Guédon. 1974.
  - « Lan misè » Géno Exilé.

« Moin Domi Derho »   Super Combo. 1975. 


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    <item>
      <title>Comment bien soigner les exilés avec l’association « Ethnotopie », le lieu des autres ?</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>« Comment bien soigner les exilés ? Corps, mémoire, pensée : cliniques transculturelles »
 chez « in press » collection « hospitalités ».   
Ouvrage qui vient de sortir dont nos invitées sont co-auteures, avec 17 autres intervenants dans ce travail collectif dirigé Claire Mestre et Julien Depaire.

Claire Mestre est psychiatre, psychothérapeute et anthropologue.
Inventeure et animatrice de l’association « ethnotopie » au CHU de Bordeaux, co-rédactrice en chef de la revue « L’autre » et auteure de nombreux ouvrages. Nous l’avions déjà reçu dans l’émission il y a quelques années.    

Isabelle Kanor est art-thérapeute associée à « Ethnotopie »
une des sœurs Kanor, le trio Fabienne, Isabelle et Véronique, nées à Orléans dans une famille originaire de la Martinique toutes les 3 tombées enfants dans la marmite de potion magique de l’art sous toutes ses formes, cinématographiques et littéraires en particulier, réalisatrices, auteures, poétesses…performeuses.
La notion de care, ce soin apporté aux exilés, principalement des femmes et des enfants meurtris par des conditions d’exil où la violence voire la torture sont quasiment la règle, demande une approche sensible, mettant en œuvre de nombreuses disciplines, médicales, culturelles et artistiques, la transdisciplinarité étant ici la norme.       


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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed May 21 2025 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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 chez « in press » collection « hospitalités ».   
Ouvrage qui vient de sortir dont nos invitées sont co-auteures, avec 17 autres intervenants dans ce travail collectif dirigé Claire Mestre et Julien Depaire.

Claire Mestre est psychiatre, psychothérapeute et anthropologue.
Inventeure et animatrice de l’association « ethnotopie » au CHU de Bordeaux, co-rédactrice en chef de la revue « L’autre » et auteure de nombreux ouvrages. Nous l’avions déjà reçu dans l’émission il y a quelques années.    

Isabelle Kanor est art-thérapeute associée à « Ethnotopie »
une des sœurs Kanor, le trio Fabienne, Isabelle et Véronique, nées à Orléans dans une famille originaire de la Martinique toutes les 3 tombées enfants dans la marmite de potion magique de l’art sous toutes ses formes, cinématographiques et littéraires en particulier, réalisatrices, auteures, poétesses…performeuses.
La notion de care, ce soin apporté aux exilés, principalement des femmes et des enfants meurtris par des conditions d’exil où la violence voire la torture sont quasiment la règle, demande une approche sensible, mettant en œuvre de nombreuses disciplines, médicales, culturelles et artistiques, la transdisciplinarité étant ici la norme.       


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    <item>
      <title>Banksy à l’ancienne raffinerie de sucre Beghin Say, lieu emblématique de l’identité industrielle, ouvrière et syndicale de Bacalan.</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Nos invité-es :

Jeanine Broucas,
une Bacalanaise de 85 ans, bon pied bon œil, mémoire vivante du quartier, qui a vécu et travaillé quasiment toute sa vie dans ce quartier, très investi dans de nombreuses associations et organisations.

Vincent Maurin,
Un Bacalanais arrivé dans le quartier en 1993, enseignant puis directeur du groupe scolaire  Charles Martin, élu au Conseil municipal de Bordeaux en 2001 et aujourd’hui maire adjoint du quartier Bdx maritime.

Christian Galatrie,
Dont nous avons recueilli le témoignage, celui d’un bacalanais d’adoption, une des plumes pendant 10 ans du journal « Bacalan », pour une interview fleuve dont on vous passera des extraits.

Nous avons également invité :
Luna Benoit,
qui veille sur les 250 œuvres de Banksy , de la « Banksy Modeste collection » exposées dans le hangar H, d’une hauteur impressionnante. Invitée en particulier pour nous parler d’une œuvre, le « T-shirt Bristol », très en lien avec le thème colonial, décolonial plus exactement, avec pour Banksy la volonté de défendre les déboulonneurs de la statue de l’amiral Colstom, à Bristol, négrier, qui a fini au fond de l’eau, lors de la grande vague des déboulonnages au moment de Black lives matter en 2020.

Germinal Climent,
militant bordelais bien connu, membre de l’association Solex Pessac et du Collectif Anticra de Bordeaux, qui a suivi les 5 dernières « Banksy modeste collection » et qui est le coordinateur des nombreux-ses bénévoles d’associations qui accompagnent les visiteurs. Germinal est là pour nous parler de l’importance et de la diversité des lieux où se déroulent ces expositions. Il proposera également peut-être un début de commencement de bilan pour cette édition, qui se termine dimanche, on le rappelle.

Musique :
- &quot;Cuba si&quot;  Jean Ferrat 1967


nom de la photo

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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed May 14 2025 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>Nos invité-es :

Jeanine Broucas,
une Bacalanaise de 85 ans, bon pied bon œil, mémoire vivante du quartier, qui a vécu et travaillé quasiment toute sa vie dans ce quartier, très investi dans de nombreuses associations et organisations.

Vincent Maurin,
Un Bacalanais arrivé dans le quartier en 1993, enseignant puis directeur du groupe scolaire  Charles Martin, élu au Conseil municipal de Bordeaux en 2001 et aujourd’hui maire adjoint du quartier Bdx maritime.

Christian Galatrie,
Dont nous avons recueilli le témoignage, celui d’un bacalanais d’adoption, une des plumes pendant 10 ans du journal « Bacalan », pour une interview fleuve dont on vous passera des extraits.

Nous avons également invité :
Luna Benoit,
qui veille sur les 250 œuvres de Banksy , de la « Banksy Modeste collection » exposées dans le hangar H, d’une hauteur impressionnante. Invitée en particulier pour nous parler d’une œuvre, le « T-shirt Bristol », très en lien avec le thème colonial, décolonial plus exactement, avec pour Banksy la volonté de défendre les déboulonneurs de la statue de l’amiral Colstom, à Bristol, négrier, qui a fini au fond de l’eau, lors de la grande vague des déboulonnages au moment de Black lives matter en 2020.

Germinal Climent,
militant bordelais bien connu, membre de l’association Solex Pessac et du Collectif Anticra de Bordeaux, qui a suivi les 5 dernières « Banksy modeste collection » et qui est le coordinateur des nombreux-ses bénévoles d’associations qui accompagnent les visiteurs. Germinal est là pour nous parler de l’importance et de la diversité des lieux où se déroulent ces expositions. Il proposera également peut-être un début de commencement de bilan pour cette édition, qui se termine dimanche, on le rappelle.

Musique :
- &quot;Cuba si&quot;  Jean Ferrat 1967


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    </item>
    <item>
      <title>Journées de la mémoire - édition 2025</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Sandra Merlet,
chargée de mission politiques mémorielles, Musée d'Aquitaine,Direction Générale des Affaires Culturelles, qui a bâti le programme de ces 10èmes  « Journées de la Mémoire »

Christian Block, conservateur au Musée d'Aquitaine

Génia Rivelon, 
Présidente de CACM Events (Culture des Arts Créoles et du Monde) qui propose trois rendez vous dans cette programmation

Pearl Hippolyte et Rafael Lucas, 
membre de l’association Amitié France Haïti qui est aussi dans la programmation de ces « journées de la mémoire » mais qui nous parlera aussi du FestivaLouverture à Ambès les 16, 17 et 18 mai prochain

Guy Lenoir de MC2A et Jorge Parra de l’association Lomas, qui ne pouvaient être avec nous en direct mais que nous sommes allés interviewer hier et qui sont également partie prenante dans la quinzaine.

Programme complet à retrouver ici

Samedi 10 mai, autour de la statue de Modeste Testas, quai Louis XVIII, en face de la Bourse maritime et des entrepôts Lainé, à 14h.
      - Chants et des lectures autour de la statue…
      - Un village de stands s’installe également  proposé par l’asso étudiante « La Kaz 

Dimanche 11 mai, au Musée d’Aquitaine, 3 rendez-vous l’après midi :
                    - 14h30 : pour une proposition d’Isabelle Kanor « Conte créole » 
                    - 15h : autre rencontre littéraire avec l’autrice Bessora.
Attention pour ces deux rdv il faut réserver (sur le site du Musée d’Aquitaine et/ou IDAF)
                    - 17h : musique avec Dj Koyla  

Mardi 13 mai
Rendez-vous au musée Mer Marine, aux bassins à flot, en soirée à 20h  pour un concert découverte, découverte d’une personnalité, pas très connue, d’où l’évènement, Elisabeth Taylor Greenfield, 1ère femme afro américaine chanteuse lyrique, en 1870, née esclave et affranchie.
C’est proposé par le collectif « Le Page » : présentation de ce collectif ?...
Attention, c’est payant, pas trop cher, 11€, et il faut réserver et acheter les places sur le site du musée.

Mercredi 14 mai : 2 rdv
     -  Le premier à 14h, au musée d’Aquitaine, « Comment j’ai retrouvé mes parents qui ont vécu au temps de l’esclavage ? »  Une proposition de CM 98 et de CACM Events, donc de vous Génia Rivelon, Madame la présidente de « Culture des Arts Créoles et du Monde »… expliquez-nous…

     - Deuxième rdv de la journée, au Marché des Douves, à 17h30, avec une conférence-causerie qui a pour titre « Vod’Haïti : démystification du vaudou et lien avec l’esclavage » proposée par la Compagnie Maloba…
+ une performance déambulatoire qui démarre, à deux pas de là, au CAPC…

Jeudi 15 mai
Retour au Musée d’Aquitaine, à 16h45, pour « Palimpseste », un spectacle de danse, conte et musique, proposé par Isabelle Fruleux et la Compagnie Loufried… Il faut réserver (site IDAF)

Vendredi 16 mai
Le rendez-vous est en soirée, à 19h30, au Centre social St Michel, 25 rue Permentade, pour une soirée musicale « Zouk Kompa en l’honneur d’Haïti », que je vous laisse présenter Génia Rivelon, car c’est également une proposition de CACM Events avec les élèves du CIAM (l’école de musique actuelle et technique du spectacle vivant, bien connue)…

Samedi 17 mai : 2 rendez-vous :
    - à 15 h, à Darwin, où les assos « Arte negra » et « PIEMA » vous invitent à une initiation à la Capoeira…
    - à 16h30, à la Bibliothèque Bordeaux Mériadeck, où des « visites flashs » seront organisées pour découvrir des ouvrages anciens, sorties pour l’occasion des réserves patrimoniales.   

Dimanche 18 mai
15h, square Toussaint Louverture sur la rive droite, pour « La fête du drapeau Haïtien et un hommage à Toussaint Louverture ». Vous êtes avec nous également dans le studio, Rafael Lucas, de l’association « Amitié France Haïti », pour nous présenter ce rdv, mais il se trouve qu’au même moment, ce week end du 16 au 18 mai, c’est le FestivaLouverture, à Ambès…, 

Mardi 20 mai
2 rdv
 - à 12h30 : à la Bibliothèque Mériadeck, dans l’auditorium, un film proposé par l’DAF, « Bonnarien » d’Adiel Goliot. 
Mauricette Bonnarien travaille comme dockeuse au port de Dégrad des Cannes en Guyane. Le reste du temps, elle slame. Très complexée par son nom de famille qui a été imposé à son ancêtre lors de l'abolition de l'esclavage, elle se bat pour mener à bien une procédure de changement de nom…
 - à 18h, au Marché des Douves, « Calliope entre Garonne et Atlantique » : lectures de poèmes écrits par les élèves du KLAC + Expo + slam avec « Street Def Records ».

Mercredi 21 mai :  
CACM Events, pour des « contes créoles et ultramarins » à 16h et 17h30 à la Bibliothèque Mériadeck…

Jeudi 22 mai :
A 16h, au Musée d’Aquitaine. Concert de cumbia et conférence musicale par Alta Cumbia et l’asso Lomas. Jorge Parra de Lomas nous en parle, interview réalisée hier soir… 

Vendredi 23 mai :
C’est le dernier jour, avec comme bouquet final, un programme impressionnant, mêlant les cérémonies officielles de la « journée nationale de commémoration des victimes de l’esclavage », instaurée en 2027 et les propositions artistiques :  
   - 11h : cérémonie officielle près de la statue de Modeste Testas.
   - 12h15 : banquet avec gastronomie haïtienne par le restaurant Vin Wê, dans les jardins de l’Hôtel de ville.
   - 13h30 : toujours dans les jardins de la mairie un évènement « La Bible du déboulonnement », lecture performée proposée par l’artiste haïtien, auteur et metteur en scène, Guy Régis Junior. On écoute Guy Lenoir directeur artistique de MC2A (Migrations Culturelles Aquitaine Afriques) association co-productrice du spectacle, interviewé hier midi…
Info : Si vous ratez le spectacle ou si vous voulez le revoir, il sera redonné le 8 juin durant le Festival Chahuts. 
    - 15h30, au Musée d’Aquitaine présentation de la nouvelle séquence du parcours « 400 000 ans d’histoire(s) » « Du soulèvement de St Domingue aux conséquences de la double dette d’Haïti »
      - 18h : Hôtel Ragueneau, rue du loup, dans le cadre de la semaine nationale de l’Amérique latine (22 mai - 8 juin), l’asso KLAC propose la 3ème édition de son « Cocktail poétique ». Cette année Haïti est à l’honneur avec l’écrivain Rolaphton Mercure…
      - Enfin, le rideau tombera sur ces 10ème « journées de la mémoire », à la nuit tombée, de 20h à 22h, Place de la Bourse , avec une marche aux flambeaux, qui rappellera les résistances nocturnes des esclaves…


Musique : 
- &quot;Drapo'm nan&quot; BelO + guests. 2027. 
- « El Carbon »  Bocas de cenizas.  2021. 


nom de la photo

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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed May 07 2025 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>Sandra Merlet,
chargée de mission politiques mémorielles, Musée d'Aquitaine,Direction Générale des Affaires Culturelles, qui a bâti le programme de ces 10èmes  « Journées de la Mémoire »

Christian Block, conservateur au Musée d'Aquitaine

Génia Rivelon, 
Présidente de CACM Events (Culture des Arts Créoles et du Monde) qui propose trois rendez vous dans cette programmation

Pearl Hippolyte et Rafael Lucas, 
membre de l’association Amitié France Haïti qui est aussi dans la programmation de ces « journées de la mémoire » mais qui nous parlera aussi du FestivaLouverture à Ambès les 16, 17 et 18 mai prochain

Guy Lenoir de MC2A et Jorge Parra de l’association Lomas, qui ne pouvaient être avec nous en direct mais que nous sommes allés interviewer hier et qui sont également partie prenante dans la quinzaine.

Programme complet à retrouver ici

Samedi 10 mai, autour de la statue de Modeste Testas, quai Louis XVIII, en face de la Bourse maritime et des entrepôts Lainé, à 14h.
      - Chants et des lectures autour de la statue…
      - Un village de stands s’installe également  proposé par l’asso étudiante « La Kaz 

Dimanche 11 mai, au Musée d’Aquitaine, 3 rendez-vous l’après midi :
                    - 14h30 : pour une proposition d’Isabelle Kanor « Conte créole » 
                    - 15h : autre rencontre littéraire avec l’autrice Bessora.
Attention pour ces deux rdv il faut réserver (sur le site du Musée d’Aquitaine et/ou IDAF)
                    - 17h : musique avec Dj Koyla  

Mardi 13 mai
Rendez-vous au musée Mer Marine, aux bassins à flot, en soirée à 20h  pour un concert découverte, découverte d’une personnalité, pas très connue, d’où l’évènement, Elisabeth Taylor Greenfield, 1ère femme afro américaine chanteuse lyrique, en 1870, née esclave et affranchie.
C’est proposé par le collectif « Le Page » : présentation de ce collectif ?...
Attention, c’est payant, pas trop cher, 11€, et il faut réserver et acheter les places sur le site du musée.

Mercredi 14 mai : 2 rdv
     -  Le premier à 14h, au musée d’Aquitaine, « Comment j’ai retrouvé mes parents qui ont vécu au temps de l’esclavage ? »  Une proposition de CM 98 et de CACM Events, donc de vous Génia Rivelon, Madame la présidente de « Culture des Arts Créoles et du Monde »… expliquez-nous…

     - Deuxième rdv de la journée, au Marché des Douves, à 17h30, avec une conférence-causerie qui a pour titre « Vod’Haïti : démystification du vaudou et lien avec l’esclavage » proposée par la Compagnie Maloba…
+ une performance déambulatoire qui démarre, à deux pas de là, au CAPC…

Jeudi 15 mai
Retour au Musée d’Aquitaine, à 16h45, pour « Palimpseste », un spectacle de danse, conte et musique, proposé par Isabelle Fruleux et la Compagnie Loufried… Il faut réserver (site IDAF)

Vendredi 16 mai
Le rendez-vous est en soirée, à 19h30, au Centre social St Michel, 25 rue Permentade, pour une soirée musicale « Zouk Kompa en l’honneur d’Haïti », que je vous laisse présenter Génia Rivelon, car c’est également une proposition de CACM Events avec les élèves du CIAM (l’école de musique actuelle et technique du spectacle vivant, bien connue)…

Samedi 17 mai : 2 rendez-vous :
    - à 15 h, à Darwin, où les assos « Arte negra » et « PIEMA » vous invitent à une initiation à la Capoeira…
    - à 16h30, à la Bibliothèque Bordeaux Mériadeck, où des « visites flashs » seront organisées pour découvrir des ouvrages anciens, sorties pour l’occasion des réserves patrimoniales.   

Dimanche 18 mai
15h, square Toussaint Louverture sur la rive droite, pour « La fête du drapeau Haïtien et un hommage à Toussaint Louverture ». Vous êtes avec nous également dans le studio, Rafael Lucas, de l’association « Amitié France Haïti », pour nous présenter ce rdv, mais il se trouve qu’au même moment, ce week end du 16 au 18 mai, c’est le FestivaLouverture, à Ambès…, 

Mardi 20 mai
2 rdv
 - à 12h30 : à la Bibliothèque Mériadeck, dans l’auditorium, un film proposé par l’DAF, « Bonnarien » d’Adiel Goliot. 
Mauricette Bonnarien travaille comme dockeuse au port de Dégrad des Cannes en Guyane. Le reste du temps, elle slame. Très complexée par son nom de famille qui a été imposé à son ancêtre lors de l'abolition de l'esclavage, elle se bat pour mener à bien une procédure de changement de nom…
 - à 18h, au Marché des Douves, « Calliope entre Garonne et Atlantique » : lectures de poèmes écrits par les élèves du KLAC + Expo + slam avec « Street Def Records ».

Mercredi 21 mai :  
CACM Events, pour des « contes créoles et ultramarins » à 16h et 17h30 à la Bibliothèque Mériadeck…

Jeudi 22 mai :
A 16h, au Musée d’Aquitaine. Concert de cumbia et conférence musicale par Alta Cumbia et l’asso Lomas. Jorge Parra de Lomas nous en parle, interview réalisée hier soir… 

Vendredi 23 mai :
C’est le dernier jour, avec comme bouquet final, un programme impressionnant, mêlant les cérémonies officielles de la « journée nationale de commémoration des victimes de l’esclavage », instaurée en 2027 et les propositions artistiques :  
   - 11h : cérémonie officielle près de la statue de Modeste Testas.
   - 12h15 : banquet avec gastronomie haïtienne par le restaurant Vin Wê, dans les jardins de l’Hôtel de ville.
   - 13h30 : toujours dans les jardins de la mairie un évènement « La Bible du déboulonnement », lecture performée proposée par l’artiste haïtien, auteur et metteur en scène, Guy Régis Junior. On écoute Guy Lenoir directeur artistique de MC2A (Migrations Culturelles Aquitaine Afriques) association co-productrice du spectacle, interviewé hier midi…
Info : Si vous ratez le spectacle ou si vous voulez le revoir, il sera redonné le 8 juin durant le Festival Chahuts. 
    - 15h30, au Musée d’Aquitaine présentation de la nouvelle séquence du parcours « 400 000 ans d’histoire(s) » « Du soulèvement de St Domingue aux conséquences de la double dette d’Haïti »
      - 18h : Hôtel Ragueneau, rue du loup, dans le cadre de la semaine nationale de l’Amérique latine (22 mai - 8 juin), l’asso KLAC propose la 3ème édition de son « Cocktail poétique ». Cette année Haïti est à l’honneur avec l’écrivain Rolaphton Mercure…
      - Enfin, le rideau tombera sur ces 10ème « journées de la mémoire », à la nuit tombée, de 20h à 22h, Place de la Bourse , avec une marche aux flambeaux, qui rappellera les résistances nocturnes des esclaves…


Musique : 
- &quot;Drapo'm nan&quot; BelO + guests. 2027. 
- « El Carbon »  Bocas de cenizas.  2021. 


nom de la photo

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    <item>
      <title>« La civilisation judéo-chrétienne, anatomie d'une imposture »</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>« Décoloniser le droit » (suivi de « Notre terre, nous l’aimons »).
L’auteure, Marine Calmet est juriste, spécialiste en droit de l’environnement et des peuples autochtones, porte parole du collectif citoyen « Or de question » mobilisée contre l’industrie minière en Guyane.
Une juriste qui dans ses combats contre les atteintes à l’environnement prend conscience que le problème, c’est le droit, notre droit, éminemment politique, pétri de colonialisme extractiviste…

« La civilisation judéo-chrétienne, anatomie d'une imposture »
Essai écrit par la journaliste et historienne, Sophie Bessis, qui entend démolir, déconstruire, ce concept, cette trouvaille idéologique, apparu dans les années 1980 et qui a tant de succès !

L’actualité des guides des villes coloniales.
Bientôt « Le guide du Strasbourg colonial » et une présence de l’ensemble de la collection sur le stand Syllepse aux « Rendez-vous de l’histoire de Blois » en octobre prochain.

Banksy Modeste Collection. 
Exposition d’œuvres du street artiste.
C’est au Garage Moderne, à la Cité Bleue, à Bacalan, du 3 ou 18 mai 2025 : Concerts, conférences, performances, ateliers, buvette, restauration… avec 70 acteurs locaux dont notre radio, La clé des ondes et plein d’assos…
Deux rendez-vous proposés par André dans le cadre de la quinzaine :
     - le 12 mai à l’Utopia avec le film « Un médecin pour la paix »… 
     - le 17 mai à la Citée bleue avec une table ronde « La Palestine en prison, Banksy fait le mur »

« Bicentenaire de la rançon de l’indépendance d’Haïti »
Nous reviendrons sur la belle cérémonie, organisée dimanche par Mémoires et Partages, square Toussaint l’ouverture, quai des Queyries, où Karfa Diallo le fondateur et directeur, entouré d’élues, de musiciens, d’écrivains est revenu en ce 27 avril, date anniversaire de l’abolition de l’esclavage en France par Victor Schœlcher, en 1848, est revenu sur la dette scélérate, colossale, imposée à Haiï en 1825, à la  Restauration, par Charles X et les banquiers, pour indemniser, dédommager les colons négriers à la suite de l’abolition de l’esclavage et de l’indépendance du pays, dette qui a plombé le développement du pays, qui explique largement ses difficultés actuelles et dont la France refuse d’en reconnaître la responsabilité.

Musique
- &quot;Mentira&quot; Sidi Wacho  2024


Extrait discours Karfa Diallo. Cérémonie Haïti. Square Toussaint Louverture. Dimanche 27 avril 2025.




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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Apr 30 2025 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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L’auteure, Marine Calmet est juriste, spécialiste en droit de l’environnement et des peuples autochtones, porte parole du collectif citoyen « Or de question » mobilisée contre l’industrie minière en Guyane.
Une juriste qui dans ses combats contre les atteintes à l’environnement prend conscience que le problème, c’est le droit, notre droit, éminemment politique, pétri de colonialisme extractiviste…

« La civilisation judéo-chrétienne, anatomie d'une imposture »
Essai écrit par la journaliste et historienne, Sophie Bessis, qui entend démolir, déconstruire, ce concept, cette trouvaille idéologique, apparu dans les années 1980 et qui a tant de succès !

L’actualité des guides des villes coloniales.
Bientôt « Le guide du Strasbourg colonial » et une présence de l’ensemble de la collection sur le stand Syllepse aux « Rendez-vous de l’histoire de Blois » en octobre prochain.

Banksy Modeste Collection. 
Exposition d’œuvres du street artiste.
C’est au Garage Moderne, à la Cité Bleue, à Bacalan, du 3 ou 18 mai 2025 : Concerts, conférences, performances, ateliers, buvette, restauration… avec 70 acteurs locaux dont notre radio, La clé des ondes et plein d’assos…
Deux rendez-vous proposés par André dans le cadre de la quinzaine :
     - le 12 mai à l’Utopia avec le film « Un médecin pour la paix »… 
     - le 17 mai à la Citée bleue avec une table ronde « La Palestine en prison, Banksy fait le mur »

« Bicentenaire de la rançon de l’indépendance d’Haïti »
Nous reviendrons sur la belle cérémonie, organisée dimanche par Mémoires et Partages, square Toussaint l’ouverture, quai des Queyries, où Karfa Diallo le fondateur et directeur, entouré d’élues, de musiciens, d’écrivains est revenu en ce 27 avril, date anniversaire de l’abolition de l’esclavage en France par Victor Schœlcher, en 1848, est revenu sur la dette scélérate, colossale, imposée à Haiï en 1825, à la  Restauration, par Charles X et les banquiers, pour indemniser, dédommager les colons négriers à la suite de l’abolition de l’esclavage et de l’indépendance du pays, dette qui a plombé le développement du pays, qui explique largement ses difficultés actuelles et dont la France refuse d’en reconnaître la responsabilité.

Musique
- &quot;Mentira&quot; Sidi Wacho  2024


Extrait discours Karfa Diallo. Cérémonie Haïti. Square Toussaint Louverture. Dimanche 27 avril 2025.




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      <title>« On ne nait pas femme, mais on en meurt ! »</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>« La violence à l’égard des femmes est peut-être la violation des droits de l’homme la plus honteuse et la plus répandue.» K.Annan.

Un livre/un auteur
&quot;Sa préférée&quot; de Sarah Jollien-Fardel. Aujourd’hui en France un enfant sur dix est victime de violences sexuelles, tous les cinq jours un enfant meurt sous les coups de l’un de ses parents, tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint. Ainsi le récit met-il en relief les déterminismes qui condamnent  les victimes des violences intra familiales : déterminismes familial, patriarcal et social.


Chronique cinéma

« Le cinéma, art subversif » Amos Vogel 

Nous retrouvons la chronique mensuelle de Paul Lhiabastres, qui nous présente aujourd’hui la réalisatrice Alexe Poukine et singulièrement son documentaire &quot;Sans frapper&quot;.


Paroles aux libraires 

Sophie Gauthard, de la librairie &quot;Le Jardin des mots&quot;, à La Brède, nous raconte son histoire de libraire et nous donne quelques conseils de lecture.


Rubrique Bibliothèque idéale 

“ S’asseoir dans ce silence des livres, sans rien faire ni rien dire, donnait déjà l’impression d’avoir lu » Jean-Marie Gourio. 

Deux nouveaux livres à classer dans cette bibliothèque idéale, que nous proposent Sophie Vantard et Stéphanie Gauthard. 

B.Gilardeau



Musiques :

Habillage musical des lectures : 
          - «Ultraviolence»  Lana Del Rey. 2014.
          - «Behind the wall» Tracy Chapman. 1988.
          - «Again»  Archive.  2001.
          - «Woman» Neneh Cherry. 1996.

« Souveraines »  Cara Ysé.  2024.

</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Apr 23 2025 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Un livre/un auteur
&quot;Sa préférée&quot; de Sarah Jollien-Fardel. Aujourd’hui en France un enfant sur dix est victime de violences sexuelles, tous les cinq jours un enfant meurt sous les coups de l’un de ses parents, tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint. Ainsi le récit met-il en relief les déterminismes qui condamnent  les victimes des violences intra familiales : déterminismes familial, patriarcal et social.


Chronique cinéma

« Le cinéma, art subversif » Amos Vogel 

Nous retrouvons la chronique mensuelle de Paul Lhiabastres, qui nous présente aujourd’hui la réalisatrice Alexe Poukine et singulièrement son documentaire &quot;Sans frapper&quot;.


Paroles aux libraires 

Sophie Gauthard, de la librairie &quot;Le Jardin des mots&quot;, à La Brède, nous raconte son histoire de libraire et nous donne quelques conseils de lecture.


Rubrique Bibliothèque idéale 

“ S’asseoir dans ce silence des livres, sans rien faire ni rien dire, donnait déjà l’impression d’avoir lu » Jean-Marie Gourio. 

Deux nouveaux livres à classer dans cette bibliothèque idéale, que nous proposent Sophie Vantard et Stéphanie Gauthard. 

B.Gilardeau



Musiques :

Habillage musical des lectures : 
          - «Ultraviolence»  Lana Del Rey. 2014.
          - «Behind the wall» Tracy Chapman. 1988.
          - «Again»  Archive.  2001.
          - «Woman» Neneh Cherry. 1996.

« Souveraines »  Cara Ysé.  2024.

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      <title>Le bicentenaire de la dette haïtienne - analyse par Rafaël Lucas</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Aujourd’hui, nous avons une émission spéciale qui est liée à une commémoration d’une injustice historique majeure. Le 17 avril 1825, sera signée l’indemnité d’Haïti qui acte l’indépendance de l’ancienne colonie Saint Domingue, la fameuse perle des Antilles, désormais la Première République Noire. 

Haïti naît de la révolution, qu’elle soit française ou haïtienne, les esclaves et affranchis uniront leurs forces face aux troupes napoléoniennes en 1802. L’indépendance haïtienne qui aura pour conséquence l’appauvrissement du pays par l’instauration de cette double dette, son isolement sur la scène internationale, est symptomatique de l’ordre colonial, fondée sur la traite atlantique, la mise en esclavage et la perpétuation de la domination coloniale qui se renouvèle dans un asservissement économique et politique. 

Aujourd'hui, le bicentenaire de l’ordonnance imposée pour Charles X sera une mise en lumière majeure de ce continuum historique, de cet ordre colonial, puis néocolonial qui continue à régir les relations internationales, notamment française. 

nom de la photo

 Rafaël Lucas, studio de la Clé des Ondes


Pour nous accompagner dans la compréhension de ces multiples enjeux, qu’ils soient historiques, mémoriels et actuels, nous sommes accompagnés aujourd’hui par M. Rafaël Lucas, éminent spécialiste de l’esclavage européen et des diasporas africaines, d'origine haïtienne et professeur honoraire à l'Université Bordeaux Montaigne. 


 Festival Toussaint Louverture : du 16 au 18 mai à Ambès 

nom de la photo


nom de la photo

 Musiques diffusées  

- Malou Beauvoir, &quot;Rasenbleman&quot;
- Erol Josué, &quot;Vire Wonn&quot;
- Pezé Kafé, &quot;Lakou Mizik Session&quot;
- Tafa Mi-Soleil, &quot;Lakou&quot;

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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Apr 09 2025 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Haïti naît de la révolution, qu’elle soit française ou haïtienne, les esclaves et affranchis uniront leurs forces face aux troupes napoléoniennes en 1802. L’indépendance haïtienne qui aura pour conséquence l’appauvrissement du pays par l’instauration de cette double dette, son isolement sur la scène internationale, est symptomatique de l’ordre colonial, fondée sur la traite atlantique, la mise en esclavage et la perpétuation de la domination coloniale qui se renouvèle dans un asservissement économique et politique. 

Aujourd'hui, le bicentenaire de l’ordonnance imposée pour Charles X sera une mise en lumière majeure de ce continuum historique, de cet ordre colonial, puis néocolonial qui continue à régir les relations internationales, notamment française. 

nom de la photo

 Rafaël Lucas, studio de la Clé des Ondes


Pour nous accompagner dans la compréhension de ces multiples enjeux, qu’ils soient historiques, mémoriels et actuels, nous sommes accompagnés aujourd’hui par M. Rafaël Lucas, éminent spécialiste de l’esclavage européen et des diasporas africaines, d'origine haïtienne et professeur honoraire à l'Université Bordeaux Montaigne. 


 Festival Toussaint Louverture : du 16 au 18 mai à Ambès 

nom de la photo


nom de la photo

 Musiques diffusées  

- Malou Beauvoir, &quot;Rasenbleman&quot;
- Erol Josué, &quot;Vire Wonn&quot;
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- Tafa Mi-Soleil, &quot;Lakou&quot;

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    <item>
      <title>Gabriel Mwéné Okoundji poète de Congo et de Garonne</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Psychologue clinicien, il est l’auteur de nombreux ouvrages, publiés d’abord par des éditeurs régionaux, Federop et William Black and Co mais également traduit en occitan, finois, italien… Il a reçu de nombreux prix dont le Grand Prix littéraire d’Afrique noire, en 2010, pour l’ensemble de son œuvre.


L’actualité de notre invité, c’est principalement la publication ce printemps de plusieurs textes dans la fameuse collection Poésie/ Gallimard de la nrf. S’inviteront dans l’émission son traducteur en occitan, l’écrivain et poète Jean-Pierre Tardif et son « camarade directeur » Jacques Queinnec, animateur de l’association Cygnes de Vie à laquelle le psy prête son expertise ; mais aussi en direct avec nous la journaliste et auteure occitaniste Danièle Estèbe-Hoursiangou. 


Une émission produite et animée par Jean-François Meekel


Bibliographie de Gabriel Mwènè Okoundji

- « L’âme blessé d’un éléphant noir » suivi de « Stèles du point du jour » (2025) nrf
Poésie/Gallimard
- « Apprendre à donner, apprendre à recevoir Lettre à Jacques Chevrier » (2025) Ed
Nouvelles Traces
- « Univers Perrens, l’hôpital vu par ses professionnels » (coord), Editions Nouvelles
Traces, 2023
- « Il y a la terre, il y a le ciel, Sur les peintures de S. Basteau », éditions Fédérop,
2019
- « Ne rien perdre, ne rien oublier », éditions Fédérop, 2017
- « De l’identité culturelle congolaise », éditions Cana, 2017
- « Semillas de errancia », traduit à l’espagnol par Leandro Calle, préface de Charles
Dujour Bosquet, Babel Editorial, 2016
- « Comme une soif d’être homme, encore », éditions Fédérop, 2015
- « Chants de la graine semée », éditions Fédérop, 2014
- « Apprendre à donner, apprendre à recevoir; lettre à Jacques Chevrier », éditions
William Blake &amp; Co, 2013
- « Terres d’Afrique, anthologie de poésie contemporaine », éditions Ndzé, 2011
- « Stèles du point du jour; Dialogues d’Ampili et Pampou », éditions William Blake
and C0 édit., 2011
- « La mort ne prendra pas le nom d’Haïti », éditions Ndzé, 2010
- « Au matin de la parole », éditions Fédérop, 2009 ; Réédition : éditions Apic,
Alger, 2013
- « Prière aux Ancêtres », texte bilingue français/occitan, traduit par Joan Peire
Tardiu, éditions Fédérop, 2008 - (Prix Poésyvelines 2008)
- « Souffle de l’horizon tégué, destinée d’une parole humaine », poèmes audio sur
CD, AFAC, 2008. Réalisation artistique Michel Triboy- (Prix Coup de Cœur 2008
de l’Académie Charles Cros)
- « Bono, le guetteur de signes », éditions Elytis, 2005
- « Vent fou me frappe », éditions Fédérop, 2003, deuxième édition 2010
- « L’Âme blessée d’un éléphant noir », éditions William Blake and C0 édit., 2002,
deuxième édition 2010
- « Gnia, (ma moni mè) », texte bilingue français/occitan, traduit par Joan Peire
Tardiu, éditions Cahiers de Poésie Verte, 2001
- « Palabres autour des paroles de Sory Camara », Presses universitaires de
Bordeaux, 1999
- « Second poème », éditions L’Harmattan, 1998
- « Cycle d’un ciel bleu », éditions l’Harmattan, 1996 (Prix Pey de Garros 1996).


Bibliographie de Daniéle Estebe-Hoursiangou
– « Nouvelle Le Jardin », éditions In8, 2006. Elle fut présentée par Patrick Poivre d’Arvor
dans l’émission “Place aux livres”.
– « Parçans esconuts / Territoires cachés », éditions Jorn, 2013. Recueil de poèmes
bilingue gascon-français
– « Qu’as dubert un pais blanc / Tu as ouvert un pays blanc », éditions Jorn, 2019,
Recueil de poèmes bilingue gascon-français
– « La Murène attendra », Librinova, 2019
– « La murèna atendrà », Edicions Reclams, 2022, bilingue languedocien-français.
Traduction en languedocien par Éric Fraj.


Photo JF Meekel. Lors de l’Escale du livre, dimanche 6 avril 2025, Sylvie Justome, adjointe au maire de Bordeaux remet à Gabriel Mwènè Okoundji la médaille d’Officier des arts et des lettres qui lui fut décernée en 2018 (!!) par le ministre français de la culture.


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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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L’actualité de notre invité, c’est principalement la publication ce printemps de plusieurs textes dans la fameuse collection Poésie/ Gallimard de la nrf. S’inviteront dans l’émission son traducteur en occitan, l’écrivain et poète Jean-Pierre Tardif et son « camarade directeur » Jacques Queinnec, animateur de l’association Cygnes de Vie à laquelle le psy prête son expertise ; mais aussi en direct avec nous la journaliste et auteure occitaniste Danièle Estèbe-Hoursiangou. 


Une émission produite et animée par Jean-François Meekel


Bibliographie de Gabriel Mwènè Okoundji

- « L’âme blessé d’un éléphant noir » suivi de « Stèles du point du jour » (2025) nrf
Poésie/Gallimard
- « Apprendre à donner, apprendre à recevoir Lettre à Jacques Chevrier » (2025) Ed
Nouvelles Traces
- « Univers Perrens, l’hôpital vu par ses professionnels » (coord), Editions Nouvelles
Traces, 2023
- « Il y a la terre, il y a le ciel, Sur les peintures de S. Basteau », éditions Fédérop,
2019
- « Ne rien perdre, ne rien oublier », éditions Fédérop, 2017
- « De l’identité culturelle congolaise », éditions Cana, 2017
- « Semillas de errancia », traduit à l’espagnol par Leandro Calle, préface de Charles
Dujour Bosquet, Babel Editorial, 2016
- « Comme une soif d’être homme, encore », éditions Fédérop, 2015
- « Chants de la graine semée », éditions Fédérop, 2014
- « Apprendre à donner, apprendre à recevoir; lettre à Jacques Chevrier », éditions
William Blake &amp; Co, 2013
- « Terres d’Afrique, anthologie de poésie contemporaine », éditions Ndzé, 2011
- « Stèles du point du jour; Dialogues d’Ampili et Pampou », éditions William Blake
and C0 édit., 2011
- « La mort ne prendra pas le nom d’Haïti », éditions Ndzé, 2010
- « Au matin de la parole », éditions Fédérop, 2009 ; Réédition : éditions Apic,
Alger, 2013
- « Prière aux Ancêtres », texte bilingue français/occitan, traduit par Joan Peire
Tardiu, éditions Fédérop, 2008 - (Prix Poésyvelines 2008)
- « Souffle de l’horizon tégué, destinée d’une parole humaine », poèmes audio sur
CD, AFAC, 2008. Réalisation artistique Michel Triboy- (Prix Coup de Cœur 2008
de l’Académie Charles Cros)
- « Bono, le guetteur de signes », éditions Elytis, 2005
- « Vent fou me frappe », éditions Fédérop, 2003, deuxième édition 2010
- « L’Âme blessée d’un éléphant noir », éditions William Blake and C0 édit., 2002,
deuxième édition 2010
- « Gnia, (ma moni mè) », texte bilingue français/occitan, traduit par Joan Peire
Tardiu, éditions Cahiers de Poésie Verte, 2001
- « Palabres autour des paroles de Sory Camara », Presses universitaires de
Bordeaux, 1999
- « Second poème », éditions L’Harmattan, 1998
- « Cycle d’un ciel bleu », éditions l’Harmattan, 1996 (Prix Pey de Garros 1996).


Bibliographie de Daniéle Estebe-Hoursiangou
– « Nouvelle Le Jardin », éditions In8, 2006. Elle fut présentée par Patrick Poivre d’Arvor
dans l’émission “Place aux livres”.
– « Parçans esconuts / Territoires cachés », éditions Jorn, 2013. Recueil de poèmes
bilingue gascon-français
– « Qu’as dubert un pais blanc / Tu as ouvert un pays blanc », éditions Jorn, 2019,
Recueil de poèmes bilingue gascon-français
– « La Murène attendra », Librinova, 2019
– « La murèna atendrà », Edicions Reclams, 2022, bilingue languedocien-français.
Traduction en languedocien par Éric Fraj.


Photo JF Meekel. Lors de l’Escale du livre, dimanche 6 avril 2025, Sylvie Justome, adjointe au maire de Bordeaux remet à Gabriel Mwènè Okoundji la médaille d’Officier des arts et des lettres qui lui fut décernée en 2018 (!!) par le ministre français de la culture.


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    <item>
      <title>Aide et Solidarité Internationale : comment se garder de toute colonialité ?</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Le GREF (GRoupement Education sans Frontières) 
Cette association de solidarité internationale existe depuis 35 ans, elle est en relation étroite avec des formateurs et des enseignants en Afrique francophone.
Deux représentants de l’association sont avec nous : Josette GADEAU déléguée régionale du GREF pour l’Aquitaine, qui a eu des responsabilités nationales dans l’association, membre depuis 15 ans  et Guy RICHARD, membre depuis une quinzaine d’années également ... 

Guinée Solidarité Bordeaux 
Nous recevons Gayo DIALLO, membre depuis 10 ans et administrateur. L’association a été fondée en 2012 par Jeanne Cousin qui en est encore la Présidente. Comme son nom l’indique elle est en lien étroit avec la Guinée Conakry avec qui des projets et des actions sont menés auprès des jeunes en particulier dans le domaine de la culture et de la santé.

« Eléphants blancs » : les ONG en question
Les critiques pleuvent sur les Organisations Non Gouvernementales mais de façon plus générale sur l’Aide internationale, l’aide humanitaire, l’aide au développement qui ont tendance à préparer des projets dans l’entre soi au Nord , avec des conceptions, des valeurs du Nord pour les plaquer dans les pays du Sud sans connaissance et appréciation honnête des populations locales. 
Les échecs sont tels que même les plus grosses ONG sont aujourd’hui en pleine autocritique sur l’attitude, la posture, les rapports de colonialité qu’elles adoptent et qui sont une des clefs, peut-être la clé essentielle de leurs échecs.

Musiques :
 - « Le pays va mal »  Tiken Jah Fakoly  2002
 - «  Gainaako »  Sona Jobarteh 2011


Agenda :


nom de la photo

nom de la photo

nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Apr 02 2025 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Cette association de solidarité internationale existe depuis 35 ans, elle est en relation étroite avec des formateurs et des enseignants en Afrique francophone.
Deux représentants de l’association sont avec nous : Josette GADEAU déléguée régionale du GREF pour l’Aquitaine, qui a eu des responsabilités nationales dans l’association, membre depuis 15 ans  et Guy RICHARD, membre depuis une quinzaine d’années également ... 

Guinée Solidarité Bordeaux 
Nous recevons Gayo DIALLO, membre depuis 10 ans et administrateur. L’association a été fondée en 2012 par Jeanne Cousin qui en est encore la Présidente. Comme son nom l’indique elle est en lien étroit avec la Guinée Conakry avec qui des projets et des actions sont menés auprès des jeunes en particulier dans le domaine de la culture et de la santé.

« Eléphants blancs » : les ONG en question
Les critiques pleuvent sur les Organisations Non Gouvernementales mais de façon plus générale sur l’Aide internationale, l’aide humanitaire, l’aide au développement qui ont tendance à préparer des projets dans l’entre soi au Nord , avec des conceptions, des valeurs du Nord pour les plaquer dans les pays du Sud sans connaissance et appréciation honnête des populations locales. 
Les échecs sont tels que même les plus grosses ONG sont aujourd’hui en pleine autocritique sur l’attitude, la posture, les rapports de colonialité qu’elles adoptent et qui sont une des clefs, peut-être la clé essentielle de leurs échecs.

Musiques :
 - « Le pays va mal »  Tiken Jah Fakoly  2002
 - «  Gainaako »  Sona Jobarteh 2011


Agenda :


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      <title>Les vies noires comptent !</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Un livre/un auteur.  
« Le sang des innocents », de S.A. Cosby. 2017. Ce roman noir, sorte de fiction du désespoir, illustre le fardeau écrasant de l'esclavage et de la guerre de sécession sur la vie des Noirs aujourd’hui...



« L'histoire des Noirs en Amérique, c'est l'histoire de l'Amérique. 
Et ce n'est pas une belle histoire. » 
J.Baldwin


Chronique cinéma.
Nous retrouvons la chronique mensuelle de Paul Lhiabastres, qui parlera des personnages des cow-boys noirs dans les westerns étasuniens.


« Le cinéma, art subversif » 
Amos Vogel

Rubrique Paroles aux libraires. « L’exquise librairie » à Saint-André de Cubzac.
Sophie Vantard, a ouvert une librairie à Saint André de Cubzac, qui n’en n’avait pas, en 2013, devenue aujourd’hui incontournable. Elle nous raconte son histoire et nous donne quelques conseils de lecture.

Chronique arts
Sarah Vélu dresse le portrait de Sondra Perry, artiste contemporaine performeuse et vidéaste africaine-américaine. 


“Parents, racontez-vos rêves à vos enfants ! » 
Papillon surréaliste 1924.


Musiques
   - « Praying » : Immanuel Wilkins &quot;Black Lives From génération to génération&quot; 2022
   - « A hero’s journey » Marvin Sewell &quot;Black Lives From génération to génération&quot; 2022


</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Mar 26 2025 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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« Le sang des innocents », de S.A. Cosby. 2017. Ce roman noir, sorte de fiction du désespoir, illustre le fardeau écrasant de l'esclavage et de la guerre de sécession sur la vie des Noirs aujourd’hui...



« L'histoire des Noirs en Amérique, c'est l'histoire de l'Amérique. 
Et ce n'est pas une belle histoire. » 
J.Baldwin


Chronique cinéma.
Nous retrouvons la chronique mensuelle de Paul Lhiabastres, qui parlera des personnages des cow-boys noirs dans les westerns étasuniens.


« Le cinéma, art subversif » 
Amos Vogel

Rubrique Paroles aux libraires. « L’exquise librairie » à Saint-André de Cubzac.
Sophie Vantard, a ouvert une librairie à Saint André de Cubzac, qui n’en n’avait pas, en 2013, devenue aujourd’hui incontournable. Elle nous raconte son histoire et nous donne quelques conseils de lecture.

Chronique arts
Sarah Vélu dresse le portrait de Sondra Perry, artiste contemporaine performeuse et vidéaste africaine-américaine. 


“Parents, racontez-vos rêves à vos enfants ! » 
Papillon surréaliste 1924.


Musiques
   - « Praying » : Immanuel Wilkins &quot;Black Lives From génération to génération&quot; 2022
   - « A hero’s journey » Marvin Sewell &quot;Black Lives From génération to génération&quot; 2022


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    <item>
      <title>Adieu l’ami, hommage à Abdulrahman Khallouf</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description> « Abdul est mort ». La nouvelle a stupéfié tous ses proches… 
et ils étaient nombreux tant Abdulrahman Khallouf avait pris une place forte depuis que ce dramaturge syrien était apparu sur la scène culturelle et politique bordelaise. Abdul est mort, ce dernier jour de février, foudroyé par le cancer, la nouvelle a couru à la vitesse de l’incendie sur le net. Le terme sidération fut le qualificatif le plus utilisé par ceux du milieu du spectacle et de la culture -et les autres- qui découvraient sur la toile la mort de ce jeune-homme de 47 ans.

Pour un portrait dans Ancrage(1)…
nous l’avions rencontré en 2016, une sympathie réciproque nous liait depuis lors. Dans la mesure du possible, j’assistais à ces créations théâtrales. Début février encore, nous échangions à propos des événements qui se déroulaient en Syrie, cette capitulation éclair d’un régime honni. Parti depuis si longtemps de son pays, plus de 20 ans, il ne se sentait pas légitime pour donner publiquement son avis. Il était issu d’une famille nombreuse vivant dans une zone déshéritée de Damas, « Comme si vous aviez pris mille pièces secouées dans un sac et l’aviez balancé sur la montagne et chacun monte sa maison comme il veut » disait-il. Un goût précoce pour les mots et l’écriture poétique qu’ils autorisent à ce gamin de la rue, va, au rebours de toute logique sociale, l’emmener à intégrer le très sélectif &quot;Institut supérieur des arts dramatiques&quot;.
Arrivé à Bordeaux en 2012, l’artiste Abdulrahman, avait pris en toute discrétion une place pourtant majeure dans la communauté artistique, multipliant recueils, poétiques et pièces de théâtres, (2) mise en scène, collaboration avec des compagnies et d’autres artistes, Christophe Dabitch, Valentine Cohen, Florent Viguié… 
L’exil, la guerre, le terrorisme imprégnaient son travail mais il s’investissait aussi dans la transmission de la mémoire, dans la défense de la laïcité. Il était membre du Rahmi, le &quot;Réseau des acteurs de l’histoire et de la mémoire de l’immigration&quot;. 
A toutes et tous, il manquera, restent ses œuvres. Adieu, l’ami !
Jean-François Meekel

1 Ancrage n° 57, juillet 2016


2 https://abkhallouf.wixsite.com/abdulrahman-khallouf/books

Texte à paraître dans le trimestriel Ancrage d’avril.
</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Mar 19 2025 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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et ils étaient nombreux tant Abdulrahman Khallouf avait pris une place forte depuis que ce dramaturge syrien était apparu sur la scène culturelle et politique bordelaise. Abdul est mort, ce dernier jour de février, foudroyé par le cancer, la nouvelle a couru à la vitesse de l’incendie sur le net. Le terme sidération fut le qualificatif le plus utilisé par ceux du milieu du spectacle et de la culture -et les autres- qui découvraient sur la toile la mort de ce jeune-homme de 47 ans.

Pour un portrait dans Ancrage(1)…
nous l’avions rencontré en 2016, une sympathie réciproque nous liait depuis lors. Dans la mesure du possible, j’assistais à ces créations théâtrales. Début février encore, nous échangions à propos des événements qui se déroulaient en Syrie, cette capitulation éclair d’un régime honni. Parti depuis si longtemps de son pays, plus de 20 ans, il ne se sentait pas légitime pour donner publiquement son avis. Il était issu d’une famille nombreuse vivant dans une zone déshéritée de Damas, « Comme si vous aviez pris mille pièces secouées dans un sac et l’aviez balancé sur la montagne et chacun monte sa maison comme il veut » disait-il. Un goût précoce pour les mots et l’écriture poétique qu’ils autorisent à ce gamin de la rue, va, au rebours de toute logique sociale, l’emmener à intégrer le très sélectif &quot;Institut supérieur des arts dramatiques&quot;.
Arrivé à Bordeaux en 2012, l’artiste Abdulrahman, avait pris en toute discrétion une place pourtant majeure dans la communauté artistique, multipliant recueils, poétiques et pièces de théâtres, (2) mise en scène, collaboration avec des compagnies et d’autres artistes, Christophe Dabitch, Valentine Cohen, Florent Viguié… 
L’exil, la guerre, le terrorisme imprégnaient son travail mais il s’investissait aussi dans la transmission de la mémoire, dans la défense de la laïcité. Il était membre du Rahmi, le &quot;Réseau des acteurs de l’histoire et de la mémoire de l’immigration&quot;. 
A toutes et tous, il manquera, restent ses œuvres. Adieu, l’ami !
Jean-François Meekel

1 Ancrage n° 57, juillet 2016


2 https://abkhallouf.wixsite.com/abdulrahman-khallouf/books

Texte à paraître dans le trimestriel Ancrage d’avril.
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      <title>La &quot;Françafrique&quot; c'est fini ?</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Depuis 50 ans, pas une année sans un séjour en Afrique…
Alain Roux, vit à Bordeaux. D'abord Volontaire du Service National actif en tant qu’enseignant, au début des années 1970, puis ingénieur responsable des aménagements de transport au Niger, puis formateur à l’École des TPE (Travaux Publics de l’Etat) de Montpellier pour de nombreux techniciens et ingénieurs stagiaires venus du continent africain, il s’est beaucoup déplacé en Afrique francophone.
Il connaît particulièrement le Niger où il a été littéralement adopté et où on lui a attribué la nationalité Nigérienne.

« La Françafrique&quot;, le plus long scandale de la République »…
Ce titre du livre de François Xavier Verschave (Président de Survie de 1995 à 2005), sorti en 1998, est resté car il nomme parfaitement cette stratégie française mise en place dès les indépendances en 1960, qui consiste, grâce en particulier au Franc CFA et aux accords militaires bilatéraux, de « poursuivre la colonisation par d’autres moyens » 

Un détricotage en règle depuis cinq ans.
Tout a commencé au Mali en 2020, avec une population qui n’en peut plus des violences du djihadisme que l’OPEX Barkhane n’arrive pas à résoudre, une population qui doute et un pouvoir qui passe dans les mains de putschistes qui tiennent tête à la France et chassent son armée. Les Putschistes du Burkina Faso, du Niger et tout récemment  du Tchad, lui ont emboités le pas… Qu'en est-il hors du Sahel ?
La « Françafrique » se décompose, au moins dans sa dimension militaire, sous les coups de buttoir d’une volonté farouche de tous ces états d’accéder à une souveraineté pleine et entière.

Musique
  - « Femmes rurales » »  Zara Moussa  2012
  - « Bébé »  Fati Mariko  2003
  - « Mugun Magani »  Ali Djibo  1980
</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Mar 12 2025 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Alain Roux, vit à Bordeaux. D'abord Volontaire du Service National actif en tant qu’enseignant, au début des années 1970, puis ingénieur responsable des aménagements de transport au Niger, puis formateur à l’École des TPE (Travaux Publics de l’Etat) de Montpellier pour de nombreux techniciens et ingénieurs stagiaires venus du continent africain, il s’est beaucoup déplacé en Afrique francophone.
Il connaît particulièrement le Niger où il a été littéralement adopté et où on lui a attribué la nationalité Nigérienne.

« La Françafrique&quot;, le plus long scandale de la République »…
Ce titre du livre de François Xavier Verschave (Président de Survie de 1995 à 2005), sorti en 1998, est resté car il nomme parfaitement cette stratégie française mise en place dès les indépendances en 1960, qui consiste, grâce en particulier au Franc CFA et aux accords militaires bilatéraux, de « poursuivre la colonisation par d’autres moyens » 

Un détricotage en règle depuis cinq ans.
Tout a commencé au Mali en 2020, avec une population qui n’en peut plus des violences du djihadisme que l’OPEX Barkhane n’arrive pas à résoudre, une population qui doute et un pouvoir qui passe dans les mains de putschistes qui tiennent tête à la France et chassent son armée. Les Putschistes du Burkina Faso, du Niger et tout récemment  du Tchad, lui ont emboités le pas… Qu'en est-il hors du Sahel ?
La « Françafrique » se décompose, au moins dans sa dimension militaire, sous les coups de buttoir d’une volonté farouche de tous ces états d’accéder à une souveraineté pleine et entière.

Musique
  - « Femmes rurales » »  Zara Moussa  2012
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  - « Mugun Magani »  Ali Djibo  1980
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    <item>
      <title>Un siècle de contestation féministe en Iran</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Emancipation artistique et contestation sociale.
Ces artistes et militantes, nombreuses et souvent inconnues, incarnent une résistance qui dépasse les générations et les contextes, utilisant leurs voix et leur art comme des armes contre l’oppression patriarcale et religieuse. Elles montrent que l’émancipation féminine, en Iran, s’est toujours accompagnée d’une lutte pour les libertés fondamentales, notamment celle d’exister dans l’espace public sans contrainte.
De l’émancipation artistique à la contestation sociale, les femmes iraniennes transforment l’art, la culture et l’activisme en puissants leviers de lutte contre les oppressions religieuses et patriarcales.


Rencontre.
Jeudi 13 Février 2025, à la Médiathèque de Cestas, &quot;Les Amis du Monde Diplomatique Gironde&quot; invitaient à une rencontre avec Mehrnaz Behzad, féministe intersectionnelle iranienne, conseillère pédagogique et juriste qui vit à Bordeaux depuis 15 ans : « Les voix dévoilées : de Qamar-ol-Moluk Vaziri à Parastoo Ahmadi, un siècle de contestation féministe en Iran »


Musiques 
- “Aziz Joon” Parastoo Ahmadi  Karvansara concert  2024
- “Kooye Doost” Parastoo Ahmadi  Karvansara concert 2024




nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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Ces artistes et militantes, nombreuses et souvent inconnues, incarnent une résistance qui dépasse les générations et les contextes, utilisant leurs voix et leur art comme des armes contre l’oppression patriarcale et religieuse. Elles montrent que l’émancipation féminine, en Iran, s’est toujours accompagnée d’une lutte pour les libertés fondamentales, notamment celle d’exister dans l’espace public sans contrainte.
De l’émancipation artistique à la contestation sociale, les femmes iraniennes transforment l’art, la culture et l’activisme en puissants leviers de lutte contre les oppressions religieuses et patriarcales.


Rencontre.
Jeudi 13 Février 2025, à la Médiathèque de Cestas, &quot;Les Amis du Monde Diplomatique Gironde&quot; invitaient à une rencontre avec Mehrnaz Behzad, féministe intersectionnelle iranienne, conseillère pédagogique et juriste qui vit à Bordeaux depuis 15 ans : « Les voix dévoilées : de Qamar-ol-Moluk Vaziri à Parastoo Ahmadi, un siècle de contestation féministe en Iran »


Musiques 
- “Aziz Joon” Parastoo Ahmadi  Karvansara concert  2024
- “Kooye Doost” Parastoo Ahmadi  Karvansara concert 2024




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      <title>Ramenez nos filles !</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Un moment de littérature émancipatrice
Edna O’BRIEN dans son roman « Girl », s’inspire de l’histoire terrible des lycéennes kidnappées en 2014 par Boka Haram. Le récit montre le destin tragique de jeunes filles condamnées de fait par les dogmes religieux et civils parce que femme. Si le récit est écrit sous la forme d’une autobiographie fictive, il s’inscrit pleinement dans un cadre bien réel : celui de la situation au Nigéria depuis les années 2000, marquée par les actions violentes et radicales de Boko Haram, responsable d’enlèvements, et d’attentats commis au nom de la religion.

Chronique cinéma

« Le cinéma, art subversif » Amos Vogel

Nous retrouvons la chronique de Paul Lhiabastres, qui nous parle de l’œuvre de Souleymane CISSE, disparu il y a 15 jours, le 19 février dernier et dont le cinéma porte un regard critique
sur les modes de vie sur le continent africain.

Paroles aux libraires.
Catherine Blanchard, de la librairie &quot;&quot;Acacia&quot; à Libourne, nous raconte son parcours et ses conceptions de libraire et nous donne des conseils de lecture.

Chronique arts.

“Parents, racontez-vos rêves à vos enfants ! » Papillon surréaliste 1924.

Sarah Vélu dresse le portrait de Peju Atalise, artiste, poète et écrivaine nigériane...

Musiques
- Habillage musical lectures : &quot;Circle of dreams&quot; Babatunde Olatunji 1993- 
- &quot;Not in surrender&quot; Obongjayar 2025
- &quot;Boko Haram, tu ne nous peux pas&quot; One love 2015  

</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Feb 26 2025 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Edna O’BRIEN dans son roman « Girl », s’inspire de l’histoire terrible des lycéennes kidnappées en 2014 par Boka Haram. Le récit montre le destin tragique de jeunes filles condamnées de fait par les dogmes religieux et civils parce que femme. Si le récit est écrit sous la forme d’une autobiographie fictive, il s’inscrit pleinement dans un cadre bien réel : celui de la situation au Nigéria depuis les années 2000, marquée par les actions violentes et radicales de Boko Haram, responsable d’enlèvements, et d’attentats commis au nom de la religion.

Chronique cinéma

« Le cinéma, art subversif » Amos Vogel

Nous retrouvons la chronique de Paul Lhiabastres, qui nous parle de l’œuvre de Souleymane CISSE, disparu il y a 15 jours, le 19 février dernier et dont le cinéma porte un regard critique
sur les modes de vie sur le continent africain.

Paroles aux libraires.
Catherine Blanchard, de la librairie &quot;&quot;Acacia&quot; à Libourne, nous raconte son parcours et ses conceptions de libraire et nous donne des conseils de lecture.

Chronique arts.

“Parents, racontez-vos rêves à vos enfants ! » Papillon surréaliste 1924.

Sarah Vélu dresse le portrait de Peju Atalise, artiste, poète et écrivaine nigériane...

Musiques
- Habillage musical lectures : &quot;Circle of dreams&quot; Babatunde Olatunji 1993- 
- &quot;Not in surrender&quot; Obongjayar 2025
- &quot;Boko Haram, tu ne nous peux pas&quot; One love 2015  

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    <item>
      <title>Hamid Ben Mahi l’ambassadeur sensible du Hip hop</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Les choses se gâtent vite dans le couple Ben Mahi, le père refait le voyage mais à l’envers en enlevant les enfants. Entre ses 3 et 5 ans, Hamid va passer près de deux ans dans un pays dont il ne parle pas la langue et sans sa mère.  « C'est vraiment une rupture qui fait que mon parcours, ma vie est marquée de cette cicatrice. Ma mère a dû chercher partout pour récupérer ses enfants (…) J’ai été perturbé par cette expérience, ce n’est pas simple de se retrouver dans un autre pays, une autre langue tout petit, sans sa mère, ça perturbe, ça crée une cassure. » Mais ce sont les rencontres et sa pratique très jeune de la gymnastique qui ont sauvé l’ado. 

Stand-up avant l'heure. 
Au final, ce parcours du combattant a enrichi ses créations où le danseur chorégraphe prend la parole, sa parole, et où les danseuses et les danseurs s’impliquent aussi personnellement. « C'était un stand-up avant l'heure, un spectacle avec plein d'humour. C’était nouveau qu’un danseur Hip-hop vienne, se raconte, on n’avait pas l'habitude de ça.  Hamid ben Mahi a présenté ses spectacles un peu partout en France et dans le monde. Aujourd’hui, il fait école dans le milieu de la danse. C’est cette épopée qu’il nous conte avec une grande sensibilité dans cet entretien. 

Le &quot;tonton&quot;.
 Puis nous entendrons aussi le récit de la découverte du hip hop par une voix familière aux auditeurs de cette radio, en l’occurrence Hugo, alias Ughost inventeur de l’émission Radio Biche. Hugo, un proche d’Hamid lui rend un bel hommage : « C'est LE tonton de notre ville. Il a beaucoup œuvré pour toutes et tous, il a tendu des mains, donné des cours, monté des projets, délivré des conseils à tout le monde, petits comme grands, toujours dans la bienveillance, sans attendre quoi que ce soit en retour, une vraie légende de chez nous au final. »
Enfin, ces entretiens seront aussi publiés dans la revue Ancrage d’avril, Ancrage.org 


Ancrage.org


Musiques: 
- « Music 4 », morceau original Cie Hors série pour « Yellel »  
- Concerto de Bach pour la création « I-3 être habitants » 
- « Demain c'est loin » IAM 

</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Feb 19 2025 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>Les choses se gâtent vite dans le couple Ben Mahi, le père refait le voyage mais à l’envers en enlevant les enfants. Entre ses 3 et 5 ans, Hamid va passer près de deux ans dans un pays dont il ne parle pas la langue et sans sa mère.  « C'est vraiment une rupture qui fait que mon parcours, ma vie est marquée de cette cicatrice. Ma mère a dû chercher partout pour récupérer ses enfants (…) J’ai été perturbé par cette expérience, ce n’est pas simple de se retrouver dans un autre pays, une autre langue tout petit, sans sa mère, ça perturbe, ça crée une cassure. » Mais ce sont les rencontres et sa pratique très jeune de la gymnastique qui ont sauvé l’ado. 

Stand-up avant l'heure. 
Au final, ce parcours du combattant a enrichi ses créations où le danseur chorégraphe prend la parole, sa parole, et où les danseuses et les danseurs s’impliquent aussi personnellement. « C'était un stand-up avant l'heure, un spectacle avec plein d'humour. C’était nouveau qu’un danseur Hip-hop vienne, se raconte, on n’avait pas l'habitude de ça.  Hamid ben Mahi a présenté ses spectacles un peu partout en France et dans le monde. Aujourd’hui, il fait école dans le milieu de la danse. C’est cette épopée qu’il nous conte avec une grande sensibilité dans cet entretien. 

Le &quot;tonton&quot;.
 Puis nous entendrons aussi le récit de la découverte du hip hop par une voix familière aux auditeurs de cette radio, en l’occurrence Hugo, alias Ughost inventeur de l’émission Radio Biche. Hugo, un proche d’Hamid lui rend un bel hommage : « C'est LE tonton de notre ville. Il a beaucoup œuvré pour toutes et tous, il a tendu des mains, donné des cours, monté des projets, délivré des conseils à tout le monde, petits comme grands, toujours dans la bienveillance, sans attendre quoi que ce soit en retour, une vraie légende de chez nous au final. »
Enfin, ces entretiens seront aussi publiés dans la revue Ancrage d’avril, Ancrage.org 


Ancrage.org


Musiques: 
- « Music 4 », morceau original Cie Hors série pour « Yellel »  
- Concerto de Bach pour la création « I-3 être habitants » 
- « Demain c'est loin » IAM 

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    <item>
      <title>Rencontre et visite guidée avec Fabienne Kanor au Musée d'Aquitaine de Bordeaux</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Fabienne Kanor:
En 2022, sortait son essai « La poétique de la cale, variations sur le bateau négrier ». Le musée d’Aquitaine, l’Institut des Afriques et la mairie de Bordeaux dans le cadre des « Journées de la mémoire en commémoration de l’esclavage, de la traite négrière et de leurs abolitions », l’ont invitée pour une déambulation poétique dans les salles du musée.

Lycée Fernand Daguin de Mérignac: 
Des élèves de Secondes, option « Histoire de l’art », accompagnés de leur enseignante, Emmanuelle Spiesse, ont lu « La poétique de la cale » et ont fait la visite de ces salles du musée avec Fabienne Kanor. Ils ont partagé avec l’autrice, leurs émotions et leurs interrogations…

Musique:
- « Djourou » : Ballaké Sissoko et Sono Jobarteh. 2021
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Oct 09 2024 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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En 2022, sortait son essai « La poétique de la cale, variations sur le bateau négrier ». Le musée d’Aquitaine, l’Institut des Afriques et la mairie de Bordeaux dans le cadre des « Journées de la mémoire en commémoration de l’esclavage, de la traite négrière et de leurs abolitions », l’ont invitée pour une déambulation poétique dans les salles du musée.

Lycée Fernand Daguin de Mérignac: 
Des élèves de Secondes, option « Histoire de l’art », accompagnés de leur enseignante, Emmanuelle Spiesse, ont lu « La poétique de la cale » et ont fait la visite de ces salles du musée avec Fabienne Kanor. Ils ont partagé avec l’autrice, leurs émotions et leurs interrogations…

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    <item>
      <title>KURDISTAN 7. La route de la dignité, concert solidaire pour les réfugiés kurdes yézidis</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Aujourd’hui, nous continuons notre cycle d’émissions spéciales sur le Kurdistan, un cycle radiophonique au long cours démarré depuis mars 2023. A travers ces émissions, nous vous proposons différentes lectures de cette question kurde, qui est à la fois historique, sociale, militante et géo-politique. 

Nous avons déjà exploré l’histoire du peuple kurde et ces traités internationaux qui l’ont morcellé entre 4 états - Turquie, l’Iran, la Syrie et l’Irak – et les dynamiques politiques et révolutionnaires qui structurent aujourd’hui cette région. Nous avons également évoqué les grands courants politiques kurdes, portés notamment par Abdullah Öcalan, qui interrogent la place des femmes dans les sociétés orientales et qui appellent à une révolution multiforme sous le slogan Jin, Jiyan, Azadî – Femme, Vie, Liberté. Une devise adoptée par la révolution iranienne, comme nous l’expliquait Bayan Mohammadi, kurde et iranienne, lors de notre premier épisode en mars 2023.

Aujourd’hui pour ce 7e épisode spécial Kurdistan, nous allons nous intéresser à la résilience et à la force des Kurdes, attachés à leur identité, leur culture, leur langue, face aux guerres contemporaines : que ce soit pendant la révolution syrienne, dans la lutte contre l’Etat Islamique ; ou plus largement dans leur combat permanent pour leur liberté, qu’elle soit politique, religieuse et féministe. 

nom de la photo

 Concert au Rocher de Palmer - 25 janvier 2025

La Route de la Dignité du Gani Mirzo Band

Nous donnons aujourd’hui la parole à Gani Mirzo, fondateur de la Mirzo Music Foundation. Musicien kurde yézidi, originaire des régions syriennes appelée Rojava et aujourd’hui résidant en Espagne. Il a lancé la Route de la Dignité, un projet à la fois musical et solidaire. Une partie des fonds récoltés lors des concerts est reversé à sa fondation, qui accompagne et soutient les réfugiés kurdes et yézidis ayant survécu aux atrocités de Daesh.

Mais qui sont les Yézidis ? Comme nous l’expliquait l’historien Hamit Bozlarsan dans une précédente émission, le peuple kurde ne se définit pas par une religion, mais par une identité ethnique. En son sein, coexistent différentes croyances dont le yézidisme, une ancienne religion remontant aux traditions iraniennes et mésopotamiennes. 
Les Yézidis sont principalement implantés dans le Nord de l’Irak, en Syrie, en Géorgie et en Arménie. Ils ont été l’une des principales cibles de l’Etat Islamique – des enquêtes internationales sont en cours pour avérer d’un supposé génocide contre le peuple yézidi.

Depuis 2019, la Mirzo Music Fondation œuvre à la reconstruction des enfants et femmes réfugiés dans les camps du Kurdistan irakien, un accompagnement par la musique et les arts. Le 25 janvier 2025, Gani Mirzo et ses musiciens – Ibrahim Keivo, Neila Benbey, Juan Jose Barreda, Josean Martin et Franscesc Puig – ont donné un concert au Rocher de Palmer en soutien à la Mirzo Music Fondation.
nom de la photo

 Interview de Gani Mirzo et Ibrahim Keivo au Centre Démocratique Kurde de Cenon, accompagnés de la talentueuse interprète Badia

La veille nous étions au Centre démocratique Kurde de Cenon, l’association kurde de la métropole bordelaise, pour un entretien exclusif où les artistes Gani Mirzo et Ibrahim Keivo sont venus nous présenter leur projet de la Route de la dignité. Un entretien à 3 voix avec les deux musiciens et la précieuse traduction du kurmanji au français assuré par Badia, présidente de l’Association Kurde Rojava Gironde.
Bonne écoute ! 


 La Mirzo Music Fondation

Pour suivre les actualités de la fondation Mirzo Music, voici leur site : Mirzo Music Foundation – A social initiative that rebuilds communities devastated by war

Si vous souhaitez faire des dons, d’instruments de musiques ou d’équipement de football, vous pouvez nous contacter via la radio ou notre adresse e-mail : guidedubordeauxcolonial@gmail.com

Rudaw, un média kurde anglophone, leur a consacré un documentaire Harmony : music return to Rojava after devastating ISIS conflict

Vous pouvez retrouver le Gani Mirzo Band le 5 mars à Hendaye dans le cadre de leur concert « La Route de la Dignité »

nom de la photo

 CC Mirzo Music Fondation - Classe de violon dans les locaux de la fondation


 Musiques diffusées 
- Gani Mirzo Band at 1. International Music Festival Erbil
- Brahim Kevo- Şerfedine
- Gani Mirzo Band - Marfa

 Cycle d'émissions - KURDISTAN 
- KURDISTAN 1. Bayan Mohammadi, chanteuse et femme kurde en Iran. Spéciale 08 mars
- KURDISTAN 2. Qui sont les Kurdes ? Définition historique, géographique et culturelle
- KURDISTAN 3. Le traité de Sèvres (1920) et de Lausanne (1923) : le partage de l'empire ottoman, l'espoir brisé de la fondation d'un état Kurde
- KURDISTAN 4. La guérilla kurde - histoire et théorie politique
- KURDISTAN 5. Podcast &quot;Luttes Kurdes&quot; : la libération des femmes dans les écrits de Öcalan
- KURDISTAN 6. Podcast &quot;Luttes Kurdes&quot; : La jineolojî, la science des femmes et de la vie
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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Nous avons déjà exploré l’histoire du peuple kurde et ces traités internationaux qui l’ont morcellé entre 4 états - Turquie, l’Iran, la Syrie et l’Irak – et les dynamiques politiques et révolutionnaires qui structurent aujourd’hui cette région. Nous avons également évoqué les grands courants politiques kurdes, portés notamment par Abdullah Öcalan, qui interrogent la place des femmes dans les sociétés orientales et qui appellent à une révolution multiforme sous le slogan Jin, Jiyan, Azadî – Femme, Vie, Liberté. Une devise adoptée par la révolution iranienne, comme nous l’expliquait Bayan Mohammadi, kurde et iranienne, lors de notre premier épisode en mars 2023.

Aujourd’hui pour ce 7e épisode spécial Kurdistan, nous allons nous intéresser à la résilience et à la force des Kurdes, attachés à leur identité, leur culture, leur langue, face aux guerres contemporaines : que ce soit pendant la révolution syrienne, dans la lutte contre l’Etat Islamique ; ou plus largement dans leur combat permanent pour leur liberté, qu’elle soit politique, religieuse et féministe. 

nom de la photo

 Concert au Rocher de Palmer - 25 janvier 2025

La Route de la Dignité du Gani Mirzo Band

Nous donnons aujourd’hui la parole à Gani Mirzo, fondateur de la Mirzo Music Foundation. Musicien kurde yézidi, originaire des régions syriennes appelée Rojava et aujourd’hui résidant en Espagne. Il a lancé la Route de la Dignité, un projet à la fois musical et solidaire. Une partie des fonds récoltés lors des concerts est reversé à sa fondation, qui accompagne et soutient les réfugiés kurdes et yézidis ayant survécu aux atrocités de Daesh.

Mais qui sont les Yézidis ? Comme nous l’expliquait l’historien Hamit Bozlarsan dans une précédente émission, le peuple kurde ne se définit pas par une religion, mais par une identité ethnique. En son sein, coexistent différentes croyances dont le yézidisme, une ancienne religion remontant aux traditions iraniennes et mésopotamiennes. 
Les Yézidis sont principalement implantés dans le Nord de l’Irak, en Syrie, en Géorgie et en Arménie. Ils ont été l’une des principales cibles de l’Etat Islamique – des enquêtes internationales sont en cours pour avérer d’un supposé génocide contre le peuple yézidi.

Depuis 2019, la Mirzo Music Fondation œuvre à la reconstruction des enfants et femmes réfugiés dans les camps du Kurdistan irakien, un accompagnement par la musique et les arts. Le 25 janvier 2025, Gani Mirzo et ses musiciens – Ibrahim Keivo, Neila Benbey, Juan Jose Barreda, Josean Martin et Franscesc Puig – ont donné un concert au Rocher de Palmer en soutien à la Mirzo Music Fondation.
nom de la photo

 Interview de Gani Mirzo et Ibrahim Keivo au Centre Démocratique Kurde de Cenon, accompagnés de la talentueuse interprète Badia

La veille nous étions au Centre démocratique Kurde de Cenon, l’association kurde de la métropole bordelaise, pour un entretien exclusif où les artistes Gani Mirzo et Ibrahim Keivo sont venus nous présenter leur projet de la Route de la dignité. Un entretien à 3 voix avec les deux musiciens et la précieuse traduction du kurmanji au français assuré par Badia, présidente de l’Association Kurde Rojava Gironde.
Bonne écoute ! 


 La Mirzo Music Fondation

Pour suivre les actualités de la fondation Mirzo Music, voici leur site : Mirzo Music Foundation – A social initiative that rebuilds communities devastated by war

Si vous souhaitez faire des dons, d’instruments de musiques ou d’équipement de football, vous pouvez nous contacter via la radio ou notre adresse e-mail : guidedubordeauxcolonial@gmail.com

Rudaw, un média kurde anglophone, leur a consacré un documentaire Harmony : music return to Rojava after devastating ISIS conflict

Vous pouvez retrouver le Gani Mirzo Band le 5 mars à Hendaye dans le cadre de leur concert « La Route de la Dignité »

nom de la photo

 CC Mirzo Music Fondation - Classe de violon dans les locaux de la fondation


 Musiques diffusées 
- Gani Mirzo Band at 1. International Music Festival Erbil
- Brahim Kevo- Şerfedine
- Gani Mirzo Band - Marfa

 Cycle d'émissions - KURDISTAN 
- KURDISTAN 1. Bayan Mohammadi, chanteuse et femme kurde en Iran. Spéciale 08 mars
- KURDISTAN 2. Qui sont les Kurdes ? Définition historique, géographique et culturelle
- KURDISTAN 3. Le traité de Sèvres (1920) et de Lausanne (1923) : le partage de l'empire ottoman, l'espoir brisé de la fondation d'un état Kurde
- KURDISTAN 4. La guérilla kurde - histoire et théorie politique
- KURDISTAN 5. Podcast &quot;Luttes Kurdes&quot; : la libération des femmes dans les écrits de Öcalan
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      <title>Mido, Nadav et Rébecca</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Nadav LAPID
Notre invité, Bertrand Gilardeau, très impliqué dans la préparation et l’organisation des rencontres cinématographiques, « La classe ouvrière, c’est pas du cinéma » à l’Utopia, a passé en compagnie de Paul Lliabastre, « Monsieur cinéma » de « Un moment de littérature émancipatrice », la journée de samedi 1er février avec Nadav LAPID, pour assurer la présentation de son cinéma et l’animation des projections débats au programme du préambule des 21èmes rencontres cinématographiques. Il  nous parle du cinéma de Nadav LAPID, un cinéma du chaos, un peu, beaucoup, à l’image de la société israélienne…


Mido
Ma grand-mère maternelle martiniquaise Marie-Josèphe Lemon est née le 21 octobre 1926 à Fort-de-France, capitale de la Martinique et nous a quitté le 23 décembre 2024 à Lormont. 
Institutrice pendant la guerre, ma grand-mère quitte son île natale par un des premiers navires bananier français. Nous sommes en 1947, elle a alors 21 ans et prend le large aux côtés d’autres jeunes Antillais pour l’Hexagone. Elle débarque tout d’abord au Havre, pour ensuite s’installer à Bordeaux. Arrivée à Bordeaux, elle entame ses études et y rencontre mon grand-père Étienne Sarrazin lui-même né le 28/07/1927 à Dakar au Sénégal - à l’époque colonie française. 
Je me suis souvent imaginée leur rencontre : deux jeunes étudiants immigrés et venus de très loin pour se construire un destin, si semblables en apparence et pourtant si différents tant par leurs histoires que leurs personnalités. 
À cette période, mon grand-père qui militait pour les indépendances est très vite rappelé à l’ordre et est envoyé par l’État français en service militaire, sa bourse d’études est donc annulée. Ma grand-mère, se retrouvant seule et sans argent, se voit dans la nécessité d’arrêter ses études et de trouver un travail. Elle enchaînera les petits boulots pour joindre les deux bouts.
Après un passage par Paris, mes grands-parents quittent la France pour rejoindre l’Afrique en pleine période des indépendances. Mon grand-père, alors juge de paix, est appelé à intervenir dans différentes villes : Douala, Cotonou, Séguéla, Ouagadougou - où ma 2ème tante Marie-Odile est née - Katiola, Rufisque, … pour enfin s’installer définitivement à Dakar au Sénégal.
Elle divorce de mon grand-père et quitte le Sénégal en 1978. C’est alors qu’elle s’installe de nouveau en France, cette fois-ci à Paris pour travailler. Elle y restera jusqu’à sa retraite pour retourner sur son île à ses 70 ans.
Il me semble qu’à travers son histoire individuelle se raconte tout un pan de l’histoire de notre pays. La petite histoire dans la grande Histoire comme on dit. Une histoire coloniale qui a laissé énormément de marques, au creux desquelles de grandes joies comme de grands traumatismes, de non-dits, de brèches restées ouvertes et qu’il semble encore difficile de combler. Nos grands-mères ont tant à nous raconter ! La mémoire commune, héritée de ces femmes souvent silenciées, peu considérées, qui ont su naviguer dans une époque si déroutante, me semble si importante pour connaître et se rappeler nos origines et donner du sens à nos liens. 
Gabrielle


Rébecca Chaillon
Avec cette représentation de théâtre performatif, « Carte noire, nommée désir », le public afro descendant et ou métis qui le désire, est invité à s’assoir en fond de scène dans de larges fauteuils où une boisson leur sera servie, le reste du public, blanc, sera dans les gradins.
Quand on rentre dans la salle, une femme de ménage noire enduit de crème blanche, (Rébecca Chaillon), est déjà sur scène, à quatre pates et nettoie à la serpillère et à l’eau de javel le sol, en long en large et en travers. Les spectateurs s’installent, bavardent…, sur scène Rébecca poursuit son travail harassant, invisibilisé. En effet, on ne réalise que plus tard, que le spectacle performance a déjà commencé…

« Il nait de l’envie de tout faire péter, de faire une performance pour arrêter d’être isolées, et de comprendre comment et pourquoi on se construit difficilement  en tant que femme noire dans cet occident blanc, plein de clichés, de stéréotypes à l’encontre des femmes racisées » 
Rébecca Chaillon

Difficile d’en sortir indemne. Partagé entre le sentiment d’exclusion quand on est de la majorité blanche, violemment désigné dans son privilège blanc et pour d’autres la conscience de se retrouver, de réactiver des souvenirs vécus douloureux. La déconstruction est à l’œuvre, cash, il faut sans doute en passer par là pour comprendre, conscientiser et repenser tout cela…

Rébecca Chaillon est une combattante afro-féministe et afro-futuriste de la colonialité qui imprègne les imaginaires, nos rapports sociaux, de genre, notre espace public… 
Un combat que nous tentons de mener nous aussi, à notre tout petit niveau, dans cette émission.

Musique 
- Lubiana : “Farafina Mousso” 2024
- Les Amazones “ I play the Kora” 2015  




nom de la photo

nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Feb 05 2025 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:subtitle>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</itunes:subtitle>
      <itunes:summary>Nadav LAPID
Notre invité, Bertrand Gilardeau, très impliqué dans la préparation et l’organisation des rencontres cinématographiques, « La classe ouvrière, c’est pas du cinéma » à l’Utopia, a passé en compagnie de Paul Lliabastre, « Monsieur cinéma » de « Un moment de littérature émancipatrice », la journée de samedi 1er février avec Nadav LAPID, pour assurer la présentation de son cinéma et l’animation des projections débats au programme du préambule des 21èmes rencontres cinématographiques. Il  nous parle du cinéma de Nadav LAPID, un cinéma du chaos, un peu, beaucoup, à l’image de la société israélienne…


Mido
Ma grand-mère maternelle martiniquaise Marie-Josèphe Lemon est née le 21 octobre 1926 à Fort-de-France, capitale de la Martinique et nous a quitté le 23 décembre 2024 à Lormont. 
Institutrice pendant la guerre, ma grand-mère quitte son île natale par un des premiers navires bananier français. Nous sommes en 1947, elle a alors 21 ans et prend le large aux côtés d’autres jeunes Antillais pour l’Hexagone. Elle débarque tout d’abord au Havre, pour ensuite s’installer à Bordeaux. Arrivée à Bordeaux, elle entame ses études et y rencontre mon grand-père Étienne Sarrazin lui-même né le 28/07/1927 à Dakar au Sénégal - à l’époque colonie française. 
Je me suis souvent imaginée leur rencontre : deux jeunes étudiants immigrés et venus de très loin pour se construire un destin, si semblables en apparence et pourtant si différents tant par leurs histoires que leurs personnalités. 
À cette période, mon grand-père qui militait pour les indépendances est très vite rappelé à l’ordre et est envoyé par l’État français en service militaire, sa bourse d’études est donc annulée. Ma grand-mère, se retrouvant seule et sans argent, se voit dans la nécessité d’arrêter ses études et de trouver un travail. Elle enchaînera les petits boulots pour joindre les deux bouts.
Après un passage par Paris, mes grands-parents quittent la France pour rejoindre l’Afrique en pleine période des indépendances. Mon grand-père, alors juge de paix, est appelé à intervenir dans différentes villes : Douala, Cotonou, Séguéla, Ouagadougou - où ma 2ème tante Marie-Odile est née - Katiola, Rufisque, … pour enfin s’installer définitivement à Dakar au Sénégal.
Elle divorce de mon grand-père et quitte le Sénégal en 1978. C’est alors qu’elle s’installe de nouveau en France, cette fois-ci à Paris pour travailler. Elle y restera jusqu’à sa retraite pour retourner sur son île à ses 70 ans.
Il me semble qu’à travers son histoire individuelle se raconte tout un pan de l’histoire de notre pays. La petite histoire dans la grande Histoire comme on dit. Une histoire coloniale qui a laissé énormément de marques, au creux desquelles de grandes joies comme de grands traumatismes, de non-dits, de brèches restées ouvertes et qu’il semble encore difficile de combler. Nos grands-mères ont tant à nous raconter ! La mémoire commune, héritée de ces femmes souvent silenciées, peu considérées, qui ont su naviguer dans une époque si déroutante, me semble si importante pour connaître et se rappeler nos origines et donner du sens à nos liens. 
Gabrielle


Rébecca Chaillon
Avec cette représentation de théâtre performatif, « Carte noire, nommée désir », le public afro descendant et ou métis qui le désire, est invité à s’assoir en fond de scène dans de larges fauteuils où une boisson leur sera servie, le reste du public, blanc, sera dans les gradins.
Quand on rentre dans la salle, une femme de ménage noire enduit de crème blanche, (Rébecca Chaillon), est déjà sur scène, à quatre pates et nettoie à la serpillère et à l’eau de javel le sol, en long en large et en travers. Les spectateurs s’installent, bavardent…, sur scène Rébecca poursuit son travail harassant, invisibilisé. En effet, on ne réalise que plus tard, que le spectacle performance a déjà commencé…

« Il nait de l’envie de tout faire péter, de faire une performance pour arrêter d’être isolées, et de comprendre comment et pourquoi on se construit difficilement  en tant que femme noire dans cet occident blanc, plein de clichés, de stéréotypes à l’encontre des femmes racisées » 
Rébecca Chaillon

Difficile d’en sortir indemne. Partagé entre le sentiment d’exclusion quand on est de la majorité blanche, violemment désigné dans son privilège blanc et pour d’autres la conscience de se retrouver, de réactiver des souvenirs vécus douloureux. La déconstruction est à l’œuvre, cash, il faut sans doute en passer par là pour comprendre, conscientiser et repenser tout cela…

Rébecca Chaillon est une combattante afro-féministe et afro-futuriste de la colonialité qui imprègne les imaginaires, nos rapports sociaux, de genre, notre espace public… 
Un combat que nous tentons de mener nous aussi, à notre tout petit niveau, dans cette émission.

Musique 
- Lubiana : “Farafina Mousso” 2024
- Les Amazones “ I play the Kora” 2015  




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    <item>
      <title>La révolte des opprimé.es</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Littérature : un livre/un auteur:
 
« Je marche dans un désert brumeux
Chaque pas me mène vers une terre inconnue
J’ignore s’il s’agit du monde des rêves
J’ignore si le rêve est encore possible
D’autres disent que le rêve est ce qui reste
Lorsque tout est perdu
Avons-nous tout perdu ? »
Habiba Djahnine


C’est (aussi) de cette interrogation dont il sera question dans le roman de Yahia BELASKRI,  « le silence des dieux », publié en 2021 aux éditions Zulma. En effet le récit raconte dans une sorte d’allégorie, l’histoire d’un village algérien coupé du monde et dénonce l’esprit de soumission des hommes et le poids des pouvoirs. Le texte raconte et met en avant celles et ceux qui font face aux barbaries, que subissent les plus modestes dans un régime capitaliste : le patriarcat, la loi dite du plus fort, l’instinct grégaire. Ce sont alors les laissés pour compte, et les femmes, qui rejettent le poids des traditions, de la religion, des dogmes et des règles pour s’en affranchir qui prendront leur liberté. 
 
 
Chronique cinéma.
 
« Le cinéma, art subversif » Amos Vogel 
Nous retrouvons la chronique de Paul Lhiabastres, qui nous parle du réalisateur algérien Hassen Ferhani, figure de la nouvelle génération de cinéastes algériens.
 
 
Paroles aux libraires. 
 
Nous sommes allé.es la rencontre d’Isabelle Arnoux, qui depuis sa librairie « Les 400 coups » à Bordeaux,  nous parle de son engagement de libraire et nous propose des conseils de lecture.
 

Chronique arts
 
“Parents, racontez-vos rêves à vos enfants ! » Papillon surréaliste 1924. 
Sarah Vélu dresse le portrait de BAYA, artiste peintre algérienne.


Musiques:
- Habillage musical des lectures : Hasna el Becharia : « Hakmet Lakdar » (2001) -  « Smaa Smaa » (2010) -  « Jinger Mama » (2001) -  « Sadrak » (2010).
- «Tiniri » Tikoubaouine (2020).


nom de la photo

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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Jan 29 2025 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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« Je marche dans un désert brumeux
Chaque pas me mène vers une terre inconnue
J’ignore s’il s’agit du monde des rêves
J’ignore si le rêve est encore possible
D’autres disent que le rêve est ce qui reste
Lorsque tout est perdu
Avons-nous tout perdu ? »
Habiba Djahnine


C’est (aussi) de cette interrogation dont il sera question dans le roman de Yahia BELASKRI,  « le silence des dieux », publié en 2021 aux éditions Zulma. En effet le récit raconte dans une sorte d’allégorie, l’histoire d’un village algérien coupé du monde et dénonce l’esprit de soumission des hommes et le poids des pouvoirs. Le texte raconte et met en avant celles et ceux qui font face aux barbaries, que subissent les plus modestes dans un régime capitaliste : le patriarcat, la loi dite du plus fort, l’instinct grégaire. Ce sont alors les laissés pour compte, et les femmes, qui rejettent le poids des traditions, de la religion, des dogmes et des règles pour s’en affranchir qui prendront leur liberté. 
 
 
Chronique cinéma.
 
« Le cinéma, art subversif » Amos Vogel 
Nous retrouvons la chronique de Paul Lhiabastres, qui nous parle du réalisateur algérien Hassen Ferhani, figure de la nouvelle génération de cinéastes algériens.
 
 
Paroles aux libraires. 
 
Nous sommes allé.es la rencontre d’Isabelle Arnoux, qui depuis sa librairie « Les 400 coups » à Bordeaux,  nous parle de son engagement de libraire et nous propose des conseils de lecture.
 

Chronique arts
 
“Parents, racontez-vos rêves à vos enfants ! » Papillon surréaliste 1924. 
Sarah Vélu dresse le portrait de BAYA, artiste peintre algérienne.


Musiques:
- Habillage musical des lectures : Hasna el Becharia : « Hakmet Lakdar » (2001) -  « Smaa Smaa » (2010) -  « Jinger Mama » (2001) -  « Sadrak » (2010).
- «Tiniri » Tikoubaouine (2020).


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    <item>
      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 22/01/2025</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Jan 22 2025 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>« A c’qui paraît » le manuscrit retrouvé</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Les ministres européens de l’éducation ont institué le principe d’une   journée de mémoire de la Shoah et de prévention des crimes contre l’humanité, la France a choisi ce 27 janvier pour engager avec les élèves une réflexion sur la Shoah et tous les génocides. Et l’actualité hélas nous rappelle que des crimes contre l’humanité se poursuivent sans provoquer suffisamment de réactions internationales. Même si on peut espérer que la trêve, le cessez le feu négocié à Gaza se réalise vraiment avec la libération et des otages israéliens et des prisonniers palestiniens.  

Cette émission va essentiellement être consacrée à la période de la dernière guerre avec en particulier une étonnante histoire révélée par nos consœurs de la télé régionale France 3. 

« A c’qui parait »
C’est l’histoire d’un manuscrit, un recueil de choses entendues et mises en image avec beaucoup d’humour, écrit et dessiné lors de la « Drôle de guerre » en 1940 par deux bordelais et c’est le petit-fils de l’auteur que sera notre invité ainsi qu’une historienne qui s’intéresse en particulier au massacre de la ferme de Richemont à Saucats.


« Pourquoi l’écologie perd toujours »
Sur un tout autre sujet nous entendrons l’auteur d’un livre très critique sur la pratique des ONG. L’auteur Clément Sénéchal qui a travaillé pendant 8 ans chez Greenpeace se demande « Pourquoi l’écologie perd toujours » un ouvrage publié au Seuil 

Musique 
- Le « dies irae » du requiem de Terezin  (direction Salvatore Caputo)
- « Ohé du pinard » Monty 
- « Nuit et Brouillard » Jean Ferrat  

 


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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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Cette émission va essentiellement être consacrée à la période de la dernière guerre avec en particulier une étonnante histoire révélée par nos consœurs de la télé régionale France 3. 

« A c’qui parait »
C’est l’histoire d’un manuscrit, un recueil de choses entendues et mises en image avec beaucoup d’humour, écrit et dessiné lors de la « Drôle de guerre » en 1940 par deux bordelais et c’est le petit-fils de l’auteur que sera notre invité ainsi qu’une historienne qui s’intéresse en particulier au massacre de la ferme de Richemont à Saucats.


« Pourquoi l’écologie perd toujours »
Sur un tout autre sujet nous entendrons l’auteur d’un livre très critique sur la pratique des ONG. L’auteur Clément Sénéchal qui a travaillé pendant 8 ans chez Greenpeace se demande « Pourquoi l’écologie perd toujours » un ouvrage publié au Seuil 

Musique 
- Le « dies irae » du requiem de Terezin  (direction Salvatore Caputo)
- « Ohé du pinard » Monty 
- « Nuit et Brouillard » Jean Ferrat  

 


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      <title>La présence africaine à Bordeaux</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Des Tirailleurs sénégalais aux indépendances.
Avec l’arrivée des combattants « Tirailleurs sénégalais » pour la première Guerre mondiale, on a là, la première vraie présence africaine noire en Europe, en France, la métropole coloniale.
Certains de ces Tirailleurs, pas tous Sénégalais on le sait, vont prendre conscience de la duplicité de la puissance coloniale. Durant l’entre deux Guerres, ils constatent que les promesses (traitement égal, obtention de la nationalité) ne sont pas tenues, ce qui alimente du ressentiment mais aussi génère une véritable prise de conscience.
Des personnalités importantes, acteurs du mouvement panafricaniste qui nait à ce moment là (avec le 1er congrès Panafricain à Paris, dès 1919), ont un lien avec Bordeaux…
  - Kojo Tovalou Houénou. Dahoméen (Bénin aujourd’hui), inscrit en 1900 dans un internat bordelais, où il obtiendra son bac et fera des études de droit et de médecine, avant de devenir avocat à Paris et de devenir une des figures de proue de la lutte anticoloniale, avec la création en 1924, de la « Ligue universelle pour la défense de la race noire » et la fondation du  journal « Les Continents » avec René Maran.
 - Lamine Senghor. En 1914, il travaille au Sénégal chez Maurel et Prom, industriels bordelais dans l’huile d’arachide. Tirailleurs sénégalais durant la première Guerre Mondiale, il est  passé par Bordeaux en 1926. Il est le fondateur avec Tiemoko Garan Kouyaté du « Comité de défense de la race nègre » et du journal « La voix des nègres » 

- Il faut aussi bien sûr rappeler que René Maran, prix Goncourt en 1921 pour son roman Batouala, a vécu toute sa jeunesse à Bordeaux.

De l’immigré au minoritaire. 
Avec la fin de la Guerre d’Algérie, les patrons et l’Etat français recrutent des travailleurs dans toute l’Afrique subsaharienne.
Ce sont des hommes seuls, célibataires ou sans leur femme ou famille, qui arrivent, sans véritablement vouloir s’installer durablement. Il connaissent la précarité, l’habitat indigne et créent des solidarités pour tenir.
Avec Giscard, Stoléru et l’arrêt des politiques migratoires de recrutement d’une main d’œuvre étrangère, les africains font venir leurs femmes et tout change. Des enfants naissent et vont à l’école française, les familles accèdent aux logements sociaux, ils deviennent la minorité africaine de la population française, très en recherche d’intégration, en butte pourtant avec le racisme et la discrimination. 

Musiques 
- “Afrika obota”.  Pierre Akendengué (1976).
- “Bull Ko Door”. Youssou Ndour (2016).


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Avec l’arrivée des combattants « Tirailleurs sénégalais » pour la première Guerre mondiale, on a là, la première vraie présence africaine noire en Europe, en France, la métropole coloniale.
Certains de ces Tirailleurs, pas tous Sénégalais on le sait, vont prendre conscience de la duplicité de la puissance coloniale. Durant l’entre deux Guerres, ils constatent que les promesses (traitement égal, obtention de la nationalité) ne sont pas tenues, ce qui alimente du ressentiment mais aussi génère une véritable prise de conscience.
Des personnalités importantes, acteurs du mouvement panafricaniste qui nait à ce moment là (avec le 1er congrès Panafricain à Paris, dès 1919), ont un lien avec Bordeaux…
  - Kojo Tovalou Houénou. Dahoméen (Bénin aujourd’hui), inscrit en 1900 dans un internat bordelais, où il obtiendra son bac et fera des études de droit et de médecine, avant de devenir avocat à Paris et de devenir une des figures de proue de la lutte anticoloniale, avec la création en 1924, de la « Ligue universelle pour la défense de la race noire » et la fondation du  journal « Les Continents » avec René Maran.
 - Lamine Senghor. En 1914, il travaille au Sénégal chez Maurel et Prom, industriels bordelais dans l’huile d’arachide. Tirailleurs sénégalais durant la première Guerre Mondiale, il est  passé par Bordeaux en 1926. Il est le fondateur avec Tiemoko Garan Kouyaté du « Comité de défense de la race nègre » et du journal « La voix des nègres » 

- Il faut aussi bien sûr rappeler que René Maran, prix Goncourt en 1921 pour son roman Batouala, a vécu toute sa jeunesse à Bordeaux.

De l’immigré au minoritaire. 
Avec la fin de la Guerre d’Algérie, les patrons et l’Etat français recrutent des travailleurs dans toute l’Afrique subsaharienne.
Ce sont des hommes seuls, célibataires ou sans leur femme ou famille, qui arrivent, sans véritablement vouloir s’installer durablement. Il connaissent la précarité, l’habitat indigne et créent des solidarités pour tenir.
Avec Giscard, Stoléru et l’arrêt des politiques migratoires de recrutement d’une main d’œuvre étrangère, les africains font venir leurs femmes et tout change. Des enfants naissent et vont à l’école française, les familles accèdent aux logements sociaux, ils deviennent la minorité africaine de la population française, très en recherche d’intégration, en butte pourtant avec le racisme et la discrimination. 

Musiques 
- “Afrika obota”.  Pierre Akendengué (1976).
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      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>“Pour rendre hommage”
Hommage à un épisode troublant et marquant de l’histoire du Sénégal : la résistance des femmes de Nder. L’histoire d’un suicide collectif qui a eu lieu en 1820, à l’époque où le Sénégal n’était pas encore colonie française.
C’est un espace divisé en plusieurs royaumes indépendants, aux relations très conflictuelles et ce depuis longtemps : le royaume du Waalo, dont la capitale est Nder, situé à l’embouchure du fleuve Sénégal, le royaume Maure situé sur la rive nord du fleuve Sénégal et le royaume du Fouta-Torro à l’est du Waalo.
Dans les années 1815-1820, une révolution islamique avait abouti à la création d’un état islamique à l’est du Waalo. Le Waalo, royaume païen y était plutôt réfractaire et connaît alors une trajectoire très mouvementée : ses 2 royaumes voisins menacent le Waalo, créent une coalition et l’attaquent en 1820.
Il faut savoir qu’à cette époque, les femmes jouent un rôle très important et sont au centre de la vie politique du royaume du Waalo. La reine avait le même pouvoir que le souverain et c’est d’ailleurs la reine de l’époque, Fatim Yamar Khouryaye Mbodj, qui lorsque le royaume a été attaqué par ces ennemis voisins, cette fameuse journée du 7 novembre 1820, a assuré la régence du royaume du Waalo en l’absence du roi et de la majorité des hommes du village.
 La capitale de Nder est attaquée pendant plusieurs jours. En véritable cheffe de guerre, la reine Fatim Yamar organise la résistance et appelle toutes les femmes à mener une contre offensive contre la coalition des Maures et des Tukuleurs du Futa-Toro. Habillées en hommes, armées et organisées, elles font reculer les ennemis. Les récits des griots affirment que les femmes de Nder tuèrent ce jour-là plus de trois cents hommes. 
Malgré une violente et puissante résistance lors d’une 2nde attaque, l’armée menée par la reine  et Mbarka Dia, meneuse de femmes du village, est submergée. 
C’est ainsi, que plutôt que d’être capturées, violées et réduites en esclavage, les femmes s’entrelacèrent et se mirent à chanter des chants pour se donner du courage dans la case principale. À l’extérieur de la case, Mbarka Dia enflamma une torche et, sans même un tremblement, la lança contre l’une des façades de branchages.
Il est raconté que seule une jeune femme enceinte réussit à s’échapper accompagnée des 2 filles de la reine Fatim Yamar : Djeumbeut et Ndaté Yalla pour assurer la continuité du royaume. Elles ont d’ailleurs fini par gouverner le Waalo dans le seul souci de préserver les intérêts de leur royaume et sont toutes les 2 devenues des héroïnes de la résistance à la colonisation française dans l’Afrique de l’Ouest du 19ème siècle.


Armelle Mabon. Interview.
Elle était à Bordeaux, le 14 décembre dernier, juste après la conférence-débat animée par Karfa Diallo, à la Lucarne, dans le cadre du programme proposé par Mémoires et Partages, pour le 80ème anniversaire du crime colonial de Thiaroye. 
Armelle Mabon était il y a peu encore, elle est désormais à la retraite, enseignante-chercheure et Maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Bretagne-Sud, membre du laboratoire TEMOS (CNRS).
Elle a notamment publié, « Les Assistantes sociales au temps de Vichy » (L’Harmattan, 1995), puis « L’Action sociale coloniale » (toujours chez L’Harmattan, en  2000).  Avant de devenir chercheure universitaire, elle était Assistante sociale en entreprise, titulaire du Diplôme supérieur en Travail social.
Elle a codirigé « L’Engagement à travers la vie de Germaine Tillion » (Riveneuve, 2013). 
Elle est coauteure du documentaire « Oubliés et Trahis. Les prisonniers de guerre coloniaux et nord-africains » (Grenade productions, 2003). 
En 2019, elle sort « Prisonniers de guerre &quot;indigènes. Visages oubliés de la France occupée » ( la Découverte).
Mais une des grandes affaires de sa vie, c’est Thiaroye et l’exhumation de ce crime colonial largement enfoui et maintenu dans l’oubli. Plus de 20 ans de travail, de recherche, de combat aussi, très rude où elle a pris des coups et continue à en prendre, notamment de la part de ceux, dans les sphères du pouvoir, qui se sont érigés en défenseurs de l’honneur de l’armée, qui bloquent l’accès à certaines archives, font du lobbying pour que la version officielle d’une « rébellion, mutinerie réprimée » continue à exister. Le livre qu’elle vient de sortir, « Le Massacre de Thiaroye. 1er décembre 1944, histoire d’un mensonge d’État » aux éditions Le Passager, raconte tout cela.
Parce que décidemment la France et ses représentants ne sont toujours pas à la hauteur, elle vient d’écrire au ministre des affaires étrangères, M. Jean-Noël Barrot, le même qui représentait l’Etat et le gouvernement français aux cérémonies à Dakar le 1er décembre, auxquelles elle était également invitée et qui faisait bien pale figure avec son discours convenu et minimaliste,
Courrier diffusé sur son blog sur Médiapart, le 2 janvier dernier…


Après l'incroyable commémoration du 80ème anniversaire du massacre de Thiaroye au Sénégal et un discours du président de la République sénégalaise qui fera date, je constate avec une certaine amertume que les autorités françaises continuent à minimiser les faits en louvoyant. Les hommes de Thiaroye et leurs descendants méritent plus de respect et de transparence. 
Monsieur le Ministre,
En qualité d’historienne qui travaille depuis de nombreuses années sur le massacre de Thiaroye, j’ai assisté à la commémoration du 80ème anniversaire de ce massacre. Je ne cache pas avoir éprouvé une grande satisfaction à l’écoute du discours du Président de la République Sénégalaise Bassirou Diomaye Faye tout en force et en subtilité, ce discours fera date.
J’attendais un discours de la France permettant d’effacer la mascarade du 70ème anniversaire. J’ai perçu une avancée certaine mais hélas pas à la hauteur des enjeux.
Ce 1er décembre 2024, à Thiaroye, vous avez repris le narratif de 2014 : le 1er décembre 1944 les hommes de Thiaroye poussèrent un immense cri de colère, en 2014, le président Hollande évoquait un cri d'indignation. Non, les hommes ont été rassemblés sur ordre des officiers et n'ont pas crié leur colère, ils ont été fauchés par les automitrailleuses alors qu'ils espéraient être payés de leurs soldes. Vous avez évoqué la transmission des archives en 2014 mais toutes les archives consultables n'ont pas été transmises : il manque celles qui prouvent la spoliation et celles qui montrent la diminution du nombre de rapatriés pour camoufler le nombre de victimes. Et évidemment, il manque toutes celles qui ne sont toujours pas consultables comme la liste des rapatriés, la liste des victimes, la cartographie des fosses communes, etc. Les autorités françaises se sont bien gardées de les montrer à la délégation sénégalaise venue en France pour tenter de s'approcher de la vérité. Elle n’a pas non plus reçu le motif de la sanction infligée à un officier particulièrement compromis.
Vous avez cité un extrait de la lettre du président Macron dans laquelle il évoque la confrontation entre les militaires et les tirailleurs mais les tirailleurs sont des militaires et comment peut-on parler de confrontation entre des hommes désarmés face à des automitrailleuses. Vous avez choisi de citer ce propos &quot;un enchaînement de faits qui abouti à un massacre&quot;, alors qu’il s’agit d’un massacre prémédité. « L’enchaînement de faits » minore la réalité de la violence et de la brutalité et surtout sous entend encore une fois des exactions qu’auraient commis ces ex-prisonniers de guerre ce 1er décembre. Ils ont été rassemblés sur ordre des officiers pour être exécutés.
Cependant, j'ai beaucoup apprécié vos propos en guise de conclusion : &quot;Pas d'apaisement sans la justice et pas de justice sans la vérité&quot;. Pour atteindre cette justice, le garde des Sceaux doit saisir la commission d'instruction de la Cour de Cassation pour faire aboutir le procès en révision des 34 condamnés et, pour s’approcher de la vérité, le ministre des Armées, doit rendre consultables toutes les archives sans aucune restriction.
Comment Biram Senghor, seul descendant connu de victime, peut trouver un apaisement, alors que l’État français a refusé, en septembre 2024, la proposition de règlement amiable émise par la CEDH ?
Dans son magnifique discours, le président Bassirou Diomaye Faye a sollicité l'aide de la France pour l'exhumation des corps et la fouille des fosses communes, allez-vous lui répondre favorablement ?
À l’aube d’une nouvelle année, je me permets de croire que les autorités françaises agiront en toute transparence pour qu’enfin les descendants puissent connaître l’ensemble des faits et bénéficier d’une légitime réparation.
A. MABON
 


&quot;Thiaroye 44, enquête sur un massacre de tirailleurs Sénégalais&quot;. Interview d’Abdourahmane Ndiaye
La journée du 14 décembre à la Lucarne, avait débuté avec une projection-débat autour du documentaire &quot;Thiaroye 44, enquête sur un massacre de tirailleurs Sénégalais&quot; de Francois-Xavier Destors et Marie Thomas-Penette, sorti en 2023.
Extrêmement bien documenté, il invite à travers la trajectoire de 3 jeunes artistes Magui Diop musicienne, Babacar Diop comédien et Aïcha Euzet auteure- originaires des lieux du crime - à identifier, malgré toutes les difficultés, des pistes de réponses / d’explications à ce crime organisé trop longtemps étouffé. Il permet ainsi de partager des informations essentielles pour tenter de comprendre le pourquoi du comment. Grâce à un véritable travail de mémoire, il continue de tracer un chemin mémoriel indispensable et joue un rôle essentiel de transmission.
Abdourahmane Ndiaye qui présentait le film et animait le débat, a répondu à nos questions… 


Musiques
- « Afrika » du duo Tukuleur composé des 2 frères Oumar et Moussa Sall. Un titre de l’album “Njibinaami” sorti en 2000.
- « Talataay Nder » - Maréma   
  - « Thiaroye 44 » Magui   


nom de la photo
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Jan 08 2025 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Hommage à un épisode troublant et marquant de l’histoire du Sénégal : la résistance des femmes de Nder. L’histoire d’un suicide collectif qui a eu lieu en 1820, à l’époque où le Sénégal n’était pas encore colonie française.
C’est un espace divisé en plusieurs royaumes indépendants, aux relations très conflictuelles et ce depuis longtemps : le royaume du Waalo, dont la capitale est Nder, situé à l’embouchure du fleuve Sénégal, le royaume Maure situé sur la rive nord du fleuve Sénégal et le royaume du Fouta-Torro à l’est du Waalo.
Dans les années 1815-1820, une révolution islamique avait abouti à la création d’un état islamique à l’est du Waalo. Le Waalo, royaume païen y était plutôt réfractaire et connaît alors une trajectoire très mouvementée : ses 2 royaumes voisins menacent le Waalo, créent une coalition et l’attaquent en 1820.
Il faut savoir qu’à cette époque, les femmes jouent un rôle très important et sont au centre de la vie politique du royaume du Waalo. La reine avait le même pouvoir que le souverain et c’est d’ailleurs la reine de l’époque, Fatim Yamar Khouryaye Mbodj, qui lorsque le royaume a été attaqué par ces ennemis voisins, cette fameuse journée du 7 novembre 1820, a assuré la régence du royaume du Waalo en l’absence du roi et de la majorité des hommes du village.
 La capitale de Nder est attaquée pendant plusieurs jours. En véritable cheffe de guerre, la reine Fatim Yamar organise la résistance et appelle toutes les femmes à mener une contre offensive contre la coalition des Maures et des Tukuleurs du Futa-Toro. Habillées en hommes, armées et organisées, elles font reculer les ennemis. Les récits des griots affirment que les femmes de Nder tuèrent ce jour-là plus de trois cents hommes. 
Malgré une violente et puissante résistance lors d’une 2nde attaque, l’armée menée par la reine  et Mbarka Dia, meneuse de femmes du village, est submergée. 
C’est ainsi, que plutôt que d’être capturées, violées et réduites en esclavage, les femmes s’entrelacèrent et se mirent à chanter des chants pour se donner du courage dans la case principale. À l’extérieur de la case, Mbarka Dia enflamma une torche et, sans même un tremblement, la lança contre l’une des façades de branchages.
Il est raconté que seule une jeune femme enceinte réussit à s’échapper accompagnée des 2 filles de la reine Fatim Yamar : Djeumbeut et Ndaté Yalla pour assurer la continuité du royaume. Elles ont d’ailleurs fini par gouverner le Waalo dans le seul souci de préserver les intérêts de leur royaume et sont toutes les 2 devenues des héroïnes de la résistance à la colonisation française dans l’Afrique de l’Ouest du 19ème siècle.


Armelle Mabon. Interview.
Elle était à Bordeaux, le 14 décembre dernier, juste après la conférence-débat animée par Karfa Diallo, à la Lucarne, dans le cadre du programme proposé par Mémoires et Partages, pour le 80ème anniversaire du crime colonial de Thiaroye. 
Armelle Mabon était il y a peu encore, elle est désormais à la retraite, enseignante-chercheure et Maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Bretagne-Sud, membre du laboratoire TEMOS (CNRS).
Elle a notamment publié, « Les Assistantes sociales au temps de Vichy » (L’Harmattan, 1995), puis « L’Action sociale coloniale » (toujours chez L’Harmattan, en  2000).  Avant de devenir chercheure universitaire, elle était Assistante sociale en entreprise, titulaire du Diplôme supérieur en Travail social.
Elle a codirigé « L’Engagement à travers la vie de Germaine Tillion » (Riveneuve, 2013). 
Elle est coauteure du documentaire « Oubliés et Trahis. Les prisonniers de guerre coloniaux et nord-africains » (Grenade productions, 2003). 
En 2019, elle sort « Prisonniers de guerre &quot;indigènes. Visages oubliés de la France occupée » ( la Découverte).
Mais une des grandes affaires de sa vie, c’est Thiaroye et l’exhumation de ce crime colonial largement enfoui et maintenu dans l’oubli. Plus de 20 ans de travail, de recherche, de combat aussi, très rude où elle a pris des coups et continue à en prendre, notamment de la part de ceux, dans les sphères du pouvoir, qui se sont érigés en défenseurs de l’honneur de l’armée, qui bloquent l’accès à certaines archives, font du lobbying pour que la version officielle d’une « rébellion, mutinerie réprimée » continue à exister. Le livre qu’elle vient de sortir, « Le Massacre de Thiaroye. 1er décembre 1944, histoire d’un mensonge d’État » aux éditions Le Passager, raconte tout cela.
Parce que décidemment la France et ses représentants ne sont toujours pas à la hauteur, elle vient d’écrire au ministre des affaires étrangères, M. Jean-Noël Barrot, le même qui représentait l’Etat et le gouvernement français aux cérémonies à Dakar le 1er décembre, auxquelles elle était également invitée et qui faisait bien pale figure avec son discours convenu et minimaliste,
Courrier diffusé sur son blog sur Médiapart, le 2 janvier dernier…


Après l'incroyable commémoration du 80ème anniversaire du massacre de Thiaroye au Sénégal et un discours du président de la République sénégalaise qui fera date, je constate avec une certaine amertume que les autorités françaises continuent à minimiser les faits en louvoyant. Les hommes de Thiaroye et leurs descendants méritent plus de respect et de transparence. 
Monsieur le Ministre,
En qualité d’historienne qui travaille depuis de nombreuses années sur le massacre de Thiaroye, j’ai assisté à la commémoration du 80ème anniversaire de ce massacre. Je ne cache pas avoir éprouvé une grande satisfaction à l’écoute du discours du Président de la République Sénégalaise Bassirou Diomaye Faye tout en force et en subtilité, ce discours fera date.
J’attendais un discours de la France permettant d’effacer la mascarade du 70ème anniversaire. J’ai perçu une avancée certaine mais hélas pas à la hauteur des enjeux.
Ce 1er décembre 2024, à Thiaroye, vous avez repris le narratif de 2014 : le 1er décembre 1944 les hommes de Thiaroye poussèrent un immense cri de colère, en 2014, le président Hollande évoquait un cri d'indignation. Non, les hommes ont été rassemblés sur ordre des officiers et n'ont pas crié leur colère, ils ont été fauchés par les automitrailleuses alors qu'ils espéraient être payés de leurs soldes. Vous avez évoqué la transmission des archives en 2014 mais toutes les archives consultables n'ont pas été transmises : il manque celles qui prouvent la spoliation et celles qui montrent la diminution du nombre de rapatriés pour camoufler le nombre de victimes. Et évidemment, il manque toutes celles qui ne sont toujours pas consultables comme la liste des rapatriés, la liste des victimes, la cartographie des fosses communes, etc. Les autorités françaises se sont bien gardées de les montrer à la délégation sénégalaise venue en France pour tenter de s'approcher de la vérité. Elle n’a pas non plus reçu le motif de la sanction infligée à un officier particulièrement compromis.
Vous avez cité un extrait de la lettre du président Macron dans laquelle il évoque la confrontation entre les militaires et les tirailleurs mais les tirailleurs sont des militaires et comment peut-on parler de confrontation entre des hommes désarmés face à des automitrailleuses. Vous avez choisi de citer ce propos &quot;un enchaînement de faits qui abouti à un massacre&quot;, alors qu’il s’agit d’un massacre prémédité. « L’enchaînement de faits » minore la réalité de la violence et de la brutalité et surtout sous entend encore une fois des exactions qu’auraient commis ces ex-prisonniers de guerre ce 1er décembre. Ils ont été rassemblés sur ordre des officiers pour être exécutés.
Cependant, j'ai beaucoup apprécié vos propos en guise de conclusion : &quot;Pas d'apaisement sans la justice et pas de justice sans la vérité&quot;. Pour atteindre cette justice, le garde des Sceaux doit saisir la commission d'instruction de la Cour de Cassation pour faire aboutir le procès en révision des 34 condamnés et, pour s’approcher de la vérité, le ministre des Armées, doit rendre consultables toutes les archives sans aucune restriction.
Comment Biram Senghor, seul descendant connu de victime, peut trouver un apaisement, alors que l’État français a refusé, en septembre 2024, la proposition de règlement amiable émise par la CEDH ?
Dans son magnifique discours, le président Bassirou Diomaye Faye a sollicité l'aide de la France pour l'exhumation des corps et la fouille des fosses communes, allez-vous lui répondre favorablement ?
À l’aube d’une nouvelle année, je me permets de croire que les autorités françaises agiront en toute transparence pour qu’enfin les descendants puissent connaître l’ensemble des faits et bénéficier d’une légitime réparation.
A. MABON
 


&quot;Thiaroye 44, enquête sur un massacre de tirailleurs Sénégalais&quot;. Interview d’Abdourahmane Ndiaye
La journée du 14 décembre à la Lucarne, avait débuté avec une projection-débat autour du documentaire &quot;Thiaroye 44, enquête sur un massacre de tirailleurs Sénégalais&quot; de Francois-Xavier Destors et Marie Thomas-Penette, sorti en 2023.
Extrêmement bien documenté, il invite à travers la trajectoire de 3 jeunes artistes Magui Diop musicienne, Babacar Diop comédien et Aïcha Euzet auteure- originaires des lieux du crime - à identifier, malgré toutes les difficultés, des pistes de réponses / d’explications à ce crime organisé trop longtemps étouffé. Il permet ainsi de partager des informations essentielles pour tenter de comprendre le pourquoi du comment. Grâce à un véritable travail de mémoire, il continue de tracer un chemin mémoriel indispensable et joue un rôle essentiel de transmission.
Abdourahmane Ndiaye qui présentait le film et animait le débat, a répondu à nos questions… 


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- « Afrika » du duo Tukuleur composé des 2 frères Oumar et Moussa Sall. Un titre de l’album “Njibinaami” sorti en 2000.
- « Talataay Nder » - Maréma   
  - « Thiaroye 44 » Magui   


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    <item>
      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 08/01/2024</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Mon Jan 08 2024 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Résistance femmes de Nder Sénégal 1820. Itw A.Mabon et A.Ndiaye sur crime colonial de Thiaroye 1944 </title>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 25/12/2024</title>
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      <pubDate>Wed Dec 25 2024 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Rencontre avec Catherine Poulain</title>
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      <description>&quot;Le Grand Marin&quot;
Cette baroudeuse devant l’éternel publiait il y a 8 ans son premier récit &quot;Le Grand Marin&quot;, un ouvrage multi primé où elle conte ses 10 années de pêche dans l’Arctique, au bout du monde. Cette vagabonde de la famille des Kerouac et des Cendrars a bourlingué de l’Asie à l’Amérique du Nord, du Canada à l’Alaska, fait tous les métiers et surtout rempli sa tête et sa besace de mots qui deviennent peu à peu des romans, 3 au compteur : &quot;Le Grand Marin&quot; donc aux éditions de l’Olivier en 2016, &quot;Le Cœur Blanc&quot; en 2018 encore à l’Olivier et &quot;l’Ombre d‘un Grand Oiseau&quot; en 2023 chez Arthaud. 

Hors-série
Elle vient de publier ce printemps un texte dans un hors-série de la revue Zadig intitulé &quot;Rêver l’Europe&quot;, aux côtés d’Erri de Luca, Wim Wenders ou Amélie Nothomb, pas moins. Catherine Poulain est partie en Flixbus de Bordeaux jusqu’à l’île de Lampedusa au large de la Sicile où débarquent les migrants qui survivent au désert, aux agressions de tous ordres en Lybie et in fine au naufrage en Méditerranée. Elle est partie à la rencontre de ces brûleurs de frontières et en a tiré un vibrant reportage. 


C’est avec ce personnage singulier que nous vous proposons de passer une heure. Alain Souchon et &quot;la vie Théodore&quot;, Tom Waits avec &quot;Singapore&quot; et Vivaldi avec ses &quot;Variations&quot; assureront l’ambiance musicale. 
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Dec 18 2024 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>Rencontre avec Catherine Poulain</itunes:title>
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      <itunes:author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</itunes:author>
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      <itunes:subtitle>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</itunes:subtitle>
      <itunes:summary>&quot;Le Grand Marin&quot;
Cette baroudeuse devant l’éternel publiait il y a 8 ans son premier récit &quot;Le Grand Marin&quot;, un ouvrage multi primé où elle conte ses 10 années de pêche dans l’Arctique, au bout du monde. Cette vagabonde de la famille des Kerouac et des Cendrars a bourlingué de l’Asie à l’Amérique du Nord, du Canada à l’Alaska, fait tous les métiers et surtout rempli sa tête et sa besace de mots qui deviennent peu à peu des romans, 3 au compteur : &quot;Le Grand Marin&quot; donc aux éditions de l’Olivier en 2016, &quot;Le Cœur Blanc&quot; en 2018 encore à l’Olivier et &quot;l’Ombre d‘un Grand Oiseau&quot; en 2023 chez Arthaud. 

Hors-série
Elle vient de publier ce printemps un texte dans un hors-série de la revue Zadig intitulé &quot;Rêver l’Europe&quot;, aux côtés d’Erri de Luca, Wim Wenders ou Amélie Nothomb, pas moins. Catherine Poulain est partie en Flixbus de Bordeaux jusqu’à l’île de Lampedusa au large de la Sicile où débarquent les migrants qui survivent au désert, aux agressions de tous ordres en Lybie et in fine au naufrage en Méditerranée. Elle est partie à la rencontre de ces brûleurs de frontières et en a tiré un vibrant reportage. 


C’est avec ce personnage singulier que nous vous proposons de passer une heure. Alain Souchon et &quot;la vie Théodore&quot;, Tom Waits avec &quot;Singapore&quot; et Vivaldi avec ses &quot;Variations&quot; assureront l’ambiance musicale. 
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    <item>
      <title>Pour rendre hommage...</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Série.
Aujourd’hui, vous allez entendre une nouvelle voix dans notre émission, celle de Gabrielle, Gabrielle Rodriguez, qui rejoint notre équipe. Elle ouvre une série appelée « Pour rendre hommage… » et aujourd’hui, hommage est rendu à quelqu’un que certains connaissent sans doute mais que beaucoup ignorent, c’est d’ailleurs un des objectifs forts de la série, faire sortir de l’anonymat, de l’invisibilisation parfois, des personnalités qui ont pourtant  beaucoup compté, Gabrielle commence aujourd’hui par Suzanne Césaire. 


Nora Mekmouche et Soraya Guendouz. 
Elles sont deux des onze auteurs-es que compte l’équipe des rédacteurs du Guide du Marseille colonial, sorti il y a deux ans. Elles sont également libraires bénévoles à la librairie associative marseillaise « Transit » et co-dirigent également une collection, « silence (barré) » au sein de la maison d’édition marseillaise « Cris Ecrits » fondée par Nora en 2002. « Corps en suspens, histoire d’une dépossession », le deuxième livre de la collection, sorti il y a tout juste un an en décembre 2023, creuse le même sillon que le premier livre « Nos Algéries intimes » sorti en 2022, il nous parle des corps en contexte colonial et postcolonial, ces corps minorisés, infériorisés, racisés, affectés d’un stigmate, il nous parle de maladie, de soin, de lutte, de mort, de création, d’effacement, de militantisme…

Tassadit Imache 
est l’auteure en 1989, du livre remarqué « Un fille sans histoire » que la maison d’édition marseillaise et féministe Hors d’atteinte vient de rééditer. Tassadit Imache fille d’un Algérien et d’une Française, née en France pendant la guerre d’Algérie, nous présente son dernier livre, le 8ème, « Le voyage empêché »…


Une semaine décoloniale à Bordeaux.
Vendredi dernier s’est tenue au Marché des Douves, une réunion fondatrice pour un projet qui nous tient à cœur ici dans l’équipe qui anime cette émission, le projet d’organiser à Bordeaux, sans doute en janvier 2026, avec tout ce que compte notre ville et notre région, de chercheurs-res, artistes, auteurs-res, militants-tes, une « semaine décoloniale », projet qui rassemble déjà de nombreux partenaires, le Musée d’Aquitaine, le LAM, l’IDAF, le Rocher de Palmer… Ci-dessous la « note d’intention » du projet…


Musiques

- « Femme Martinique Dou »  Lola Martin. 1960.
- « L’4mour »  Médine. Bande son du spectacle musical « La haine ». 2024.





Colonialité.s et décolonisation de l’espace public, Rencontres décoloniales de Bordeaux, octobre 2025

L’association Le guide du Bordeaux colonial, association décoloniale, le Laboratoire les Afriques dans le Monde (LAM), le Musée d’Aquitaine et l’Institut des Afriques souhaitent impulser un temps fort à l’automne 2025, placé sous le signe de la « Colonialité et décolonisation de l’espace public ».
Les acteurs réunis autour de cette dynamique envisagent d’associer et de mobiliser l’ensemble des collectifs, associations, militant·e·s, artistes, auteur·rice·s, etc… pour co-construire la programmation et l’organisation de ces rencontres.
L’objectif principal est de contribuer collectivement, à penser la notion de « décolonisation », à révéler la présence coloniale dans nos espaces publics et à tenter de répondre à la question-clé « comment décoloniser l’espace public ? ».
Nous souhaitons que ces contributions émanent des forces vives qui réfléchissent, expérimentent, créent et disent les décolonisations à partir de leurs expériences urbaines quotidiennes, de leurs vécus personnels, de leurs trajectoires collectives, de leurs luttes et de leurs imaginaires.
Ces « Rencontres décoloniales » de Bordeaux visent à ouvrir un espace de réflexion et d’action, ouvert à toutes les disciplines, pour repenser et transformer nos espaces publics.
En confrontant notre passé colonial et en proposant des alternatives décoloniales, nous pouvons construire des espaces plus justes et inclusifs pour toutes et tous.

La question de la colonialité et de la décolonisation de l’espace public est au coeur des débats contemporains sur la mémoire, l’histoire et la justice sociale. Les espaces publics, marqués par des symboles et des noms hérités de l’époque coloniale, continuent de refléter des rapports de pouvoir
asymétriques et des injustices historiques. Ces symboles perpétuent une vision eurocentrée de l’histoire et occultent les violences et les résistances des peuples colonisés (Analyse — Passé colonial à Etterbeek : Contextualiser pour clore le débat décolonial - Collectif Mémoire Coloniale et Lutte contre lesDiscriminations memoirecoloniale.be)


Les « Rencontres décoloniales » de l’automne 2025 s’inscrivent dans une réflexion en cours de consolidation sur les traces du colonial dans les villes européennes. Les travaux existants permettent d’affirmer que la présence du colonial se révèle autant dans des marqueurs matériels que dans des
symboles et pratiques plus subtiles. C’est ce constat qui nous fait préférer le terme de « colonialité » à celui de « colonial ».
Sans prétendre enfermer la démarche décoloniale dans une définition uniforme ou programmatique, Elara Bertho et Anne Querrien nous rappellent qu’interroger la colonialité, c’est avant tout « nommer des problématiques », c’est-à-dire identifier la « force de frappe » d’un système de « diffusion à prétention universelle, des savoirs, des imaginaires, des fantasmes élaborés dans le cadre de la colonie » (Bertho Elara et Anne Querrien. 2021. ‘Lignes de fuite décoloniales’. multitudes (blog). 1 October 2021. https://www.multitudes.net/lignes-de-fuite-decoloniales)


Objectifs des rencontres :
1. Sensibilisation : Informer et sensibiliser le public sur les enjeux de la colonialité et de la décolonisation de l’espace public.
2. Dialogue : Créer un espace de dialogue et de réflexion entre chercheur-se-s, artistes, militant-e-s et citoyen-ne-s sur les moyens de décoloniser l’espace public.
3. Action : Proposer des actions concrètes pour transformer les espaces publics en lieux inclusifs et respectueux de toutes les mémoires.

Questions clés :
· Comment éviter que les gestes qui consistent à commenter/déconstruire des signes, débaptiser, détruire, effacer, etc… ne soient finalement que de simples marquages nouveaux destinés à rassurer mais sans pour autant atteindre la dimension systémique de la colonialité contemporaine ?
· Quels lieux investir pour faire émerger de nouveaux symboles de décolonialité ? Comment passer d’actions symboliques à un réencodage urbain pérenne et partagé ?


Quelques exemples de formats que l’on pourrait retrouver au programme à co-construire :
· Conférences et tables rondes : Interventions de chercheur-se-s et d’expert-e-s sur la colonialité, la mémoire et la décolonisation.
· Ateliers participatifs : Sessions interactives pour imaginer et concevoir des projets de décolonisation de l’espace public.
· Expositions et performances artistiques : Présentations d’oeuvres d’artistes engagé-e-s dans la décolonisation et la revalorisation des mémoires marginalisées.
· Visites guidées : Parcours dans la ville de Bordeaux pour identifier et discuter des symboles coloniaux présents dans l’espace public.


Bordeaux le 01. 10. 2024








nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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Aujourd’hui, vous allez entendre une nouvelle voix dans notre émission, celle de Gabrielle, Gabrielle Rodriguez, qui rejoint notre équipe. Elle ouvre une série appelée « Pour rendre hommage… » et aujourd’hui, hommage est rendu à quelqu’un que certains connaissent sans doute mais que beaucoup ignorent, c’est d’ailleurs un des objectifs forts de la série, faire sortir de l’anonymat, de l’invisibilisation parfois, des personnalités qui ont pourtant  beaucoup compté, Gabrielle commence aujourd’hui par Suzanne Césaire. 


Nora Mekmouche et Soraya Guendouz. 
Elles sont deux des onze auteurs-es que compte l’équipe des rédacteurs du Guide du Marseille colonial, sorti il y a deux ans. Elles sont également libraires bénévoles à la librairie associative marseillaise « Transit » et co-dirigent également une collection, « silence (barré) » au sein de la maison d’édition marseillaise « Cris Ecrits » fondée par Nora en 2002. « Corps en suspens, histoire d’une dépossession », le deuxième livre de la collection, sorti il y a tout juste un an en décembre 2023, creuse le même sillon que le premier livre « Nos Algéries intimes » sorti en 2022, il nous parle des corps en contexte colonial et postcolonial, ces corps minorisés, infériorisés, racisés, affectés d’un stigmate, il nous parle de maladie, de soin, de lutte, de mort, de création, d’effacement, de militantisme…

Tassadit Imache 
est l’auteure en 1989, du livre remarqué « Un fille sans histoire » que la maison d’édition marseillaise et féministe Hors d’atteinte vient de rééditer. Tassadit Imache fille d’un Algérien et d’une Française, née en France pendant la guerre d’Algérie, nous présente son dernier livre, le 8ème, « Le voyage empêché »…


Une semaine décoloniale à Bordeaux.
Vendredi dernier s’est tenue au Marché des Douves, une réunion fondatrice pour un projet qui nous tient à cœur ici dans l’équipe qui anime cette émission, le projet d’organiser à Bordeaux, sans doute en janvier 2026, avec tout ce que compte notre ville et notre région, de chercheurs-res, artistes, auteurs-res, militants-tes, une « semaine décoloniale », projet qui rassemble déjà de nombreux partenaires, le Musée d’Aquitaine, le LAM, l’IDAF, le Rocher de Palmer… Ci-dessous la « note d’intention » du projet…


Musiques

- « Femme Martinique Dou »  Lola Martin. 1960.
- « L’4mour »  Médine. Bande son du spectacle musical « La haine ». 2024.





Colonialité.s et décolonisation de l’espace public, Rencontres décoloniales de Bordeaux, octobre 2025

L’association Le guide du Bordeaux colonial, association décoloniale, le Laboratoire les Afriques dans le Monde (LAM), le Musée d’Aquitaine et l’Institut des Afriques souhaitent impulser un temps fort à l’automne 2025, placé sous le signe de la « Colonialité et décolonisation de l’espace public ».
Les acteurs réunis autour de cette dynamique envisagent d’associer et de mobiliser l’ensemble des collectifs, associations, militant·e·s, artistes, auteur·rice·s, etc… pour co-construire la programmation et l’organisation de ces rencontres.
L’objectif principal est de contribuer collectivement, à penser la notion de « décolonisation », à révéler la présence coloniale dans nos espaces publics et à tenter de répondre à la question-clé « comment décoloniser l’espace public ? ».
Nous souhaitons que ces contributions émanent des forces vives qui réfléchissent, expérimentent, créent et disent les décolonisations à partir de leurs expériences urbaines quotidiennes, de leurs vécus personnels, de leurs trajectoires collectives, de leurs luttes et de leurs imaginaires.
Ces « Rencontres décoloniales » de Bordeaux visent à ouvrir un espace de réflexion et d’action, ouvert à toutes les disciplines, pour repenser et transformer nos espaces publics.
En confrontant notre passé colonial et en proposant des alternatives décoloniales, nous pouvons construire des espaces plus justes et inclusifs pour toutes et tous.

La question de la colonialité et de la décolonisation de l’espace public est au coeur des débats contemporains sur la mémoire, l’histoire et la justice sociale. Les espaces publics, marqués par des symboles et des noms hérités de l’époque coloniale, continuent de refléter des rapports de pouvoir
asymétriques et des injustices historiques. Ces symboles perpétuent une vision eurocentrée de l’histoire et occultent les violences et les résistances des peuples colonisés (Analyse — Passé colonial à Etterbeek : Contextualiser pour clore le débat décolonial - Collectif Mémoire Coloniale et Lutte contre lesDiscriminations memoirecoloniale.be)


Les « Rencontres décoloniales » de l’automne 2025 s’inscrivent dans une réflexion en cours de consolidation sur les traces du colonial dans les villes européennes. Les travaux existants permettent d’affirmer que la présence du colonial se révèle autant dans des marqueurs matériels que dans des
symboles et pratiques plus subtiles. C’est ce constat qui nous fait préférer le terme de « colonialité » à celui de « colonial ».
Sans prétendre enfermer la démarche décoloniale dans une définition uniforme ou programmatique, Elara Bertho et Anne Querrien nous rappellent qu’interroger la colonialité, c’est avant tout « nommer des problématiques », c’est-à-dire identifier la « force de frappe » d’un système de « diffusion à prétention universelle, des savoirs, des imaginaires, des fantasmes élaborés dans le cadre de la colonie » (Bertho Elara et Anne Querrien. 2021. ‘Lignes de fuite décoloniales’. multitudes (blog). 1 October 2021. https://www.multitudes.net/lignes-de-fuite-decoloniales)


Objectifs des rencontres :
1. Sensibilisation : Informer et sensibiliser le public sur les enjeux de la colonialité et de la décolonisation de l’espace public.
2. Dialogue : Créer un espace de dialogue et de réflexion entre chercheur-se-s, artistes, militant-e-s et citoyen-ne-s sur les moyens de décoloniser l’espace public.
3. Action : Proposer des actions concrètes pour transformer les espaces publics en lieux inclusifs et respectueux de toutes les mémoires.

Questions clés :
· Comment éviter que les gestes qui consistent à commenter/déconstruire des signes, débaptiser, détruire, effacer, etc… ne soient finalement que de simples marquages nouveaux destinés à rassurer mais sans pour autant atteindre la dimension systémique de la colonialité contemporaine ?
· Quels lieux investir pour faire émerger de nouveaux symboles de décolonialité ? Comment passer d’actions symboliques à un réencodage urbain pérenne et partagé ?


Quelques exemples de formats que l’on pourrait retrouver au programme à co-construire :
· Conférences et tables rondes : Interventions de chercheur-se-s et d’expert-e-s sur la colonialité, la mémoire et la décolonisation.
· Ateliers participatifs : Sessions interactives pour imaginer et concevoir des projets de décolonisation de l’espace public.
· Expositions et performances artistiques : Présentations d’oeuvres d’artistes engagé-e-s dans la décolonisation et la revalorisation des mémoires marginalisées.
· Visites guidées : Parcours dans la ville de Bordeaux pour identifier et discuter des symboles coloniaux présents dans l’espace public.


Bordeaux le 01. 10. 2024








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    <item>
      <title>Thiaroye : histoire d'un mensonge d'État</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>« la France se doit de reconnaître qu'il y a eu un massacre des Tirailleurs africains par les forces coloniales francaises dans le camp militaire de Thiaroye » E. Macron 29 décembre 2024


Dakar.
Sur place à Dakar, une cérémonie importante a eu lieu, en présence du Président sénégalais, de cinq chefs d'État africains, le président des Comores, du Gabon, de la Gambie, de la Guinée-Bissau et de la Mauritanie (qui est également président de l'Union africaine). Il y avait également Jean-Noël Barrot, le ministre français des Affaires étrangères pour représenter la France.
Trois jours avant, Macron s’était fendu d’un courrier à son homologue sénégalais pour lui dire que « la France se doit de reconnaître qu'il y a eu un massacre des Tirailleurs africains par les forces coloniales françaises dans le camp militaire de Thiaroye, en périphérie de Dakar, le 1ᵉʳ décembre 1944 ». 
Le président Sénégalais a aussi annoncé, ce jour-là, la création d’un Comité d’historiens et d’archivistes sénégalais, chargés de réexaminer l’ensemble des archives à disposition sur ce drame qui aura pour mission de tenter de faire la lumière sur le nombre de morts – 35 officiellement, entre 300 et 400 selon plusieurs historiens – et le déroulement des faits. Cette commission devra rendre son rapport en mars 2025.

Paris et Bordeaux.
Chez nous à Bordeaux mais pas que, Mémoires et partages, a voulu elle aussi marquer plus fortement que d’habitude cet anniversaire. Un collectif a préparé et déployé une série d’évènements qui a commencé dès octobre par le lancement d’une pétition pour une reconnaissance officielle et une condamnation du massacre de Thiaroye, s’est poursuivi le 4 novembre par une présence à l’Assemblée nationale pour une Conférence plaidoyer pour qu’une  commission d’enquête parlementaire voit le jour… Le jour anniversaire, dimanche 1er Décembre 2024, une cérémonie a eu lieu Bords de Garonne, en présence de nombreuses et nombreux élus, de représentants d’organisations et de témoins, cérémonie où le Guide du Bordeaux colonial était présent. Nous allons d’ailleurs vous proposer de nombreux et larges extraits des prises de paroles. La dimension artistique n’a évidemment pas été oubliée puisque la veille, samedi 30 novembre au Rocher de Palmer, Cheikh Sow proposait un hommage en musiques, dimanche après midi le cinéma Utopia, en  partenariat avec Mémoires et partages et l’Institut des Afriques, proposait le film référence de Ousmane Sembène, sorti en 1988 « Le camp de Thiaroye » dans une belle version restaurée, un film interdit en France pendant 36 ans. Mémoires et partages a également créé pour l’occasion une exposition documentaire de 10 panneaux intitulée « Morts pour la France, l’histoire des tirailleurs de Thiaroye ». Et ce n’est pas fini, Mémoires et partages associée aux amis du Sahel, propose, samedi prochain, 14 décembre, à la Lucarne, à St Michel, près de la porte de la monnaie, une journée  d’animations (lectures, performances, musiques) avec la présence d’Armelle Mabon, l’historienne, maîtresse de conférences à l’université de Bretagne-Sud, référence dans ce combat pour faire éclater la vérité d’un crime colonial étouffé et qui viendra présenter son dernier ouvrage « Le massacre de Thiaroye. 1er décembre 1944. Histoire d'un mensonge d'État »

Cérémonie dimanche 1er Décembre 2024, Bords de Garonne, fresque du naufrage « l’Afrique ».
Prises de parole 
- Pierre Hurmic, Maire de Bordeaux
- Patrick Serres, Président de Mémoires et Partages 
- Nicolas Thierry,  député de Bordeaux
- Mathilde Feld, députée de Gironde
- Vincent Maurin, conseiller général de Bordeaux 
- Madame la représentante de Monsieur le Consul Général du Sénégal, Abdoulaye Diallo
- Saïd Boudjema, Président de la Fédération Franco-Algérienne d’Aquitaine 
- Sidiki Bakaba, acteur dans le film « Camp de Thiaroye » de Ousmane Sembène
- Diogo Balde, étudiant à Bordeaux et petit fis de Tirailleur

En présence : d’Aline Mouquet et Wiame Benyachou, conseillères départementales, d’Olivier Escots conseiller municipal Bordeaux…

Animation : Clarisse Gomis, Secrétaire générale de Mémoires et Partages.  


Musique:

- « Ode aux martyrs sénégalais », poème de Léopold Sédar Senghor de 1948, dit par le slameur Manu. 


Interviews: 
- Sheikh Sow : 1er décembre 2024
- Diogo Balde : 1er décembre 2024
- Nicolas Thierry : 9 décembre 2024


nom de la photo











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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <itunes:summary>« la France se doit de reconnaître qu'il y a eu un massacre des Tirailleurs africains par les forces coloniales francaises dans le camp militaire de Thiaroye » E. Macron 29 décembre 2024


Dakar.
Sur place à Dakar, une cérémonie importante a eu lieu, en présence du Président sénégalais, de cinq chefs d'État africains, le président des Comores, du Gabon, de la Gambie, de la Guinée-Bissau et de la Mauritanie (qui est également président de l'Union africaine). Il y avait également Jean-Noël Barrot, le ministre français des Affaires étrangères pour représenter la France.
Trois jours avant, Macron s’était fendu d’un courrier à son homologue sénégalais pour lui dire que « la France se doit de reconnaître qu'il y a eu un massacre des Tirailleurs africains par les forces coloniales françaises dans le camp militaire de Thiaroye, en périphérie de Dakar, le 1ᵉʳ décembre 1944 ». 
Le président Sénégalais a aussi annoncé, ce jour-là, la création d’un Comité d’historiens et d’archivistes sénégalais, chargés de réexaminer l’ensemble des archives à disposition sur ce drame qui aura pour mission de tenter de faire la lumière sur le nombre de morts – 35 officiellement, entre 300 et 400 selon plusieurs historiens – et le déroulement des faits. Cette commission devra rendre son rapport en mars 2025.

Paris et Bordeaux.
Chez nous à Bordeaux mais pas que, Mémoires et partages, a voulu elle aussi marquer plus fortement que d’habitude cet anniversaire. Un collectif a préparé et déployé une série d’évènements qui a commencé dès octobre par le lancement d’une pétition pour une reconnaissance officielle et une condamnation du massacre de Thiaroye, s’est poursuivi le 4 novembre par une présence à l’Assemblée nationale pour une Conférence plaidoyer pour qu’une  commission d’enquête parlementaire voit le jour… Le jour anniversaire, dimanche 1er Décembre 2024, une cérémonie a eu lieu Bords de Garonne, en présence de nombreuses et nombreux élus, de représentants d’organisations et de témoins, cérémonie où le Guide du Bordeaux colonial était présent. Nous allons d’ailleurs vous proposer de nombreux et larges extraits des prises de paroles. La dimension artistique n’a évidemment pas été oubliée puisque la veille, samedi 30 novembre au Rocher de Palmer, Cheikh Sow proposait un hommage en musiques, dimanche après midi le cinéma Utopia, en  partenariat avec Mémoires et partages et l’Institut des Afriques, proposait le film référence de Ousmane Sembène, sorti en 1988 « Le camp de Thiaroye » dans une belle version restaurée, un film interdit en France pendant 36 ans. Mémoires et partages a également créé pour l’occasion une exposition documentaire de 10 panneaux intitulée « Morts pour la France, l’histoire des tirailleurs de Thiaroye ». Et ce n’est pas fini, Mémoires et partages associée aux amis du Sahel, propose, samedi prochain, 14 décembre, à la Lucarne, à St Michel, près de la porte de la monnaie, une journée  d’animations (lectures, performances, musiques) avec la présence d’Armelle Mabon, l’historienne, maîtresse de conférences à l’université de Bretagne-Sud, référence dans ce combat pour faire éclater la vérité d’un crime colonial étouffé et qui viendra présenter son dernier ouvrage « Le massacre de Thiaroye. 1er décembre 1944. Histoire d'un mensonge d'État »

Cérémonie dimanche 1er Décembre 2024, Bords de Garonne, fresque du naufrage « l’Afrique ».
Prises de parole 
- Pierre Hurmic, Maire de Bordeaux
- Patrick Serres, Président de Mémoires et Partages 
- Nicolas Thierry,  député de Bordeaux
- Mathilde Feld, députée de Gironde
- Vincent Maurin, conseiller général de Bordeaux 
- Madame la représentante de Monsieur le Consul Général du Sénégal, Abdoulaye Diallo
- Saïd Boudjema, Président de la Fédération Franco-Algérienne d’Aquitaine 
- Sidiki Bakaba, acteur dans le film « Camp de Thiaroye » de Ousmane Sembène
- Diogo Balde, étudiant à Bordeaux et petit fis de Tirailleur

En présence : d’Aline Mouquet et Wiame Benyachou, conseillères départementales, d’Olivier Escots conseiller municipal Bordeaux…

Animation : Clarisse Gomis, Secrétaire générale de Mémoires et Partages.  


Musique:

- « Ode aux martyrs sénégalais », poème de Léopold Sédar Senghor de 1948, dit par le slameur Manu. 


Interviews: 
- Sheikh Sow : 1er décembre 2024
- Diogo Balde : 1er décembre 2024
- Nicolas Thierry : 9 décembre 2024


nom de la photo











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      <title>Chasse aux sorcières</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Mercredi 27 décembre : un moment de littérature émancipatrice, une émission du &quot;Guide du Bordeaux colonial, rendez-vous décolonial&quot;.


&quot;L'idée de Dieu et les religions sont source et maintien de l'ignorance, de l'abrutissement, par conséquent de l'esclavage et de la misère.&quot;
Louis-Auguste Blanqui


Un livre/un auteur:
Cette histoire devenue une sorte de mythe, comme une expression commune, est utilisée pour prévenir d’une éventuelle injustice ou d’un rôle de bouc émissaire. Théoriquement elle permet de mettre en garde contre les dangers de l'isolationnisme, de l'extrémisme religieux, des fausses accusations ou des erreurs judiciaires. Pourtant le personnage de Tituba est restée quasiment inconnu, sans doute parce que femme, noire et esclave.
Alors Maryse Condé lui invente un parcours fait d’humanité et de poésie, qu’elle rapporte, en exergue de son roman : « Tituba et moi, avons vécu en étroite intimité pendant un an. C’est au cours de nos interminables conversations qu’elle m’a dit ces choses qu’elle n’avait confiées à personne ».


Chronique cinéma
Paul Lhiabastres nous parle du film &quot;Häxan&quot;de Benjamin Christensen où il est question de sorcellerie à travers les âges.

« Le cinéma, art subversif » Amos Vogel


Paroles aux libraires
La machine à lire, à Bordeaux. Mylène RODRIGUEZ nous parle de La machine à lire, librairie engagée et référence culturelle à Bordeaux... Elle nous donne également des conseils de lecture...


Chronique arts
Sarah Vélu Sarah Vélu dresse le portrait de l’artiste américaine A.C. Hinkle dont le récent travail est inspiré du roman de Maryse Condé.

“L'art est un effort pour créer, à côté du monde réel, un monde plus humain.” André Maurois.


Musiques 


-Extraits de « Les routes de l’esclavage », album et spectacle de Jordi Savall. 2017. 

-« Swing low, sweet chariot » Joan Baez, live in France. 1973. 
</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Nov 27 2024 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>Chasse aux sorcières</itunes:title>
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      <itunes:author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</itunes:author>
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      <itunes:keywords>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</itunes:keywords>
      <itunes:subtitle>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</itunes:subtitle>
      <itunes:summary>Mercredi 27 décembre : un moment de littérature émancipatrice, une émission du &quot;Guide du Bordeaux colonial, rendez-vous décolonial&quot;.


&quot;L'idée de Dieu et les religions sont source et maintien de l'ignorance, de l'abrutissement, par conséquent de l'esclavage et de la misère.&quot;
Louis-Auguste Blanqui


Un livre/un auteur:
Cette histoire devenue une sorte de mythe, comme une expression commune, est utilisée pour prévenir d’une éventuelle injustice ou d’un rôle de bouc émissaire. Théoriquement elle permet de mettre en garde contre les dangers de l'isolationnisme, de l'extrémisme religieux, des fausses accusations ou des erreurs judiciaires. Pourtant le personnage de Tituba est restée quasiment inconnu, sans doute parce que femme, noire et esclave.
Alors Maryse Condé lui invente un parcours fait d’humanité et de poésie, qu’elle rapporte, en exergue de son roman : « Tituba et moi, avons vécu en étroite intimité pendant un an. C’est au cours de nos interminables conversations qu’elle m’a dit ces choses qu’elle n’avait confiées à personne ».


Chronique cinéma
Paul Lhiabastres nous parle du film &quot;Häxan&quot;de Benjamin Christensen où il est question de sorcellerie à travers les âges.

« Le cinéma, art subversif » Amos Vogel


Paroles aux libraires
La machine à lire, à Bordeaux. Mylène RODRIGUEZ nous parle de La machine à lire, librairie engagée et référence culturelle à Bordeaux... Elle nous donne également des conseils de lecture...


Chronique arts
Sarah Vélu Sarah Vélu dresse le portrait de l’artiste américaine A.C. Hinkle dont le récent travail est inspiré du roman de Maryse Condé.

“L'art est un effort pour créer, à côté du monde réel, un monde plus humain.” André Maurois.


Musiques 


-Extraits de « Les routes de l’esclavage », album et spectacle de Jordi Savall. 2017. 

-« Swing low, sweet chariot » Joan Baez, live in France. 1973. 
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    </item>
    <item>
      <title>L'« Agent orange » au Vietnam et la plus grande guerre chimique de l’histoire.</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Tran To Nga.
Née en 1942 en Indochine, colonie Française,  Mme Tran To Nga a rejoint à 24 ans le Front National de Libération du Sud Vietnam. Elle a couvert la guerre (1955-1975) comme journaliste, reporter pour l’agence de presse du FLN.
En 1967, elle se retrouve sous une pluie d’ &quot;Agent orange&quot;. Depuis elle a développé des pathologies caractéristiques de l’empoisonnement à la dioxine : diabète 2,  tuberculoses, cancer et elle a mis au monde des enfants avec de malformations cardiaques, dont une fille morte à l’âge de 17 mois. 
Elle incarne aujourd’hui le combat acharné pour que ce crime de guerre chimique soit reconnu et que ses responsables soient désignés, comparaissent devant la justice et soient condamnés. Elle nous a accordé une interview par téléphone où elle nous raconte ce parcours et ce combat de toute une vie.

Ho Hai Quang.
Né en Indochine, colonie française, en 1944, il est envoyé en France par ses parents en 1952. Au début des années 1960 il forme avec son frère Thanh  un duo chant-guitare « les Kimonos » assez connu pour assurer la première parte de Stevie Wonder à l’Olympia en 1963.
Devenu Maître de conférence en Sciences économiques, il s’installe à la réunion en 1990.
Fondateur de l’association Orange DiHoxyn, il s’active lui aussi pour dénoncer l’ « Agent orange » et propose des conférences concerts où il interprète lui-même ses compositions (dont Choir for Vietnam que nous écouterons dans une version proposée par le bluesman américain Watermelon slim. Il sera avec nous en direct au téléphone durant toute l'émission.

Cabinet Bourdon.
C’est le cabinet d’avocats parisien bien connu, créé par William Bourdon, défenseur des lanceurs d’alerte et des libertés publiques. Maître Bertrand Repolt du cabinet Bourdon, avocat de Tran To Nga, nous a accordé une interview dans laquelle il retrace l’historique du procès intenté contre 14 grands groupes chimiques américains dont Monsanto (racheté par Bayer en 2018) et Dow chemicals pour les plus importants :
   - Au premier procès au tribunal de Grande Instance d’Evry, le 10 mai 2021, les juges ont déclaré « irrecevables&quot; les poursuites car les entreprises ont agi « sur ordre et pour le compte de l’Etat américain » et qu’elles pouvaient se prévaloir de l’ «Immunité de juridiction » (un tribunal en France ne serait pas compétent pour juger l’action d’un Etat étranger souverain dans le cadre d’une politique de défense d’un pays pendant une guerre).
   - Au procès en appel, en août dernier, la cour d’appel de Paris a confirmé le caractère « irrecevable de la demande ».
   - l’affaire ira en cassation car la plaignante et l’avocat, estiment que  « les juges ont endossé une attitude conservatrice à rebours de la modernité du droit  et contraire au droit européen et internat »

Dioxine.
La dioxine est une molécule hautement toxique qui atteint les fonctions hormonales, immunitaires et reproductives de l’organisme. C’est un puissant perturbateur endocrinien, donc un poison cancérigène, mutagène, tératogène, pouvant donc déclencher de nombreuses, graves et diverses pathologies (17 sont officiellement répertoriées) et dont les effets perdurent à travers les générations.
Cette dioxine était contenue dans l’ &quot;Agent orange&quot; et les autres défoliants ou herbicides utilisés puisque en fait l’armée américaine a déversé ces dizaines et dizaines de millions de litres sous diverses combinaisons ou compositions, auxquelles a été donné le nom des différents marquages qui différenciaient les fûts, on a donc ainsi parlé d’&quot;Agent Blanc&quot;, d’&quot;Agent Bleu&quot;, &quot;Rose&quot;, &quot;Vert&quot;, &quot;Violet&quot; (ce que les Américains ont appelé ensuite l’&quot;arc-en-ciel des herbicides&quot;, et qu’une militante australienne, dans le titre de son livre, a dénommé The Devil’s Rainbow ). Déversement en épandages par avion, ou parfois aussi en arrosage au sol, en même temps pour éliminer ou réduire la végétation de la jungle indochinoise et y débusquer les combattants du Vietcong qui s’y abritaient et aussi pour détruire les récoltes des paysans et les affamer…
Ainsi on considère aujourd’hui que le Vietnam compte plus de 4,8 millions de personnes qui ont été directement exposées aux défoliants, dont 3 millions en subissent encore les séquelles. Des centaines de milliers sont décédées dans la douleur. D’autres continuent de combattre tant bien que mal leurs maladies, souvent incurables et de nombreux enfants sont nés et continuent de naître très malformés ou sont condamnés à une vie végétative.


Musique. 
- Choir for Vietnam. Performance live de Watermelon Slim pour l'événement &quot;8 heures pour les victimes de l'Agent Orange&quot;. Paris. Février 2020. Paroles et musiques Ho Hai Quang.


nom de la photo

nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Nov 06 2024 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Née en 1942 en Indochine, colonie Française,  Mme Tran To Nga a rejoint à 24 ans le Front National de Libération du Sud Vietnam. Elle a couvert la guerre (1955-1975) comme journaliste, reporter pour l’agence de presse du FLN.
En 1967, elle se retrouve sous une pluie d’ &quot;Agent orange&quot;. Depuis elle a développé des pathologies caractéristiques de l’empoisonnement à la dioxine : diabète 2,  tuberculoses, cancer et elle a mis au monde des enfants avec de malformations cardiaques, dont une fille morte à l’âge de 17 mois. 
Elle incarne aujourd’hui le combat acharné pour que ce crime de guerre chimique soit reconnu et que ses responsables soient désignés, comparaissent devant la justice et soient condamnés. Elle nous a accordé une interview par téléphone où elle nous raconte ce parcours et ce combat de toute une vie.

Ho Hai Quang.
Né en Indochine, colonie française, en 1944, il est envoyé en France par ses parents en 1952. Au début des années 1960 il forme avec son frère Thanh  un duo chant-guitare « les Kimonos » assez connu pour assurer la première parte de Stevie Wonder à l’Olympia en 1963.
Devenu Maître de conférence en Sciences économiques, il s’installe à la réunion en 1990.
Fondateur de l’association Orange DiHoxyn, il s’active lui aussi pour dénoncer l’ « Agent orange » et propose des conférences concerts où il interprète lui-même ses compositions (dont Choir for Vietnam que nous écouterons dans une version proposée par le bluesman américain Watermelon slim. Il sera avec nous en direct au téléphone durant toute l'émission.

Cabinet Bourdon.
C’est le cabinet d’avocats parisien bien connu, créé par William Bourdon, défenseur des lanceurs d’alerte et des libertés publiques. Maître Bertrand Repolt du cabinet Bourdon, avocat de Tran To Nga, nous a accordé une interview dans laquelle il retrace l’historique du procès intenté contre 14 grands groupes chimiques américains dont Monsanto (racheté par Bayer en 2018) et Dow chemicals pour les plus importants :
   - Au premier procès au tribunal de Grande Instance d’Evry, le 10 mai 2021, les juges ont déclaré « irrecevables&quot; les poursuites car les entreprises ont agi « sur ordre et pour le compte de l’Etat américain » et qu’elles pouvaient se prévaloir de l’ «Immunité de juridiction » (un tribunal en France ne serait pas compétent pour juger l’action d’un Etat étranger souverain dans le cadre d’une politique de défense d’un pays pendant une guerre).
   - Au procès en appel, en août dernier, la cour d’appel de Paris a confirmé le caractère « irrecevable de la demande ».
   - l’affaire ira en cassation car la plaignante et l’avocat, estiment que  « les juges ont endossé une attitude conservatrice à rebours de la modernité du droit  et contraire au droit européen et internat »

Dioxine.
La dioxine est une molécule hautement toxique qui atteint les fonctions hormonales, immunitaires et reproductives de l’organisme. C’est un puissant perturbateur endocrinien, donc un poison cancérigène, mutagène, tératogène, pouvant donc déclencher de nombreuses, graves et diverses pathologies (17 sont officiellement répertoriées) et dont les effets perdurent à travers les générations.
Cette dioxine était contenue dans l’ &quot;Agent orange&quot; et les autres défoliants ou herbicides utilisés puisque en fait l’armée américaine a déversé ces dizaines et dizaines de millions de litres sous diverses combinaisons ou compositions, auxquelles a été donné le nom des différents marquages qui différenciaient les fûts, on a donc ainsi parlé d’&quot;Agent Blanc&quot;, d’&quot;Agent Bleu&quot;, &quot;Rose&quot;, &quot;Vert&quot;, &quot;Violet&quot; (ce que les Américains ont appelé ensuite l’&quot;arc-en-ciel des herbicides&quot;, et qu’une militante australienne, dans le titre de son livre, a dénommé The Devil’s Rainbow ). Déversement en épandages par avion, ou parfois aussi en arrosage au sol, en même temps pour éliminer ou réduire la végétation de la jungle indochinoise et y débusquer les combattants du Vietcong qui s’y abritaient et aussi pour détruire les récoltes des paysans et les affamer…
Ainsi on considère aujourd’hui que le Vietnam compte plus de 4,8 millions de personnes qui ont été directement exposées aux défoliants, dont 3 millions en subissent encore les séquelles. Des centaines de milliers sont décédées dans la douleur. D’autres continuent de combattre tant bien que mal leurs maladies, souvent incurables et de nombreux enfants sont nés et continuent de naître très malformés ou sont condamnés à une vie végétative.


Musique. 
- Choir for Vietnam. Performance live de Watermelon Slim pour l'événement &quot;8 heures pour les victimes de l'Agent Orange&quot;. Paris. Février 2020. Paroles et musiques Ho Hai Quang.


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    <item>
      <title>Madagascar : victime majeure du dérèglement climatique et du néocolonialisme</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle émission du guide du Bordeaux colonial, le rendez-vous décolonial animé cette semaine par Jean-François Meekel. Une émission enregistrée qui va nous emporter vers la grande île de Madagascar. Nous aurons deux guides : Chantal Crenn, anthropologue qui a fait sa thèse de l’école des hautes études en sciences sociales sur les migrations entre Madagascar et la France et Chantal Marmion, présidente d’une association girondine qui intervient sur l’île au large de l’Afrique… en particulier sur les problèmes d’eau. 

Madagascar.
la cinquième plus grande île du monde, un territoire plus grand que la France, est confrontée à une crise économique, sociale et environnementale sans précédent dans un contexte politique très instable. Ses 30 millions d’habitants subissent l’un des taux de pauvreté parmi les plus élevés du globe.  Madagascar est classé au 177e rang sur 191 pays selon l’indice de développement humain en 2024, avec des taux de pauvreté affolants : 75,2 % de la population vit avec moins de 0,89 dollars par jour et 51,8 % est en situation d’extrême pauvreté. 


Près de la moitié de la population n’a pas accès à l’eau. 
Une situation aggravée par le land grabbing, l’accaparement des terres par des groupes internationaux, Corée du Sud et Chine principalement. Quant aux richesses minérales, or, saphir, cobalt, nickel, elles sont exploitées par des firmes étrangères comme Rio Tinto. Une situation néocoloniale qui a chassé de nombreux paysans vers les périphéries des villes et encouragé les migrations. L’île est aussi le premier producteur et exportateur de vanille, la culture de la vanille bourbon dont la culture reste très artisanale occupe de très nombreux ruraux. Mais le cours de la vanille a chuté endettant massivement les petits producteurs. 


Depuis le début des années 1990, le nombre de migrants internationaux en provenance de Madagascar est en constante augmentation. 
Estimé à 58 000 personnes en 1990, il est évalué à 170 000 vingt-cinq ans plus tard, pour atteindre 184 762 individus en 2020 dont 140 000 en France, le pays colonisateur. La France reste très présente encore à Madagascar mais dans un autre objectif : 200 ONG et associations apportent leur aide dans de nombreux domaines. Exemple avec l’association girondine Amitiés France Madagascar.   
</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Nov 20 2024 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle émission du guide du Bordeaux colonial, le rendez-vous décolonial animé cette semaine par Jean-François Meekel. Une émission enregistrée qui va nous emporter vers la grande île de Madagascar. Nous aurons deux guides : Chantal Crenn, anthropologue qui a fait sa thèse de l’école des hautes études en sciences sociales sur les migrations entre Madagascar et la France et Chantal Marmion, présidente d’une association girondine qui intervient sur l’île au large de l’Afrique… en particulier sur les problèmes d’eau. 

Madagascar.
la cinquième plus grande île du monde, un territoire plus grand que la France, est confrontée à une crise économique, sociale et environnementale sans précédent dans un contexte politique très instable. Ses 30 millions d’habitants subissent l’un des taux de pauvreté parmi les plus élevés du globe.  Madagascar est classé au 177e rang sur 191 pays selon l’indice de développement humain en 2024, avec des taux de pauvreté affolants : 75,2 % de la population vit avec moins de 0,89 dollars par jour et 51,8 % est en situation d’extrême pauvreté. 


Près de la moitié de la population n’a pas accès à l’eau. 
Une situation aggravée par le land grabbing, l’accaparement des terres par des groupes internationaux, Corée du Sud et Chine principalement. Quant aux richesses minérales, or, saphir, cobalt, nickel, elles sont exploitées par des firmes étrangères comme Rio Tinto. Une situation néocoloniale qui a chassé de nombreux paysans vers les périphéries des villes et encouragé les migrations. L’île est aussi le premier producteur et exportateur de vanille, la culture de la vanille bourbon dont la culture reste très artisanale occupe de très nombreux ruraux. Mais le cours de la vanille a chuté endettant massivement les petits producteurs. 


Depuis le début des années 1990, le nombre de migrants internationaux en provenance de Madagascar est en constante augmentation. 
Estimé à 58 000 personnes en 1990, il est évalué à 170 000 vingt-cinq ans plus tard, pour atteindre 184 762 individus en 2020 dont 140 000 en France, le pays colonisateur. La France reste très présente encore à Madagascar mais dans un autre objectif : 200 ONG et associations apportent leur aide dans de nombreux domaines. Exemple avec l’association girondine Amitiés France Madagascar.   
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    </item>
    <item>
      <title>Kanaky, 6 mois après... Guides des villes coloniales, Gaza, l'actualité des livres...</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Kanaky-Nouvelle Calédonie.
Aujourd’hui notre émission décoloniale vous propose de faire le point sur la situation en Kanaky Nouvelle Calédonie, 6 mois après l’embrasement du printemps-été 2024. Nous le ferons avec Luc Tournabien, kanak d’adoption et auteur du livre « Kanaky Nouvelle Calédonie, 40 ans d’émancipation pour mieux recoloniser ? » et avec Jean Louis Othily, militant bien connu sur Bordeaux et co-fondateur du Collectif Solidarité Kanaky Bordeaux.

André déballe ses livres.
Dans une deuxième partie nous recevrons André Rosevègue qui vient, régulièrement vous le savez, nous présenter quelques livres décoloniaux. Il viendra nous parler de la collection des guides des villes coloniales qui s’enrichit régulièrement de nouvelles parutions avec cette fois-ci, le Guide du Havre colonial et celui du Strasbourg colonial très bientôt, ils nous présentera le livre sorti en février 2024, « Nantes coloniale et négrière, quelle mémoire ? ». Nous aurons droit également à un coup de gueule, une saine colère d’André contre la décision de la ville de Toul, en catimini, d’inaugurer une statue de 4 mètres de haut à la gloire d’un enfant du pays certes mais tortionnaire durant la guerre d’Algérie, n’ayant jamais exprimé des regrets, j’ai nommé le général parachutiste Bigeard… Enfin André nous présentera une sélection des très nombreux ouvrages, livres et BD, sur Gaza et le crime contre l’humanité à l’œuvre.

Musiques : 
   - Makukuti Kanaky : Djo Bnca. 2024
   - Mum sing to the wind : Nai Barghouti Octobre 2023


nom de la photo

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nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Nov 13 2024 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Aujourd’hui notre émission décoloniale vous propose de faire le point sur la situation en Kanaky Nouvelle Calédonie, 6 mois après l’embrasement du printemps-été 2024. Nous le ferons avec Luc Tournabien, kanak d’adoption et auteur du livre « Kanaky Nouvelle Calédonie, 40 ans d’émancipation pour mieux recoloniser ? » et avec Jean Louis Othily, militant bien connu sur Bordeaux et co-fondateur du Collectif Solidarité Kanaky Bordeaux.

André déballe ses livres.
Dans une deuxième partie nous recevrons André Rosevègue qui vient, régulièrement vous le savez, nous présenter quelques livres décoloniaux. Il viendra nous parler de la collection des guides des villes coloniales qui s’enrichit régulièrement de nouvelles parutions avec cette fois-ci, le Guide du Havre colonial et celui du Strasbourg colonial très bientôt, ils nous présentera le livre sorti en février 2024, « Nantes coloniale et négrière, quelle mémoire ? ». Nous aurons droit également à un coup de gueule, une saine colère d’André contre la décision de la ville de Toul, en catimini, d’inaugurer une statue de 4 mètres de haut à la gloire d’un enfant du pays certes mais tortionnaire durant la guerre d’Algérie, n’ayant jamais exprimé des regrets, j’ai nommé le général parachutiste Bigeard… Enfin André nous présentera une sélection des très nombreux ouvrages, livres et BD, sur Gaza et le crime contre l’humanité à l’œuvre.

Musiques : 
   - Makukuti Kanaky : Djo Bnca. 2024
   - Mum sing to the wind : Nai Barghouti Octobre 2023


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    </item>
    <item>
      <title>Palestine. Justice d’abord pour aller vers la paix. Regard croisé d’un palestinien et d’un israélien.</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Mais d’abord nous entendrons l’analyse de la situation en Palestine, partagée par deux  observateurs engagés : l’écrivain palestinien Karim Kattan et le journaliste israélien Meron Rapoport, ils étaient invités tous les deux du festival international du journalisme de Couthures sur Garonne, en juillet dernier. L’un comme l’autre était déjà très pessimistes à l’époque, l’extension du conflit au Liban et maintenant à l’Iran n’arrange rien. Et plutôt que de réclamer la paix, ils veulent d’abord la justice…la paix en découlera.

« La vie sous les bombardements » titre d’un recueil de courts témoignages d’Ibrahima Khashan, un palestinien qui documente avec talent la vie à Gaza sous les bombes. Une publication à l’initiative d’une association de solidarité basé à Saint-Pierre d’Auriac en Gironde, le « collectif Alqarara ». Gérard Blot l’instigateur de cette publication viendra nous la présenter.
</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Oct 30 2024 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>Palestine. Justice d’abord pour aller vers la paix. Regard croisé d’un palestinien et d’un israélien.</itunes:title>
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      <itunes:author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</itunes:author>
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      <itunes:keywords>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</itunes:keywords>
      <itunes:subtitle>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</itunes:subtitle>
      <itunes:summary>Mais d’abord nous entendrons l’analyse de la situation en Palestine, partagée par deux  observateurs engagés : l’écrivain palestinien Karim Kattan et le journaliste israélien Meron Rapoport, ils étaient invités tous les deux du festival international du journalisme de Couthures sur Garonne, en juillet dernier. L’un comme l’autre était déjà très pessimistes à l’époque, l’extension du conflit au Liban et maintenant à l’Iran n’arrange rien. Et plutôt que de réclamer la paix, ils veulent d’abord la justice…la paix en découlera.

« La vie sous les bombardements » titre d’un recueil de courts témoignages d’Ibrahima Khashan, un palestinien qui documente avec talent la vie à Gaza sous les bombes. Une publication à l’initiative d’une association de solidarité basé à Saint-Pierre d’Auriac en Gironde, le « collectif Alqarara ». Gérard Blot l’instigateur de cette publication viendra nous la présenter.
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      <itunes:duration>01:05:01</itunes:duration>
    </item>
    <item>
      <title>Vivre sous contrainte</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description> « L’histoire des Noirs en Amérique, c'est l'histoire de l'Amérique. 
   Et ce n'est pas une belle histoire. » J. Badwin (Je ne suis pas votre nègre)

Rubrique un livre/un auteur.
Aux Etats-Unis, la lutte pour l’égalité de race, de sexe, de reconnaissance sexuelle, a été dramatique et longue, avant d’aboutir à une législation plus respectueuses des droits humains.
Ainsi, en avril 1968, le new Civil Rights Act prohibe toutes les lois et réglementations ségrégatives des Etats-Unis; en juin 1967 la loi autorise le mariage interracial et en mai 2003 est promulguée la dépénalisation de l’homosexualité...

Paroles aux libraires.
&quot;Les mots du zèbre&quot;, à Eysines. Mélanie MOLINIER a ouvert une nouvelle librairie il y a deux ans à Eysines. Elle nous raconte... et nous conseille deux romans..

Chronique arts.

 “L'art est un effort pour créer, à côté du monde réel, 
un monde plus humain.” André Maurois.

Sarah Vélu dresse le portrait de Betye Saar et de sa fille Alison Saar, deux artistes états-uniens
engagés...

Musiques.
- Habillage musical des lectures : “Just Squeeze Me », “There Is No Greater Love », “How Am I to Know ?” extraits du disque Miles par The new Miles Davis Quintet. 1956 
- “I’m a fool to want you” Billie holiday. 1958
- « Ma ligne de chance » Bande originale du film « Pierrot le fou ». 1965 



Mercredi 23 octobre 2024: &quot;Un moment de littérature émancipatrice&quot;, une émission du &quot;guide du Bordeaux colonial, rendez-vous décolonial&quot;.
</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Oct 23 2024 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:subtitle>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</itunes:subtitle>
      <itunes:summary> « L’histoire des Noirs en Amérique, c'est l'histoire de l'Amérique. 
   Et ce n'est pas une belle histoire. » J. Badwin (Je ne suis pas votre nègre)

Rubrique un livre/un auteur.
Aux Etats-Unis, la lutte pour l’égalité de race, de sexe, de reconnaissance sexuelle, a été dramatique et longue, avant d’aboutir à une législation plus respectueuses des droits humains.
Ainsi, en avril 1968, le new Civil Rights Act prohibe toutes les lois et réglementations ségrégatives des Etats-Unis; en juin 1967 la loi autorise le mariage interracial et en mai 2003 est promulguée la dépénalisation de l’homosexualité...

Paroles aux libraires.
&quot;Les mots du zèbre&quot;, à Eysines. Mélanie MOLINIER a ouvert une nouvelle librairie il y a deux ans à Eysines. Elle nous raconte... et nous conseille deux romans..

Chronique arts.

 “L'art est un effort pour créer, à côté du monde réel, 
un monde plus humain.” André Maurois.

Sarah Vélu dresse le portrait de Betye Saar et de sa fille Alison Saar, deux artistes états-uniens
engagés...

Musiques.
- Habillage musical des lectures : “Just Squeeze Me », “There Is No Greater Love », “How Am I to Know ?” extraits du disque Miles par The new Miles Davis Quintet. 1956 
- “I’m a fool to want you” Billie holiday. 1958
- « Ma ligne de chance » Bande originale du film « Pierrot le fou ». 1965 



Mercredi 23 octobre 2024: &quot;Un moment de littérature émancipatrice&quot;, une émission du &quot;guide du Bordeaux colonial, rendez-vous décolonial&quot;.
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    </item>
    <item>
      <title>Violations des droits des migrants-es et luttes solidaires à la frontière franco espagnole basque</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Invités :
Nos deux invitées, sont en direct au téléphone, Amélie Blanchot, coordinatrice des missions aux frontières intérieures terrestres à l’Anafé (Association Nationale d’Assistance aux Frontières pour les Etrangers) et Agnès Lerolle, chargée de projet à la Cafi (Coordination d’Actions aux frontières). 
En « léger différé », Nathalie Dugravier, Présidente de la Cimade à Bdx (association bien connue, de solidarité active et de soutien politique aux migrants, aux réfugiés, aux déplacés, aux demandeurs d'asile et aux étrangers en situation irrégulière), rencontrée et enregistrée chez elle avant-hier. 
Enfin, pour co-animer cette émission en direct dans le studio de la Clef,  Jean François Hamon qui était lui aussi à Hendaye dimanche et lundi  6 et 7 octobre. 

Petit rappel du contexte :
Les accords de Schengen signés en 1985 et mis en œuvre en 1995, créent une espace de libre circulation des personnes aux frontières intérieures des pays qui les ont signés, les contrôles étant alors ramenés aux frontières extérieures de l’espace : cela concerne 27 Etats européens (= tous les états de l’UE moins l’Irlande et Chypre, plus 2 états hors UE, Suisse et Islande).
- 2015 : sous Hollande, la France rétablit le contrôle à ses frontières dites intérieures.
Cela se traduit concrètement sur la frontière franco espagnole qui nous intéresse plus particulièrement aujourd’hui, à Hendaye en particulier, par des nombreux contrôles au faciès, (on le rappelle discriminatoires et racistes, donc illégaux), dans les gares, aux péages autoroutiers… et un refoulement quasi immédiat et systématique, mineurs comme majeurs au mépris des lois françaises, européennes et internationales (Convention de Genève pour la protection des réfugiés, Convention internationale des droits de l’enfant). Un vrai festival d’actes et comportements illégaux par la police, validés, assumés et même organisés par l’Etat français ! 
Les migrants prennent alors tous les risques, longent les voies ferrées, tentent de passer à la nage, ce qui provoque des drames, 12 morts depuis 2020… 
Pourtant sur place les habitants, les assos, les élus se mobilisent pour dénoncer ces multiples violations des droits des personnes et pour venir en aide à ces exilés.

L’Anafé et la Cafi regroupent de nombreuses organisations : 
Anafé : ACAT France, Amnesty International, la LDH, le Gisti, la Cimade, des syndicats (CFDT Air France, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature…) 
Cafi : Amnesty international, la Cimade,  Médecins Du Monde, Médecins Sans Frontières,  le Secours Catho Caritas

Rapport ANAFE mai 2023
« Contrôles migratoires à la frontière franco espagnole : entre violations des droits et luttes solidaires. Observations des pratiques des forces de l’ordre et des initiatives locales d’accueil des personnes exilées »
http://www.anafe.org/IMG/pdf/controles_migratoires_a_la_frontiere_franco-espagnole_-_resume.pdf


Musiques :
 - « Harraga » Younès  « Identité remarquable ». Octobre 2022.


Interview de Nathalie DUGRAVIER, Présidente CIMADE Bdx. 14. 10. 2024


nom de la photo



</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Oct 16 2024 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:subtitle>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</itunes:subtitle>
      <itunes:summary>Invités :
Nos deux invitées, sont en direct au téléphone, Amélie Blanchot, coordinatrice des missions aux frontières intérieures terrestres à l’Anafé (Association Nationale d’Assistance aux Frontières pour les Etrangers) et Agnès Lerolle, chargée de projet à la Cafi (Coordination d’Actions aux frontières). 
En « léger différé », Nathalie Dugravier, Présidente de la Cimade à Bdx (association bien connue, de solidarité active et de soutien politique aux migrants, aux réfugiés, aux déplacés, aux demandeurs d'asile et aux étrangers en situation irrégulière), rencontrée et enregistrée chez elle avant-hier. 
Enfin, pour co-animer cette émission en direct dans le studio de la Clef,  Jean François Hamon qui était lui aussi à Hendaye dimanche et lundi  6 et 7 octobre. 

Petit rappel du contexte :
Les accords de Schengen signés en 1985 et mis en œuvre en 1995, créent une espace de libre circulation des personnes aux frontières intérieures des pays qui les ont signés, les contrôles étant alors ramenés aux frontières extérieures de l’espace : cela concerne 27 Etats européens (= tous les états de l’UE moins l’Irlande et Chypre, plus 2 états hors UE, Suisse et Islande).
- 2015 : sous Hollande, la France rétablit le contrôle à ses frontières dites intérieures.
Cela se traduit concrètement sur la frontière franco espagnole qui nous intéresse plus particulièrement aujourd’hui, à Hendaye en particulier, par des nombreux contrôles au faciès, (on le rappelle discriminatoires et racistes, donc illégaux), dans les gares, aux péages autoroutiers… et un refoulement quasi immédiat et systématique, mineurs comme majeurs au mépris des lois françaises, européennes et internationales (Convention de Genève pour la protection des réfugiés, Convention internationale des droits de l’enfant). Un vrai festival d’actes et comportements illégaux par la police, validés, assumés et même organisés par l’Etat français ! 
Les migrants prennent alors tous les risques, longent les voies ferrées, tentent de passer à la nage, ce qui provoque des drames, 12 morts depuis 2020… 
Pourtant sur place les habitants, les assos, les élus se mobilisent pour dénoncer ces multiples violations des droits des personnes et pour venir en aide à ces exilés.

L’Anafé et la Cafi regroupent de nombreuses organisations : 
Anafé : ACAT France, Amnesty International, la LDH, le Gisti, la Cimade, des syndicats (CFDT Air France, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature…) 
Cafi : Amnesty international, la Cimade,  Médecins Du Monde, Médecins Sans Frontières,  le Secours Catho Caritas

Rapport ANAFE mai 2023
« Contrôles migratoires à la frontière franco espagnole : entre violations des droits et luttes solidaires. Observations des pratiques des forces de l’ordre et des initiatives locales d’accueil des personnes exilées »
http://www.anafe.org/IMG/pdf/controles_migratoires_a_la_frontiere_franco-espagnole_-_resume.pdf


Musiques :
 - « Harraga » Younès  « Identité remarquable ». Octobre 2022.


Interview de Nathalie DUGRAVIER, Présidente CIMADE Bdx. 14. 10. 2024


nom de la photo



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    </item>
    <item>
      <title>Ruben Um Nyobé, héros de la guerre d’indépendance camerounaise : rencontre avec le musicien Blick Bassy.</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Blick Bassy en concert. Rocher de Palmer, Cenon. 8 décembre 2023.


Une guerre coloniale trop oubliée.
Une guerre coloniale, de 1957 à 1960, prolongée jusqu’en 1971 par une Guerre civile et néocoloniale, une guerre qui ne dit pas son nom, couverte par une autre guerre coloniale, celle d’Algérie, au même moment, des journalistes et pas des moindres, notamment ceux du Monde qui livrent une information systématiquement favorable à la puissance coloniale, qui diabolisent, dénigrent, décrédibilisent le combat indépendantiste.
Une « vraie » guerre, moderne où comme en Algérie on terrorise les populations, on brûle les villages, on déplace et regroupe les populations dans des camps, on torture, on utilise les bombardement aériens, le napalm… où les Bamilékés en particulier sont pourchassés, exterminées en tant que Bamilékés, où l’armée française coloniale est engagée, où des crimes de guerre sont commis, où les hauts responsables sur place sont morts tranquilles, dans leur lit, jamais inquiétés  : Roland Pré, Maurice Delauney, Pierre Messmer (Haut commissaire pour la République au Cameroun, ministre, 1er ministre, académicien !). 
Les faits sont pourtant bien documentés désormais grâce aux travaux et écrits de Richard Joseph, Stéphane Prévitali , Achille Mbembé, Thomas Deltombe…

Ruben Um Nyobé.
Il est né en 1913, dans une famille paysanne en pays Bassa. Militant syndicaliste et anticolonialiste aux lendemains de la seconde Guerre mondiale, il devient en 1948, le chef d’un nouveau parti, l’UPC (Union des populations du Cameroun) qui s’impose rapidement dans le paysage politique camerounais. Um Nyobé  multiplie les interventions à l’ONU pour rappeler que le Cameroun est sous mandat de la France et que celle-ci s’est engagée à mener sa population sur la voie de l’indépendance.
Sur place, l’administration coloniale et les colons répriment violemment l’action de l’UPC qui est interdite en 1955. Um Nyobé, longtemps  pacifiste, passe à la lutte armée dans la clandestinité. Messmer, le Haut commissaire pour la République au Cameroun, de 1956 à 1958, fait basculer la France dans une nouvelle guerre coloniale.
Um Nyobé est tué par l’armée coloniale française le 13 septembre 1958 et son corps mutilé, coulé dans du béton.
La lutte armée s’est poursuivie jusqu’en 1971, alors que depuis 1960, le Cameroun a accédé à l’indépendance mais une indépendance sous contrôle, celle de la Françafrique, avec un président « ami de la France », Ahmadou Ahidjo, qui instaure la dictature, poursuit la lutte armée contre le maquis et s’est ingénié à effacer et dénaturer la mémoire de Um Nyobé.



Blick Bassy.
Blick Bassy est né au Cameroun en 1974, à Yaoundé, la capitale, mais à l’âge de 10 ans, sa famille l’envoie vivre en pays Bassa chez ses grands parents et là pendant 2 années il est plongée dans le Cameroun traditionnel, le Cameroun de l’harmonie avec la nature, chez les Bassa dont il parle la langue, langue qu’il utilise dans ses compositions, ses beaux textes.
Il fait de la musique depuis toujours on peut dire, d’abord avec un groupe,  solo désormais, depuis 2006 et déjà 5 albums à son actif.
Blick Bassy connaît bien notre région, il a vécu dans un village Girondin et entre 2017 et 2021 il a participé à de beaux projets musicaux et sociaux avec le Rocher de Palmer et Musiques de nuit à Cenon.
C’est justement au Rocher de Palmer, juste avant son concert le 8 décembre 2023, qu’il a bien voulu nous accorder une interview, dans sa loge, pour nous parler du disque « 1958 » sorti en 2019, de Um Nyobey et du Cameroun aujourd’hui.
Blick Bassy est aujourd’hui un artiste reconnu dans le monde entier, musicien, multiinstrumentiste mais aussi producteur, écrivain cinéaste…
 
Musiques
Blick Bassy : 4 chansons issues de l’album « 1958 » sortie en 2019 :
     - Ngwa
     - Maqui
     - Poché
     - Sango Ngando


Blick Bassy après le concert.

nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Oct 02 2024 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Une guerre coloniale trop oubliée.
Une guerre coloniale, de 1957 à 1960, prolongée jusqu’en 1971 par une Guerre civile et néocoloniale, une guerre qui ne dit pas son nom, couverte par une autre guerre coloniale, celle d’Algérie, au même moment, des journalistes et pas des moindres, notamment ceux du Monde qui livrent une information systématiquement favorable à la puissance coloniale, qui diabolisent, dénigrent, décrédibilisent le combat indépendantiste.
Une « vraie » guerre, moderne où comme en Algérie on terrorise les populations, on brûle les villages, on déplace et regroupe les populations dans des camps, on torture, on utilise les bombardement aériens, le napalm… où les Bamilékés en particulier sont pourchassés, exterminées en tant que Bamilékés, où l’armée française coloniale est engagée, où des crimes de guerre sont commis, où les hauts responsables sur place sont morts tranquilles, dans leur lit, jamais inquiétés  : Roland Pré, Maurice Delauney, Pierre Messmer (Haut commissaire pour la République au Cameroun, ministre, 1er ministre, académicien !). 
Les faits sont pourtant bien documentés désormais grâce aux travaux et écrits de Richard Joseph, Stéphane Prévitali , Achille Mbembé, Thomas Deltombe…

Ruben Um Nyobé.
Il est né en 1913, dans une famille paysanne en pays Bassa. Militant syndicaliste et anticolonialiste aux lendemains de la seconde Guerre mondiale, il devient en 1948, le chef d’un nouveau parti, l’UPC (Union des populations du Cameroun) qui s’impose rapidement dans le paysage politique camerounais. Um Nyobé  multiplie les interventions à l’ONU pour rappeler que le Cameroun est sous mandat de la France et que celle-ci s’est engagée à mener sa population sur la voie de l’indépendance.
Sur place, l’administration coloniale et les colons répriment violemment l’action de l’UPC qui est interdite en 1955. Um Nyobé, longtemps  pacifiste, passe à la lutte armée dans la clandestinité. Messmer, le Haut commissaire pour la République au Cameroun, de 1956 à 1958, fait basculer la France dans une nouvelle guerre coloniale.
Um Nyobé est tué par l’armée coloniale française le 13 septembre 1958 et son corps mutilé, coulé dans du béton.
La lutte armée s’est poursuivie jusqu’en 1971, alors que depuis 1960, le Cameroun a accédé à l’indépendance mais une indépendance sous contrôle, celle de la Françafrique, avec un président « ami de la France », Ahmadou Ahidjo, qui instaure la dictature, poursuit la lutte armée contre le maquis et s’est ingénié à effacer et dénaturer la mémoire de Um Nyobé.



Blick Bassy.
Blick Bassy est né au Cameroun en 1974, à Yaoundé, la capitale, mais à l’âge de 10 ans, sa famille l’envoie vivre en pays Bassa chez ses grands parents et là pendant 2 années il est plongée dans le Cameroun traditionnel, le Cameroun de l’harmonie avec la nature, chez les Bassa dont il parle la langue, langue qu’il utilise dans ses compositions, ses beaux textes.
Il fait de la musique depuis toujours on peut dire, d’abord avec un groupe,  solo désormais, depuis 2006 et déjà 5 albums à son actif.
Blick Bassy connaît bien notre région, il a vécu dans un village Girondin et entre 2017 et 2021 il a participé à de beaux projets musicaux et sociaux avec le Rocher de Palmer et Musiques de nuit à Cenon.
C’est justement au Rocher de Palmer, juste avant son concert le 8 décembre 2023, qu’il a bien voulu nous accorder une interview, dans sa loge, pour nous parler du disque « 1958 » sorti en 2019, de Um Nyobey et du Cameroun aujourd’hui.
Blick Bassy est aujourd’hui un artiste reconnu dans le monde entier, musicien, multiinstrumentiste mais aussi producteur, écrivain cinéaste…
 
Musiques
Blick Bassy : 4 chansons issues de l’album « 1958 » sortie en 2019 :
     - Ngwa
     - Maqui
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     - Sango Ngando


Blick Bassy après le concert.

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    <item>
      <title>Sous emprise</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Littérature : un livre, un auteur

Tiffany Tavernier dans son roman « En vérité Alice », fait le portait et raconte l’histoire d’Alice, jeune femme contemporaine. Le récit dénonce l’emprise dans un couple et le patriarcat dans la société française contemporaine. Il illustre les violences physiques et psychiques exercées par les hommes et installées comme un fait sociétal. Il montre la sorte d’aveuglement apparemment volontaire d’Alice qui excuse tous les comportements de son compagnon au nom de l’amour réciproque qui les unit et dont elle ne doute pas et qui caractérise le phénomène d’emprise… 

Littérature : Paroles aux libraires 
Comme chaque année, Cécile ODORICO et Julie MADELAINE, depuis leur librairie « Le Passeur » à Bordeaux Bastide, nous racontent l’histoire de la librairie et commentent la rentrée littéraire.

Littérature : Bibliothèque virtuelle et idéale 
Jean Paul BRUSSAC depuis la librairie OLYMPIQUE, aux Chartrons, nous propose d’enrichir notre bibliothèque avec de la poésie…

« Le paradis, à n’en pas douter n’est qu’une immense bibliothèque »  Gaston Bachelard.

Chronique cinéma.
Paul Lhiabastres nous présente le documentaire « Dahomey », réalisée par Mati DIOP, qui interroge sur la restitution des objets d’art.

« Le cinéma, art subversif » Amos Vogel 

Chronique arts.
Sarah Vélu nous raconte le parcours d’Ana MENDIETA, artiste cubano-américaine.

« L’oeuvre d’art c’est une idée qu’on exagère » André Gide.  


Musiques : 
- Habillage musical des lectures : Birds on a wire : 
                - “All the World is green”. 2014
               - “O solitude”. 2014  
               - “Who by fire”. 2020

- Zaho de Sagazan. « Les dormantes ». 2022.


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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Sep 25 2024 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>Littérature : un livre, un auteur

Tiffany Tavernier dans son roman « En vérité Alice », fait le portait et raconte l’histoire d’Alice, jeune femme contemporaine. Le récit dénonce l’emprise dans un couple et le patriarcat dans la société française contemporaine. Il illustre les violences physiques et psychiques exercées par les hommes et installées comme un fait sociétal. Il montre la sorte d’aveuglement apparemment volontaire d’Alice qui excuse tous les comportements de son compagnon au nom de l’amour réciproque qui les unit et dont elle ne doute pas et qui caractérise le phénomène d’emprise… 

Littérature : Paroles aux libraires 
Comme chaque année, Cécile ODORICO et Julie MADELAINE, depuis leur librairie « Le Passeur » à Bordeaux Bastide, nous racontent l’histoire de la librairie et commentent la rentrée littéraire.

Littérature : Bibliothèque virtuelle et idéale 
Jean Paul BRUSSAC depuis la librairie OLYMPIQUE, aux Chartrons, nous propose d’enrichir notre bibliothèque avec de la poésie…

« Le paradis, à n’en pas douter n’est qu’une immense bibliothèque »  Gaston Bachelard.

Chronique cinéma.
Paul Lhiabastres nous présente le documentaire « Dahomey », réalisée par Mati DIOP, qui interroge sur la restitution des objets d’art.

« Le cinéma, art subversif » Amos Vogel 

Chronique arts.
Sarah Vélu nous raconte le parcours d’Ana MENDIETA, artiste cubano-américaine.

« L’oeuvre d’art c’est une idée qu’on exagère » André Gide.  


Musiques : 
- Habillage musical des lectures : Birds on a wire : 
                - “All the World is green”. 2014
               - “O solitude”. 2014  
               - “Who by fire”. 2020

- Zaho de Sagazan. « Les dormantes ». 2022.


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      <title>Migrations Mondiales : Grand entretien avec Catherine Wihtol de Wenden</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description> Catherine Withol de Wenden, Chantal Crenn, Christine Chivallon lors des Reclusiennes à Ste Foy La Grande, le 10 juillet 2024

Echos du festival des Reclusiènnes. 

Au programme du jour, un long entretien avec Catherine Wihtol de Wenden, directrice de recherche émérite au CNRS, l’une des grandes spécialistes des migrations mondiales qui fut cet été l’une des invitées majeures du festival foyen. Catherine Wihtol de Wenden reviendra sur la situation des migrants au regard des résultats des élections et de la montée en puissance de l’extrême droite alors que Chantal Crenn, ethnologue et pilier de la manifestation, nous présente le thème de l’année : &quot;co-habiter la terre&quot;. 

Les Reclusiènnes ?

C’est une référence à un natif de Sainte-Foy-La-Grande, Elisée Reclus (1830-1905), géographe libertaire, militant et théoricien anarchiste dont on vous dresse un rapide portrait... 

   


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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Sep 18 2024 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary> Catherine Withol de Wenden, Chantal Crenn, Christine Chivallon lors des Reclusiennes à Ste Foy La Grande, le 10 juillet 2024

Echos du festival des Reclusiènnes. 

Au programme du jour, un long entretien avec Catherine Wihtol de Wenden, directrice de recherche émérite au CNRS, l’une des grandes spécialistes des migrations mondiales qui fut cet été l’une des invitées majeures du festival foyen. Catherine Wihtol de Wenden reviendra sur la situation des migrants au regard des résultats des élections et de la montée en puissance de l’extrême droite alors que Chantal Crenn, ethnologue et pilier de la manifestation, nous présente le thème de l’année : &quot;co-habiter la terre&quot;. 

Les Reclusiènnes ?

C’est une référence à un natif de Sainte-Foy-La-Grande, Elisée Reclus (1830-1905), géographe libertaire, militant et théoricien anarchiste dont on vous dresse un rapide portrait... 

   


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      <title>Rediff. Captation rencontre avec ANVITA (Asso Nat Villes et Territoires accueillants) 15. 03. 2024</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Sep 11 2024 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Histoire crépue</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Deux épisodes 
La soirée-débat à l’Utopia proposait la projection de deux épisodes de la série documentaire « Nos statues coloniales », l’épisode 2 « Gallieni : diviser pour mieux régner » et l’épisode 4 « Déboulonnages » avant d’ouvrir le débat sur les statues coloniales propagandistes parisiennes, de Galliéni, Lyautey, Mangin, Marchand, Bugeaud…

Seumboy, Reha et Mariam
Seumboy a créé la chaîne Histoire crépue en 2020. Au début c’était sur Instagram puis il rencontre Reha, réalisateur vidéaste et ils s’installent sur Youtube.
Seumboy pensait à ce projet de vulgariser l’histoire coloniale française depuis 2018 et Reha lui voulait mettre ses compétences techniques au service d’un projet concret de lutte contre le racisme.
Mariam est artiste, en 2018 elle rencontre la photographe Alexia Fiasco et toutes les deux, elles créent le collectif « Filles de blédards »  pour réaliser une expo photo sur les héritages postcoloniaux avec les personnes concernées. De nombreux liens se nouent alors avec d’autres artistes issus de l’immigration post coloniale et notamment avec Seumboy avec une même ambition, celle de « Montrer des choses complexes de manière simple ».

Interview et article
Avant la projection, le Guide du Bdx colonial et Daniela Dafonseca rédactrice sur le media en ligne letype.fr, nous avons fait une interview des Seumboy et Reha ainsi que Mariam Benbakkar… Interview que vous pourrez retrouver ci-dessous. 
 Daniela a fait un long article sur cette rencontre dans son journal en ligne Le Type qui est un magazine en ligne qui documente la vie culturelle et la scène artistique émergente de Bordeaux et toute la Nouvelle Aquitaine. C’est un média porté par l’asso Kultoural. 
Le lien de l’article : https://letype.fr/nos-statues-coloniales-histoire-coloniale-francaise/

Musique 
- “Teacher” de Gyedu-Blay Ambilley. Agogo records mai 2017.



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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Sep 04 2024 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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La soirée-débat à l’Utopia proposait la projection de deux épisodes de la série documentaire « Nos statues coloniales », l’épisode 2 « Gallieni : diviser pour mieux régner » et l’épisode 4 « Déboulonnages » avant d’ouvrir le débat sur les statues coloniales propagandistes parisiennes, de Galliéni, Lyautey, Mangin, Marchand, Bugeaud…

Seumboy, Reha et Mariam
Seumboy a créé la chaîne Histoire crépue en 2020. Au début c’était sur Instagram puis il rencontre Reha, réalisateur vidéaste et ils s’installent sur Youtube.
Seumboy pensait à ce projet de vulgariser l’histoire coloniale française depuis 2018 et Reha lui voulait mettre ses compétences techniques au service d’un projet concret de lutte contre le racisme.
Mariam est artiste, en 2018 elle rencontre la photographe Alexia Fiasco et toutes les deux, elles créent le collectif « Filles de blédards »  pour réaliser une expo photo sur les héritages postcoloniaux avec les personnes concernées. De nombreux liens se nouent alors avec d’autres artistes issus de l’immigration post coloniale et notamment avec Seumboy avec une même ambition, celle de « Montrer des choses complexes de manière simple ».

Interview et article
Avant la projection, le Guide du Bdx colonial et Daniela Dafonseca rédactrice sur le media en ligne letype.fr, nous avons fait une interview des Seumboy et Reha ainsi que Mariam Benbakkar… Interview que vous pourrez retrouver ci-dessous. 
 Daniela a fait un long article sur cette rencontre dans son journal en ligne Le Type qui est un magazine en ligne qui documente la vie culturelle et la scène artistique émergente de Bordeaux et toute la Nouvelle Aquitaine. C’est un média porté par l’asso Kultoural. 
Le lien de l’article : https://letype.fr/nos-statues-coloniales-histoire-coloniale-francaise/

Musique 
- “Teacher” de Gyedu-Blay Ambilley. Agogo records mai 2017.



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      <title>Redif de l'été. Litt émancipatrice &quot;Les Hommes les plus grands&quot; F. M. Siccardi</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
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      <pubDate>Wed Aug 28 2024 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Rediff de l'été. Beata Umubyeyi Mairesse invitée pour son livre &quot;Le convoi&quot; </title>
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      <title>Rediff de l'été. Sonam, témoignage d'une femme tibétaine en exil.</title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
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      <pubDate>Wed Aug 14 2024 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Rediff de l'été. Djiga, militante amazigh.</title>
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      <pubDate>Wed Aug 07 2024 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Rediff de l'été. &quot;Racisme d'Etat, Etats racistes&quot; O. Le Cour Grandmaison</title>
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      <title>Rediff de l'été. Litt émancip &quot;Attaquer la terre et le soleil&quot; M. Belezi.</title>
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      <title>Rediff de l'été. &quot;Ecoute les murs parler&quot; d'I.Delaporte</title>
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      <title>Rediff de l'été. Kurdistan, interview de H. Boyarslan.</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Jul 10 2024 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>Sans haine et sans violence mais résolument pour l'indépendance</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Réunion Publique avec le Collectif Solidarité Kanaky Bordeaux, jeudi 27 juin 2024, dans les locaux du Centre Démocratique Kurde à Cenon.
 
Deux intervenants :
- Luc Tournabien, installé en Kanaky Nouvelle Calédonie depuis plus de 40 ans, défenseur de la cause Kanak et qui vient de sortir un livre, dont le titre résume bien la situation actuelle « 40 ans d’émancipation… pour mieux recoloniser ? ».
- Daniel Wea, Président du MKF (Mouvement Kanak en France), Kanak qui vit en France et qui comme tous les membres de son mouvement documente et défend la cause kanak partout en France, avec plus d’intensité en ce moment depuis que Macron a remis le feu en Kanaky, qu’il a fait sortir l’Etat français du rôle d’arbitre et de modérateur que lui assignent pourtant les accords de Matignon et Nouméa, qu’il a décidé de remettre en question le processus d’indépendance de la Kanaky et  qu’il vient de déporter à 17 000 km de chez eux, à Dijon, Mulhouse, Blois, Riom… 7 militants-es indépendantistes Kanak de la CCAT (Cellule de Coordination des Actions de Terrain) membre du FLNKS…




 La colonisation de la Nouvelle-Calédonie s’est inscrite dans un vaste mouvement historique où les pays d’Europe ont imposé leur domination au reste du monde.
La colonisation a porté atteinte à la dignité du peuple kanak qu’elle a privé de son identité. Des hommes et des femmes ont perdu dans cette confrontation leur vie ou leurs raisons de vivre. De grandes souffrances en sont résultées. 
Il convient de faire mémoire de ces moments difficiles, de reconnaître les fautes, de restituer au peuple kanak son identité confisquée, ce qui équivaut pour lui à une reconnaissance de sa souveraineté, préalable à la fondation d’une nouvelle souveraineté, partagée dans un destin commun.
Extraits du préambule de l’accord de Nouméa (5 mai 1998).


Musiques : 

- « Hommage » JVDK
- « No Pasaran » 20 rappeurs contre le RN 

 Liens

https://lacledesondes.fr/emission/le-plat-de-resistance Emissions du 22. 05. 2024 (Direct téléphonique avec F. KARE MJKF) et du 26. 06. 2024 (Interview de Luc Tournabien) 

nom de la photo

nom de la photo

Réunion publique Collectif Solidarité Kanaky Bdx 27. 06. 2024 Centre Démocratique Kurde Cenon.


nom de la photo
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Jul 03 2024 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>Réunion Publique avec le Collectif Solidarité Kanaky Bordeaux, jeudi 27 juin 2024, dans les locaux du Centre Démocratique Kurde à Cenon.
 
Deux intervenants :
- Luc Tournabien, installé en Kanaky Nouvelle Calédonie depuis plus de 40 ans, défenseur de la cause Kanak et qui vient de sortir un livre, dont le titre résume bien la situation actuelle « 40 ans d’émancipation… pour mieux recoloniser ? ».
- Daniel Wea, Président du MKF (Mouvement Kanak en France), Kanak qui vit en France et qui comme tous les membres de son mouvement documente et défend la cause kanak partout en France, avec plus d’intensité en ce moment depuis que Macron a remis le feu en Kanaky, qu’il a fait sortir l’Etat français du rôle d’arbitre et de modérateur que lui assignent pourtant les accords de Matignon et Nouméa, qu’il a décidé de remettre en question le processus d’indépendance de la Kanaky et  qu’il vient de déporter à 17 000 km de chez eux, à Dijon, Mulhouse, Blois, Riom… 7 militants-es indépendantistes Kanak de la CCAT (Cellule de Coordination des Actions de Terrain) membre du FLNKS…




 La colonisation de la Nouvelle-Calédonie s’est inscrite dans un vaste mouvement historique où les pays d’Europe ont imposé leur domination au reste du monde.
La colonisation a porté atteinte à la dignité du peuple kanak qu’elle a privé de son identité. Des hommes et des femmes ont perdu dans cette confrontation leur vie ou leurs raisons de vivre. De grandes souffrances en sont résultées. 
Il convient de faire mémoire de ces moments difficiles, de reconnaître les fautes, de restituer au peuple kanak son identité confisquée, ce qui équivaut pour lui à une reconnaissance de sa souveraineté, préalable à la fondation d’une nouvelle souveraineté, partagée dans un destin commun.
Extraits du préambule de l’accord de Nouméa (5 mai 1998).


Musiques : 

- « Hommage » JVDK
- « No Pasaran » 20 rappeurs contre le RN 

 Liens

https://lacledesondes.fr/emission/le-plat-de-resistance Emissions du 22. 05. 2024 (Direct téléphonique avec F. KARE MJKF) et du 26. 06. 2024 (Interview de Luc Tournabien) 

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Réunion publique Collectif Solidarité Kanaky Bdx 27. 06. 2024 Centre Démocratique Kurde Cenon.


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    </item>
    <item>
      <title>« Peuple français, tu as tout vu, tu as vu notre sang couler, tu as vu la police assommer les manifestants et les jeter dans la Seine. »</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Mercredi 26 JUIN  : un moment de littérature émancipatrice, une émission du guide du Bordeaux colonial.  

Littérature  ( rubrique un livre/un auteur)

Dans &quot;le visage de pierre&quot;, l’auteur William Gardner Smith fait le récit de la répression contre les algériens dans les années 1960 à Paris. Le personnage principal, Siméon, noir étasunien qui a fui son pays pour échapper au racisme et aux injustices est le témoin des exactions de l’état colonial français. 
Il a fallu près de soixante ans entre la parution du livre en 1963 et sa traduction en 2021. Et c’est surement parce que ce livre décrit le sort réservé aux Algériens en France dans les années 1960, met en scène le massacre du 17 octobre 1961 un des nombreux événements indignes de la guerre d’Algérie et met ainsi en lumière ces zones d’ombre du récit national et du passé colonial français qu’il en est ainsi. 


Paroles aux libraires 

Le Partage Des Mots à Villenave D’Ornon. Catherine Viale, depuis sa librairie indépendante créée en décembre 2019, nous parle de son métier et de la place de la librairie dans son environnement.


Cinéma 

« Le cinéma ne dit pas autrement les choses, il dit autre chose ». Eric Rohmer

Paul Lhiabastres nous présente le documentaire de Jacques Panijel « Octobre à Paris », réalisé en 1962, qui témoigne directement du sort réservé aux Algériens durant l’occupation de l’Algérie.

Arts 

« Qu’est-ce que l’art, sinon ce par quoi les formes deviennent style. » Jean Luc Godard

Sarah Vélu nous fait découvrir une artiste Algérienne impliquée dans l’histoire de son pays, Zineb SEDIRA.


Musiques
         - « Round midnight » le standard de Thelonious Monk, interprété par Miles Davis et John Coltrane. Concert à l’Olympia le 21 mars 1960.  
         - « Stairway to the stars&quot; enregistré en 1963.Dexter Gordon au saxophone ténor, Bud Powell au piano, Pierre Michelot à la contrebasse et Kenny 
            Clarke, le maître du bebop, installé définitivement à Paris, à la  batterie.
         - « Round Midnight » par son créateur, Thelonious Monk, seul au piano, en 1954. 
         - « Yal Menfi » (le banni) d'Akli Yahiaten.








nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Jun 26 2024 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Littérature  ( rubrique un livre/un auteur)

Dans &quot;le visage de pierre&quot;, l’auteur William Gardner Smith fait le récit de la répression contre les algériens dans les années 1960 à Paris. Le personnage principal, Siméon, noir étasunien qui a fui son pays pour échapper au racisme et aux injustices est le témoin des exactions de l’état colonial français. 
Il a fallu près de soixante ans entre la parution du livre en 1963 et sa traduction en 2021. Et c’est surement parce que ce livre décrit le sort réservé aux Algériens en France dans les années 1960, met en scène le massacre du 17 octobre 1961 un des nombreux événements indignes de la guerre d’Algérie et met ainsi en lumière ces zones d’ombre du récit national et du passé colonial français qu’il en est ainsi. 


Paroles aux libraires 

Le Partage Des Mots à Villenave D’Ornon. Catherine Viale, depuis sa librairie indépendante créée en décembre 2019, nous parle de son métier et de la place de la librairie dans son environnement.


Cinéma 

« Le cinéma ne dit pas autrement les choses, il dit autre chose ». Eric Rohmer

Paul Lhiabastres nous présente le documentaire de Jacques Panijel « Octobre à Paris », réalisé en 1962, qui témoigne directement du sort réservé aux Algériens durant l’occupation de l’Algérie.

Arts 

« Qu’est-ce que l’art, sinon ce par quoi les formes deviennent style. » Jean Luc Godard

Sarah Vélu nous fait découvrir une artiste Algérienne impliquée dans l’histoire de son pays, Zineb SEDIRA.


Musiques
         - « Round midnight » le standard de Thelonious Monk, interprété par Miles Davis et John Coltrane. Concert à l’Olympia le 21 mars 1960.  
         - « Stairway to the stars&quot; enregistré en 1963.Dexter Gordon au saxophone ténor, Bud Powell au piano, Pierre Michelot à la contrebasse et Kenny 
            Clarke, le maître du bebop, installé définitivement à Paris, à la  batterie.
         - « Round Midnight » par son créateur, Thelonious Monk, seul au piano, en 1954. 
         - « Yal Menfi » (le banni) d'Akli Yahiaten.








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      <title>« Il vous appartient de vivre »</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Ils sont là pour nous raconter tout cela mais aussi pour nous parler de ce beau projet de ferme collective qu’ils mettent en place dans l’entre deux mers là où se trouve leur refuge entre deux missions, leur lieu de ressourcement. 
Un troisième jeune homme, Yanis Maugé engagé dans la même aventure n’a pu venir mais nous l’associerons à ces témoignages. 

Au programme également une chanson interprétée par HK, le dernier poème de l’auteur palestinien Reffat Alarrer écrit le 1er novembre dernier, un mois plus tard il a été tué ainsi qu’avec 7 membres de sa famille dans un bombardement de sa maison par l’armée israélienne. Ce texte s’intitule « Il vous appartient de vivre »
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Jun 19 2024 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Un troisième jeune homme, Yanis Maugé engagé dans la même aventure n’a pu venir mais nous l’associerons à ces témoignages. 

Au programme également une chanson interprétée par HK, le dernier poème de l’auteur palestinien Reffat Alarrer écrit le 1er novembre dernier, un mois plus tard il a été tué ainsi qu’avec 7 membres de sa famille dans un bombardement de sa maison par l’armée israélienne. Ce texte s’intitule « Il vous appartient de vivre »
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    <item>
      <title>KURDISTAN 6. Podcast &quot;Luttes Kurdes&quot; : La jineolojî, la science des femmes et de la vie</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Ce samedi 15 juin a lieu au Parc Palmer (Cenon) le festival des jeunes femmes en hommage à Fidan Dogan. Ce festival de musique kurde est organisé par le Centre démocratique kurde de Cenon, en partenariat avec le Mouvement des femmes kurdes en France (TJK-F) et la présence de l'AG Féministe.

C’est la 7e édition du Festival des femmes kurdes, qui était organisé traditionnellement à Paris mais dont la première édition est à Bordeaux cette année. Ce festival de musique est en hommage à Fidan Dogan-Rojbin, assassinée le 10 janvier 2013 à Paris. Cet événement culturel rend hommage aux luttes des femmes au niveau international, et à Rojbin qui a mené son combat en France. Rojbin est engagée dans la révolution féminine kurde, et s’est associée également à beaucoup d’activités contre toutes les formes du système patriarcal. 

Les femmes kurdes sont le pilier principal du combat pour la libération du peuple kurde et défendent les valeurs émancipatrices de la lutte des femmes partout dans le monde. 
Ainsi, le samedi 15 juin, sont invités toutes les femmes, militantes ou non, à venir rencontrer les jeunes femmes kurdes à Cenon pour renforcer la solidarité entre toutes les femmes de la planète. 

nom de la photo

Aujourd’hui, pour promouvoir le festival mais aussi mettre en lumière le combat des femmes kurdes qu'il soit local ou international, nous diffusons l’excellent podcast Luttes Kurdes, ici et ailleurs. Cet épisode porte sur la jineolojî, un domaine d'étude de l'identité politique des femmes, née de la lutte des femmes kurdes. Composante du confédéralisme démocratique, la jineolojî est une forme de féminisme et d'égalité des sexes, prônée par Öcalan et c'est une philosophie qui soutient la forme de gouvernance actuelle à Rojava.

nom de la photo

 Dans cet épisode de Luttes kurdes, nous allons à la rencontre de Lison, Sarah et Céline, trois membres du réseau de jineolojî francophone. Notre objectif est de partager une définition de la jineolojî, de comprendre l'identitié politique, historique des femmes. Mais qu'est-ce que la jineolojî ? Bien plus qu'une simple science des femmes, elle se présente comme un domaine où les expériences et les combats des femmes prennent vie.



 Ce n'est pas une opposition au féminisme, mais plutôt un pilier qui embrasse et transcende les idées féministes, visant à remodeler les mentalités sociétales. En écoutant cet épisode, nous découvrons comment cette approche novatrice relie les luttes des femmes aux défis sociétaux et écologiques actuels.


 Le mouvement des femmes kurdes, comme nous le rappellent nos invitées, a été un acteur central dans l'évolution de cette science. À travers des récits inspirants, nous plongeons dans l'autonomie et l'organisation des femmes kurdes. C'est un voyage fascinant qui nous rappelle l'importance du pouvoir d'agir (empowerment) et de la solidarité internationale.


 Mais la jineolojî est également ancrée dans des racines historiques et sociologiques profondes. Des structures de formation et de recherche dédiées à cette discipline émergent à travers le Kurdistan et l'Europe, affirmant la nécessité d'une lutte constante contre la domination masculine.


 Enfin, cet épisode nous invite à reconnaître le rôle crucial de la décentralisation et de l'action locale. La jineolojî, comme nous l'expliquent nos invitées, a le pouvoir de renforcer les communautés et d'initier un changement global significatif. C'est une invitation à s'engager, à participer et à contribuer à un mouvement qui aspire à un avenir plus égalitaire et émancipé pour toutes et tous.


Musiques diffusées : 
- Shayma &amp; Seba

Vous pouvez retrouver le très bon podcast Luttes Kurdes ici, que nous remercions à nouveau !

On se retrouve le samedi 15 juin au Parc Palmer pour célébrer les luttes de toutes les femmes!

Cycle sur le Kurdistan

- KURDISTAN 1. Bayan Mohammadi, chanteuse et femme kurde en Iran. Spéciale 08 mars

- KURDISTAN 2. Qui sont les Kurdes ? Interview de M. Hamit Bozarslan

- KURDISTAN 3. Le traité de Sèvres (1920) et de Lausanne (1923) : le partage de l'empire ottoman, l'espoir brisé de la fondation d'un état Kurde. Interview de M. Jordi Tejel Gorjas

- KURDISTAN 4. La guérilla Kurde, histoire et théorie politique

- KURDISTAN 5. LUTTES KURDES : la libération des femmes dans les écrits de Öcalan



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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <itunes:summary>Ce samedi 15 juin a lieu au Parc Palmer (Cenon) le festival des jeunes femmes en hommage à Fidan Dogan. Ce festival de musique kurde est organisé par le Centre démocratique kurde de Cenon, en partenariat avec le Mouvement des femmes kurdes en France (TJK-F) et la présence de l'AG Féministe.

C’est la 7e édition du Festival des femmes kurdes, qui était organisé traditionnellement à Paris mais dont la première édition est à Bordeaux cette année. Ce festival de musique est en hommage à Fidan Dogan-Rojbin, assassinée le 10 janvier 2013 à Paris. Cet événement culturel rend hommage aux luttes des femmes au niveau international, et à Rojbin qui a mené son combat en France. Rojbin est engagée dans la révolution féminine kurde, et s’est associée également à beaucoup d’activités contre toutes les formes du système patriarcal. 

Les femmes kurdes sont le pilier principal du combat pour la libération du peuple kurde et défendent les valeurs émancipatrices de la lutte des femmes partout dans le monde. 
Ainsi, le samedi 15 juin, sont invités toutes les femmes, militantes ou non, à venir rencontrer les jeunes femmes kurdes à Cenon pour renforcer la solidarité entre toutes les femmes de la planète. 

nom de la photo

Aujourd’hui, pour promouvoir le festival mais aussi mettre en lumière le combat des femmes kurdes qu'il soit local ou international, nous diffusons l’excellent podcast Luttes Kurdes, ici et ailleurs. Cet épisode porte sur la jineolojî, un domaine d'étude de l'identité politique des femmes, née de la lutte des femmes kurdes. Composante du confédéralisme démocratique, la jineolojî est une forme de féminisme et d'égalité des sexes, prônée par Öcalan et c'est une philosophie qui soutient la forme de gouvernance actuelle à Rojava.

nom de la photo

 Dans cet épisode de Luttes kurdes, nous allons à la rencontre de Lison, Sarah et Céline, trois membres du réseau de jineolojî francophone. Notre objectif est de partager une définition de la jineolojî, de comprendre l'identitié politique, historique des femmes. Mais qu'est-ce que la jineolojî ? Bien plus qu'une simple science des femmes, elle se présente comme un domaine où les expériences et les combats des femmes prennent vie.



 Ce n'est pas une opposition au féminisme, mais plutôt un pilier qui embrasse et transcende les idées féministes, visant à remodeler les mentalités sociétales. En écoutant cet épisode, nous découvrons comment cette approche novatrice relie les luttes des femmes aux défis sociétaux et écologiques actuels.


 Le mouvement des femmes kurdes, comme nous le rappellent nos invitées, a été un acteur central dans l'évolution de cette science. À travers des récits inspirants, nous plongeons dans l'autonomie et l'organisation des femmes kurdes. C'est un voyage fascinant qui nous rappelle l'importance du pouvoir d'agir (empowerment) et de la solidarité internationale.


 Mais la jineolojî est également ancrée dans des racines historiques et sociologiques profondes. Des structures de formation et de recherche dédiées à cette discipline émergent à travers le Kurdistan et l'Europe, affirmant la nécessité d'une lutte constante contre la domination masculine.


 Enfin, cet épisode nous invite à reconnaître le rôle crucial de la décentralisation et de l'action locale. La jineolojî, comme nous l'expliquent nos invitées, a le pouvoir de renforcer les communautés et d'initier un changement global significatif. C'est une invitation à s'engager, à participer et à contribuer à un mouvement qui aspire à un avenir plus égalitaire et émancipé pour toutes et tous.


Musiques diffusées : 
- Shayma &amp; Seba

Vous pouvez retrouver le très bon podcast Luttes Kurdes ici, que nous remercions à nouveau !

On se retrouve le samedi 15 juin au Parc Palmer pour célébrer les luttes de toutes les femmes!

Cycle sur le Kurdistan

- KURDISTAN 1. Bayan Mohammadi, chanteuse et femme kurde en Iran. Spéciale 08 mars

- KURDISTAN 2. Qui sont les Kurdes ? Interview de M. Hamit Bozarslan

- KURDISTAN 3. Le traité de Sèvres (1920) et de Lausanne (1923) : le partage de l'empire ottoman, l'espoir brisé de la fondation d'un état Kurde. Interview de M. Jordi Tejel Gorjas

- KURDISTAN 4. La guérilla Kurde, histoire et théorie politique

- KURDISTAN 5. LUTTES KURDES : la libération des femmes dans les écrits de Öcalan



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    <item>
      <title>KURDISTAN 5. Podcast &quot;Luttes Kurdes&quot; : la libération des femmes dans les écrits de Öcalan</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Ce samedi 15 juin a lieu au Parc Palmer (Cenon) le festival des jeunes femmes en hommage à Fidan Dogan. Ce festival de musique kurde est organisé par le Centre démocratique kurde de Cenon, en partenariat avec le Mouvement des femmes kurdes en France (TJK-F) et la présence de l'AG Féministe.

C’est la 7e édition du Festival des femmes kurdes, qui était organisé traditionnellement à Paris mais dont la première édition est à Bordeaux cette année. Ce festival de musique est en hommage à Fidan Dogan-Rojbin, assassinée le 10 janvier 2013 à Paris. Cet événement culturel rend hommage aux luttes des femmes au niveau international, et à Rojbin qui a mené son combat en France. Rojbin est engagée dans la révolution féminine kurde, et s’est associée également à beaucoup d’activités contre toutes les formes du système patriarcal. 

Les femmes kurdes sont le pilier principal du combat pour la libération du peuple kurde et défendent les valeurs émancipatrices de la lutte des femmes partout dans le monde. 
Ainsi, le samedi 15 juin, sont invités toutes les femmes, militantes ou non, à venir rencontrer les jeunes femmes kurdes à Cenon pour renforcer la solidarité entre toutes les femmes de la planète. 

nom de la photo

Aujourd’hui, pour promouvoir le festival mais aussi mettre en lumière le combat des femmes kurdes qu'il soit local ou international, nous diffusons l’excellent podcast Luttes Kurdes, ici et ailleurs. Cet épisode porte sur la libération des femmes dans les écrits d’Abdullah Öcalan, avec Sarah Marcha, du centre de jineolojî. La discussion porte sur le livre d’Öcalan : Libérer la vie : la révolution de la femme :

nom de la photo

 Dans cet épisode de LUTTES KURDES, Sarah Marcha, du centre de jineolojî, analyse les réflexions d'Abdullah Öcalan, figure emblématique du mouvement kurde. Notre discussion se concentre sur les extraits du livre &quot;Libérer la vie : la révolution de la femme&quot;, où Öcalan offre une vision révolutionnaire de la condition des femmes.


 Sarah dévoile comment Öcalan met en lumière l'utilisation de la différence biologique pour justifier l'oppression des femmes. La famille, souvent vue comme un sanctuaire, est également examinée comme une institution renforçant l'oppression des femmes.


 Öcalan ne s'arrête pas là. Il explore également comment le capitalisme a exacerbé l'exploitation des femmes, les confinant souvent à des rôles non rémunérés et sous-estimés. Mais la solution, selon Öcalan, réside dans l'action politique. Il encourage les femmes à se mobiliser, à défier les structures patriarcales et à créer des mouvements politiques résolument égalitaires et non hiérarchiques.


 Sarah Marcha éclaire ces idées, soulignant le rôle crucial des femmes en tant qu'agents du changement social. Elle met en avant l'importance de la &quot;jineolojî&quot; (la science de la femme en kurde) comme outil indispensable pour démanteler les systèmes oppressifs.


 Ne ratez pas cet épisode qui offre un éclairage précieux sur la vision d'Öcalan et son influence sur la lutte pour l'égalité des sexes. Une écoute essentielle pour celles et ceux qui s'intéressent aux mouvements de libération et à la quête d'une société plus juste et égalitaire.


Musiques diffusées : 
- Hediye Kalkan, Jin Jiyad Azadi

Vous pouvez retrouver le très bon podcast Luttes Kurdes ici, que nous remercions à nouveau !

On se retrouve le samedi 15 juin au Parc Palmer pour célébrer les luttes de toutes les femmes!

Cycle sur le Kurdistan

- KURDISTAN 1. Bayan Mohammadi, chanteuse et femme kurde en Iran. Spéciale 08 mars

- KURDISTAN 2. Qui sont les Kurdes ? Interview de M. Hamit Bozarslan

- KURDISTAN 3. Le traité de Sèvres (1920) et de Lausanne (1923) : le partage de l'empire ottoman, l'espoir brisé de la fondation d'un état Kurde. Interview de M. Jordi Tejel Gorjas

- KURDISTAN 4. La guérilla Kurde, histoire et théorie politique

- KURDISTAN 6. LUTTES KURDES : La jineolojî, la science des femmes et de la vie



</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Jun 05 2024 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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C’est la 7e édition du Festival des femmes kurdes, qui était organisé traditionnellement à Paris mais dont la première édition est à Bordeaux cette année. Ce festival de musique est en hommage à Fidan Dogan-Rojbin, assassinée le 10 janvier 2013 à Paris. Cet événement culturel rend hommage aux luttes des femmes au niveau international, et à Rojbin qui a mené son combat en France. Rojbin est engagée dans la révolution féminine kurde, et s’est associée également à beaucoup d’activités contre toutes les formes du système patriarcal. 

Les femmes kurdes sont le pilier principal du combat pour la libération du peuple kurde et défendent les valeurs émancipatrices de la lutte des femmes partout dans le monde. 
Ainsi, le samedi 15 juin, sont invités toutes les femmes, militantes ou non, à venir rencontrer les jeunes femmes kurdes à Cenon pour renforcer la solidarité entre toutes les femmes de la planète. 

nom de la photo

Aujourd’hui, pour promouvoir le festival mais aussi mettre en lumière le combat des femmes kurdes qu'il soit local ou international, nous diffusons l’excellent podcast Luttes Kurdes, ici et ailleurs. Cet épisode porte sur la libération des femmes dans les écrits d’Abdullah Öcalan, avec Sarah Marcha, du centre de jineolojî. La discussion porte sur le livre d’Öcalan : Libérer la vie : la révolution de la femme :

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 Dans cet épisode de LUTTES KURDES, Sarah Marcha, du centre de jineolojî, analyse les réflexions d'Abdullah Öcalan, figure emblématique du mouvement kurde. Notre discussion se concentre sur les extraits du livre &quot;Libérer la vie : la révolution de la femme&quot;, où Öcalan offre une vision révolutionnaire de la condition des femmes.


 Sarah dévoile comment Öcalan met en lumière l'utilisation de la différence biologique pour justifier l'oppression des femmes. La famille, souvent vue comme un sanctuaire, est également examinée comme une institution renforçant l'oppression des femmes.


 Öcalan ne s'arrête pas là. Il explore également comment le capitalisme a exacerbé l'exploitation des femmes, les confinant souvent à des rôles non rémunérés et sous-estimés. Mais la solution, selon Öcalan, réside dans l'action politique. Il encourage les femmes à se mobiliser, à défier les structures patriarcales et à créer des mouvements politiques résolument égalitaires et non hiérarchiques.


 Sarah Marcha éclaire ces idées, soulignant le rôle crucial des femmes en tant qu'agents du changement social. Elle met en avant l'importance de la &quot;jineolojî&quot; (la science de la femme en kurde) comme outil indispensable pour démanteler les systèmes oppressifs.


 Ne ratez pas cet épisode qui offre un éclairage précieux sur la vision d'Öcalan et son influence sur la lutte pour l'égalité des sexes. Une écoute essentielle pour celles et ceux qui s'intéressent aux mouvements de libération et à la quête d'une société plus juste et égalitaire.


Musiques diffusées : 
- Hediye Kalkan, Jin Jiyad Azadi

Vous pouvez retrouver le très bon podcast Luttes Kurdes ici, que nous remercions à nouveau !

On se retrouve le samedi 15 juin au Parc Palmer pour célébrer les luttes de toutes les femmes!

Cycle sur le Kurdistan

- KURDISTAN 1. Bayan Mohammadi, chanteuse et femme kurde en Iran. Spéciale 08 mars

- KURDISTAN 2. Qui sont les Kurdes ? Interview de M. Hamit Bozarslan

- KURDISTAN 3. Le traité de Sèvres (1920) et de Lausanne (1923) : le partage de l'empire ottoman, l'espoir brisé de la fondation d'un état Kurde. Interview de M. Jordi Tejel Gorjas

- KURDISTAN 4. La guérilla Kurde, histoire et théorie politique

- KURDISTAN 6. LUTTES KURDES : La jineolojî, la science des femmes et de la vie



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      <title>« Pleurez pour l'âme du peuple maori… »  </title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description> « Pleurez pour l'âme du peuple maori, pleurez. La lumière est masquée par les ombres, plus ténébreuses que la plus sombre des nuits&quot;. 
Witi IHIMAERA

Le roman qui mêle très étroitement récit, fiction et histoire, permet ainsi au lecteur de connaitre une période particulièrement brutale de la colonisation britannique, mais aussi de comprendre la réalité d’aujourd’hui à  « Aoteara », qui signifie « le pays du long nuage blanc » en maori, c’est-à-dire la Nouvelle-Zélande.

La culture maorie embrase littéralement le texte à travers l’utilisation des noms propres, du vocabulaire, de la description, des petits récits des coutumes ancestrales et des modes de vie autochtone et de l’organisation de la société maori traditionnelle.


Poésie et littérature : la librairie « Encre Blanche » à Pessac.
Aude PELHERBE (re)donne à la libraire encre blanche, « institution » pessacaise,  juste à côté du cinéma Jean Eustache, un nouveau chemin. Elle nous propose également deux romans pour enrichir notre bibliothèque virtuelle des livres contre les oppressions. 

Face aux bombes, la bibliothèque est leur forteresse dérobée.
Les livres, leurs armes d'instruction massive. D. Minoui.

Pour enrichir la bibliothèque virtuelle de la littérature contre les oppressions nous entendrons les propositions de julie Sigougneau , libraire du &quot;Pavé dans la marge&quot; à Mérignac.

Musiques 
 - « Te putorino » : composition d’Hirini Melbourne chantée par le Wellington City Hospital Health Community Waita Group. 
 - « Amokura » poème d’Hirini Melbourne mis en musique et interprété par Ariana Tikao.
 - &quot;Koau&quot; instrumental à la flute traditionnelle maori par Hirini Melbourne et Richard Nunns.</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed May 29 2024 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Witi IHIMAERA

Le roman qui mêle très étroitement récit, fiction et histoire, permet ainsi au lecteur de connaitre une période particulièrement brutale de la colonisation britannique, mais aussi de comprendre la réalité d’aujourd’hui à  « Aoteara », qui signifie « le pays du long nuage blanc » en maori, c’est-à-dire la Nouvelle-Zélande.

La culture maorie embrase littéralement le texte à travers l’utilisation des noms propres, du vocabulaire, de la description, des petits récits des coutumes ancestrales et des modes de vie autochtone et de l’organisation de la société maori traditionnelle.


Poésie et littérature : la librairie « Encre Blanche » à Pessac.
Aude PELHERBE (re)donne à la libraire encre blanche, « institution » pessacaise,  juste à côté du cinéma Jean Eustache, un nouveau chemin. Elle nous propose également deux romans pour enrichir notre bibliothèque virtuelle des livres contre les oppressions. 

Face aux bombes, la bibliothèque est leur forteresse dérobée.
Les livres, leurs armes d'instruction massive. D. Minoui.

Pour enrichir la bibliothèque virtuelle de la littérature contre les oppressions nous entendrons les propositions de julie Sigougneau , libraire du &quot;Pavé dans la marge&quot; à Mérignac.

Musiques 
 - « Te putorino » : composition d’Hirini Melbourne chantée par le Wellington City Hospital Health Community Waita Group. 
 - « Amokura » poème d’Hirini Melbourne mis en musique et interprété par Ariana Tikao.
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    <item>
      <title>Etats racistes, racismes d'Etat</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description> Olivier Le Cour Grandmaison dans nos studios en 2020 (La Clé des Ondes)

Les Etats racistes se structurent autour d’une représentation hiérarchisée du genre humain. C’est l’Afrique du Sud du temps de l’Apartheid, les Etats-Unis jusqu’en 1967 et la fin de la ségrégation des populations noires et autochtones, c’est aussi Israël, Etat d’apartheid.  

La France elle connaît des situations où on peut parler de « racisme d’Etat ». Mais le déni est puissant et virulent, ils sont nombreux à se draper dans une dignité républicaine, un « exceptionnalisme hexagonal » qui ferait que notre pays serait totalement immunisé contre les discriminations systémiques. Si le racisme existe, il est le fait d’individus, pas d’institutions, pas de  politiques publiques, pas de l’Etat. 

Et pourtant Olivier Le Cour Grandmaison bat en brèche ce mythe et nous met face de deux réalités :
- La loi du 16  juillet 1912, abolie très tardivement, qu’on peut considérer comme une loi raciste à l’encontre des gens du voyage et qui trouve aujourd’hui sa déclinaison avec cette terrible Romanophobie qui imprègne les politiques publiques. 
- Le contrôle au faciès dans la police.

 « La pratique du contrôle au faciès est une réalité quotidienne, elle constitue une violation flagrante des droits fondamentaux et une faute lourde engageant directement la responsabilité de l’Etat, elle exige des autorités une vigilance spéciale, lesquelles doivent recourir  à tous les moyens dont elles disposent  pour les combattre »  
 Cour de cassation. 2016.

Et pourtant, cet Etat, de multiples fois condamné, récidiviste,  s’extrait de ses obligations à faire respecter la loi et les décisions de justice, il devient alors un Etat d’exception.

Autre émission à écouter avec Olivier Le Cour Grandmaison : 
- &quot;La question coloniale est un fait social total&quot; sur lacledesondes.fr
- Bugeaud, criminel de guerre sur lacledesondes.fr


André a sorti de son couffin quelques ouvrages récents importants : 

- « Dans les oubliettes de la république : Georges Ibrahim Abdallah ». Texte de Pierre Carles et dessins de Malo Kerfriden (c’est une BD). Editions Delcourt/Encrages.
- « Le manifeste afrocolonial, le rêve oublié de la politique radicale noire » de Norman Ajari. La couleur des idées. 
- « La vie sous les bombardements » d’Ibrahim Khashan. Editions le temps qu’il fait .
- « Paroles pour une paix en terre palestinienne » 40 auteurs et 10 artistes  proposent des textes et des poèmes. Editions chèvrefeuille étoilé. 


Musique  
   - « Au bar est barré papa » Bratsh et La rue Kétanou sur l’album « Plein du monde » en 2007.

</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
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      <pubDate>Wed May 22 2024 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary> Olivier Le Cour Grandmaison dans nos studios en 2020 (La Clé des Ondes)

Les Etats racistes se structurent autour d’une représentation hiérarchisée du genre humain. C’est l’Afrique du Sud du temps de l’Apartheid, les Etats-Unis jusqu’en 1967 et la fin de la ségrégation des populations noires et autochtones, c’est aussi Israël, Etat d’apartheid.  

La France elle connaît des situations où on peut parler de « racisme d’Etat ». Mais le déni est puissant et virulent, ils sont nombreux à se draper dans une dignité républicaine, un « exceptionnalisme hexagonal » qui ferait que notre pays serait totalement immunisé contre les discriminations systémiques. Si le racisme existe, il est le fait d’individus, pas d’institutions, pas de  politiques publiques, pas de l’Etat. 

Et pourtant Olivier Le Cour Grandmaison bat en brèche ce mythe et nous met face de deux réalités :
- La loi du 16  juillet 1912, abolie très tardivement, qu’on peut considérer comme une loi raciste à l’encontre des gens du voyage et qui trouve aujourd’hui sa déclinaison avec cette terrible Romanophobie qui imprègne les politiques publiques. 
- Le contrôle au faciès dans la police.

 « La pratique du contrôle au faciès est une réalité quotidienne, elle constitue une violation flagrante des droits fondamentaux et une faute lourde engageant directement la responsabilité de l’Etat, elle exige des autorités une vigilance spéciale, lesquelles doivent recourir  à tous les moyens dont elles disposent  pour les combattre »  
 Cour de cassation. 2016.

Et pourtant, cet Etat, de multiples fois condamné, récidiviste,  s’extrait de ses obligations à faire respecter la loi et les décisions de justice, il devient alors un Etat d’exception.

Autre émission à écouter avec Olivier Le Cour Grandmaison : 
- &quot;La question coloniale est un fait social total&quot; sur lacledesondes.fr
- Bugeaud, criminel de guerre sur lacledesondes.fr


André a sorti de son couffin quelques ouvrages récents importants : 

- « Dans les oubliettes de la république : Georges Ibrahim Abdallah ». Texte de Pierre Carles et dessins de Malo Kerfriden (c’est une BD). Editions Delcourt/Encrages.
- « Le manifeste afrocolonial, le rêve oublié de la politique radicale noire » de Norman Ajari. La couleur des idées. 
- « La vie sous les bombardements » d’Ibrahim Khashan. Editions le temps qu’il fait .
- « Paroles pour une paix en terre palestinienne » 40 auteurs et 10 artistes  proposent des textes et des poèmes. Editions chèvrefeuille étoilé. 


Musique  
   - « Au bar est barré papa » Bratsh et La rue Kétanou sur l’album « Plein du monde » en 2007.

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    <item>
      <title>Les mots et les sons de l'exil</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Nous recevons dans notre émission quelques artistes qui ont animés une de ces journées consacrées à la Palestine, en l’occurrence trois jeunes femmes, Soham, Oana et Khadija, auteures, poétesses, slameuses, performeuses et Bashar un musicien syrien.
Elles nous diront leurs propres textes mais aussi ceux de Mahmoud Darwish.
Bashar jouera sa musique, du oud, en direct.  
 
Jean-François MEEKEL


nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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Elles nous diront leurs propres textes mais aussi ceux de Mahmoud Darwish.
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Jean-François MEEKEL


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      <title>Anvita #2 Comment l'action sociale se confronte à la complexité du droit des étrangers ?</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <title>Génocide au Rwanda : se souvenir, transmettre, rendre justice...</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Le matin, bord de Garonne, près du miroir d’eau, avait lieu la cérémonie du souvenir, avec Adélaïde Mukantabana victime, survivante,  présidente de l’Association Cauri en présence de Pierre Hurmic, Maire de Bordeaux, Dominique Delpuech, Conseiller diplomatique auprès du préfet de région Nouvelle Aquitaine, David Martin de l’association Survie. 

« Le temps ne nous soigne pas mais votre compréhension nous soigne.
L’important c’est de ne pas nous laisser seule avec ça. »
Adélaïde Mukantabana 

L’après midi, au mémorial de « l’Homme debout » à Bègles, témoignages en présence de Clément Rossignol Puech, Maire de Bègles, Adélaïde Mukantabana, Beata Umubyeyi Mairesse auteure, victime, survivante, Dalila Boitaud, actrice, metteuse en scène, Perrine Fifadji chanteuse… 

Musiques
- Nicolau Ben Sadoun
- Henri Plandé
- Perrine Fifadji et Rija Randrianivosoa : « Umuhoro » (tiré du spectacle « Biface » : paroles Adélaïde Mukantabana, composition Perrine Fifadji), arrangements Rija Randrianivosoa.


nom de la photo

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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed May 01 2024 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>Génocide au Rwanda : se souvenir, transmettre, rendre justice...</itunes:title>
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      <itunes:author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</itunes:author>
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      <itunes:subtitle>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</itunes:subtitle>
      <itunes:summary>Le matin, bord de Garonne, près du miroir d’eau, avait lieu la cérémonie du souvenir, avec Adélaïde Mukantabana victime, survivante,  présidente de l’Association Cauri en présence de Pierre Hurmic, Maire de Bordeaux, Dominique Delpuech, Conseiller diplomatique auprès du préfet de région Nouvelle Aquitaine, David Martin de l’association Survie. 

« Le temps ne nous soigne pas mais votre compréhension nous soigne.
L’important c’est de ne pas nous laisser seule avec ça. »
Adélaïde Mukantabana 

L’après midi, au mémorial de « l’Homme debout » à Bègles, témoignages en présence de Clément Rossignol Puech, Maire de Bègles, Adélaïde Mukantabana, Beata Umubyeyi Mairesse auteure, victime, survivante, Dalila Boitaud, actrice, metteuse en scène, Perrine Fifadji chanteuse… 

Musiques
- Nicolau Ben Sadoun
- Henri Plandé
- Perrine Fifadji et Rija Randrianivosoa : « Umuhoro » (tiré du spectacle « Biface » : paroles Adélaïde Mukantabana, composition Perrine Fifadji), arrangements Rija Randrianivosoa.


nom de la photo

nom de la photo

nom de la photo</itunes:summary>
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    </item>
    <item>
      <title>Colonisation, évangélisation et extermination des Tehuelches de Patagonie</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Autobiographie fictive…
Le narrateur, Emmanuel Palacios, orphelin de son père espagnol, est arraché à sa mère indienne Téhuelche, à l’âge de 6 ans pour entrer au  séminaire où il subit les premières discriminations en tant que métis…
Le narrateur raconte donc son histoire à la première personne : cette façon subjective à laquelle il est plus facile pour le lecteur de s’identifier, et le récit débute directement par la confession de ce séminariste possédé par ce qui apparaît alors comme un fantasme, et dont il cherchera à vérifier la réalité tout au long de son  existence : cette  peinture rupestre d’un bison uni-corne gravée dans une caverne sombre, entourée par une eau lumineuse quelque part en Patagonie… 

Le roman tient aussi de l’enquête policière…
Manuel, se donne comme mission de prouver que le peuple Tehuelche loin d’être ce que les colons en font, c'est-à-dire des êtres inférieurs et bornés, est en réalité riche d’une culture complexe et ancestrale, et qu’il vit  depuis longtemps dans ces terres de Patagonie… 
Les preuves de cette enquête sont d’abord la peinture rupestre de ce bison uni-corme, qu’il associe au mythe de la licorne et au merveilleux comme aux écrits religieux tels que la Bible et la Thorah.
Il lui faut donc retrouver cette peinture, ce qui l’emmène et le lecteur avec lui dans un périple dangereux dans la Cordillère des Andes… 

Et du roman picaresque… 
Tout ce qui caractérise Manuel, son enfance dévastée, son métissage, son parcours atypique, ses interrogations métaphysiques et surtout cette « grande théorie » des Tehuelches comme peuple élu qu’il défend envers et contre tous et tout, et  dont il fait le but de sa vie, le désigne littéralement  comme un Don Quichotte moderne...

Ainsi que du roman historique. 	
Le récit permet de connaître l’histoire tragique d’un peuple autochtone qui a subi les conséquences d’une colonisation particulièrement cruelle et mortifère : les éléments historiques sont précis et les personnages qui ont marqué la colonisation de la Patagonie  présents. 
Ainsi en est-il de l’italien Antonio Pigaffeta et de son récit, publié en 1525, de la première circumnavigation  une expédition entreprise par le navigateur portugais Magellan, et qui est en fait la première description de la Patagonie… 

Colonisation et évangélisation
Cette colonisation espagnole débute au 16éme siècle et cessera avec les guerres d’indépendances des années 1810 à 1825, elle aboutit en partie à la disparition de peuples indiens et en partie au métissage de cette même population, que l’on qualifie aujourd’hui de « sudaméricano-européenne ».
Enfin cette  colonisation est marquée  également par les  violences et les ravages de l’évangélisation dont celle des salésiens, ordre fondé par Don Bosco et vénérant Saint François De Sales, dont fait partie le narrateur du roman…
L’Argentine continue encore aujourd’hui à nier l’extermination quasi totale des Tehuelches, comme des Mapuches, autre peuple autochtone présent en Patagonie... 

Fabian Martinez Siccardi.
L’auteur est né en 1964 en Patagonie, s’est nourri des légendes locales, et voyagé sur tous les continents. Il est aussi traducteur et journaliste.  Enfin il  est l’auteur de nombreux récits et deux autres romans non traduits en français : « Biestas afuera », paru en 2013 et récompensé par des prix littéraires, et « Margot en el logo Cardiel » édité en 2017. 


Paroles de libraire 
Rencontre avec le libraire Jean Paul Brussac dans sa librairie &quot;OLYMPIQUE&quot;, aux Chartrons à Bordeaux

Cinéma avec Paul Lhiabastres. 
&quot;Zama&quot; de Lucrecia Martel. Film de fiction réalisé en 2017 dont le récit se déroule en Argentine, à l'époque coloniale, à la fin du XVIII eme siècle  

Art avec Sarah Vélu.
Marta Minujin, pionnière de la culture Pop art.

Musiques :
 - &quot;Canto sagrado del viento&quot; Carina Carriquéo
 - &quot;Xekal Amun&quot; Carina Carriquéo
 - &quot;Rogativa de Loncomeo&quot; Aimé Painé
 - &quot;Amutuy soledad&quot; Rubén Patagonia

</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Apr 24 2024 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>Autobiographie fictive…
Le narrateur, Emmanuel Palacios, orphelin de son père espagnol, est arraché à sa mère indienne Téhuelche, à l’âge de 6 ans pour entrer au  séminaire où il subit les premières discriminations en tant que métis…
Le narrateur raconte donc son histoire à la première personne : cette façon subjective à laquelle il est plus facile pour le lecteur de s’identifier, et le récit débute directement par la confession de ce séminariste possédé par ce qui apparaît alors comme un fantasme, et dont il cherchera à vérifier la réalité tout au long de son  existence : cette  peinture rupestre d’un bison uni-corne gravée dans une caverne sombre, entourée par une eau lumineuse quelque part en Patagonie… 

Le roman tient aussi de l’enquête policière…
Manuel, se donne comme mission de prouver que le peuple Tehuelche loin d’être ce que les colons en font, c'est-à-dire des êtres inférieurs et bornés, est en réalité riche d’une culture complexe et ancestrale, et qu’il vit  depuis longtemps dans ces terres de Patagonie… 
Les preuves de cette enquête sont d’abord la peinture rupestre de ce bison uni-corme, qu’il associe au mythe de la licorne et au merveilleux comme aux écrits religieux tels que la Bible et la Thorah.
Il lui faut donc retrouver cette peinture, ce qui l’emmène et le lecteur avec lui dans un périple dangereux dans la Cordillère des Andes… 

Et du roman picaresque… 
Tout ce qui caractérise Manuel, son enfance dévastée, son métissage, son parcours atypique, ses interrogations métaphysiques et surtout cette « grande théorie » des Tehuelches comme peuple élu qu’il défend envers et contre tous et tout, et  dont il fait le but de sa vie, le désigne littéralement  comme un Don Quichotte moderne...

Ainsi que du roman historique. 	
Le récit permet de connaître l’histoire tragique d’un peuple autochtone qui a subi les conséquences d’une colonisation particulièrement cruelle et mortifère : les éléments historiques sont précis et les personnages qui ont marqué la colonisation de la Patagonie  présents. 
Ainsi en est-il de l’italien Antonio Pigaffeta et de son récit, publié en 1525, de la première circumnavigation  une expédition entreprise par le navigateur portugais Magellan, et qui est en fait la première description de la Patagonie… 

Colonisation et évangélisation
Cette colonisation espagnole débute au 16éme siècle et cessera avec les guerres d’indépendances des années 1810 à 1825, elle aboutit en partie à la disparition de peuples indiens et en partie au métissage de cette même population, que l’on qualifie aujourd’hui de « sudaméricano-européenne ».
Enfin cette  colonisation est marquée  également par les  violences et les ravages de l’évangélisation dont celle des salésiens, ordre fondé par Don Bosco et vénérant Saint François De Sales, dont fait partie le narrateur du roman…
L’Argentine continue encore aujourd’hui à nier l’extermination quasi totale des Tehuelches, comme des Mapuches, autre peuple autochtone présent en Patagonie... 

Fabian Martinez Siccardi.
L’auteur est né en 1964 en Patagonie, s’est nourri des légendes locales, et voyagé sur tous les continents. Il est aussi traducteur et journaliste.  Enfin il  est l’auteur de nombreux récits et deux autres romans non traduits en français : « Biestas afuera », paru en 2013 et récompensé par des prix littéraires, et « Margot en el logo Cardiel » édité en 2017. 


Paroles de libraire 
Rencontre avec le libraire Jean Paul Brussac dans sa librairie &quot;OLYMPIQUE&quot;, aux Chartrons à Bordeaux

Cinéma avec Paul Lhiabastres. 
&quot;Zama&quot; de Lucrecia Martel. Film de fiction réalisé en 2017 dont le récit se déroule en Argentine, à l'époque coloniale, à la fin du XVIII eme siècle  

Art avec Sarah Vélu.
Marta Minujin, pionnière de la culture Pop art.

Musiques :
 - &quot;Canto sagrado del viento&quot; Carina Carriquéo
 - &quot;Xekal Amun&quot; Carina Carriquéo
 - &quot;Rogativa de Loncomeo&quot; Aimé Painé
 - &quot;Amutuy soledad&quot; Rubén Patagonia

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    <item>
      <title>StopAsianHate. Racisme anti-asiatique durant le Covid</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Deux invités…
Patricia Vigier et Christophe Léon, co-auteurs de l’ouvrage stopasianhate, titre qui reprend le hashtag de mobilisation antiraciste, sorti en janvier et publié aux Editions le Muscadier. 

Le racisme envers les asiatiques est une histoire ancienne…
Aux Etats Unis où des 1882, à l’époque de la ruée vers l’or, fut pris le « Chinese exclusion act » qui interdisait l’entrée sur le territoire de tout ressortissant chinois 
Après Pearl Harbour et la destruction de la flotte américaine d’Hawaï par l’aviation japonaise en décembre 1941, en représailles, 120 000 malheureux nippo américains qui n’avaient rien demandé, furent enfermés dans des camps d’internement toute la durée de la guerre.  

Une maison d’édition basée à Cognac. 
Ce livre à deux voix est le 15ème d’une collection intitulée « Rester vivant ».  
Le Muscadier publie des romans et des recueils de nouvelles qui s’adressent aux ados, aux jeunes adultes et aux adultes. Qu’ils fassent rire aux éclats ou pleurer à chaudes larmes, qu’ils entraînent leurs lecteurs et lectrices dans l’exaltation du cœur ou dans la noirceur de l’âme, nos livres ont tous le même objectif : stimuler le bon sens et titiller la réflexion. Nos auteurs et autrices refusent le prémâché quotidien, le prêt-à-penser et tous les types de formatage. Leurs textes prônent l’ouverture aux autres, aux différences, au vivre-ensemble – tout simplement à l’humain et à son écosystème. 

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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Apr 17 2024 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Patricia Vigier et Christophe Léon, co-auteurs de l’ouvrage stopasianhate, titre qui reprend le hashtag de mobilisation antiraciste, sorti en janvier et publié aux Editions le Muscadier. 

Le racisme envers les asiatiques est une histoire ancienne…
Aux Etats Unis où des 1882, à l’époque de la ruée vers l’or, fut pris le « Chinese exclusion act » qui interdisait l’entrée sur le territoire de tout ressortissant chinois 
Après Pearl Harbour et la destruction de la flotte américaine d’Hawaï par l’aviation japonaise en décembre 1941, en représailles, 120 000 malheureux nippo américains qui n’avaient rien demandé, furent enfermés dans des camps d’internement toute la durée de la guerre.  

Une maison d’édition basée à Cognac. 
Ce livre à deux voix est le 15ème d’une collection intitulée « Rester vivant ».  
Le Muscadier publie des romans et des recueils de nouvelles qui s’adressent aux ados, aux jeunes adultes et aux adultes. Qu’ils fassent rire aux éclats ou pleurer à chaudes larmes, qu’ils entraînent leurs lecteurs et lectrices dans l’exaltation du cœur ou dans la noirceur de l’âme, nos livres ont tous le même objectif : stimuler le bon sens et titiller la réflexion. Nos auteurs et autrices refusent le prémâché quotidien, le prêt-à-penser et tous les types de formatage. Leurs textes prônent l’ouverture aux autres, aux différences, au vivre-ensemble – tout simplement à l’humain et à son écosystème. 

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    </item>
    <item>
      <title>ANVITA #2 - Territoires accueillants. Héritages et réalités des migrations.</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>nom de la photo

La seconde table ronde était modérée par Catherine Gauthier, vice-présidente de l'Université de Bordeaux et professeure en droit public, et portait sur &quot;Comment l'action sociale se confronte à la complexité du droit des étrangers&quot; ?

Un échange à quatre voix avec Mme Harmonie Lecerf-Meunier, adjointe au Maire de Bordeaux, M. Jonathan l'Utile-Chevallier, coordinateur de la Maison des Livreurs de Bordeaux, M. Khalifa Koeta, vice-président de l'association Maison des Livreurs de Bordeaux, et Amélie Pinel, représentante du collectif Nos Services Publics.

Une table ronde conclue par la prise de paroles de quatre représentants du collectif anti-CRA dénonçant la construction d'un Centre de Rétention Administratif à Mérignac. Vous pouvez retrouver leur pétition ici

Vous pouvez suivre les activités d'ANVITA sur leur site](https://www.anvita.fr/), ainsi que le communiqué de presse des 18 Territoires :  [ Les territoires du grand ouest alertent sur l'aggravation des conditions de vie et d'accueil des personnes exilées 


nom de la photo

 Crédit : Sandra Merlet

Musique diffusée :
- Zamdane, Flouka

- Mamani Keita, Gagner l'argent français

Première table ronde de l'après midi organisée par ANVITA et la Ville de Bordeaux : &quot;Comment l'histoire des migrations façonne nos villes d'aujourd'hui ?&quot;</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Apr 10 2024 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>ANVITA #2 - Territoires accueillants. Héritages et réalités des migrations.</itunes:title>
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La seconde table ronde était modérée par Catherine Gauthier, vice-présidente de l'Université de Bordeaux et professeure en droit public, et portait sur &quot;Comment l'action sociale se confronte à la complexité du droit des étrangers&quot; ?

Un échange à quatre voix avec Mme Harmonie Lecerf-Meunier, adjointe au Maire de Bordeaux, M. Jonathan l'Utile-Chevallier, coordinateur de la Maison des Livreurs de Bordeaux, M. Khalifa Koeta, vice-président de l'association Maison des Livreurs de Bordeaux, et Amélie Pinel, représentante du collectif Nos Services Publics.

Une table ronde conclue par la prise de paroles de quatre représentants du collectif anti-CRA dénonçant la construction d'un Centre de Rétention Administratif à Mérignac. Vous pouvez retrouver leur pétition ici

Vous pouvez suivre les activités d'ANVITA sur leur site](https://www.anvita.fr/), ainsi que le communiqué de presse des 18 Territoires :  [ Les territoires du grand ouest alertent sur l'aggravation des conditions de vie et d'accueil des personnes exilées 


nom de la photo

 Crédit : Sandra Merlet

Musique diffusée :
- Zamdane, Flouka

- Mamani Keita, Gagner l'argent français

Première table ronde de l'après midi organisée par ANVITA et la Ville de Bordeaux : &quot;Comment l'histoire des migrations façonne nos villes d'aujourd'hui ?&quot;</itunes:summary>
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    </item>
    <item>
      <title>ANVITA #1 - Territoires accueillants. Héritages et réalités des migrations dans l'Ouest</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description> Crédit photo : Andy Kebrat

La première table ronde était modérée par Sandra Merlet, membre de l'association du Guide du Bordeaux colonial, et portait sur &quot;Comment l'histoire des migrations façonne nos villes d'aujourd'hui ?&quot;. Une table ronde introduite par M. Pierre Hurmic, maire de Bordeaux.

Un échange à quatre voix avec M. Yann Le Formal, président du RAHMI, Mme Marie Vitoux, adjointe à la Mairie de Nantes, Mme Bénédicte Michalon, géographe au CNRS et à l'institut Convergences, ainsi que M. Alioune Sy, président du COSIM Nouvelle Aquitaine et fondateur de l'AQAFI.

Les vidéos du travail collaboratif entre l'association RAHMI et les élèves du secondaires sont à retrouver ici : Rahmi - Migrations, citoyenneté et vidéo. Cour(t)s d'histoire
 
Vous pouvez suivre les activités d'ANVITA sur leur site](https://www.anvita.fr/) ), ainsi que le communiqué de presse des 18 Territoires :  [ Les territoires du grand ouest alertent sur l'aggravation des conditions de vie et d'accueil des personnes exilées 

nom de la photo

Musiques diffusées :
- Dahmane El Harrachi, Ya Rayah 

- Leyla McCalla, Dodinin

Deuxième table ronde de l'après midi organisée par ANVITA et la Ville de Bordeaux : &quot;Comment l'action sociale se confronte à la complexité du droit des étrangers ?&quot;

</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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La première table ronde était modérée par Sandra Merlet, membre de l'association du Guide du Bordeaux colonial, et portait sur &quot;Comment l'histoire des migrations façonne nos villes d'aujourd'hui ?&quot;. Une table ronde introduite par M. Pierre Hurmic, maire de Bordeaux.

Un échange à quatre voix avec M. Yann Le Formal, président du RAHMI, Mme Marie Vitoux, adjointe à la Mairie de Nantes, Mme Bénédicte Michalon, géographe au CNRS et à l'institut Convergences, ainsi que M. Alioune Sy, président du COSIM Nouvelle Aquitaine et fondateur de l'AQAFI.

Les vidéos du travail collaboratif entre l'association RAHMI et les élèves du secondaires sont à retrouver ici : Rahmi - Migrations, citoyenneté et vidéo. Cour(t)s d'histoire
 
Vous pouvez suivre les activités d'ANVITA sur leur site](https://www.anvita.fr/) ), ainsi que le communiqué de presse des 18 Territoires :  [ Les territoires du grand ouest alertent sur l'aggravation des conditions de vie et d'accueil des personnes exilées 

nom de la photo

Musiques diffusées :
- Dahmane El Harrachi, Ya Rayah 

- Leyla McCalla, Dodinin

Deuxième table ronde de l'après midi organisée par ANVITA et la Ville de Bordeaux : &quot;Comment l'action sociale se confronte à la complexité du droit des étrangers ?&quot;

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    <item>
      <title>Journées du Film Ethnographique et 30ème anniversaire du Génocide au Rwanda</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>L'AUTRE

Avec nous donc aujourd’hui, Warren Dupré étudiant en Master 2 d’anthropologie et président de l’association des étudiants d’anthropologie « L’AUTRE », active depuis 34 ans et qui propose tous les ans ce rdv des Journées du Film d'Ethnographie.
- 6 Courts Métrages réalisés par les étudiants, suivis de débats…
- Une expo dans le hall et dans le musée d’ethnographie…
- Une lecture musicale de poèmes par Dragoss Ouedraogo…


Génocide au Rwanda 

Nous avons pris l’habitude ici, au Guide du Bordeaux colonial de recevoir tous les ans pour le 7 avril, Adélaïde Mukantabana, victime, militante, écrivaine, engagée pour la mémoire du génocide des Tutsis. Nous retrouverons Adélaïde, dimanche comme tous les ans, non plus sur le pont de pierre mais en bord de Garonne cette année, pour ce trentième anniversaire, avec un programme particulièrement dense dans notre ville, Nicolas Robert de l’association Cauri et Survie Gironde est avec nous pour tout nous dire et ne rien rater...  
   
le  20 décembre dernier une course de fond judiciaire de 30 ans (la première plainte a été déposée à Bordeaux en 1995) s’est achevée avec la condamnation de l’ancien médecin rwandais Sosthène Munyemana, par la cour d’assises de Paris à vingt-quatre ans de réclusion criminelle, reconnu coupable  de génocide, de crimes contre l’humanité et de participation à une entente en vue de la préparation de ces crimes… Rappelons qu’en 2012, les plaignants avaient été condamnés à Bordeaux pour non respect de la présomption d’innocence par ce même monsieur…

« Rendre justice », c’est  ce qui est rappelé sur l’affiche de cette commémoration. De fait, la justice n’est pas encore complètement passée, en particulier du côté français. Survie ne se satisfait pas de la conclusion de la commission d’historiens Duclert en 2021, voulu par Macron, en mode responsable mais pas coupable ( « Un ensemble de responsabilités, lourdes et accablantes de la France, mais pas de volonté de s'associer à l'entreprise génocidaire ») et  veut que les juges, pas des historiens se prononcent pour « complicité de génocide » de l’Etat français… et de ses acteurs (Védrine, Juppé…)…  

Venons en maintenant au programme de ces commémorations, particulièrement riches pour ce 30ème anniversaire.

En fait cela a déjà commencé, le 6 mars aux Archives de Bdx Métropole et le 16 mars à l’Opus 34 à Bordeaux… 

- Dimanche 7 avril : rdv incontournable, habituellement sur le pont de pierre et cette année, bord de Garonne, au miroir d’eau, à 11h30. Puis comme tous les ans rassemblement à Bègles au Mémorial de « l’Homme debout » (œuvre de Bruce Clarke) salle Jean Vautrin (Mussonville) à 16h… 
    
- Mercredi 10 avril, à l’Utopia, 20h15…  

- Samedi 20 avril, au Studio Théâtre 71 Bordeaux (dans le même immeuble que notre radio), à 20h… 

- Jeudi 23 mai : à l’auditorium du Musée d’Aquitaine, 9 h et 15h. A 18h30 à La machine à lire.

Musiques
- Sodade   Cesaria Evora  Concert au Grand Rex à Paris, Avril 2004

- Kwibuka   Gaël Faye et Samuel Kamanzi  2020

   


nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Apr 03 2024 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>Journées du Film Ethnographique et 30ème anniversaire du Génocide au Rwanda</itunes:title>
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      <itunes:summary>L'AUTRE

Avec nous donc aujourd’hui, Warren Dupré étudiant en Master 2 d’anthropologie et président de l’association des étudiants d’anthropologie « L’AUTRE », active depuis 34 ans et qui propose tous les ans ce rdv des Journées du Film d'Ethnographie.
- 6 Courts Métrages réalisés par les étudiants, suivis de débats…
- Une expo dans le hall et dans le musée d’ethnographie…
- Une lecture musicale de poèmes par Dragoss Ouedraogo…


Génocide au Rwanda 

Nous avons pris l’habitude ici, au Guide du Bordeaux colonial de recevoir tous les ans pour le 7 avril, Adélaïde Mukantabana, victime, militante, écrivaine, engagée pour la mémoire du génocide des Tutsis. Nous retrouverons Adélaïde, dimanche comme tous les ans, non plus sur le pont de pierre mais en bord de Garonne cette année, pour ce trentième anniversaire, avec un programme particulièrement dense dans notre ville, Nicolas Robert de l’association Cauri et Survie Gironde est avec nous pour tout nous dire et ne rien rater...  
   
le  20 décembre dernier une course de fond judiciaire de 30 ans (la première plainte a été déposée à Bordeaux en 1995) s’est achevée avec la condamnation de l’ancien médecin rwandais Sosthène Munyemana, par la cour d’assises de Paris à vingt-quatre ans de réclusion criminelle, reconnu coupable  de génocide, de crimes contre l’humanité et de participation à une entente en vue de la préparation de ces crimes… Rappelons qu’en 2012, les plaignants avaient été condamnés à Bordeaux pour non respect de la présomption d’innocence par ce même monsieur…

« Rendre justice », c’est  ce qui est rappelé sur l’affiche de cette commémoration. De fait, la justice n’est pas encore complètement passée, en particulier du côté français. Survie ne se satisfait pas de la conclusion de la commission d’historiens Duclert en 2021, voulu par Macron, en mode responsable mais pas coupable ( « Un ensemble de responsabilités, lourdes et accablantes de la France, mais pas de volonté de s'associer à l'entreprise génocidaire ») et  veut que les juges, pas des historiens se prononcent pour « complicité de génocide » de l’Etat français… et de ses acteurs (Védrine, Juppé…)…  

Venons en maintenant au programme de ces commémorations, particulièrement riches pour ce 30ème anniversaire.

En fait cela a déjà commencé, le 6 mars aux Archives de Bdx Métropole et le 16 mars à l’Opus 34 à Bordeaux… 

- Dimanche 7 avril : rdv incontournable, habituellement sur le pont de pierre et cette année, bord de Garonne, au miroir d’eau, à 11h30. Puis comme tous les ans rassemblement à Bègles au Mémorial de « l’Homme debout » (œuvre de Bruce Clarke) salle Jean Vautrin (Mussonville) à 16h… 
    
- Mercredi 10 avril, à l’Utopia, 20h15…  

- Samedi 20 avril, au Studio Théâtre 71 Bordeaux (dans le même immeuble que notre radio), à 20h… 

- Jeudi 23 mai : à l’auditorium du Musée d’Aquitaine, 9 h et 15h. A 18h30 à La machine à lire.

Musiques
- Sodade   Cesaria Evora  Concert au Grand Rex à Paris, Avril 2004

- Kwibuka   Gaël Faye et Samuel Kamanzi  2020

   


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    <item>
      <title>Les enfants de la Creuse. 2150 enfants réunionnais enlevés et déportés...</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>2150 enfants en 20 ans !

Comment « peupler » les départements qui se vident de leur population ? Comment lutter contre l’exode rural ? Comment obtenir de la main d’œuvre à bon marché ? C’est simple : déportez des enfants, faites les adopter et exploitez les : c’est la formule choisie par le pouvoir gaulliste, sous l’impulsion de Michel Debré durant plus de vingt ans à partir de 1962. Ainsi de façon tout à fait officielle avec l’apport des DDASS notamment, plus de 2150 enfants réunionnais sont « déplacés » depuis La Réunion sous de fausses promesses ou par enlèvement pur et simple pour les orphelins, jusqu’en France métropolitaine. Connue sous le nom &quot;des enfants de la Creuse&quot;, cette pratique néocolonialiste, véritable scandale d’état ne sera dénoncée comme tel
que par le vote d’une résolution à l’assemblée nationale en 2014...

« Le cinéma fabrique des souvenirs.» J.L Godard

Paul Lhiabastres nous fait découvrir le cinéma d’Emmanuel Barraud, réalisateur très impliqué dans la société réunionnaise, avec son dernier film : Maudit ! 

Lisons sous la pluie à Latresne
Depuis quatre années grâce à Mathilde Stampf, Les Trénaises et les Trainais peuvent profiter des livres et des animations autour du livre. Nous l’écoutons parler de son parcours...

L’art et l’île de La Réunion

Sarah Vélu, nous fait découvrir une exposition « Mémoires d’enfances exilées » et son autrice, une artiste à la fois photographe et sociologue Corinne Rozotte.

Musiques :
- Mélocoton : Colette Magny 1963
</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Mar 27 2024 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>2150 enfants en 20 ans !

Comment « peupler » les départements qui se vident de leur population ? Comment lutter contre l’exode rural ? Comment obtenir de la main d’œuvre à bon marché ? C’est simple : déportez des enfants, faites les adopter et exploitez les : c’est la formule choisie par le pouvoir gaulliste, sous l’impulsion de Michel Debré durant plus de vingt ans à partir de 1962. Ainsi de façon tout à fait officielle avec l’apport des DDASS notamment, plus de 2150 enfants réunionnais sont « déplacés » depuis La Réunion sous de fausses promesses ou par enlèvement pur et simple pour les orphelins, jusqu’en France métropolitaine. Connue sous le nom &quot;des enfants de la Creuse&quot;, cette pratique néocolonialiste, véritable scandale d’état ne sera dénoncée comme tel
que par le vote d’une résolution à l’assemblée nationale en 2014...

« Le cinéma fabrique des souvenirs.» J.L Godard

Paul Lhiabastres nous fait découvrir le cinéma d’Emmanuel Barraud, réalisateur très impliqué dans la société réunionnaise, avec son dernier film : Maudit ! 

Lisons sous la pluie à Latresne
Depuis quatre années grâce à Mathilde Stampf, Les Trénaises et les Trainais peuvent profiter des livres et des animations autour du livre. Nous l’écoutons parler de son parcours...

L’art et l’île de La Réunion

Sarah Vélu, nous fait découvrir une exposition « Mémoires d’enfances exilées » et son autrice, une artiste à la fois photographe et sociologue Corinne Rozotte.

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- Mélocoton : Colette Magny 1963
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    <item>
      <title>Sénégal 2024 : des élections présidentielles sous tension</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>L’amnistie : à qui profite la loi ?
Loi adoptée par l’Assemblée nationale mercredi dernier, sur les faits liés aux manifestations politiques ayant secoué le pays entre février 2021 et février 2024. Elle couvre « tous les faits susceptibles de revêtir la qualification d’infraction criminelle ou correctionnelle, commis entre le 1er février 2021 et le 25 février 2024, tant au Sénégal qu’à l’étranger, se rapportant à des manifestations ou ayant des motivations politiques, y compris celles faites par tous supports de communication, que leurs auteurs aient été jugés ou non ».
 « Cette loi d'amnistie permettra de pacifier l’espace politique et social, de raffermir davantage notre cohésion nationale et de maintenir le rayonnement démocratique de notre paysµ», a déclaré le président Macky Sall.
Les députés de l'opposition notamment ceux du Pastef craignent que des &quot;crimes de sang &quot;  soient concernés par l'amnistie. Ils pensent aux familles des victimes lors des violents affrontements qui avaient opposé forces de l’ordre et jeunes manifestants suite à l’interpellation puis la condamnation pour « corruption de la jeunesse » de l’opposant Ousmane Sonko et aux nombreuses manifestations depuis mars 2021. Malgré le fait qu’il soit le principal bénéficiaire de la loi d’amnistie (libération des deux leaders et des militants), le Pastef a voté contre la loi.
Les organisations de défense des droits humains craignent que la loi d'amnistie ne permette de couvrir les auteurs de tortures et les personnes soupçonnées d’être responsables de la répression meurtrière des manifestants entre 2021 et 2024.et accorde l’impunité aux agents publics responsables de graves violations des droits humains » a déclaré le Human Rights Watch.


« La grande démocratie d’Afrique »,  « l’exception sénégalaise » : mythe ou réalité ? 
Le multipartisme, l’acceptation de l’alternance, les périodes d’élections présidentielles… ce n’est pas un long fleuve tranquille dans ce pays où les coups tordus, les coups de force institutionnels ou constitutionnels sont récurrents…
Petite et rapide mise en perspective des derniers évènements autour de ces élections, avec 60 ans d’histoire politique Sénégalaise depuis l’indépendance...  
On constate durant ces 60 ans de vie politique, une véritable difficulté à lâcher le pouvoir à la fin des mandats et à envisager autre chose que des successeurs choisis. Le tripatouillage institutionnel, constitutionnel est une habitude du pouvoir exécutif. 
La rue, les Sénégalais, savent tout cela et sont vigilants, c’est un véritable contre pouvoir. 

Dimanche 24 mars 2024 pour ce 1er tour des élections présidentielles, 19 candidats, c’est beaucoup, c’est même un record…

 Amadou BA : candidat de la majorité présidentielle, 63 ans, premier ministre de Macky Sall depuis 2022 jusqu’au 6 mars dernier, a aussi été ministre des finances, des affaires étrangères. Il a donc déjà une solide expérience politique, des relations mais cependant, peine à convaincre, même Macky Sall semble t-il, et à faire l’unité… Il prône le changement dans la continuité.

Bassirou Diomaye FAYE : 44 ans, c’est le candidat du Pastef, depuis qu’Ousmane Sonko a été rendu inéligible. Il vient de faire un an de prison, a été libéré une semaine avant la tenue des élections, n’a pas d’expérience élective et il est pourtant un des gros favoris… On reviendra sur le Pastef, « le méteore Pastef » 
 
Idrissa SECK : 65 ans, se présente pour la quatrième fois à la magistrature suprême après 2007, 2012 et 2019. Premier ministre sous l'ex président Abdoulaye Wade (2002-2004). Arrivé 2e à l’élection de 2019, Idrissa Seck surnommé Idy, a rejoint en novembre 2020 la majorité présidentielle. Axe sa candidature sur l’économie et le social &quot;Plus d'emplois et de revenus, plus de nourriture et de sécurité alimentaire, ainsi qu'un accès équitable aux services sociaux de base&quot;  
         
Khalifa Ababacar SALL : 68 ans, L'ancien maire de Dakar est l'un des favoris de la présidentielle. Condamné en 2018 à cinq ans de prison ferme et 5 millions de Francs CFA d’amende pour les délits d'escroquerie et de détournement de deniers publics, le leader de la coalition Taxawu Sénégal. Il bénéficie d’une loi d’oubli et peut donc se présenter à cette élection comme le candidat &quot; de la reconstruction, de la réconciliation et l’unité de la nation.&quot; Il se réclame aussi de l’héritage socialiste qui a perdu le pouvoir en 2000 après 40 ans sans partage sous Senghor et Diouf. 

Parmi les 19 candidats, on note aussi la présence de personnalités dissidentes du camp présidentiel, notamment celle de l’ancien premier ministre Mouhamad Boun Abdallah Dionne (2014-2019) ou encore celle de l’ex-ministre de l’Intérieur et de l’Agriculture, Aly Ngouille Ndiaye.
Anta Babacar Ngom, la quarantaine, est la seule candidature féminine encore en lice parmi les 19 concurrents.

Le Pastef, météore politique.
En moins de 5 ans (en 2019, il rafle 15 % des voix avec Sanko candidat) il devient un des deux partis dominants, avec le PDS, avec une jeunesse qui vote pour lui, la diaspora également et qui s’alimente des persécutions qu’on lui fait subir : interdiction du parti, emprisonnement des leaders et des militants...

Le Sénégal est regardé de prés, les résultats des élections auront des conséquences dans la sous-région…

La crise actuelle, analysée au prisme de la françafrique…

D’autres sujets importants : l’émigration véritable plaie ouverte, les graves atteintes aux libertés publiques (se réunir,  manifester…), coupure d’internet, emprisonnements, tués…, la situation économique du Sénégal, pas si bonne, le rôle traditionnel des confréries islamiques dans la vie politique peut-être plus aussi déterminant…

Pour revenir sur ce coup de force, ce « coup d’état » institutionnel, les explications, les conséquences sur le scrutin de dimanche et plus globalement sur la situation du Sénégal aujourd’hui, nous avons réuni dans notre studio, pour une émission spéciale du Guide du Bordeaux colonial, rdv décolonial, quelques personnalités, sénégalaises, franco-sénégalaises, franco-burkinabées, vivant à Bordeaux ou de passage à Bordeaux qui vont nous aider à y voir clair…

- Dieynaba Sar, membre et animatrice du Pastef à Bordeaux, le principal parti politique d’opposition, interdit, rencontrée plusieurs fois ces dernières semaines lors des rassemblements du samedi, place de la Bourse ou de la Victoire… 
- Cheikh Sow, citoyen Béglais, anthropologue, animateur social et musicien, tellement connu ici à Bordeaux, tellement incontournable si on veut comme aujourd’hui, parler du Sénégal…
- Dragoss Ouedraogo, cinéaste, professeur d'Anthropologie et de Cinéma à l’Université de Bordeaux, co-fondateur du Mouvement burkinabé des droits de l’Homme, souvent invité dans cette émission pour son expertise citoyenne et militante sur l’Afrique de l’ouest et ses rapports avec la France en particulier…

Musiques : 
- Queen Biz :  Diomaye Mooy Sonko
- Cheikh Tijaan SOW : Mama Afrika Yaayo
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
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      <pubDate>Wed Mar 20 2024 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>L’amnistie : à qui profite la loi ?
Loi adoptée par l’Assemblée nationale mercredi dernier, sur les faits liés aux manifestations politiques ayant secoué le pays entre février 2021 et février 2024. Elle couvre « tous les faits susceptibles de revêtir la qualification d’infraction criminelle ou correctionnelle, commis entre le 1er février 2021 et le 25 février 2024, tant au Sénégal qu’à l’étranger, se rapportant à des manifestations ou ayant des motivations politiques, y compris celles faites par tous supports de communication, que leurs auteurs aient été jugés ou non ».
 « Cette loi d'amnistie permettra de pacifier l’espace politique et social, de raffermir davantage notre cohésion nationale et de maintenir le rayonnement démocratique de notre paysµ», a déclaré le président Macky Sall.
Les députés de l'opposition notamment ceux du Pastef craignent que des &quot;crimes de sang &quot;  soient concernés par l'amnistie. Ils pensent aux familles des victimes lors des violents affrontements qui avaient opposé forces de l’ordre et jeunes manifestants suite à l’interpellation puis la condamnation pour « corruption de la jeunesse » de l’opposant Ousmane Sonko et aux nombreuses manifestations depuis mars 2021. Malgré le fait qu’il soit le principal bénéficiaire de la loi d’amnistie (libération des deux leaders et des militants), le Pastef a voté contre la loi.
Les organisations de défense des droits humains craignent que la loi d'amnistie ne permette de couvrir les auteurs de tortures et les personnes soupçonnées d’être responsables de la répression meurtrière des manifestants entre 2021 et 2024.et accorde l’impunité aux agents publics responsables de graves violations des droits humains » a déclaré le Human Rights Watch.


« La grande démocratie d’Afrique »,  « l’exception sénégalaise » : mythe ou réalité ? 
Le multipartisme, l’acceptation de l’alternance, les périodes d’élections présidentielles… ce n’est pas un long fleuve tranquille dans ce pays où les coups tordus, les coups de force institutionnels ou constitutionnels sont récurrents…
Petite et rapide mise en perspective des derniers évènements autour de ces élections, avec 60 ans d’histoire politique Sénégalaise depuis l’indépendance...  
On constate durant ces 60 ans de vie politique, une véritable difficulté à lâcher le pouvoir à la fin des mandats et à envisager autre chose que des successeurs choisis. Le tripatouillage institutionnel, constitutionnel est une habitude du pouvoir exécutif. 
La rue, les Sénégalais, savent tout cela et sont vigilants, c’est un véritable contre pouvoir. 

Dimanche 24 mars 2024 pour ce 1er tour des élections présidentielles, 19 candidats, c’est beaucoup, c’est même un record…

 Amadou BA : candidat de la majorité présidentielle, 63 ans, premier ministre de Macky Sall depuis 2022 jusqu’au 6 mars dernier, a aussi été ministre des finances, des affaires étrangères. Il a donc déjà une solide expérience politique, des relations mais cependant, peine à convaincre, même Macky Sall semble t-il, et à faire l’unité… Il prône le changement dans la continuité.

Bassirou Diomaye FAYE : 44 ans, c’est le candidat du Pastef, depuis qu’Ousmane Sonko a été rendu inéligible. Il vient de faire un an de prison, a été libéré une semaine avant la tenue des élections, n’a pas d’expérience élective et il est pourtant un des gros favoris… On reviendra sur le Pastef, « le méteore Pastef » 
 
Idrissa SECK : 65 ans, se présente pour la quatrième fois à la magistrature suprême après 2007, 2012 et 2019. Premier ministre sous l'ex président Abdoulaye Wade (2002-2004). Arrivé 2e à l’élection de 2019, Idrissa Seck surnommé Idy, a rejoint en novembre 2020 la majorité présidentielle. Axe sa candidature sur l’économie et le social &quot;Plus d'emplois et de revenus, plus de nourriture et de sécurité alimentaire, ainsi qu'un accès équitable aux services sociaux de base&quot;  
         
Khalifa Ababacar SALL : 68 ans, L'ancien maire de Dakar est l'un des favoris de la présidentielle. Condamné en 2018 à cinq ans de prison ferme et 5 millions de Francs CFA d’amende pour les délits d'escroquerie et de détournement de deniers publics, le leader de la coalition Taxawu Sénégal. Il bénéficie d’une loi d’oubli et peut donc se présenter à cette élection comme le candidat &quot; de la reconstruction, de la réconciliation et l’unité de la nation.&quot; Il se réclame aussi de l’héritage socialiste qui a perdu le pouvoir en 2000 après 40 ans sans partage sous Senghor et Diouf. 

Parmi les 19 candidats, on note aussi la présence de personnalités dissidentes du camp présidentiel, notamment celle de l’ancien premier ministre Mouhamad Boun Abdallah Dionne (2014-2019) ou encore celle de l’ex-ministre de l’Intérieur et de l’Agriculture, Aly Ngouille Ndiaye.
Anta Babacar Ngom, la quarantaine, est la seule candidature féminine encore en lice parmi les 19 concurrents.

Le Pastef, météore politique.
En moins de 5 ans (en 2019, il rafle 15 % des voix avec Sanko candidat) il devient un des deux partis dominants, avec le PDS, avec une jeunesse qui vote pour lui, la diaspora également et qui s’alimente des persécutions qu’on lui fait subir : interdiction du parti, emprisonnement des leaders et des militants...

Le Sénégal est regardé de prés, les résultats des élections auront des conséquences dans la sous-région…

La crise actuelle, analysée au prisme de la françafrique…

D’autres sujets importants : l’émigration véritable plaie ouverte, les graves atteintes aux libertés publiques (se réunir,  manifester…), coupure d’internet, emprisonnements, tués…, la situation économique du Sénégal, pas si bonne, le rôle traditionnel des confréries islamiques dans la vie politique peut-être plus aussi déterminant…

Pour revenir sur ce coup de force, ce « coup d’état » institutionnel, les explications, les conséquences sur le scrutin de dimanche et plus globalement sur la situation du Sénégal aujourd’hui, nous avons réuni dans notre studio, pour une émission spéciale du Guide du Bordeaux colonial, rdv décolonial, quelques personnalités, sénégalaises, franco-sénégalaises, franco-burkinabées, vivant à Bordeaux ou de passage à Bordeaux qui vont nous aider à y voir clair…

- Dieynaba Sar, membre et animatrice du Pastef à Bordeaux, le principal parti politique d’opposition, interdit, rencontrée plusieurs fois ces dernières semaines lors des rassemblements du samedi, place de la Bourse ou de la Victoire… 
- Cheikh Sow, citoyen Béglais, anthropologue, animateur social et musicien, tellement connu ici à Bordeaux, tellement incontournable si on veut comme aujourd’hui, parler du Sénégal…
- Dragoss Ouedraogo, cinéaste, professeur d'Anthropologie et de Cinéma à l’Université de Bordeaux, co-fondateur du Mouvement burkinabé des droits de l’Homme, souvent invité dans cette émission pour son expertise citoyenne et militante sur l’Afrique de l’ouest et ses rapports avec la France en particulier…

Musiques : 
- Queen Biz :  Diomaye Mooy Sonko
- Cheikh Tijaan SOW : Mama Afrika Yaayo
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    <item>
      <title> Djiga, née en Kabylie, militante amazighe</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>L’enfance, l’insouciance, jusqu’à 13 ans.
Un enfance heureuse, dans un village de Kabylie, assez tranquille, où quand on est enfant, la présence coloniale française « ce n’est pas un problème », l’école primaire, un père soldat « Indigène » qui sert la France durant la Seconde Guerre mondiale, déçu de la France, qui n’honore pas ses promesses envers les anciens combattants d’Algérie en ne leur donnant pas la citoyenneté française, et qui après la Guerre travaille à l’autre bout de l’Algérie, à Turgot près d’Oran, comme beaucoup d’hommes kabyles, pour gagner sa vie.

En 1954, La guerre d’indépendance, entraine Djiga  dans le temps des turbulences et du tragique.
Plus d’école, la fin du projet, à portée de main, de faire des études, de rejoindre un lycée en internat à Azazga à 30 kms au Nord d’Aït Larbaa.
Et  puis, le 17 novembre 1957, l’arrestation, la torture et l’exécution de son père à Turgot par l’armée française pour avoir détenu une arme et être proche de l’UDMA (Union démocratique du manifeste algérien) de Ferhat Abbas. 
Djiga se retrouve orpheline avec une mère enceinte, seule pour élever ses enfants… Elle en veut à son père « J’étais en colère, pourquoi est-il allé se faire tuer ? »,
Djiga, grâce à la bienveillance d’enseignantes, peut suivre par correspondance le programme scolaire de la 6ème à la 3ème. En 1959, elle part chez les Sœurs blanches à Michelet (Aïn El Hammam aujourd’hui), à une dizaine de kilomètres au Nord de Aït Larbaa pour suivre une formation d’infirmière et débute son métier d’infirmière dans un hôpital à Alger en 1962.  
Le 5 juillet 1962, elle est à Alger pour la liesse de l’indépendance. 

Mais très vite, sa vie bascule à nouveau avec la prise de conscience que sa langue, sa culture, le sacrifice de son père, tout cela est écrasé par le puissant mouvement d’arabisation et de rabotage des cultures minoritaires ou régionales au profit de l’unique culture l’arabo-musulmane. 
A Alger elle ne peut plus parler Kabyle, sa langue natale, la langue de son père mort pour une Algérie libre et indépendante. Commence alors une vie militante pour la cause amazighe, dès 1963, une activité militante clandestine. 
Elle rencontre son mari, médecin français coopérant, ils vivent ensemble à Orléansville (El-Asnam puis Chlef aujourd’hui) à 200 kms à l’ouest d’Alger et à Alger.
En 1969, le couple décide de quitter l’Algérie, au début ce devait être temporairement, pour permettre à son mari de finir sa spécialité de pédiatrie en France mais finalement ce sera définitif. Ils s’installent à Nantes. 
La militante amazighe, n’abandonne pas son combat, elle reprend des études universitaires dans le but d’enseigner le berbère, elle devient psychologue et fonde l’Association culturelle amazighe  dont elle sera la présidente pendant 20 ans et où elle donne des cours de Tamazight.
C’est depuis Nantes qu’elle suit et relaye le soulèvement kabyle de mars-avril 1980, « Le Printemps berbère », véritable soulèvement général des Kabyles contre Alger et ses répliques en 1994, avec la « Grève des cartables », en 1998 après l’assassinat de Lunès Matoub  et « Le Printemps noir » en 2002, pour que soit reconnue l’identité culturelle Kabyle et la langue berbère.

Aujourd’hui la langue tamazight est langue nationale et même officielle d’Algérie. Parlée par 40 millions de locuteurs, au Maroc et en Algérie surtout, la langue (et la culture Berbère) berbère est reconnue et protégée par l’ONU et l’UNESCO.  Pourtant  en Kabylie aujourd’hui, il n’y a toujours pas l’égalité de choix à l’école entre le berbère et l’arabe.
Le mouvement s’est radicalisé, avec le MAK (Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie) dans un une Algérie qui devrait être  fédérale, démocratique, sociale et laïque et le GPK (Gouvernement Provisoire de la Kabylie) en exil à Paris  réclamant lui l’indépendance.    


Musique 

- Amel BRAHIM DJELLOUL : « Tella » de Djamel Allam. Les chemins qui montent. 2021.

- Farid ALI. “A yemma ɛzizen ur ttru” ( Ô ! Mère chérie ne te lamente pas ). 1958.

- Lounis Aït  MENGUELLET « Amacahu (« Il était une fois »). 1982.

- Lounès MATOUB « Ak°it ay arrac nneɣ » (« Réveillez-vous, compagnons ! »). 1979.

- Djamel ALLAM : « Tella » (« Il y a … une place dans mon cœur » ). 1974.
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Mar 13 2024 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title> Djiga, née en Kabylie, militante amazighe</itunes:title>
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      <itunes:subtitle>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</itunes:subtitle>
      <itunes:summary>L’enfance, l’insouciance, jusqu’à 13 ans.
Un enfance heureuse, dans un village de Kabylie, assez tranquille, où quand on est enfant, la présence coloniale française « ce n’est pas un problème », l’école primaire, un père soldat « Indigène » qui sert la France durant la Seconde Guerre mondiale, déçu de la France, qui n’honore pas ses promesses envers les anciens combattants d’Algérie en ne leur donnant pas la citoyenneté française, et qui après la Guerre travaille à l’autre bout de l’Algérie, à Turgot près d’Oran, comme beaucoup d’hommes kabyles, pour gagner sa vie.

En 1954, La guerre d’indépendance, entraine Djiga  dans le temps des turbulences et du tragique.
Plus d’école, la fin du projet, à portée de main, de faire des études, de rejoindre un lycée en internat à Azazga à 30 kms au Nord d’Aït Larbaa.
Et  puis, le 17 novembre 1957, l’arrestation, la torture et l’exécution de son père à Turgot par l’armée française pour avoir détenu une arme et être proche de l’UDMA (Union démocratique du manifeste algérien) de Ferhat Abbas. 
Djiga se retrouve orpheline avec une mère enceinte, seule pour élever ses enfants… Elle en veut à son père « J’étais en colère, pourquoi est-il allé se faire tuer ? »,
Djiga, grâce à la bienveillance d’enseignantes, peut suivre par correspondance le programme scolaire de la 6ème à la 3ème. En 1959, elle part chez les Sœurs blanches à Michelet (Aïn El Hammam aujourd’hui), à une dizaine de kilomètres au Nord de Aït Larbaa pour suivre une formation d’infirmière et débute son métier d’infirmière dans un hôpital à Alger en 1962.  
Le 5 juillet 1962, elle est à Alger pour la liesse de l’indépendance. 

Mais très vite, sa vie bascule à nouveau avec la prise de conscience que sa langue, sa culture, le sacrifice de son père, tout cela est écrasé par le puissant mouvement d’arabisation et de rabotage des cultures minoritaires ou régionales au profit de l’unique culture l’arabo-musulmane. 
A Alger elle ne peut plus parler Kabyle, sa langue natale, la langue de son père mort pour une Algérie libre et indépendante. Commence alors une vie militante pour la cause amazighe, dès 1963, une activité militante clandestine. 
Elle rencontre son mari, médecin français coopérant, ils vivent ensemble à Orléansville (El-Asnam puis Chlef aujourd’hui) à 200 kms à l’ouest d’Alger et à Alger.
En 1969, le couple décide de quitter l’Algérie, au début ce devait être temporairement, pour permettre à son mari de finir sa spécialité de pédiatrie en France mais finalement ce sera définitif. Ils s’installent à Nantes. 
La militante amazighe, n’abandonne pas son combat, elle reprend des études universitaires dans le but d’enseigner le berbère, elle devient psychologue et fonde l’Association culturelle amazighe  dont elle sera la présidente pendant 20 ans et où elle donne des cours de Tamazight.
C’est depuis Nantes qu’elle suit et relaye le soulèvement kabyle de mars-avril 1980, « Le Printemps berbère », véritable soulèvement général des Kabyles contre Alger et ses répliques en 1994, avec la « Grève des cartables », en 1998 après l’assassinat de Lunès Matoub  et « Le Printemps noir » en 2002, pour que soit reconnue l’identité culturelle Kabyle et la langue berbère.

Aujourd’hui la langue tamazight est langue nationale et même officielle d’Algérie. Parlée par 40 millions de locuteurs, au Maroc et en Algérie surtout, la langue (et la culture Berbère) berbère est reconnue et protégée par l’ONU et l’UNESCO.  Pourtant  en Kabylie aujourd’hui, il n’y a toujours pas l’égalité de choix à l’école entre le berbère et l’arabe.
Le mouvement s’est radicalisé, avec le MAK (Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie) dans un une Algérie qui devrait être  fédérale, démocratique, sociale et laïque et le GPK (Gouvernement Provisoire de la Kabylie) en exil à Paris  réclamant lui l’indépendance.    


Musique 

- Amel BRAHIM DJELLOUL : « Tella » de Djamel Allam. Les chemins qui montent. 2021.

- Farid ALI. “A yemma ɛzizen ur ttru” ( Ô ! Mère chérie ne te lamente pas ). 1958.

- Lounis Aït  MENGUELLET « Amacahu (« Il était une fois »). 1982.

- Lounès MATOUB « Ak°it ay arrac nneɣ » (« Réveillez-vous, compagnons ! »). 1979.

- Djamel ALLAM : « Tella » (« Il y a … une place dans mon cœur » ). 1974.
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      <title>Témoignage de Sonam, du Tibet à la France - spéciale  08 mars</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Bonjour à toutes et tous, et bienvenue pour notre émission hebdomadaire du Guide du Bordeaux colonial, le rendez-vous décolonial sur la Clé des Ondes, 90.10

Nous sommes aujourd’hui le 06 mars 2024. Et dans deux jours, le 08 mars, aura lieu la Journée internationale des droits des femmes. La première édition de cette journée de lutte pour le droit des femmes est le 08 mars 1917, en pleine révolution bolchévique. Ces manifestations d’ouvrières sont considérées comme le premier jour de la révolution russe. Cette journée du 08 mars 1917 est un événement qui consacre le 08 mars comme journée internationale des droits des femmes. Depuis 107 ans, le 08 mars est une journée dans le monde entier où les femmes battent le pavé sur les quatre coins du globe pour exiger et combattre pour leurs droits.

Pour mettre en lumière la force des figures féminines, qui sont encore aujourd’hui bien trop souvent oubliées des histoires et des récits collectifs, j’ai décidé de donner la parole à des femmes, chaque 8 mars, qui sont venus vivre sur le sol français. Elles illustrent également la force et la diversité des personnes qui représentent les migrations sur le territoire de France. Ces femmes, à travers leur micro-histoire permettent de nous relier au grand récit historique; mais également à travers leurs vies, mais aussi leurs amours, leurs liens amicaux qui sont tissés ici, elles peuvent devenir des figures et montrer la diversité qui existe en France. L’année dernière pour le 08 mars 2023, nous avions diffusé le témoignage de Bayan Mohammadi, chanteuse et kurde iranienne. Cette émission avec Bayan Mohammadi est bien sûr à retrouver sur notre site de podcast sur la Clé des ondes.fr à retrouver ici

nom de la photo

 Manifestation de femmes tibétaines en exil à Dharamshala (Inde) -  CC Wikicommons

Aujourd’hui j’ai le très grand plaisir d’avoir Sonam, ici dans notre studio de la Clé des Ondes. Pour cette émission du jour, nous allons au cœur de l’Asie, sur les hauteurs de l’Himalaya. Car Sonam est née, a grandi et a dû partir du Tibet, pour arriver en France depuis 2011. Le plateau tibétain, qui est appelé le toit du monde, est une région finalement méconnue, où l’on connaît très peu le quotidien, la vie, des Tibétaines et Tibétains. Et c’est pour cela que j'ai voulu inviter Sonam pour qu’elle puisse nous raconter sa vie en tant que femme tibétaine, et son parcours jusqu’à aujourd’hui ici à Bordeaux. 

nom de la photo

 Sonam au studio de la Clé des Ondes

Je suis très heureuse de vous donner pour une heure le témoignage de Sonam. Femme tibétaine qui est arrivée en France en avril 2011, qui a dû fuir le Tibet en 2010, et qui n’a été rejointe par son mari et ses deux filles qu’à partir de 2015. La vie de Sonam c’est un récit exceptionnel sur la vie d’une femme au Tibet, avec une culture, une manière de vivre qui est ponctuée de traditions bouddhistes. C’est aussi un récit de résilience et de survie, pour fuir son pays occupé à travers les montagnes les plus hautes du monde [Himalaya], pour arriver au Népal et ensuite ici en France, un pays dont elle ignorait complètement l’existence. Et enfin, Sonam, c’est une vie en France depuis 2011, ponctuée de combats pour s’intégrer, se trouver une place dans cette nouvelle société et s’installer durablement en France avec son mari, ses deux filles et son fils. Et aussi bien sûr être désormais présidente de l’Association Culture Tibétaine à Bordeaux.

Je voulais à nouveau remercier Sonam d’avoir accepté cette invitation pour nous raconter son récit. Et à travers son récit nous pouvons mettre en lumière l’existence, le quotidien des femmes partout dans le monde. Mais aussi l’importance des profils divers de migrations, ces profils de migrations qui font de notre pays une société riche de sa multiculturalité.


Sonam est la présidente de l'association Culture Tibétaine en Gironde ici

Vous pouvez également aller visiter la boutique de son mari, une brocante tibétaine et des antiques asiatiques : la Brocante de Gyaltsen, 4 quai de la Monnaie, 33800, Bordeaux  / également sur les réseaux sociaux : ici

 Musiques 
- Arig Lhabdon Kyab ཨ་རིག་ལབ་སྒྲོན་སྐྱབས།
- Bawa - འབའ་གཞས་

Pour aller plus loin : documentaire d'Aurine Crémieu et François Reihnardt, Le Tibet face à la Chine, le dernier souffle ?, 2023, diffusé par Arte ici  




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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Mar 06 2024 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>Bonjour à toutes et tous, et bienvenue pour notre émission hebdomadaire du Guide du Bordeaux colonial, le rendez-vous décolonial sur la Clé des Ondes, 90.10

Nous sommes aujourd’hui le 06 mars 2024. Et dans deux jours, le 08 mars, aura lieu la Journée internationale des droits des femmes. La première édition de cette journée de lutte pour le droit des femmes est le 08 mars 1917, en pleine révolution bolchévique. Ces manifestations d’ouvrières sont considérées comme le premier jour de la révolution russe. Cette journée du 08 mars 1917 est un événement qui consacre le 08 mars comme journée internationale des droits des femmes. Depuis 107 ans, le 08 mars est une journée dans le monde entier où les femmes battent le pavé sur les quatre coins du globe pour exiger et combattre pour leurs droits.

Pour mettre en lumière la force des figures féminines, qui sont encore aujourd’hui bien trop souvent oubliées des histoires et des récits collectifs, j’ai décidé de donner la parole à des femmes, chaque 8 mars, qui sont venus vivre sur le sol français. Elles illustrent également la force et la diversité des personnes qui représentent les migrations sur le territoire de France. Ces femmes, à travers leur micro-histoire permettent de nous relier au grand récit historique; mais également à travers leurs vies, mais aussi leurs amours, leurs liens amicaux qui sont tissés ici, elles peuvent devenir des figures et montrer la diversité qui existe en France. L’année dernière pour le 08 mars 2023, nous avions diffusé le témoignage de Bayan Mohammadi, chanteuse et kurde iranienne. Cette émission avec Bayan Mohammadi est bien sûr à retrouver sur notre site de podcast sur la Clé des ondes.fr à retrouver ici

nom de la photo

 Manifestation de femmes tibétaines en exil à Dharamshala (Inde) -  CC Wikicommons

Aujourd’hui j’ai le très grand plaisir d’avoir Sonam, ici dans notre studio de la Clé des Ondes. Pour cette émission du jour, nous allons au cœur de l’Asie, sur les hauteurs de l’Himalaya. Car Sonam est née, a grandi et a dû partir du Tibet, pour arriver en France depuis 2011. Le plateau tibétain, qui est appelé le toit du monde, est une région finalement méconnue, où l’on connaît très peu le quotidien, la vie, des Tibétaines et Tibétains. Et c’est pour cela que j'ai voulu inviter Sonam pour qu’elle puisse nous raconter sa vie en tant que femme tibétaine, et son parcours jusqu’à aujourd’hui ici à Bordeaux. 

nom de la photo

 Sonam au studio de la Clé des Ondes

Je suis très heureuse de vous donner pour une heure le témoignage de Sonam. Femme tibétaine qui est arrivée en France en avril 2011, qui a dû fuir le Tibet en 2010, et qui n’a été rejointe par son mari et ses deux filles qu’à partir de 2015. La vie de Sonam c’est un récit exceptionnel sur la vie d’une femme au Tibet, avec une culture, une manière de vivre qui est ponctuée de traditions bouddhistes. C’est aussi un récit de résilience et de survie, pour fuir son pays occupé à travers les montagnes les plus hautes du monde [Himalaya], pour arriver au Népal et ensuite ici en France, un pays dont elle ignorait complètement l’existence. Et enfin, Sonam, c’est une vie en France depuis 2011, ponctuée de combats pour s’intégrer, se trouver une place dans cette nouvelle société et s’installer durablement en France avec son mari, ses deux filles et son fils. Et aussi bien sûr être désormais présidente de l’Association Culture Tibétaine à Bordeaux.

Je voulais à nouveau remercier Sonam d’avoir accepté cette invitation pour nous raconter son récit. Et à travers son récit nous pouvons mettre en lumière l’existence, le quotidien des femmes partout dans le monde. Mais aussi l’importance des profils divers de migrations, ces profils de migrations qui font de notre pays une société riche de sa multiculturalité.


Sonam est la présidente de l'association Culture Tibétaine en Gironde ici

Vous pouvez également aller visiter la boutique de son mari, une brocante tibétaine et des antiques asiatiques : la Brocante de Gyaltsen, 4 quai de la Monnaie, 33800, Bordeaux  / également sur les réseaux sociaux : ici

 Musiques 
- Arig Lhabdon Kyab ཨ་རིག་ལབ་སྒྲོན་སྐྱབས།
- Bawa - འབའ་གཞས་

Pour aller plus loin : documentaire d'Aurine Crémieu et François Reihnardt, Le Tibet face à la Chine, le dernier souffle ?, 2023, diffusé par Arte ici  




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    </item>
    <item>
      <title>(Rediffusion du 10 janvier 2024) - KURDISTAN 4. La guérilla kurde : histoire et théorie politique</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Feb 14 2024 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Beata Umubyeyi Mairesse le convoi de la liberté</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Beata Umubyeyi Mairesse avait 15 ans en juin 1994 quand elle put quitter, avec sa mère, le Rwanda en proie au génocide des siens, les Tutsi, un quasi miracle leur permit d’intégrer un convoi d’enfants et d’échapper à une mort certaine. Devenue écrivaine, la jeune femme a publié des recueils de nouvelles et des romans tournant autour de cette mémoire des survivant-e-s mais sous forme de fiction ou tout du moins de récit des autres, mélé discrètement à sa propre expérience. Avec Le Convoi, elle est passée à la première personne pour raconter son parcours de survie depuis Butare au sud ouest du petit pays, grâce à une association humanitaire suisse, Terre des Hommes, qui réussit à les incorporer à un convoi à priori reservé aux enfants de moins de 12 ans.

Mais il lui fallut des années et l’insistance de son compagnon pour accepter de se mettre en quête de sa propre histoire, enquête à partir de la recherche d’images de la télé anglaise, la BBC où elle figure avec sa mère lors du passage de la frontière avec le Burundi, ce moment de la libération où, lui dit-on, elle affiche un sourire éclatant.

&quot;Le Convoi&quot; est le récit émouvant de ces années d’allées et venues dans les mémoires, celle des sauveteurs qu’elle retrouve en Suisse, des reporters télé en Angleterre, des photographes en Italie, des archives qu’elle finit par avoir l’autorisation de fouiller au siège de l’asso humanitaire à Genève. Et sutout celle des enfants du Convoi du 18 juin 1994 qu’elle va réussir à retrouver…Et se pose alors l’inévitable question de la manière dont, à travers images télé et photos, les occidentaux ont rendu compte de ce massacre. Et cela ne servit à rien. 

« Le monde s’est contenté de nous regarder mourir sur du papier glacé » 

« Trente ans après, dit-elle, il est temps pour nous de nous réapproprier ces photos, de les légender avec notre langage, à l’aune de notre expérience.

Mais aussi qu’ « il est plus que temps de prendre la parole pour raconter nos histoires, légender nos photos, et le faire dans les espaces que nous jugerons appropriés, des espaces qui nous seront accessibles. Un lieu à nous, mémorial pour les enfants des convois. Ce livre n’en est que la première pierre ».  

Jean-François Meekel  

       
Hervé Le Corre &quot;Qui après nous vivrez&quot; Rivages/Noir


nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Feb 28 2024 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Mais il lui fallut des années et l’insistance de son compagnon pour accepter de se mettre en quête de sa propre histoire, enquête à partir de la recherche d’images de la télé anglaise, la BBC où elle figure avec sa mère lors du passage de la frontière avec le Burundi, ce moment de la libération où, lui dit-on, elle affiche un sourire éclatant.

&quot;Le Convoi&quot; est le récit émouvant de ces années d’allées et venues dans les mémoires, celle des sauveteurs qu’elle retrouve en Suisse, des reporters télé en Angleterre, des photographes en Italie, des archives qu’elle finit par avoir l’autorisation de fouiller au siège de l’asso humanitaire à Genève. Et sutout celle des enfants du Convoi du 18 juin 1994 qu’elle va réussir à retrouver…Et se pose alors l’inévitable question de la manière dont, à travers images télé et photos, les occidentaux ont rendu compte de ce massacre. Et cela ne servit à rien. 

« Le monde s’est contenté de nous regarder mourir sur du papier glacé » 

« Trente ans après, dit-elle, il est temps pour nous de nous réapproprier ces photos, de les légender avec notre langage, à l’aune de notre expérience.

Mais aussi qu’ « il est plus que temps de prendre la parole pour raconter nos histoires, légender nos photos, et le faire dans les espaces que nous jugerons appropriés, des espaces qui nous seront accessibles. Un lieu à nous, mémorial pour les enfants des convois. Ce livre n’en est que la première pierre ».  

Jean-François Meekel  

       
Hervé Le Corre &quot;Qui après nous vivrez&quot; Rivages/Noir


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      <title>La mémoire délavée des coolies de l’ïle Maurice par Nathacha Appanah.</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Ils étaient des engagés indiens, des coolies...
 
Ainsi commence le récit d’une histoire intime, celle de la famille de Nathacha Appanah, romancière mauricienne qui dans son livre La mémoire délavée  (2023 aux Mercure de France ) retrace le parcours de ses aïeux partis d’un village d’Inde vers l’île Maurice en 1872. Le récit de son passé familial se confond avec celui tragique des « engagés », ces travailleurs agricoles qui remplacèrent les esclaves après l’abolition de l’esclavage britannique (1834).
C’est de ce texte dont il sera question mercredi 22 dans l’émission du guide du Bordeaux colonial : un moment de littérature émancipatrice.
 
lire à Soulac-sur-Mer
 
Depuis l’extrémité du Médoc, face à la mer, nous entendrons Corinne Caupène, libraire à Soulac depuis quarante ans, dans la rubrique parole aux libraires.
 
Nationalité : immigré
 
L’ile Maurice est marquée par son immigration forcée et voulue , c’est l’occasion pour  de nous parler d’un film de Sidney Sokhona :Nationalité : immigré.
 
« L’écrivain engagé sait que la parole est action ; il sait que dévoiler, c’est changer et qu’on ne peut changer qu’en projetant de changer » J.P.Sartre
Pour enrichir notre bibliothèque virtuelle de littérature de combat, nous écouterons Julie Sigougneau de la librairie un pavé dans la marge à Mérignac nous donner quelques pistes…
 
Une fenêtre sur l’art contemporain mauricien...
 
Enfin Sarah Vélu dans sa rubrique Arts nous fera découvrir ce qui se passe dans le domaine artistique  de sur l’île Maurice notamment avec l’artiste mauricienne Nirveda Alleck…




Musiques
 
    - Manasa Sancharare et Rathi Sukha Saare de Natesan Ramani.
    - Sobillu saptaswaras de Jimmy Apalama.
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Feb 21 2024 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>La mémoire délavée des coolies de l’ïle Maurice par Nathacha Appanah.</itunes:title>
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      <itunes:author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</itunes:author>
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      <itunes:keywords>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</itunes:keywords>
      <itunes:subtitle>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</itunes:subtitle>
      <itunes:summary>Ils étaient des engagés indiens, des coolies...
 
Ainsi commence le récit d’une histoire intime, celle de la famille de Nathacha Appanah, romancière mauricienne qui dans son livre La mémoire délavée  (2023 aux Mercure de France ) retrace le parcours de ses aïeux partis d’un village d’Inde vers l’île Maurice en 1872. Le récit de son passé familial se confond avec celui tragique des « engagés », ces travailleurs agricoles qui remplacèrent les esclaves après l’abolition de l’esclavage britannique (1834).
C’est de ce texte dont il sera question mercredi 22 dans l’émission du guide du Bordeaux colonial : un moment de littérature émancipatrice.
 
lire à Soulac-sur-Mer
 
Depuis l’extrémité du Médoc, face à la mer, nous entendrons Corinne Caupène, libraire à Soulac depuis quarante ans, dans la rubrique parole aux libraires.
 
Nationalité : immigré
 
L’ile Maurice est marquée par son immigration forcée et voulue , c’est l’occasion pour  de nous parler d’un film de Sidney Sokhona :Nationalité : immigré.
 
« L’écrivain engagé sait que la parole est action ; il sait que dévoiler, c’est changer et qu’on ne peut changer qu’en projetant de changer » J.P.Sartre
Pour enrichir notre bibliothèque virtuelle de littérature de combat, nous écouterons Julie Sigougneau de la librairie un pavé dans la marge à Mérignac nous donner quelques pistes…
 
Une fenêtre sur l’art contemporain mauricien...
 
Enfin Sarah Vélu dans sa rubrique Arts nous fera découvrir ce qui se passe dans le domaine artistique  de sur l’île Maurice notamment avec l’artiste mauricienne Nirveda Alleck…




Musiques
 
    - Manasa Sancharare et Rathi Sukha Saare de Natesan Ramani.
    - Sobillu saptaswaras de Jimmy Apalama.
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    </item>
    <item>
      <title>La classe ouvrière, c'est pas du cinéma, 20ème édition !</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Rendez-vous du 13 au 18 février 2024, le matin au Musée d'Aquitaine, l'après-midi et le soir au cinéma Utopia.

- Cette année les rencontres débutent le mardi 13 février avec une journée consacrée à l' Amérique latine. 

- le mercredi 14 ce sont des luttes ouvrières en Afrique du Sud dont il sera question. 

- Jeudi 15, la journée traditionnellement réservée au concept du travail interrogera plus spécialement sur la fin de carrière. 

- Une journée avec Nadav Lapid : vendredi 16, la journée sera  entièrement consacrée au cinéma, à la démarche créative et à la personnalité de ce cinéaste qui dérange et interpelle, en sa présence depuis la &quot;master class&quot; du matin jusqu'au film de la soirée. 

- Le samedi 17, ce sont les femmes iraniennes qui seront au cœur de la journée réservée au cinéma iranien.

- Enfin le dimanche 18, les rencontres rendront un hommage cinématographique à Jean Luc Godard. Le titre de cette journée JLG, symbolise à la fois la démarche cinématographique de JLG et celle, culturelle, des rencontres  : JLG avec Marx et la classe ouvrière.


Avec comme tous les ans, la présence de La machine à lire, Comptines et Krazy kat, les librairies indépendantes partenaires.


En vente, vient de sortir : le tome 2 du livre La classe ouvrière c'est pas du cinéma 


Musique

je ne t'ai jamais dit que je t'aimerais toujours   Anna Karina   Pierrot le fou  J-L. Godard


nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Feb 07 2024 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>Rendez-vous du 13 au 18 février 2024, le matin au Musée d'Aquitaine, l'après-midi et le soir au cinéma Utopia.

- Cette année les rencontres débutent le mardi 13 février avec une journée consacrée à l' Amérique latine. 

- le mercredi 14 ce sont des luttes ouvrières en Afrique du Sud dont il sera question. 

- Jeudi 15, la journée traditionnellement réservée au concept du travail interrogera plus spécialement sur la fin de carrière. 

- Une journée avec Nadav Lapid : vendredi 16, la journée sera  entièrement consacrée au cinéma, à la démarche créative et à la personnalité de ce cinéaste qui dérange et interpelle, en sa présence depuis la &quot;master class&quot; du matin jusqu'au film de la soirée. 

- Le samedi 17, ce sont les femmes iraniennes qui seront au cœur de la journée réservée au cinéma iranien.

- Enfin le dimanche 18, les rencontres rendront un hommage cinématographique à Jean Luc Godard. Le titre de cette journée JLG, symbolise à la fois la démarche cinématographique de JLG et celle, culturelle, des rencontres  : JLG avec Marx et la classe ouvrière.


Avec comme tous les ans, la présence de La machine à lire, Comptines et Krazy kat, les librairies indépendantes partenaires.


En vente, vient de sortir : le tome 2 du livre La classe ouvrière c'est pas du cinéma 


Musique

je ne t'ai jamais dit que je t'aimerais toujours   Anna Karina   Pierrot le fou  J-L. Godard


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    </item>
    <item>
      <title>Israël mis en garde par la Cour Internationale de Justice</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Bienvenue pour ce nouveau rendez-vous décolonial du mercredi, avec aujourd’hui un invité bien connu, membre de l’équipe et qui vient en direct, régulièrement, nous parler de l’actualité politique, sociale, culturelle du monde mais aussi de son actualité personnelle toujours très riche… bonjour André, André Rosevègue…

Nous commencerons l’émission en faisant le point, si c’est possible, sur l’actualité à Gaza, sur le terrain et présenter les nombreux rendez-vous et évènements locaux concernant le sujet, auxquels André est associé.

André nous présentera ensuite, l’intervention faite le 6 décembre dernier, dans le cadre des 16émes rencontres &quot;Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques&quot;, sur le thème « Démocratie et colonialisme »

Paris, Bordeaux, Marseille, Soissons, Périgueux, Rouen… le tour de France des guides des villes coloniales commence à être significatif et ce n’est pas fini… André fera le point et rappellera que l’Université Populaire de Bordeaux, demain de 19h à 21h, amphithéâtre Denucé, à la faculté de Bordeaux Victoire, invite le Guide du Bordeaux colonial pour une conférence-rencontre-échange sur le thème « Décoloniser l'espace public ? »

Notre invité aura peut être un peu de temps pour nous présenter quelques ouvrages ou idées d’expositions et de sorties… 

...Avant que nous ouvrions une large page agenda...



Musique

-Mum sing to the wind de Nai Barghouti Palestine. 2023. 



nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Jan 31 2024 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>Israël mis en garde par la Cour Internationale de Justice</itunes:title>
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      <itunes:summary>Bienvenue pour ce nouveau rendez-vous décolonial du mercredi, avec aujourd’hui un invité bien connu, membre de l’équipe et qui vient en direct, régulièrement, nous parler de l’actualité politique, sociale, culturelle du monde mais aussi de son actualité personnelle toujours très riche… bonjour André, André Rosevègue…

Nous commencerons l’émission en faisant le point, si c’est possible, sur l’actualité à Gaza, sur le terrain et présenter les nombreux rendez-vous et évènements locaux concernant le sujet, auxquels André est associé.

André nous présentera ensuite, l’intervention faite le 6 décembre dernier, dans le cadre des 16émes rencontres &quot;Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques&quot;, sur le thème « Démocratie et colonialisme »

Paris, Bordeaux, Marseille, Soissons, Périgueux, Rouen… le tour de France des guides des villes coloniales commence à être significatif et ce n’est pas fini… André fera le point et rappellera que l’Université Populaire de Bordeaux, demain de 19h à 21h, amphithéâtre Denucé, à la faculté de Bordeaux Victoire, invite le Guide du Bordeaux colonial pour une conférence-rencontre-échange sur le thème « Décoloniser l'espace public ? »

Notre invité aura peut être un peu de temps pour nous présenter quelques ouvrages ou idées d’expositions et de sorties… 

...Avant que nous ouvrions une large page agenda...



Musique

-Mum sing to the wind de Nai Barghouti Palestine. 2023. 



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    </item>
    <item>
      <title>Destins broyés au temps de l’Afrique orientale allemande</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>&quot;Tu n'as plus ta place dans ce monde...&quot;


Le roman mêle un récit du quotidien de personnages à celui de l’histoire coloniale qui massacre leur vie, et celle de leur peuple. Nous vous présenterons ce roman dans la rubrique un livre/un auteur de l’émission.


Dans la rubrique cinéma, Paul Lhiabastres nous parlera du film &quot;Le cauchemar de Darwin&quot;,réalisé par Hubert Sauper en 2004....


C’est URBS, également dessinateur de presse qui portera la parole des libraires indépendants depuis la librairie « la mauvaise réputation » à Bordeaux centre, tandis que Julie Sigougneau, depuis la sienne : &quot;le pavé dans la marge&quot; à Mérignac, enrichira notre bibliothèque virtuelle idéale.


Enfin Sarah Vélu dresse le portrait de Kapwani Kiwanga, Tanzanienne par ses origines familiales et spécialiste des arts visuels dans sa rubrique Art.


Musiques:

-Kijiti de Bi Kidude

-Habillage musical des lectures: Sikitiko et Zena du Matona's Afd'hal Group,Zanzibar 2018. Taqsin In Hijaz Mode de Abdullah Ahmed et Seif Saleh, Zanzibar 1999. 
         
 </description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Jan 24 2024 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Le roman mêle un récit du quotidien de personnages à celui de l’histoire coloniale qui massacre leur vie, et celle de leur peuple. Nous vous présenterons ce roman dans la rubrique un livre/un auteur de l’émission.


Dans la rubrique cinéma, Paul Lhiabastres nous parlera du film &quot;Le cauchemar de Darwin&quot;,réalisé par Hubert Sauper en 2004....


C’est URBS, également dessinateur de presse qui portera la parole des libraires indépendants depuis la librairie « la mauvaise réputation » à Bordeaux centre, tandis que Julie Sigougneau, depuis la sienne : &quot;le pavé dans la marge&quot; à Mérignac, enrichira notre bibliothèque virtuelle idéale.


Enfin Sarah Vélu dresse le portrait de Kapwani Kiwanga, Tanzanienne par ses origines familiales et spécialiste des arts visuels dans sa rubrique Art.


Musiques:

-Kijiti de Bi Kidude

-Habillage musical des lectures: Sikitiko et Zena du Matona's Afd'hal Group,Zanzibar 2018. Taqsin In Hijaz Mode de Abdullah Ahmed et Seif Saleh, Zanzibar 1999. 
         
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    </item>
    <item>
      <title>A l’écoute de la différence</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Ixchel Delaporte journaliste, auteure, documentariste, a publié en octobre dernier le récit des mois qu’elle a passés aux côtés des malades et des soignants de l’hôpital psychiatrique de Cadillac en Gironde. Cela s’intitule joliment «Ecoute les murs parler» 

Ixchel tient son prénom maya d’une mère mexicaine, pays où elle a vécu sa prime jeunesse. Après des études de philosophie, elle fit ses armes de journaliste à l’Huma à la rubrique sociale. Et de fait toutes les enquêtes qu’elle mena, devenues des livres, touche au social, et à l’humain à commencer par « Les raisins de la misère » à propos du couloir de la pauvreté défini par l’INSEE au long de la Garonne et qui se superpose à la carte des vignobles les plus prestigieux et les plus rentables. Puis ce fut l’euthanasie, la vieillesse, les violences sexuelles sur les enfants et donc, dernier en date, la folie. Pour la suite c’est à écouter dans l’émission…  JFM 

  
Ouvrages d’Ixchel Delaporte
 
&quot;Les raisins de la misère&quot;. Une enquête sur la face cachée des châteaux bordelais   Mars 2020   Editions du Rouergue qui fut aussi un documentaire sous le même nom, réalisé par l’auteure   et diffusé sur France 3  
  
&quot;Dame de compagnie&quot;. En immersion au pays de la vieillesse. Octobre 2021 Editions du Rouergue 
  
&quot;Les enfants martyrs de Riaumont&quot;. Enquête sur un pensionnat intégriste. Mars 2022 Editions du Rouergue

&quot;J’étais un enfant&quot; avec Arnaud Galais Octobre 2023 Flammarion 

&quot;Ecoute les murs parler&quot;. Octobre 2023 L’iconoclaste  



nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Jan 17 2024 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>Ixchel Delaporte journaliste, auteure, documentariste, a publié en octobre dernier le récit des mois qu’elle a passés aux côtés des malades et des soignants de l’hôpital psychiatrique de Cadillac en Gironde. Cela s’intitule joliment «Ecoute les murs parler» 

Ixchel tient son prénom maya d’une mère mexicaine, pays où elle a vécu sa prime jeunesse. Après des études de philosophie, elle fit ses armes de journaliste à l’Huma à la rubrique sociale. Et de fait toutes les enquêtes qu’elle mena, devenues des livres, touche au social, et à l’humain à commencer par « Les raisins de la misère » à propos du couloir de la pauvreté défini par l’INSEE au long de la Garonne et qui se superpose à la carte des vignobles les plus prestigieux et les plus rentables. Puis ce fut l’euthanasie, la vieillesse, les violences sexuelles sur les enfants et donc, dernier en date, la folie. Pour la suite c’est à écouter dans l’émission…  JFM 

  
Ouvrages d’Ixchel Delaporte
 
&quot;Les raisins de la misère&quot;. Une enquête sur la face cachée des châteaux bordelais   Mars 2020   Editions du Rouergue qui fut aussi un documentaire sous le même nom, réalisé par l’auteure   et diffusé sur France 3  
  
&quot;Dame de compagnie&quot;. En immersion au pays de la vieillesse. Octobre 2021 Editions du Rouergue 
  
&quot;Les enfants martyrs de Riaumont&quot;. Enquête sur un pensionnat intégriste. Mars 2022 Editions du Rouergue

&quot;J’étais un enfant&quot; avec Arnaud Galais Octobre 2023 Flammarion 

&quot;Ecoute les murs parler&quot;. Octobre 2023 L’iconoclaste  



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    </item>
    <item>
      <title>KURDISTAN 4. LA GUERILLA KURDE - histoire et théorie politique</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Pour notre quatrième émission sur le Kurdistan, nous allons nous concentrer sur les mouvements révolutionnaires kurdes et leurs combattant.e.s pour la liberté et l’indépendance.
 
Pour nous accompagner dans cette découverte, nous avons à notre micro de la Clé des Ondes, RO - présidente de l’association Kurde Rojava Gironde, porte parole du mouvement des femmes kurdes en Gironde, et également co-présidente du Centre démocratique Kurde (Cenon). 


Lors de la guerre qui les ont affrontés à l’Etat Islamique, ces images ont fait le tour du monde : ces femmes combattantes de la guérilla du PYJ et du PKK, avec leurs foulards de fleurs et armes d’assaut en main. Ces photos sont marquantes d’une double dynamique : l’importance du combat des Kurdes pour anéantir au maximum l’Etat islamique, mais aussi des préceptes de la guérilla kurde où les femmes sont des combattantes au même niveau que leurs homologues masculins.  

nom de la photo

 cc Kurdishstrugle - Combattante du YPG - 2016

Un combat anticolonial, pour leurs indépendances, mais aussi un combat politique et sociologique pour refonder une nouvelle société fondée sur les principes du confédéralisme démocratique, de l’écologie et de l’égalité entre les sexes. 

Sujet complexe car le PKK, organisation la plus importante des combats kurdes, est inscrit comme groupe terroriste dans de nombreux pays européens, en raison aussi de l’hyperviolence des combats de la longue guerre qui les affrontent à l’état turc. Ainsi, nous allons durant deux émissions définir la révolution kurde, et vous apporter les réalités géographiques et l’adaptation des combattant.e.s kurdes au réalité des états qui les colonisent. Aujourd’hui, nous allons avoir une émission spéciale sur l’histoire, le socle politique et théorique, ainsi que le fonctionnement des mouvements révolutionnaires kurdes ; puis en février nous nous retrouverons pour analyser les révolutions actuelles avec la mise en application des préceptes nouveaux, notamment à Rojava mais aussi dans certaines régions du Kurdistan irakien. 

nom de la photo

 Photo prise le 26 novembre, lors d'un événement organisé par des Kurdes dans la métropole bordelaise pour les 45 ans de la fondation du PKK. Sur cette banderole, avec le visage d'Abdullah Öcalan, fondateur du PKK et emprisonné sur l'île d'Imrali. Sur la banderole est notée &quot;45e anniversaire du PKK. Félicitations au leader, à tous les opprimés et à tous les camarades&quot;

 Musiques diffusées 

- Mir Pewer - Ey Dîlbera Min

- Mem Ararat - Xaçirek

- Dotmir Naze - Lawe Kurd

 Cycle d'émissions - KURDISTAN  

- KURDISTAN 1. Bayan Mohammadi, chanteuse et femme kurde en Iran. Spéciale journée du 8 mars

- KURDISTAN 2. Qui sont les Kurdes ? Interview de Hamit Bozarslan

- KURDISTAN 3. Le traité de Sèvres et de Lausanne : le partage de l'empire ottoman et l'espoir brisé de la fondation d'un état Kurde. Interview de Jordi Tejel Gorgas

- KURDISTAN 5. LUTTES KURDES : la libération des femmes dans les écrits de Öcalan

- KURDISTAN 6. LUTTES KURDES : La jineolojî, la science des femmes et de la vie

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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Jan 10 2024 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>Pour notre quatrième émission sur le Kurdistan, nous allons nous concentrer sur les mouvements révolutionnaires kurdes et leurs combattant.e.s pour la liberté et l’indépendance.
 
Pour nous accompagner dans cette découverte, nous avons à notre micro de la Clé des Ondes, RO - présidente de l’association Kurde Rojava Gironde, porte parole du mouvement des femmes kurdes en Gironde, et également co-présidente du Centre démocratique Kurde (Cenon). 


Lors de la guerre qui les ont affrontés à l’Etat Islamique, ces images ont fait le tour du monde : ces femmes combattantes de la guérilla du PYJ et du PKK, avec leurs foulards de fleurs et armes d’assaut en main. Ces photos sont marquantes d’une double dynamique : l’importance du combat des Kurdes pour anéantir au maximum l’Etat islamique, mais aussi des préceptes de la guérilla kurde où les femmes sont des combattantes au même niveau que leurs homologues masculins.  

nom de la photo

 cc Kurdishstrugle - Combattante du YPG - 2016

Un combat anticolonial, pour leurs indépendances, mais aussi un combat politique et sociologique pour refonder une nouvelle société fondée sur les principes du confédéralisme démocratique, de l’écologie et de l’égalité entre les sexes. 

Sujet complexe car le PKK, organisation la plus importante des combats kurdes, est inscrit comme groupe terroriste dans de nombreux pays européens, en raison aussi de l’hyperviolence des combats de la longue guerre qui les affrontent à l’état turc. Ainsi, nous allons durant deux émissions définir la révolution kurde, et vous apporter les réalités géographiques et l’adaptation des combattant.e.s kurdes au réalité des états qui les colonisent. Aujourd’hui, nous allons avoir une émission spéciale sur l’histoire, le socle politique et théorique, ainsi que le fonctionnement des mouvements révolutionnaires kurdes ; puis en février nous nous retrouverons pour analyser les révolutions actuelles avec la mise en application des préceptes nouveaux, notamment à Rojava mais aussi dans certaines régions du Kurdistan irakien. 

nom de la photo

 Photo prise le 26 novembre, lors d'un événement organisé par des Kurdes dans la métropole bordelaise pour les 45 ans de la fondation du PKK. Sur cette banderole, avec le visage d'Abdullah Öcalan, fondateur du PKK et emprisonné sur l'île d'Imrali. Sur la banderole est notée &quot;45e anniversaire du PKK. Félicitations au leader, à tous les opprimés et à tous les camarades&quot;

 Musiques diffusées 

- Mir Pewer - Ey Dîlbera Min

- Mem Ararat - Xaçirek

- Dotmir Naze - Lawe Kurd

 Cycle d'émissions - KURDISTAN  

- KURDISTAN 1. Bayan Mohammadi, chanteuse et femme kurde en Iran. Spéciale journée du 8 mars

- KURDISTAN 2. Qui sont les Kurdes ? Interview de Hamit Bozarslan

- KURDISTAN 3. Le traité de Sèvres et de Lausanne : le partage de l'empire ottoman et l'espoir brisé de la fondation d'un état Kurde. Interview de Jordi Tejel Gorgas

- KURDISTAN 5. LUTTES KURDES : la libération des femmes dans les écrits de Öcalan

- KURDISTAN 6. LUTTES KURDES : La jineolojî, la science des femmes et de la vie

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    <item>
      <title>Mémoires et Partages : 25 ans d'indignation et de persévérance.</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Cinéma Utopia.
Après un buffet dans la Salle de la cheminée, tout le monde s’est retrouvé dans la plus grande salle du cinéma, pleine à craquer, la salle Toussaint Louverture, baptisée avec Mémoires et Partages, en 2002.
Utopia, créé en 1999, a été dés le début, essentiel pour accueillir et porter la voix de ceux qui voulaient remettre en question le roman Bordelais d’une ville qui a vécu du commerce colonial, mais qui « n’aurait jamais fait que du commerce en droiture, sans jamais participer à la traite négrière » et bousculer l’ordre bourgeois cornaqué par les deux « présidentiables » Chaban et Juppé.  
C’est au cinéma Utopia que naît en 2001, pour les élections municipales, la liste « Couleurs bordelaises » amenée par Karfa Diallo et qui met à son programme l’exhumation du passé colonial, esclavagiste et négrier de Bordeaux, la démocratie participative, le droit de vote des émigrés, l’écologie… et pratique la  convergence des luttes… 3,74 % des voix mais un véritable choc et le début de la reconnaissance de ce passé enfoui.

Pionniers. 
Ils étaient tous là, ceux qui dès 1998, étaient dans la colère de voir cette histoire, ce crime contre l’humanité, avant que Taubira ne le fasse proclamer sous la forme d’une loi en 2001, ignoré et même combattu : Karfa Diallo, Alioune Sy, Cheikh Sow, Dragoss Ouedraogo, Michel Lemaître, Jocelyn Grava…

Acte fondateur.
En 1998, la France fête le 150 ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage mais ça tourne à l’autoglorification de la République abolitionniste, qui omet de parler de la souffrance et de la résistance des populations noires et les laisse dans l’invisibilité.
Le 23 mai 1998, à la tombée de la nuit, 300 étudiants africains, antillais et hexagonaux, mus par la colère d’être dans une ville bourgeoise qui a effacé son histoire négrière quittent le campus universitaire pour une marche au flambeau, en plein centre de Bordeaux, aux cris de « Bordeaux port négrier, assume ton histoire » : c’est l’acte fondateur.

Lectures, chorégraphie, documentaires, musiques…
La soirée, préparée par Clarisse Gomis, secrétaire générale de l’asso, était animée par Aurélie Bambuck, journaliste, documentariste, avec une première réalisation sur ses parents athlètes engagés, une deuxième, en 2022, « Au nom de nos ancêtres, esclaves et négociants »  sur sa rencontre avec Axelle Balguerie et le dialogue entre deux histoires à priori incompatibles, celle d’une descendante d’esclavisés et celle d’une descendante de négriers bordelais, co-auteure également de la BD « Pacotille ». 
L’artiste contemporain, écrivain, poète, Donatien Garnier, descendant de Pierre Desse, capitaine de navire négrier bordelais avec une rue à son nom à Bordeaux, est venu lire des extraits de son livre « Devenir noir ». 
Le documentaire « Origine Kongo » de Laura Chatenay-Rivauday, sorti cette année, était présenté en exclusivité. Entre 1857 et 1862, après l'abolition de l'esclavage, plus de 16 000 femmes, hommes et enfants de plusieurs pays d'Afrique sont envoyés aux Antilles pour y travailler. Appelés &quot;Kongos&quot;, ces Africains arrivaient libres avec un contrat de travail, dit &quot;engagement&quot;, en Martinique ou en Guadeloupe. Leurs descendants ont gardé vivante la mémoire de leurs aïeux et revendiquent leurs racines africaines…
Le danseur et chorégraphe bordelais Piroger Bakambo, a redonné son spectacle-performance sur le « Clown chocolat ». 
Enfin, Cheikh Sow et les musiciens de Wa Africa ont ponctué la soirée de leurs compositions  musicales. 

Elus-es et assos.
Parmi les élus-es présents-es : la députée parisienne, Danièle Obono, aux côtés de l’association dans ses combats juridiques, des élus locaux, Wiame Benyachou et  Romain Dostes conseillers départementaux de la Gironde et Philippe Poutou conseiller municipal et métropolitain de Bordeaux.
De très nombreuses associations dont AQAFI (Aquitaine Afrique Initiatives ) présidé par Alioune Sy, l’Union des Travailleurs sénégalais… 

Karfa. 

« Et je me dis Bordeaux et Nantes et Liverpool et New York et San Francisco
pas un bout de ce monde qui ne porte mon empreinte digitale… »

Cahier d’un retour au pays natal, Aimé Césaire.

 « Ce texte est important, je le garde très précieusement, c’est peut-être ça qui a décidé d’une partie de mon destin personnel. De Toussaint Louverture à Aimé Césaire, le poème de la quadrature du cercle, qui va de la littérature à l’action politique, de l’écrivain et élu martiniquais au père à St Domingue, de la première République noire, « Phare élevé au-dessus de la mer de Antilles » et du monde.
« Ce que je retiens de cette soirée c’est qu’il n’y a que la solidarité collective qui peut nous sortir des situations difficiles, dramatiques dans lesquelles on peut se trouver. C’est dans l’enchevêtrement de nos destins  collectifs qu’on peut arriver à faire avancer nos sociétés »
« Bordeaux a totalement changé du fait de cette action, le regard sur Bordeaux  n’est plus le même, ça donne de l’espoir… Peut être qu’un jour, un lieu, une Maison Esclavages et Résistances, sortira de terre, un ancrage puissant pour les générations à venir»
« On essaie de tirer des douleurs et des résistances de ceux qu’on a martyrisés puis invisibilisés les armes miraculeuses comme disait Aimé Césaire, les ressources et l’énergie pour continuer… Il a beaucoup d’espérance et de confiance »  



Musiques :
- « Maam Goor » et « Mama Africa Yaayo» : d’Afrocubano Projeto (Wa Africa). 2022.
- Musique du documentaire &quot;Origine Kongo&quot; Laura Chatenay-Rivauday. 2023. 


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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Jan 03 2024 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Après un buffet dans la Salle de la cheminée, tout le monde s’est retrouvé dans la plus grande salle du cinéma, pleine à craquer, la salle Toussaint Louverture, baptisée avec Mémoires et Partages, en 2002.
Utopia, créé en 1999, a été dés le début, essentiel pour accueillir et porter la voix de ceux qui voulaient remettre en question le roman Bordelais d’une ville qui a vécu du commerce colonial, mais qui « n’aurait jamais fait que du commerce en droiture, sans jamais participer à la traite négrière » et bousculer l’ordre bourgeois cornaqué par les deux « présidentiables » Chaban et Juppé.  
C’est au cinéma Utopia que naît en 2001, pour les élections municipales, la liste « Couleurs bordelaises » amenée par Karfa Diallo et qui met à son programme l’exhumation du passé colonial, esclavagiste et négrier de Bordeaux, la démocratie participative, le droit de vote des émigrés, l’écologie… et pratique la  convergence des luttes… 3,74 % des voix mais un véritable choc et le début de la reconnaissance de ce passé enfoui.

Pionniers. 
Ils étaient tous là, ceux qui dès 1998, étaient dans la colère de voir cette histoire, ce crime contre l’humanité, avant que Taubira ne le fasse proclamer sous la forme d’une loi en 2001, ignoré et même combattu : Karfa Diallo, Alioune Sy, Cheikh Sow, Dragoss Ouedraogo, Michel Lemaître, Jocelyn Grava…

Acte fondateur.
En 1998, la France fête le 150 ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage mais ça tourne à l’autoglorification de la République abolitionniste, qui omet de parler de la souffrance et de la résistance des populations noires et les laisse dans l’invisibilité.
Le 23 mai 1998, à la tombée de la nuit, 300 étudiants africains, antillais et hexagonaux, mus par la colère d’être dans une ville bourgeoise qui a effacé son histoire négrière quittent le campus universitaire pour une marche au flambeau, en plein centre de Bordeaux, aux cris de « Bordeaux port négrier, assume ton histoire » : c’est l’acte fondateur.

Lectures, chorégraphie, documentaires, musiques…
La soirée, préparée par Clarisse Gomis, secrétaire générale de l’asso, était animée par Aurélie Bambuck, journaliste, documentariste, avec une première réalisation sur ses parents athlètes engagés, une deuxième, en 2022, « Au nom de nos ancêtres, esclaves et négociants »  sur sa rencontre avec Axelle Balguerie et le dialogue entre deux histoires à priori incompatibles, celle d’une descendante d’esclavisés et celle d’une descendante de négriers bordelais, co-auteure également de la BD « Pacotille ». 
L’artiste contemporain, écrivain, poète, Donatien Garnier, descendant de Pierre Desse, capitaine de navire négrier bordelais avec une rue à son nom à Bordeaux, est venu lire des extraits de son livre « Devenir noir ». 
Le documentaire « Origine Kongo » de Laura Chatenay-Rivauday, sorti cette année, était présenté en exclusivité. Entre 1857 et 1862, après l'abolition de l'esclavage, plus de 16 000 femmes, hommes et enfants de plusieurs pays d'Afrique sont envoyés aux Antilles pour y travailler. Appelés &quot;Kongos&quot;, ces Africains arrivaient libres avec un contrat de travail, dit &quot;engagement&quot;, en Martinique ou en Guadeloupe. Leurs descendants ont gardé vivante la mémoire de leurs aïeux et revendiquent leurs racines africaines…
Le danseur et chorégraphe bordelais Piroger Bakambo, a redonné son spectacle-performance sur le « Clown chocolat ». 
Enfin, Cheikh Sow et les musiciens de Wa Africa ont ponctué la soirée de leurs compositions  musicales. 

Elus-es et assos.
Parmi les élus-es présents-es : la députée parisienne, Danièle Obono, aux côtés de l’association dans ses combats juridiques, des élus locaux, Wiame Benyachou et  Romain Dostes conseillers départementaux de la Gironde et Philippe Poutou conseiller municipal et métropolitain de Bordeaux.
De très nombreuses associations dont AQAFI (Aquitaine Afrique Initiatives ) présidé par Alioune Sy, l’Union des Travailleurs sénégalais… 

Karfa. 

« Et je me dis Bordeaux et Nantes et Liverpool et New York et San Francisco
pas un bout de ce monde qui ne porte mon empreinte digitale… »

Cahier d’un retour au pays natal, Aimé Césaire.

 « Ce texte est important, je le garde très précieusement, c’est peut-être ça qui a décidé d’une partie de mon destin personnel. De Toussaint Louverture à Aimé Césaire, le poème de la quadrature du cercle, qui va de la littérature à l’action politique, de l’écrivain et élu martiniquais au père à St Domingue, de la première République noire, « Phare élevé au-dessus de la mer de Antilles » et du monde.
« Ce que je retiens de cette soirée c’est qu’il n’y a que la solidarité collective qui peut nous sortir des situations difficiles, dramatiques dans lesquelles on peut se trouver. C’est dans l’enchevêtrement de nos destins  collectifs qu’on peut arriver à faire avancer nos sociétés »
« Bordeaux a totalement changé du fait de cette action, le regard sur Bordeaux  n’est plus le même, ça donne de l’espoir… Peut être qu’un jour, un lieu, une Maison Esclavages et Résistances, sortira de terre, un ancrage puissant pour les générations à venir»
« On essaie de tirer des douleurs et des résistances de ceux qu’on a martyrisés puis invisibilisés les armes miraculeuses comme disait Aimé Césaire, les ressources et l’énergie pour continuer… Il a beaucoup d’espérance et de confiance »  



Musiques :
- « Maam Goor » et « Mama Africa Yaayo» : d’Afrocubano Projeto (Wa Africa). 2022.
- Musique du documentaire &quot;Origine Kongo&quot; Laura Chatenay-Rivauday. 2023. 


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    <item>
      <title>Littérature : Apartheid et conquête coloniale.</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>« Attaquer la terre et le soleil » de Mathieu Belezi.

Résumé.
Au milieu du 19e siècle quelques familles comme celle de Séraphine, modestes et trompées par la propagande débarquent en Algérie où devaient les attendre terres arables et richesses programmées. En lieu et place, ils basculent dans un enfer de violence, entourés de
soldats terrifiants face à une population révoltée et attachée à l’indépendance de son pays.

Colonie de peuplement.
Nous sommes au moment où après avoir renoncé à l’esclavage la France devient un empire
colonial, remplaçant la traite négrière par le travail forcé, assujettissant et massacrant dans le
bruit et la fureur.
Par la force armée les conquêtes se multiplient et il faut aussi installer dans les pays colonisés des métropolitains qui seront les colons chargés d’introduire « la civilisation occidentale » à des « peuples barbares »...

Le personnage de Séraphine 
Cette femme colon est arrivée depuis sa Lorraine natale (ces familles viennent  essentiellement d’Alsace et de Lorraine) dans les années 1840 avec son mari, ses enfants, sa sœur et son beau-frère.Nulle idéologie chez cette femme, elle s’est contentée de suivre les conseils des autorités
françaises qui faisaient miroiter une terre vierge à exploiter.
Le roman raconte à deux voix : celles de Séraphine dont la parole fonctionne comme une  complainte, une litanie, et de ce soldat, au discours violent et sans trace d’humanité. Un récit très réaliste, très minimaliste, pas d’épopée, pas de héros, pas de rebondissements spectaculaires, pas de sentimentalisme : des faits crus et cruels, des réalités terribles et implacables : 

Une expérience de lecture.
C’est un texte quasiment sans ponctuation, qui est scandé comme un cri : un récit litanique aux longs couplets, d’une tristesse infinie, un chant de l'absurde et de la sauvagerie humaine. Le récit est rédigé en courts chapitres avec de fréquents retours à la ligne sans majuscules, comme des vers libres, ce qui lui donne un effet d'oralité.

Un roman violent et implacablement pessimiste.
Le lecteur attend en vain un sursaut, de l’apaisement, du calme : il est possédé par cette
forme d’écriture qui transcende le contenu mais il n’y a en fait aucun espoir, aucune échappatoire, aucun salut. Chaque personne est condamnée à la désillusion.
Comme le soldat croyant être présent pour participer à la «pacification» du pays, et qui en fait
assistera aux pires atrocités (enfumages et massacres de masse) et finira par y prendre part dans une sorte d’ivresse de la violence, sans même en comprendre le sens.
Comme les colons qui sont confrontés successivement à la rudesse du climat, aux terres difficiles, au choléra, aux fièvres et aux fauves.

L’auteur : Mathieu Belezi. 
C’est un écrivain contemporain salué par la critique depuis vingt ans mais encore méconnu du
grand public. Il est né à Limoges en 1953, il y fait des études de géographie, puis enseigne en
Louisiane, vit successivement au Mexique, au Népal en Inde et maintenant en Italie. Il se
consacre à l’écriture à partir de 1999.
« Attaquer la terre et le soleil » renvoie à sa grande trilogie algérienne, publiée successivement aux éditions Albin Michel : « C’était notre terre », 2008 et Flammarion : « Les vieux
Fous », 2011 ; « Un faux pas dans la vie d'Emma Picard », 2015.
Le roman fait également écho à « Le Petit Roi », son premier roman publié en 1998 aux éditions
Phébus.
Le livre a reçu le Prix du Monde en 2022, le Prix du Livre Inter en 2023.






« L’âge de fer » de John Maxwell Coetzee 

Résumé
Elisabeth Curren, femme blanche solitaire, se meurt d’un cancer au Cap, en 1986. Elle écrit
une longue lettre à sa fille, exilée au Etats-Unis. Elle y raconte son agonie, et les événements
tragiques entre émeutes et répression, d’un système qui tente de se maintenir : celui de
l’apartheid, Un clochard, sorte de témoin et confident, réfugié chez elle, l’accompagne.

Une dénonciation du système discriminatoire que constituait l’apartheid 
Le récit est fortement inscrit dans la réalité par son cadre : Le Cap, les Townships, les 10 ans des révoltes de Soweto, les assassinats des membres de l’ANC par la police, et l’état d’urgence de 1986; par ses personnages : une femme blanche, un clochard noir, une femme de ménage noire, les jeunes noirs qui se révoltent et sont tués par la police ou par ce climat de violence et d’affrontement. 
Une dénonciation plus implicite avec un autre récit parallèle qui agit comme une sorte de métaphore, voire d’allégorie.
Le texte, rédigé à la première personne, est celui d’Elisabeth Curren, qui écrit une longue lettre
posthume sa fille dont on sait qu’elle a fui l’Afrique de Sud et qu’elle n’y reviendra pas en raison
de son système politique et de la honte qu’il inspire, et dans laquelle elle évoque son sort intime
à savoir un cancer implacable qui la consume. Ainsi le cancer qui fatalement conduira à la mort
Elisabeth est mis en regard avec l’apartheid, qui de la même façon détruit dans la souffrance
également le pays, et le conduit à la mort.
Il est également un personnage entre réalité et métaphore, Monsieur Vercueil, clochard plutôt
rebutant qui rappelle un peu les clochards célestes de J.Kérouac, échoué dans le jardin
d’Elizabeth et qui deviendra au cours du récit, un confident, un soutien, une mémoire, un peu
comme un ange de la mort et chargé par Elizabeth de poster voire de porter sa lette
posthume...

Dimension prophétique
Ce roman à la langue précise et rythmée, dépouillée de sentimentalité mais non d'émotion,
contient une dimension prophétique car un an après sa parution l’apartheid établi en 1948, sera aboli : le 30 juin 1991 exactement.
L’apartheid est un mot afrikaans, qui signifie « séparation, mise à part ». Il désigne la politique
de « développement séparé » imposée, selon des critères raciaux ou ethniques, aux
populations d'Afrique du Sud. Plus largement, car il demeure encore dans certains endroits du
monde, on peut citer Israel à l’encontre du peuple palestinien par ex, c’est un système
d'oppression et de domination d'un groupe racial sur un autre, institutionnalisé à travers des
lois, des politiques et des pratiques discriminatoires et qui suppose la commission d'actes
inhumains, dans l'intention de maintenir cette domination.

Littérature engagée
L’ensemble de l’œuvre de Coetzee est engagée, et utilise le même procédé : la juxtaposition de la réalité politique et de l’allégorie afin de mettre à jour les phobies et les névroses des individus, à la fois victimes et complices d'un système corrompu violent et servile qui anéantit son entendement voire même son langage. 
On peut citer les romans célèbres tels que « En attendant les barbares » (1980), « Mikaël K, sa vie, son temps » (1983), « Foe » ( 1986), « Disgrace » ( 1999), ou « Elizabeth Costello » (2003).

Prix Nobel
Coetzee est né en 1940 au Cap dans une famille de boer calviniste ( colons afrikaners) . Il y vit sa jeunesse durant l’instauration violente de ce système de ségrégation de l’apartheid. Il part en Angleterre en 1060, pour y suivre des études de linguistiques et d’informatique avant de se consacrer à l’écriture et à l’enseignement universitaire de l’anglais. Il est aujourd’hui de nationalité australienne, pays où il vit. 
Il a reçu de nombreux prix littéraires : il est le premier écrivain, à obtenir deux fois le prestigieux Prix Booker en 1983 et 1999 et surtout, il reçoit en 2003 la plus prestigieuse récompense internationale, le Prix Nobel de littérature.
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Dec 27 2023 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>« Attaquer la terre et le soleil » de Mathieu Belezi.

Résumé.
Au milieu du 19e siècle quelques familles comme celle de Séraphine, modestes et trompées par la propagande débarquent en Algérie où devaient les attendre terres arables et richesses programmées. En lieu et place, ils basculent dans un enfer de violence, entourés de
soldats terrifiants face à une population révoltée et attachée à l’indépendance de son pays.

Colonie de peuplement.
Nous sommes au moment où après avoir renoncé à l’esclavage la France devient un empire
colonial, remplaçant la traite négrière par le travail forcé, assujettissant et massacrant dans le
bruit et la fureur.
Par la force armée les conquêtes se multiplient et il faut aussi installer dans les pays colonisés des métropolitains qui seront les colons chargés d’introduire « la civilisation occidentale » à des « peuples barbares »...

Le personnage de Séraphine 
Cette femme colon est arrivée depuis sa Lorraine natale (ces familles viennent  essentiellement d’Alsace et de Lorraine) dans les années 1840 avec son mari, ses enfants, sa sœur et son beau-frère.Nulle idéologie chez cette femme, elle s’est contentée de suivre les conseils des autorités
françaises qui faisaient miroiter une terre vierge à exploiter.
Le roman raconte à deux voix : celles de Séraphine dont la parole fonctionne comme une  complainte, une litanie, et de ce soldat, au discours violent et sans trace d’humanité. Un récit très réaliste, très minimaliste, pas d’épopée, pas de héros, pas de rebondissements spectaculaires, pas de sentimentalisme : des faits crus et cruels, des réalités terribles et implacables : 

Une expérience de lecture.
C’est un texte quasiment sans ponctuation, qui est scandé comme un cri : un récit litanique aux longs couplets, d’une tristesse infinie, un chant de l'absurde et de la sauvagerie humaine. Le récit est rédigé en courts chapitres avec de fréquents retours à la ligne sans majuscules, comme des vers libres, ce qui lui donne un effet d'oralité.

Un roman violent et implacablement pessimiste.
Le lecteur attend en vain un sursaut, de l’apaisement, du calme : il est possédé par cette
forme d’écriture qui transcende le contenu mais il n’y a en fait aucun espoir, aucune échappatoire, aucun salut. Chaque personne est condamnée à la désillusion.
Comme le soldat croyant être présent pour participer à la «pacification» du pays, et qui en fait
assistera aux pires atrocités (enfumages et massacres de masse) et finira par y prendre part dans une sorte d’ivresse de la violence, sans même en comprendre le sens.
Comme les colons qui sont confrontés successivement à la rudesse du climat, aux terres difficiles, au choléra, aux fièvres et aux fauves.

L’auteur : Mathieu Belezi. 
C’est un écrivain contemporain salué par la critique depuis vingt ans mais encore méconnu du
grand public. Il est né à Limoges en 1953, il y fait des études de géographie, puis enseigne en
Louisiane, vit successivement au Mexique, au Népal en Inde et maintenant en Italie. Il se
consacre à l’écriture à partir de 1999.
« Attaquer la terre et le soleil » renvoie à sa grande trilogie algérienne, publiée successivement aux éditions Albin Michel : « C’était notre terre », 2008 et Flammarion : « Les vieux
Fous », 2011 ; « Un faux pas dans la vie d'Emma Picard », 2015.
Le roman fait également écho à « Le Petit Roi », son premier roman publié en 1998 aux éditions
Phébus.
Le livre a reçu le Prix du Monde en 2022, le Prix du Livre Inter en 2023.






« L’âge de fer » de John Maxwell Coetzee 

Résumé
Elisabeth Curren, femme blanche solitaire, se meurt d’un cancer au Cap, en 1986. Elle écrit
une longue lettre à sa fille, exilée au Etats-Unis. Elle y raconte son agonie, et les événements
tragiques entre émeutes et répression, d’un système qui tente de se maintenir : celui de
l’apartheid, Un clochard, sorte de témoin et confident, réfugié chez elle, l’accompagne.

Une dénonciation du système discriminatoire que constituait l’apartheid 
Le récit est fortement inscrit dans la réalité par son cadre : Le Cap, les Townships, les 10 ans des révoltes de Soweto, les assassinats des membres de l’ANC par la police, et l’état d’urgence de 1986; par ses personnages : une femme blanche, un clochard noir, une femme de ménage noire, les jeunes noirs qui se révoltent et sont tués par la police ou par ce climat de violence et d’affrontement. 
Une dénonciation plus implicite avec un autre récit parallèle qui agit comme une sorte de métaphore, voire d’allégorie.
Le texte, rédigé à la première personne, est celui d’Elisabeth Curren, qui écrit une longue lettre
posthume sa fille dont on sait qu’elle a fui l’Afrique de Sud et qu’elle n’y reviendra pas en raison
de son système politique et de la honte qu’il inspire, et dans laquelle elle évoque son sort intime
à savoir un cancer implacable qui la consume. Ainsi le cancer qui fatalement conduira à la mort
Elisabeth est mis en regard avec l’apartheid, qui de la même façon détruit dans la souffrance
également le pays, et le conduit à la mort.
Il est également un personnage entre réalité et métaphore, Monsieur Vercueil, clochard plutôt
rebutant qui rappelle un peu les clochards célestes de J.Kérouac, échoué dans le jardin
d’Elizabeth et qui deviendra au cours du récit, un confident, un soutien, une mémoire, un peu
comme un ange de la mort et chargé par Elizabeth de poster voire de porter sa lette
posthume...

Dimension prophétique
Ce roman à la langue précise et rythmée, dépouillée de sentimentalité mais non d'émotion,
contient une dimension prophétique car un an après sa parution l’apartheid établi en 1948, sera aboli : le 30 juin 1991 exactement.
L’apartheid est un mot afrikaans, qui signifie « séparation, mise à part ». Il désigne la politique
de « développement séparé » imposée, selon des critères raciaux ou ethniques, aux
populations d'Afrique du Sud. Plus largement, car il demeure encore dans certains endroits du
monde, on peut citer Israel à l’encontre du peuple palestinien par ex, c’est un système
d'oppression et de domination d'un groupe racial sur un autre, institutionnalisé à travers des
lois, des politiques et des pratiques discriminatoires et qui suppose la commission d'actes
inhumains, dans l'intention de maintenir cette domination.

Littérature engagée
L’ensemble de l’œuvre de Coetzee est engagée, et utilise le même procédé : la juxtaposition de la réalité politique et de l’allégorie afin de mettre à jour les phobies et les névroses des individus, à la fois victimes et complices d'un système corrompu violent et servile qui anéantit son entendement voire même son langage. 
On peut citer les romans célèbres tels que « En attendant les barbares » (1980), « Mikaël K, sa vie, son temps » (1983), « Foe » ( 1986), « Disgrace » ( 1999), ou « Elizabeth Costello » (2003).

Prix Nobel
Coetzee est né en 1940 au Cap dans une famille de boer calviniste ( colons afrikaners) . Il y vit sa jeunesse durant l’instauration violente de ce système de ségrégation de l’apartheid. Il part en Angleterre en 1060, pour y suivre des études de linguistiques et d’informatique avant de se consacrer à l’écriture et à l’enseignement universitaire de l’anglais. Il est aujourd’hui de nationalité australienne, pays où il vit. 
Il a reçu de nombreux prix littéraires : il est le premier écrivain, à obtenir deux fois le prestigieux Prix Booker en 1983 et 1999 et surtout, il reçoit en 2003 la plus prestigieuse récompense internationale, le Prix Nobel de littérature.
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      <title>KURDISTAN 3. Itw de Jordi Tejel. Partage de l'empire ottoman, traité de Sèvres et de Lausanne REDIF </title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Dec 13 2023 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>La Banque Mondiale : le coup d’Etat permanent</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Eric Toussaint (à droite) et J. M. Harribey (ATTAC 33)



Une institution créée en 1944, au service de l’impérialisme des Etats-Unis…
De son nom complet, Banque Internationale pour la reconstruction et le Développement , elle est tout de suite, grâce à la dette, un outil de diffusion du capitalisme libéral et de domination des Etats du Nord industrialisés sur les Etats du Sud pourvoyeurs de matières premières, de sources d’énergie et de produits agricoles bruts.  

Le coup d’Etat permanent.
Pour empêcher les Etats d’Amérique latine et ceux nouvellement indépendants de s’autonomiser, de s’industrialiser et faire concurrence aux Etats-Unis et aux puissances du Nord, des crédits sont généreusement distribués à condition de rentrer dans le rang.

La dette nourrit la dette.
C’est l’engrenage mortifère bien connu qui consiste à emprunter pour rembourser et qui livre pieds et poings liés, les Etats du sud à leurs créanciers du Nord.

Le consensus de Washington.
Avec la crise des années 1980, les taux d’intérêt augmentent et les crédits ne sont plus accordés qu’à la condition pour les Etats débiteurs de faire des réformes et des ajustements structurels draconiens et odieux : suppression des droits de douane, fin des subventions aux secteurs vitaux, dérégulations, privatisations, moins d’Etat… qui entrainent pauvreté, précarité et révoltes.

Trois grandes expériences d’audit d’Etat pour annuler la dette.
Eric Toussaint a été conseiller de l’Equateur en 2007-2008 (avec succès), du Paraguay en 2008, de la Grèce après la victoire de Siriza en 2015.    

Urgence climatique : retard à l’allumage. 
La prise de conscience a lieu à partir de 2006 mais n’empêche toujours pas aujourd’hui, l’octroi de crédits à l’industrie extractiviste, polluantes, tout cela dans un enfumage de greenwashing intense. 

La banque des BRICS, la Nouvelle banque de Développement,  un espoir ?
Non hélas, elle n’est pas un modèle alternatif, elle fournit en particulier des crédits pour des activités extractivistes primaires exportatrices pour alimenter la Chine, nouvelle puissance impérialiste.

Un autre système d’aide au développement est possible…
avec des crédits à l’usage des Etats du Sud, avec un financement des pays les plus riches et des remboursements à taux zéro.




« Banque mondiale : une histoire critique » Eric Toussaint.  
Editions syllepse. Janvier  2022.  536 pages.  25 €


Références musicales : 
Deux artistes parmi les 22 qui ont participé à l’album « Drop The Debt » (« Annulons la dette »). Sorti chez  World Village France en 2002.
- El Hadj N’Diaye : « Boor YiI » (« Annulons la dette »)
- Zêdess : « Cadeau empoisonné » 


nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
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      <pubDate>Wed Dec 20 2023 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Une institution créée en 1944, au service de l’impérialisme des Etats-Unis…
De son nom complet, Banque Internationale pour la reconstruction et le Développement , elle est tout de suite, grâce à la dette, un outil de diffusion du capitalisme libéral et de domination des Etats du Nord industrialisés sur les Etats du Sud pourvoyeurs de matières premières, de sources d’énergie et de produits agricoles bruts.  

Le coup d’Etat permanent.
Pour empêcher les Etats d’Amérique latine et ceux nouvellement indépendants de s’autonomiser, de s’industrialiser et faire concurrence aux Etats-Unis et aux puissances du Nord, des crédits sont généreusement distribués à condition de rentrer dans le rang.

La dette nourrit la dette.
C’est l’engrenage mortifère bien connu qui consiste à emprunter pour rembourser et qui livre pieds et poings liés, les Etats du sud à leurs créanciers du Nord.

Le consensus de Washington.
Avec la crise des années 1980, les taux d’intérêt augmentent et les crédits ne sont plus accordés qu’à la condition pour les Etats débiteurs de faire des réformes et des ajustements structurels draconiens et odieux : suppression des droits de douane, fin des subventions aux secteurs vitaux, dérégulations, privatisations, moins d’Etat… qui entrainent pauvreté, précarité et révoltes.

Trois grandes expériences d’audit d’Etat pour annuler la dette.
Eric Toussaint a été conseiller de l’Equateur en 2007-2008 (avec succès), du Paraguay en 2008, de la Grèce après la victoire de Siriza en 2015.    

Urgence climatique : retard à l’allumage. 
La prise de conscience a lieu à partir de 2006 mais n’empêche toujours pas aujourd’hui, l’octroi de crédits à l’industrie extractiviste, polluantes, tout cela dans un enfumage de greenwashing intense. 

La banque des BRICS, la Nouvelle banque de Développement,  un espoir ?
Non hélas, elle n’est pas un modèle alternatif, elle fournit en particulier des crédits pour des activités extractivistes primaires exportatrices pour alimenter la Chine, nouvelle puissance impérialiste.

Un autre système d’aide au développement est possible…
avec des crédits à l’usage des Etats du Sud, avec un financement des pays les plus riches et des remboursements à taux zéro.




« Banque mondiale : une histoire critique » Eric Toussaint.  
Editions syllepse. Janvier  2022.  536 pages.  25 €


Références musicales : 
Deux artistes parmi les 22 qui ont participé à l’album « Drop The Debt » (« Annulons la dette »). Sorti chez  World Village France en 2002.
- El Hadj N’Diaye : « Boor YiI » (« Annulons la dette »)
- Zêdess : « Cadeau empoisonné » 


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      <title>Précarisation et invisibilisation des migrants </title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>la pauvreté est un marqueur de notre région, comme partout en France, elle gagne du terrain même.

C’est le thème des AOC de l’égalité cette année, qui se déroule en ce moment, avec un programme très intéressant une fois de plus, qui a débuté le 22 nov dernier et qui se poursuit jusqu’au 14 décembre.

C’est aussi notre sujet aujourd’hui dans notre émission, mais avec un focus sur la situation des migrants, frappés encore plus durement, qui connaissent la grande pauvreté, l’ultra précarité tout cela dans une totale invisibilisation.

Le 20 novembre dernier, journée internationale des droits de l’enfant, le Réseau Education sans frontières 33, organisait devant la Préfecture une conférence de presse pour alerter sur le non respect des droits des enfants, lorsque tous les soirs dans ce pays, ce sont 2800 enfants, dont 700 âgés de moins de 3 ans, qui dorment dans la rue, dans des voitures, des cages d’escalier, sous tentes… Alors que la loi oblige l’Etat  à organiser et assurer un hébergement d’urgence inconditionnel pour tous.

Nous parlerons d’hébergement, de logement, plutôt de mal logement, de sans abrisme dans cette émission avec notamment une interview enregistrée d’Anne Marchand de la Fondation Abbé Pierre , mais aussi des difficultés pour se nourrir, se vêtir, se chauffer, se laver, se soigner… pour tous ceux qui n’ont plus de titre de séjour, en attente interminable de renouvellement, tous ceux à qui sont sans droits, du moins au regard des institutions, avec une interview d’une bénévole au Secours populaire  de Talence et le témoignage d’une famille à Mérignac.

Nous aurons également pour en parler, notre invité, très informé et impliqué au quotidien, sur la situation de ces hommes, ces femmes, ces enfants, invisibilisés : Jean Luc Taris de Médecins du Monde .
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Dec 06 2023 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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C’est le thème des AOC de l’égalité cette année, qui se déroule en ce moment, avec un programme très intéressant une fois de plus, qui a débuté le 22 nov dernier et qui se poursuit jusqu’au 14 décembre.

C’est aussi notre sujet aujourd’hui dans notre émission, mais avec un focus sur la situation des migrants, frappés encore plus durement, qui connaissent la grande pauvreté, l’ultra précarité tout cela dans une totale invisibilisation.

Le 20 novembre dernier, journée internationale des droits de l’enfant, le Réseau Education sans frontières 33, organisait devant la Préfecture une conférence de presse pour alerter sur le non respect des droits des enfants, lorsque tous les soirs dans ce pays, ce sont 2800 enfants, dont 700 âgés de moins de 3 ans, qui dorment dans la rue, dans des voitures, des cages d’escalier, sous tentes… Alors que la loi oblige l’Etat  à organiser et assurer un hébergement d’urgence inconditionnel pour tous.

Nous parlerons d’hébergement, de logement, plutôt de mal logement, de sans abrisme dans cette émission avec notamment une interview enregistrée d’Anne Marchand de la Fondation Abbé Pierre , mais aussi des difficultés pour se nourrir, se vêtir, se chauffer, se laver, se soigner… pour tous ceux qui n’ont plus de titre de séjour, en attente interminable de renouvellement, tous ceux à qui sont sans droits, du moins au regard des institutions, avec une interview d’une bénévole au Secours populaire  de Talence et le témoignage d’une famille à Mérignac.

Nous aurons également pour en parler, notre invité, très informé et impliqué au quotidien, sur la situation de ces hommes, ces femmes, ces enfants, invisibilisés : Jean Luc Taris de Médecins du Monde .
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      <title>Le guide du Périgueux colonial vient de sortir ! A. Rosevègue reçoit un des auteurs J.M. Champeaux</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
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      <pubDate>Wed Nov 22 2023 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Bugeaud criminel de guerre</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Ces mots terribles commencent à peine à être connus, à sortir de l’oubli, ils ont été prononcés en 1845 par Bugeaud, le Périgourdin Thomas Robert Bugeaud, le Général pas encore Maréchal Bugeaud,  envoyé en Algérie en 1836 par Louis Philippe pour mater la révolte d’Abd el Kader et nommé Gouverneur général de l’Algérie par Thiers en 1840.
L’historien Olivier Le Cour Grandmaison, déjà venu dans cette émission, considère que Bugeaud pour mener à bien sa mission de conquête, de « pacification » et de « civilisation contre la Barbarie », élabore sur place une véritable « doctrine », une doctrine d’une guerre à bien des égards « moderne », que la puissance coloniale pratiquera à nouveau un siècle plus tard au moment de la guerre d’Algérie, une guerre d’extermination et de terreur, une guerre totale.
Il est à la tête d’une armée de 100 000 hommes et peut compter sur la barbarie de ses généraux et gradés, La Moricière, Changarnier, Bedeau, Cavaignac, Pélissier, Saint Arnaud, tous criminels de guerre, avec notamment les enfumades de la tribu des Sbéhas, le 11 juin 1844 par Cavaignac, celles du Dahra, le 18 juin 1845 par Pélissier contre la tribu des Ouled-Riah et les « emmurades » des Ouled Sbih, du 8 au 12 août 1845, par Saint-Arnaud.

Aujourd’hui dans notre émission, André Rosevègue qui a invité Jean Marc Champeaux un des auteurs du tout chaud, tout beau « Guide du Périgueux colonial », nous amène à nous intéresser à la figure, terrible et criminelle de Bugeaud, qui a encore sa statue monumentale à Périgueux mais pas que…


nom de la photo

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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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L’historien Olivier Le Cour Grandmaison, déjà venu dans cette émission, considère que Bugeaud pour mener à bien sa mission de conquête, de « pacification » et de « civilisation contre la Barbarie », élabore sur place une véritable « doctrine », une doctrine d’une guerre à bien des égards « moderne », que la puissance coloniale pratiquera à nouveau un siècle plus tard au moment de la guerre d’Algérie, une guerre d’extermination et de terreur, une guerre totale.
Il est à la tête d’une armée de 100 000 hommes et peut compter sur la barbarie de ses généraux et gradés, La Moricière, Changarnier, Bedeau, Cavaignac, Pélissier, Saint Arnaud, tous criminels de guerre, avec notamment les enfumades de la tribu des Sbéhas, le 11 juin 1844 par Cavaignac, celles du Dahra, le 18 juin 1845 par Pélissier contre la tribu des Ouled-Riah et les « emmurades » des Ouled Sbih, du 8 au 12 août 1845, par Saint-Arnaud.

Aujourd’hui dans notre émission, André Rosevègue qui a invité Jean Marc Champeaux un des auteurs du tout chaud, tout beau « Guide du Périgueux colonial », nous amène à nous intéresser à la figure, terrible et criminelle de Bugeaud, qui a encore sa statue monumentale à Périgueux mais pas que…


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      <title>Madagascar, la grande île brisée...</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Dans la rubrique un livre/un auteur

Il sera question d’un premier roman d’une jeune autrice malgache Marie Ranjanoro . Son roman Feux, fièvres, forêts est paru cette année aux éditions
Laterit. L’intrigue se déroule à Madagascar pendant les insurrections anti coloniales de 1947.

Répression et « guerre psychologique »

l’insurrection de 1946 entraîna une répression sanglante de l'armée française qui fit plusieurs dizaines de milliers de morts.Ce fut aussi la mise en place de la « guerre psychologique », qui consistait à terroriser les populations afin de les contraindre à se soumettre : alors les colonisateurs jetaient des suspects, vivants, depuis des avions sur les villages dans les régions d’opérations.

« Le chant sans fin que personne jamais ne pourra faire taire »

Marie Marie Ranjanoro s’exprime dans une langue qui porte la magie, l’étrangeté de son récit et raconte tout ce que la culture d’un peuple qui s’inscrit dans la cosmologie a de sacré et de magique.

Rubrique cinéma
Paul Lhiabastres nous parle de Marie-Clémence et Cesar Paes, un couple de cinéastes qui s’attachent dans leur documentaire à transmettre la culture et l’histoire de Madagascar.

Paroles de libraires à La Réole
Jeanne Bret et Anne Cadier portent ce mois ci la parole des libraires depuis « la folie en tête », à la Réole

Rubrique Arts
Sarah Vélu nous rend compte du parcours et du travail de l’artiste malgache Vonjiniaina Ratovonirina.
</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Nov 29 2023 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Il sera question d’un premier roman d’une jeune autrice malgache Marie Ranjanoro . Son roman Feux, fièvres, forêts est paru cette année aux éditions
Laterit. L’intrigue se déroule à Madagascar pendant les insurrections anti coloniales de 1947.

Répression et « guerre psychologique »

l’insurrection de 1946 entraîna une répression sanglante de l'armée française qui fit plusieurs dizaines de milliers de morts.Ce fut aussi la mise en place de la « guerre psychologique », qui consistait à terroriser les populations afin de les contraindre à se soumettre : alors les colonisateurs jetaient des suspects, vivants, depuis des avions sur les villages dans les régions d’opérations.

« Le chant sans fin que personne jamais ne pourra faire taire »

Marie Marie Ranjanoro s’exprime dans une langue qui porte la magie, l’étrangeté de son récit et raconte tout ce que la culture d’un peuple qui s’inscrit dans la cosmologie a de sacré et de magique.

Rubrique cinéma
Paul Lhiabastres nous parle de Marie-Clémence et Cesar Paes, un couple de cinéastes qui s’attachent dans leur documentaire à transmettre la culture et l’histoire de Madagascar.

Paroles de libraires à La Réole
Jeanne Bret et Anne Cadier portent ce mois ci la parole des libraires depuis « la folie en tête », à la Réole

Rubrique Arts
Sarah Vélu nous rend compte du parcours et du travail de l’artiste malgache Vonjiniaina Ratovonirina.
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      <title>KURDISTAN 1. Bayan Mohammadi, chanteuse et femme kurde en Iran. Spéciale 08 mars</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description> Photo principale: portrait de Bayan Mohammadi lors d'un concert. CC Jamira.


« Mort au dictateur », voici ce que scandent les manifestants iraniens. Ils reprennent également en cœur Another Love du chanteur britannique Tom Odell, hymne de la jeunesse « et si quelqu’un te fait du mal, je veux me battre. Mais mes mains ont été brisées une fois de trop, alors j’utiliserais ma voix, je serais si vulgaire, les mots eux gagnents toujours » . 

Ces voix qui crient, qui scandent sont le mouvement le plus fort de 2022. Plus de cent jours de manifestations, suite au décès de Masha Amini le 29 septembre 2022, jeune femme kurde tuée par la police des mœurs de la République islamique iranienne. Tuée pour « port inapproprié du voile », elle était une femme comme les autres, d’où l’effroi qui a pris l’ensemble de la société iranienne. Toutes les femmes, les mères, les sœurs, les filles, les amies ont cette épée de Damoclès au dessus de leur existence dans l'Iran des mollahs. 

nom de la photo

 CC AFP. 

 26 octobre 2022 : une femme debout sur le capot d'une voiture au milieu de milliers de véhicules se rendant au cimetière d'Aichi à Saqqez (Kurdistan iranien), ville natale de Masha Amini, pour marquer les 40 jours de son décès.

Depuis le 24 septembre 2022, les Iraniennes et Iraniens battent le pavé avec courage face à la répression féroce du régime. Cette manifestation a mis les femmes au premier plan. Ainsi, tant que les femmes ne recouvreront pas leurs droits, personne ne pourra prétendre à vivre dans une société juste, libre et égalitaire. Le régime iranien tombera sous la force des femmes, et de toute la société qui les soutient. 

Aujourd’hui, nous sommes le 08 mars 2023, journée internationale des droits des femmes. 

Et pour cette émission spéciale, j’ai décidé d’inviter Bayan Mohammadi, kurde iranienne, réfugiée en France depuis 2016, mon amie et également chanteuse kurde et dari. Cette heure à notre micro de la Clé des Ondes lui est dédiée. Je souhaitais évoquer son vécu, son parcours en tant que fille, jeune femme puis femme, mère et épouse en Iran, et désormais avec sa vie France et son regard qu'elle porte sur les événements dans son pays. Même si son parcours est unique et singulier à sa propre vie, comme nous toutes, il est un témoignage puissant du vécu des millions de femmes iraniennes, mais aussi de la capacité de résilience et la force de l’ensemble des femmes qui vivent sur cette planète.


 Jin Jiyan Azadi

Femme, Vie, Liberté est un slogan féministe kurde, repris internationalement par les manifestations iraniennes et en soutien à la révolte iranienne qui a lieu suite à l'assassinat de Masha Amini par le régime islamique.

nom de la photo

 CC Fresque murale de Btoy à Vienne. 

 Musiques diffusées

- Sana Barzanje - Mn Aw Kcham
- Gjurmusic - &quot;Usküdar&quot; / &quot;Gharibi&quot; / &quot;Mu në bahçen tënde&quot;
- Justina - Enghelab
- Shervin Hajipour - Baraye
- Nuarin - Jin Jiyan Azadi


Cycle sur le Kurdistan

- KURDISTAN 2. Qui sont les Kurdes ? Interview de M. Hamit Bozarslan

- KURDISTAN 3. Le traité de Sèvres (1920) et de Lausanne (1923) : le partage de l'empire ottoman, l'espoir brisé de la fondation d'un état Kurde. Interview de M. Jordi Tejel Gorjas

- KURDISTAN 4. La guérilla Kurde, histoire et théorie politique

- KURDISTAN 5. LUTTES KURDES : La libération des femmes dans les écrits de Öcalan

- KURDISTAN 6. LUTTES KURDES : La jineolojî, la science des femmes et de la vie</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Mar 08 2023 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>KURDISTAN 1. Bayan Mohammadi, chanteuse et femme kurde en Iran. Spéciale 08 mars</itunes:title>
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      <itunes:summary> Photo principale: portrait de Bayan Mohammadi lors d'un concert. CC Jamira.


« Mort au dictateur », voici ce que scandent les manifestants iraniens. Ils reprennent également en cœur Another Love du chanteur britannique Tom Odell, hymne de la jeunesse « et si quelqu’un te fait du mal, je veux me battre. Mais mes mains ont été brisées une fois de trop, alors j’utiliserais ma voix, je serais si vulgaire, les mots eux gagnents toujours » . 

Ces voix qui crient, qui scandent sont le mouvement le plus fort de 2022. Plus de cent jours de manifestations, suite au décès de Masha Amini le 29 septembre 2022, jeune femme kurde tuée par la police des mœurs de la République islamique iranienne. Tuée pour « port inapproprié du voile », elle était une femme comme les autres, d’où l’effroi qui a pris l’ensemble de la société iranienne. Toutes les femmes, les mères, les sœurs, les filles, les amies ont cette épée de Damoclès au dessus de leur existence dans l'Iran des mollahs. 

nom de la photo

 CC AFP. 

 26 octobre 2022 : une femme debout sur le capot d'une voiture au milieu de milliers de véhicules se rendant au cimetière d'Aichi à Saqqez (Kurdistan iranien), ville natale de Masha Amini, pour marquer les 40 jours de son décès.

Depuis le 24 septembre 2022, les Iraniennes et Iraniens battent le pavé avec courage face à la répression féroce du régime. Cette manifestation a mis les femmes au premier plan. Ainsi, tant que les femmes ne recouvreront pas leurs droits, personne ne pourra prétendre à vivre dans une société juste, libre et égalitaire. Le régime iranien tombera sous la force des femmes, et de toute la société qui les soutient. 

Aujourd’hui, nous sommes le 08 mars 2023, journée internationale des droits des femmes. 

Et pour cette émission spéciale, j’ai décidé d’inviter Bayan Mohammadi, kurde iranienne, réfugiée en France depuis 2016, mon amie et également chanteuse kurde et dari. Cette heure à notre micro de la Clé des Ondes lui est dédiée. Je souhaitais évoquer son vécu, son parcours en tant que fille, jeune femme puis femme, mère et épouse en Iran, et désormais avec sa vie France et son regard qu'elle porte sur les événements dans son pays. Même si son parcours est unique et singulier à sa propre vie, comme nous toutes, il est un témoignage puissant du vécu des millions de femmes iraniennes, mais aussi de la capacité de résilience et la force de l’ensemble des femmes qui vivent sur cette planète.


 Jin Jiyan Azadi

Femme, Vie, Liberté est un slogan féministe kurde, repris internationalement par les manifestations iraniennes et en soutien à la révolte iranienne qui a lieu suite à l'assassinat de Masha Amini par le régime islamique.

nom de la photo

 CC Fresque murale de Btoy à Vienne. 

 Musiques diffusées

- Sana Barzanje - Mn Aw Kcham
- Gjurmusic - &quot;Usküdar&quot; / &quot;Gharibi&quot; / &quot;Mu në bahçen tënde&quot;
- Justina - Enghelab
- Shervin Hajipour - Baraye
- Nuarin - Jin Jiyan Azadi


Cycle sur le Kurdistan

- KURDISTAN 2. Qui sont les Kurdes ? Interview de M. Hamit Bozarslan

- KURDISTAN 3. Le traité de Sèvres (1920) et de Lausanne (1923) : le partage de l'empire ottoman, l'espoir brisé de la fondation d'un état Kurde. Interview de M. Jordi Tejel Gorjas

- KURDISTAN 4. La guérilla Kurde, histoire et théorie politique

- KURDISTAN 5. LUTTES KURDES : La libération des femmes dans les écrits de Öcalan

- KURDISTAN 6. LUTTES KURDES : La jineolojî, la science des femmes et de la vie</itunes:summary>
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    </item>
    <item>
      <title>KURDISTAN 2. [Reddif]Itw Hamit Bozarslan. Réalités historiques et géographiques de l'identité Kurde.</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Oct 11 2023 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>KURDISTAN 2. [Reddif]Itw Hamit Bozarslan. Réalités historiques et géographiques de l'identité Kurde.</itunes:title>
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      <itunes:author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</itunes:author>
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    <item>
      <title>KURDISTAN 2. Qui sont les Kurdes ? Définition historique, géographique et culturelle</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>M. Hamit Bozlarsan, est historien et politologue, spécialiste du Moyen-Orient, de la Turquie et de la question kurde.

Dans cet épisode spéciale de notre série, M. Bozarslan nous accompagne pour comprendre la multi-ethnicité de cette région, et les réalités historiques et géographiques de l'identité Kurde.

Aujourd'hui, selon les estimations, il y aurait entre 45 et 30 millions de Kurdes habitent au Proche et Moyen-Orient, à cheval sur 4 pays : la Turquie, la Syrie, l'Iran, l'Irak. Pour autant, les Kurdes constituent un &quot;peuple historique&quot; au Proche Orient, leur identité est toujours niée, avec un destin différencié selon les états qui se partagent le Kurdistan.

Musiques diffusées : 

- Aynur Doğan, Pervane
- Ciwan Haco, Xeribi
- Mehmûd Berazi, Hîzanê

 Cycle sur le Kurdistan

Cycle sur le Kurdistan

- KURDISTAN 1. Bayan Mohammadi, chanteuse et femme kurde en Iran. Spéciale 08 mars

- KURDISTAN 3. Le traité de Sèvres (1920) et de Lausanne (1923) : le partage de l'empire ottoman, l'espoir brisé de la fondation d'un état Kurde. Interview de M. Jordi Tejel Gorjas

- KURDISTAN 4. La guérilla Kurde, histoire et théorie politique

- KURDISTAN 5. LUTTES KURDES : la libération des femmes dans les écrits de Öcalan

- KURDISTAN 6. LUTTES KURDES : La jineolojî, la science des femmes et de la vie



</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Fri Jun 16 2023 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Dans cet épisode spéciale de notre série, M. Bozarslan nous accompagne pour comprendre la multi-ethnicité de cette région, et les réalités historiques et géographiques de l'identité Kurde.

Aujourd'hui, selon les estimations, il y aurait entre 45 et 30 millions de Kurdes habitent au Proche et Moyen-Orient, à cheval sur 4 pays : la Turquie, la Syrie, l'Iran, l'Irak. Pour autant, les Kurdes constituent un &quot;peuple historique&quot; au Proche Orient, leur identité est toujours niée, avec un destin différencié selon les états qui se partagent le Kurdistan.

Musiques diffusées : 

- Aynur Doğan, Pervane
- Ciwan Haco, Xeribi
- Mehmûd Berazi, Hîzanê

 Cycle sur le Kurdistan

Cycle sur le Kurdistan

- KURDISTAN 1. Bayan Mohammadi, chanteuse et femme kurde en Iran. Spéciale 08 mars

- KURDISTAN 3. Le traité de Sèvres (1920) et de Lausanne (1923) : le partage de l'empire ottoman, l'espoir brisé de la fondation d'un état Kurde. Interview de M. Jordi Tejel Gorjas

- KURDISTAN 4. La guérilla Kurde, histoire et théorie politique

- KURDISTAN 5. LUTTES KURDES : la libération des femmes dans les écrits de Öcalan

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      <title>KURDISTAN 3. Le traité de Sèvres (1920) et de Lausanne (1923)  : le partage de l'empire ottoman, l'espoir brisé de la fondation d'un état Kurde</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Pour continuer notre cycle d’émission spéciale sur la « question kurde », nous voulions vous faire découvrir l’impact du Traité de Lausanne (1923), précédé par le traité de Sèvres (1920), qui sont deux traités internationaux qui font suite à la fin de la première Guerre Mondiale et au démantèlement de l’empire ottoman. 

Et pour nous accompagner, et vous donner des clés de compréhension, nous sommes en duplex depuis la Suisse avec M. Jordi Tejel Gorgas : historien contemporain du Moyen-Orient, avec une spécialisation sur les problématiques du nationalisme, de la construction des états, des conflits des minorités et des frontières. Il est actuellement professeur titulaire à l’université de Neuchâtel (Suisse). M. Tejel est spécialisé sur la fin de l’empire ottoman, et les conséquences nés de son démantèlement. 

Jordi Tejel Gorgas est l'auteur, en coécriture avec Boris James, de l'ouvrage Les Kurdes en 100 questions : un peuple sans état publié en 2018 aux éditions Tallandier 
 
Pour illustrer ce podcast, voici deux cartes qui soulignent l'évolution de ces deux traités :

Partage de l'empire ottoman suite au Traité de Sèvres - 1920

Par le traité de Sèvres, et sous le principe de l'auto-détermination des peuples wilsonien, nous pouvons observer l'esquisse de la création  d'un Kurdistan et d'une Arménie indépendante. 

nom de la photo

Wikicommons


Réévaluation des accords avec le Traité de Lausanne de 1923

Suite aux victoires militaires de Mustafa Kemal, et au désengagement des puissances occidentales, les Turcs retournent à la table des négociations et parviennent par le Traité de Lausanne à modifier celui de Sèvres. Nous pouvons observer la mise en place des frontières actuelles de la Turquie - Syrie - Irak, avec la disparition du projet de créer l'état du Kurdistan et le déni de leur offrir une autonomie sociale et politique.

nom de la photo

CC Herodote

 
 Manifestation des Kurdes le 23 juillet 2023 à Lausanne (Suisse)

Pour le centenaire du Traité de Lausanne, les rues de la ville suisse ont été le théâtre d'une importante manifestation où plusieurs milliers de Kurdes sont venus exprimer leur opposition à ce texte qui a enterré l'idée d'un Kurdistan indépendant, suivi des réalités géo-politiques contemporaines des états sur cette minorité (politique d'assimilation forcée, refus de reconnaître leur statut, violences policières et militaires, ...).

nom de la photo

 CC Le temps


 Musiques diffusées 

- Ciwan Haco - Hevala Evîndar
- Reşo - Lo Dilo 

Cycle sur le Kurdistan

- KURDISTAN 1. Bayan, chanteuse et femme kurde en Iran. Spéciale 08 mars

- KURDISTAN 2. Qui sont les Kurdes ? Interview de M. Hamit Bozarslan

- KURDISTAN 4. La guérilla Kurde, histoire et théorie politique

- KURDISTAN 5. LUTTES KURDES : la libération des femmes dans les écrits de Öcalan

- KURDISTAN 6. LUTTES KURDES : La jineolojî, la science des femmes et de la vie</description>
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Et pour nous accompagner, et vous donner des clés de compréhension, nous sommes en duplex depuis la Suisse avec M. Jordi Tejel Gorgas : historien contemporain du Moyen-Orient, avec une spécialisation sur les problématiques du nationalisme, de la construction des états, des conflits des minorités et des frontières. Il est actuellement professeur titulaire à l’université de Neuchâtel (Suisse). M. Tejel est spécialisé sur la fin de l’empire ottoman, et les conséquences nés de son démantèlement. 

Jordi Tejel Gorgas est l'auteur, en coécriture avec Boris James, de l'ouvrage Les Kurdes en 100 questions : un peuple sans état publié en 2018 aux éditions Tallandier 
 
Pour illustrer ce podcast, voici deux cartes qui soulignent l'évolution de ces deux traités :

Partage de l'empire ottoman suite au Traité de Sèvres - 1920

Par le traité de Sèvres, et sous le principe de l'auto-détermination des peuples wilsonien, nous pouvons observer l'esquisse de la création  d'un Kurdistan et d'une Arménie indépendante. 

nom de la photo

Wikicommons


Réévaluation des accords avec le Traité de Lausanne de 1923

Suite aux victoires militaires de Mustafa Kemal, et au désengagement des puissances occidentales, les Turcs retournent à la table des négociations et parviennent par le Traité de Lausanne à modifier celui de Sèvres. Nous pouvons observer la mise en place des frontières actuelles de la Turquie - Syrie - Irak, avec la disparition du projet de créer l'état du Kurdistan et le déni de leur offrir une autonomie sociale et politique.

nom de la photo

CC Herodote

 
 Manifestation des Kurdes le 23 juillet 2023 à Lausanne (Suisse)

Pour le centenaire du Traité de Lausanne, les rues de la ville suisse ont été le théâtre d'une importante manifestation où plusieurs milliers de Kurdes sont venus exprimer leur opposition à ce texte qui a enterré l'idée d'un Kurdistan indépendant, suivi des réalités géo-politiques contemporaines des états sur cette minorité (politique d'assimilation forcée, refus de reconnaître leur statut, violences policières et militaires, ...).

nom de la photo

 CC Le temps


 Musiques diffusées 

- Ciwan Haco - Hevala Evîndar
- Reşo - Lo Dilo 

Cycle sur le Kurdistan

- KURDISTAN 1. Bayan, chanteuse et femme kurde en Iran. Spéciale 08 mars

- KURDISTAN 2. Qui sont les Kurdes ? Interview de M. Hamit Bozarslan

- KURDISTAN 4. La guérilla Kurde, histoire et théorie politique

- KURDISTAN 5. LUTTES KURDES : la libération des femmes dans les écrits de Öcalan

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    <item>
      <title>Afrofuturisme et décolonialisation des imaginaires africains</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Elara Bertho, Emilie Guitard, Michel Ekeba et Eléonore Hellio. Musée d'Aquitaine le 05 octobre 2023.



Conférence

L'émission propose de larges extraits de la conférence-débat au Musée d’Aquitaine, le 5 octobre 2023, organisée par l’Institut des Afriques et le Musée d’Aquitaine sur le thème « Afrofuturismes et Utopies spéculatives africaines », avec les interventions, des trois invités : Emilie Guitard, anthropologue et chercheuse au labo PRODIG/CNRS, Eléonore Hellio designer, enseignante et Michel Ekeba rappeur et plasticien, ces deux derniers étant des artistes qui ont créé le collectif Kongo Astronauts  qui performe dans les rues de Kinshasa en République Démocratique du Congo, dans une combinaison spatiale faite de circuits électroniques de récupération, encore chargés de coltan, ce métal précieux, indispensable à l’industrie électronique mondialisée et pour lequel des milices, des troupes étrangères, des entrepreneurs politico militaires extractivistes mettent  à feu et à sang l’Est de la RDC.



Partout

L’Afrofuturisme est un mouvement impressionnant, très à la mode, qui touche désormais de très nombreux domaines, les arts, la musique, le cinéma, la littérature, la BD, la mode… très intéressant, qui s’inscrit dans une démarche décoloniale, critiquée aussi désormais lorsqu’il se contente d’être une esthétique, galvaudée, qui sert à faire vendre.



Succés

C’est un mouvement culturel qui trouve ses racines dans les années 1960-1970, aux Etats-Unis auprès des communautés Afro-Américaines, défini en 1993 par le journaliste et critique culturel Mark Derry. 
La superproduction hollywoodienne de super héros « Black Panther » des studios Marvel, a connu un immense succès planétaire en 2018 et a popularisé le mouvement. 



Musiques: 

- Space is the place : Sun Ra and his Arkestra  1974
- Give up the funk : Parliament 1975
- Néon valley street : Janelle Monaé 2010
- Yang fogoye : Ibaaku 2016
- Glory to Bast : musique du film Black Panther 2018


Livres, revues:

- Futufolies : Revue Terrain n°79
- Rouge impératrice : Léonora Miano 2019
- Black to the future : Mark Déry 1994


Films: 
- Afronauts : Court métrage Nuotama Frances Bodomo 2014
- Blanck Panther Studios Marvel 2018


Collectifs: 
- Black(s) to the future :Mawena Yeouessi 2015
- Kongo Astronauts : Eléonore Hellio et Michel Ekeba 2023


nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <itunes:summary>Elara Bertho, Emilie Guitard, Michel Ekeba et Eléonore Hellio. Musée d'Aquitaine le 05 octobre 2023.



Conférence

L'émission propose de larges extraits de la conférence-débat au Musée d’Aquitaine, le 5 octobre 2023, organisée par l’Institut des Afriques et le Musée d’Aquitaine sur le thème « Afrofuturismes et Utopies spéculatives africaines », avec les interventions, des trois invités : Emilie Guitard, anthropologue et chercheuse au labo PRODIG/CNRS, Eléonore Hellio designer, enseignante et Michel Ekeba rappeur et plasticien, ces deux derniers étant des artistes qui ont créé le collectif Kongo Astronauts  qui performe dans les rues de Kinshasa en République Démocratique du Congo, dans une combinaison spatiale faite de circuits électroniques de récupération, encore chargés de coltan, ce métal précieux, indispensable à l’industrie électronique mondialisée et pour lequel des milices, des troupes étrangères, des entrepreneurs politico militaires extractivistes mettent  à feu et à sang l’Est de la RDC.



Partout

L’Afrofuturisme est un mouvement impressionnant, très à la mode, qui touche désormais de très nombreux domaines, les arts, la musique, le cinéma, la littérature, la BD, la mode… très intéressant, qui s’inscrit dans une démarche décoloniale, critiquée aussi désormais lorsqu’il se contente d’être une esthétique, galvaudée, qui sert à faire vendre.



Succés

C’est un mouvement culturel qui trouve ses racines dans les années 1960-1970, aux Etats-Unis auprès des communautés Afro-Américaines, défini en 1993 par le journaliste et critique culturel Mark Derry. 
La superproduction hollywoodienne de super héros « Black Panther » des studios Marvel, a connu un immense succès planétaire en 2018 et a popularisé le mouvement. 



Musiques: 

- Space is the place : Sun Ra and his Arkestra  1974
- Give up the funk : Parliament 1975
- Néon valley street : Janelle Monaé 2010
- Yang fogoye : Ibaaku 2016
- Glory to Bast : musique du film Black Panther 2018


Livres, revues:

- Futufolies : Revue Terrain n°79
- Rouge impératrice : Léonora Miano 2019
- Black to the future : Mark Déry 1994


Films: 
- Afronauts : Court métrage Nuotama Frances Bodomo 2014
- Blanck Panther Studios Marvel 2018


Collectifs: 
- Black(s) to the future :Mawena Yeouessi 2015
- Kongo Astronauts : Eléonore Hellio et Michel Ekeba 2023


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      <itunes:duration>00:59:23</itunes:duration>
    </item>
    <item>
      <title>&quot;On nous jetait du pain, des bananes, des cacahuètes, des caramels... Des cailloux aussi&quot;. </title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>33,5 millions d’entrées en six mois...

Dans la réalité 111 Kanaks, présentés comme des « sauvages polygames et cannibales » furent exposés de mai à novembre 1931; dans la fiction le narrateur Gocéné raconte à deux Kanaks luttant pour l’indépendance de la Nouvelle Calédonie, sa triste condition de colonisé maltraité et humilié par la puissance coloniale.

Les esprits du Koniambo

Un film éthnologique sur la Nouvelle Calédonie de J.L Comolli. Paul Lhiabastres nous parle du documentaire de 2004 de JL Comolli qui décrit le combat des
Kanaks pour faire valoir les droits d’un clan sur les terres sacrées...

Paroles de libraires à Mérignac

Cette semaine la parole est portée par la librairie le pavé dans la marge de Mérignac.

Rubrique Arts

Sarah Vélu nous dresse le portrait de quatre plasticiennes qui travaillent sur les formes contemporaines de la culture Kanak...</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Oct 25 2023 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>33,5 millions d’entrées en six mois...

Dans la réalité 111 Kanaks, présentés comme des « sauvages polygames et cannibales » furent exposés de mai à novembre 1931; dans la fiction le narrateur Gocéné raconte à deux Kanaks luttant pour l’indépendance de la Nouvelle Calédonie, sa triste condition de colonisé maltraité et humilié par la puissance coloniale.

Les esprits du Koniambo

Un film éthnologique sur la Nouvelle Calédonie de J.L Comolli. Paul Lhiabastres nous parle du documentaire de 2004 de JL Comolli qui décrit le combat des
Kanaks pour faire valoir les droits d’un clan sur les terres sacrées...

Paroles de libraires à Mérignac

Cette semaine la parole est portée par la librairie le pavé dans la marge de Mérignac.

Rubrique Arts

Sarah Vélu nous dresse le portrait de quatre plasticiennes qui travaillent sur les formes contemporaines de la culture Kanak...</itunes:summary>
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    <item>
      <title>Entretiens avec Roberto Saviano, Farouk Mardam Bey, Louis Witter et même Pierre Haski</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Roberto Saviano (Photo Juillet 2023 Couthures-sur-Garonne JF Meekel )


Pierre Haski, spécialiste de politique internationale sur France inter ancien envoyé spécial de Libé en Israël. A notre micro, il fait une analyse de la situation qui, quelques mois avant cette déflagration, vient parfaitement éclairer les évènements actuels. 

Farouk Mardam Bey intellectuel d’origine syrienne apporte aussi son éclairage sur ce même sujet. 

Puis nous entendrons deux paroles sur les migrants, celle de Louis Witter, jeune journaliste photographe qui a beaucoup documenté la vie des migrants à Calais et enfin celle de Roberto Saviano (Photo), le journaliste et écrivain italien auteur en particulier de Gomorra, un ouvrage qui dénonce la collusion entre le pouvoir et la mafia dans son pays. Il nous explique dans sa langue comment les migrants sont justement les premières victimes de l’extrême droite au pouvoir en Italie.

Musiques :
  - Lacrimosa du Réquiem de Mozart. Orch nat de France: James Gaffijan 
  - Tu n'en reviendras pas... Léo Ferré/Louis Aragon 
  - &quot;Au feu rouge&quot; : Grand Corps Malade 
</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Oct 18 2023 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>Roberto Saviano (Photo Juillet 2023 Couthures-sur-Garonne JF Meekel )


Pierre Haski, spécialiste de politique internationale sur France inter ancien envoyé spécial de Libé en Israël. A notre micro, il fait une analyse de la situation qui, quelques mois avant cette déflagration, vient parfaitement éclairer les évènements actuels. 

Farouk Mardam Bey intellectuel d’origine syrienne apporte aussi son éclairage sur ce même sujet. 

Puis nous entendrons deux paroles sur les migrants, celle de Louis Witter, jeune journaliste photographe qui a beaucoup documenté la vie des migrants à Calais et enfin celle de Roberto Saviano (Photo), le journaliste et écrivain italien auteur en particulier de Gomorra, un ouvrage qui dénonce la collusion entre le pouvoir et la mafia dans son pays. Il nous explique dans sa langue comment les migrants sont justement les premières victimes de l’extrême droite au pouvoir en Italie.

Musiques :
  - Lacrimosa du Réquiem de Mozart. Orch nat de France: James Gaffijan 
  - Tu n'en reviendras pas... Léo Ferré/Louis Aragon 
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    </item>
    <item>
      <title>Otages d’une histoire coloniale qui ne passe pas</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Une histoire vraie…

Celle du colonel Louis Archinard de l’armée coloniale française qui, en 1890, s’empare de Ségou, l’une des capitales du prestigieux empire Toucouleur et du trésor de son non moins prestigieux fondateur, El Hadj Oumar Tall.
Un trésor constitué de pièces d’or, de bijoux, de meubles, de livres, d’armes … dont un sabre qui aurait appartenu à El Hadj Oumar Tall.
Devenu butin de guerre le trésor de Ségou est dispersé, certaines pièces sont envoyées dans les musées français dont le fameux sabre d’Oumar Tall, déposé au Musée de l’armée à Paris, qui a fait l’objet d’une restitution officielle et définitive au Sénégal en 2019, premier objet restitué à la suite de l’engagement du Président Macron, lors du discours de Ouagadougou en 2017, pour « que d’ici cinq ans, les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain à l’Afrique »   

Des objets mais aussi des otages…

Archinard s’empare aussi de l’héritier Toucouleur encore enfant, Abdoulai Tall, qu’il envoie à Paris, pour, selon un système bien huilé et théorisé par Archinard lui-même, au nom de l’armée française, couper les racines africaines de ces héritiers de chefs politiques ou religieux, les envoyer en France, les « former » et les transformer en agent de l’administration coloniale.

L’Institut des Afriques, le 2 mai 2023 à la Halle des Douves de Bordeaux, avait mis à son programme, un dialogue performé autour du livre de Taina Tervonen, en présence de l’auteure, avec une performance et des lectures de la comédienne Patricia Houéfa Grange, et une animation assurée par la spécialiste de l’Afrique de l’ouest, Elara Bertho, chargée de recherche au CNRS/LAM à Bordeaux - en partenariat, le Musée d'Aquitaine et le Laboratoire &quot; Les Afriques dans le monde&quot;.

Un public nombreux a pu dialoguer avec l’auteure, d’origine finlandaise, à l’enfance africaine au Sénégal, devenue française, pour qui cette histoire vraie doit être racontée des deux côtés, pour que personne ne soit oublié et que les européens retrouvent la mémoire… 

Taina Tervonen nous propose aussi une réflexion particulièrement intéressante sur ces objets arrachés à leur civilisation, déposés dans les musées européens, montrés pour raconter la puissance coloniale française, appréhendés aujourd’hui avec un regard exclusivement esthétique ou, pour la plupart d’entre eux, oubliés dans les réserves. Des objets qu’il faut restituer mais aussi ressusciter, grâce à des recherches de provenance sérieuses, pour poser sur eux, à nouveau, un regard juste. 

Références musicales :
- Sira : Ablaye Cissoko et Volker Goetze. 2008.
- Troisième Z : Ablaye Cissoko et Cyrille Brotto. 2022


nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Oct 04 2023 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Celle du colonel Louis Archinard de l’armée coloniale française qui, en 1890, s’empare de Ségou, l’une des capitales du prestigieux empire Toucouleur et du trésor de son non moins prestigieux fondateur, El Hadj Oumar Tall.
Un trésor constitué de pièces d’or, de bijoux, de meubles, de livres, d’armes … dont un sabre qui aurait appartenu à El Hadj Oumar Tall.
Devenu butin de guerre le trésor de Ségou est dispersé, certaines pièces sont envoyées dans les musées français dont le fameux sabre d’Oumar Tall, déposé au Musée de l’armée à Paris, qui a fait l’objet d’une restitution officielle et définitive au Sénégal en 2019, premier objet restitué à la suite de l’engagement du Président Macron, lors du discours de Ouagadougou en 2017, pour « que d’ici cinq ans, les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain à l’Afrique »   

Des objets mais aussi des otages…

Archinard s’empare aussi de l’héritier Toucouleur encore enfant, Abdoulai Tall, qu’il envoie à Paris, pour, selon un système bien huilé et théorisé par Archinard lui-même, au nom de l’armée française, couper les racines africaines de ces héritiers de chefs politiques ou religieux, les envoyer en France, les « former » et les transformer en agent de l’administration coloniale.

L’Institut des Afriques, le 2 mai 2023 à la Halle des Douves de Bordeaux, avait mis à son programme, un dialogue performé autour du livre de Taina Tervonen, en présence de l’auteure, avec une performance et des lectures de la comédienne Patricia Houéfa Grange, et une animation assurée par la spécialiste de l’Afrique de l’ouest, Elara Bertho, chargée de recherche au CNRS/LAM à Bordeaux - en partenariat, le Musée d'Aquitaine et le Laboratoire &quot; Les Afriques dans le monde&quot;.

Un public nombreux a pu dialoguer avec l’auteure, d’origine finlandaise, à l’enfance africaine au Sénégal, devenue française, pour qui cette histoire vraie doit être racontée des deux côtés, pour que personne ne soit oublié et que les européens retrouvent la mémoire… 

Taina Tervonen nous propose aussi une réflexion particulièrement intéressante sur ces objets arrachés à leur civilisation, déposés dans les musées européens, montrés pour raconter la puissance coloniale française, appréhendés aujourd’hui avec un regard exclusivement esthétique ou, pour la plupart d’entre eux, oubliés dans les réserves. Des objets qu’il faut restituer mais aussi ressusciter, grâce à des recherches de provenance sérieuses, pour poser sur eux, à nouveau, un regard juste. 

Références musicales :
- Sira : Ablaye Cissoko et Volker Goetze. 2008.
- Troisième Z : Ablaye Cissoko et Cyrille Brotto. 2022


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    <item>
      <title>Attaquer la terre et le soleil</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>On promet à des familles françaises,  qui connaissent des difficultés économiques, une espèce d’Eldorado. 
Ces familles viennent  essentiellement d’Alsace et de Lorraine, ainsi Séraphine l’héroïne du roman est une  femme colon arrivée depuis sa Lorraine natale dans les années 1840  avec son mari, ses enfants, sa sœur et son beau-frère.

Un récit très réaliste, très minimaliste.
Le roman raconte à deux voix : celles de Séraphine dont la parole fonctionne comme une complainte, une litanie, et de ce soldat, au discours violent et sans trace d’humanité. 
Pas d’épopée, pas de héros, pas de rebondissements spectaculaires, pas de sentimentalisme : des faits crus et cruels, des réalités terribles et implacables.
C’est un texte quasiment sans ponctuation, qui est scandé comme un cri : un  récit litanique aux longs couplets, d’une tristesse infinie, un chant de l'absurde et de la sauvagerie humaine. Le récit  est rédigé  en courts chapitres avec de fréquents retours à la ligne sans majuscules, comme des vers libres, ce qui lui donne un effet d'oralité.

Aucun espoir, aucune échappatoire, aucun salut. Chaque personne est condamnée à la désillusion.
Comme le soldat croyant être présent pour participer à la «pacification» du pays, et qui en fait assistera aux pires atrocités. Il  finira même par y prendre part dans une sorte d’ivresse de la violence, sans même en comprendre le sens.
Comme les colons qui sont confrontés successivement à la rudesse du climat, aux terres difficiles, au choléra, aux fièvres et aux fauves.

Mathieu Bélézi.  
C’est un écrivain contemporain salué par la critique depuis vingt ans mais encore méconnu du grand public. Il est né à Limoges en 1953, il y  fait des études de géographie, puis enseigne en Louisiane, vit successivement au Mexique, au Népal en Inde et maintenant en Italie. Il se consacre à l’écriture à partir de 1999.
« Attaquer la terre et le soleil » renvoie à sa grande trilogie algérienne, publiée successivement aux éditions Albin Michel : « C’était notre terre », en 2008 et Flammarion : « Les vieux Fous », en 2011 ; « Un faux pas dans la vie d'Emma Picard », 2015. 
le roman fait écho également à « Le Petit Roi », son premier roman publié en 1998 aux éditions Phébus.
Le livre a reçu le « Prix du Monde »  en 2022,  le « Prix du livre Inter » en 2023 et le « Prix des lecteurs des Escales du livre de Bordeaux » en 2023.
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Sep 27 2023 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>On promet à des familles françaises,  qui connaissent des difficultés économiques, une espèce d’Eldorado. 
Ces familles viennent  essentiellement d’Alsace et de Lorraine, ainsi Séraphine l’héroïne du roman est une  femme colon arrivée depuis sa Lorraine natale dans les années 1840  avec son mari, ses enfants, sa sœur et son beau-frère.

Un récit très réaliste, très minimaliste.
Le roman raconte à deux voix : celles de Séraphine dont la parole fonctionne comme une complainte, une litanie, et de ce soldat, au discours violent et sans trace d’humanité. 
Pas d’épopée, pas de héros, pas de rebondissements spectaculaires, pas de sentimentalisme : des faits crus et cruels, des réalités terribles et implacables.
C’est un texte quasiment sans ponctuation, qui est scandé comme un cri : un  récit litanique aux longs couplets, d’une tristesse infinie, un chant de l'absurde et de la sauvagerie humaine. Le récit  est rédigé  en courts chapitres avec de fréquents retours à la ligne sans majuscules, comme des vers libres, ce qui lui donne un effet d'oralité.

Aucun espoir, aucune échappatoire, aucun salut. Chaque personne est condamnée à la désillusion.
Comme le soldat croyant être présent pour participer à la «pacification» du pays, et qui en fait assistera aux pires atrocités. Il  finira même par y prendre part dans une sorte d’ivresse de la violence, sans même en comprendre le sens.
Comme les colons qui sont confrontés successivement à la rudesse du climat, aux terres difficiles, au choléra, aux fièvres et aux fauves.

Mathieu Bélézi.  
C’est un écrivain contemporain salué par la critique depuis vingt ans mais encore méconnu du grand public. Il est né à Limoges en 1953, il y  fait des études de géographie, puis enseigne en Louisiane, vit successivement au Mexique, au Népal en Inde et maintenant en Italie. Il se consacre à l’écriture à partir de 1999.
« Attaquer la terre et le soleil » renvoie à sa grande trilogie algérienne, publiée successivement aux éditions Albin Michel : « C’était notre terre », en 2008 et Flammarion : « Les vieux Fous », en 2011 ; « Un faux pas dans la vie d'Emma Picard », 2015. 
le roman fait écho également à « Le Petit Roi », son premier roman publié en 1998 aux éditions Phébus.
Le livre a reçu le « Prix du Monde »  en 2022,  le « Prix du livre Inter » en 2023 et le « Prix des lecteurs des Escales du livre de Bordeaux » en 2023.
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    <item>
      <title>Festival International du Journalisme de Couthures-sur-Garonne…  # 1</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description> 250 évènements, 204 invités… 
 
Le FIJ (Festival International du Journalisme) de Couthures est organisé par Le Monde et l’Obs mais y collaborent aussi les équipes de Courrier International, du Huffington Post, de Télérama, de La Vie, de M Publicité et de VM Magazines.

 L’Iran dans cette première émission…  
Avec plusieurs intervenants d’origine iranienne :
 - la consœur du Monde Ghazal Golshiri, 
 - une sociologue, Azadeh Kian, 
 - Ahmad Salamatian, ancien homme politique iranien.

Musiques
- Barayé, de Shervin Hajipour, chanson bande son du clip de soutien au soulèvement iranien réalisé par Marjane Satrapi.
- Faryad Kon de Farshid Arabi.    
</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Sep 20 2023 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Le FIJ (Festival International du Journalisme) de Couthures est organisé par Le Monde et l’Obs mais y collaborent aussi les équipes de Courrier International, du Huffington Post, de Télérama, de La Vie, de M Publicité et de VM Magazines.

 L’Iran dans cette première émission…  
Avec plusieurs intervenants d’origine iranienne :
 - la consœur du Monde Ghazal Golshiri, 
 - une sociologue, Azadeh Kian, 
 - Ahmad Salamatian, ancien homme politique iranien.

Musiques
- Barayé, de Shervin Hajipour, chanson bande son du clip de soutien au soulèvement iranien réalisé par Marjane Satrapi.
- Faryad Kon de Farshid Arabi.    
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    <item>
      <title>Décryptage des putschs au Niger et au Gabon avec Dragoss Ouedraogo</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 23/08/2023</title>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 16/08/2023</title>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 09/08/2023</title>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 02/08/2023</title>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 26/07/2023</title>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 19/07/2023</title>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 12/07/2023</title>
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      <title>Litt émancip &quot;Frakas' T. Cantaloube. Librairie &quot;Le passeur&quot;. Chronique cinéma.</title>
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      <pubDate>Wed Jul 05 2023 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Itws d'auteurs et conseils de lecture. T. Tervonen, P. Vigier + Montaigne actualités. </title>
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      <pubDate>Wed Jun 28 2023 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>La famille des Guides décoloniaux s'agrandit...</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>
Aujourd’hui une émission spéciale, enregistrée dans les conditions du direct à Blois, le 9 juin dernier, au lycée Dessaignes de Blois, en compagnie des élèves de la classe de 1ère STMG4, Nataline, Chloé, Emma, Noah, Hanna, Ozge, Evan, Stéphane, Aliyah, Assia, Rehianna, Oscar, Lina et Bafodé, c'est-à-dire des autrices et auteurs du Guide du Blois colonial qui vient de sortir et vient enrichir une série qui commence à être significative avec le Guide du Paris colonial, du Bordeaux colonial, du Marseille colonial, Soissons, Rouen... d’autres en préparation, bientôt le tour de France au complet, France hexagonale et d’outremer.

Un travail de 4 mois de classe avec la prof d’Histoire géographie, Hélène Latger, des recherches, des lectures, du travail d’écriture, de réécriture, une maquette originale, une œuvre collective et un résultat formidable : un livret de 50 pages, avec 45 personnages, 45 textes originaux, des illustrations bien choisies, le dessin d’une couverture, une préface... pour un contenu riche et
sérieux, qu’on parcourt ensemble tout de suite...
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Jun 21 2023 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Aujourd’hui une émission spéciale, enregistrée dans les conditions du direct à Blois, le 9 juin dernier, au lycée Dessaignes de Blois, en compagnie des élèves de la classe de 1ère STMG4, Nataline, Chloé, Emma, Noah, Hanna, Ozge, Evan, Stéphane, Aliyah, Assia, Rehianna, Oscar, Lina et Bafodé, c'est-à-dire des autrices et auteurs du Guide du Blois colonial qui vient de sortir et vient enrichir une série qui commence à être significative avec le Guide du Paris colonial, du Bordeaux colonial, du Marseille colonial, Soissons, Rouen... d’autres en préparation, bientôt le tour de France au complet, France hexagonale et d’outremer.

Un travail de 4 mois de classe avec la prof d’Histoire géographie, Hélène Latger, des recherches, des lectures, du travail d’écriture, de réécriture, une maquette originale, une œuvre collective et un résultat formidable : un livret de 50 pages, avec 45 personnages, 45 textes originaux, des illustrations bien choisies, le dessin d’une couverture, une préface... pour un contenu riche et
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      <title>Colonialité, Education et migrations. les MNA Guinéens.</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>
Nous avons invité aujourd’hui, une universitaire, une chercheuse, doctorante en Humanités et Education, Olga Akou Kochie, pour comprendre pourquoi tant d’Africains, des jeunes mais pas que, des hommes mais aussi des femmes certaines enceintes, quittent leur pays, prennent tous les risques, des risques mortels, en le sachant, pour espérer se retrouver en Europe où finalement c’est la rue, le froid, la pluie, la pauvreté, le désespoir qui les attend…
Pourquoi ces Etats africains se vident de leurs forces vives, de leur jeunesse, hypothèquent leur avenir, laissent, livrées à elles mêmes, des familles où il manque un fils, des fils, qui ne donnent plus de nouvelles, peut-être morts, anonymes, au fond de la Méditerranée ?   
Pourquoi de la part de l’Europe, ces politiques systématiquement répressives qui  ne résolvent rien, au contraire qui aggravent la situation ? Plus on protège la forteresse Europe, plus on dresse des barbelés, construit des murs, plus on empêche les assos de secourir en Méditerranée, plus les risques encourus par les migrants sont grands et plus les morts de soif et d’épuisement dans le désert, des mauvais traitements en Algérie ou en Libye, les noyés en Méditerranée s’accumulent, plus les populations européennes et les gouvernements qu’elles élisent deviennent intolérants et maltraitants et finalement insensibles au pire.
Il y a bien sûr les raisons classiques, toujours convoquées, qui demeurent vraies cependant, le manque de perspective dans le pays, le rêve d’Europe (le mirage) mais ces réponses ne suffisent plus il faut envisager d’autres analyses, questionner les représentations coloniales, néocoloniales du phénomène c’est à dire la colonialité du pouvoir en Afrique, la colonialité des modèles de développement, la colonialité des systèmes de formation et de l’éducation en général.
Il faut également envisager la colonialité des politiques européennes de lutte contre l’immigration et la forte dose de colonialité qu’il y a dans notre passivité, notre lâche accoutumance à cette tragédie. 

Olga Akou Kochie : doctorante en Humanités et Education à l’Université de Bordeaux Montaigne. A animé il y a deux mois, le 4 avril 2023, à l’Université de Bordeaux, une journée d’étude qui avait pour titre « Colonialité, Education et Migration, une approche transdisciplinaire en philosophie de l’éducation ». Une journée d’étude transdisciplinaire avec des intervenantes et intervenants dans des champs divers, ceux de la géographie, de la sociologie, la philosophie, l’éducation, les sciences politiques… et des acteurs associatifs. Le Guide du Bordeaux colonial était présent et en a rapporté quelques enregistrements et des interviews…

Interview de Jeanne Cousin, présidente de l’association Guinée Solidarité Bordeaux et qui revient, entre autres, sur le film de Thierno Souleymane Diallo, « No Meti sifade » tourné en 2018, que l’on peut traduire par « Pas facile à raconter », pas facile à raconter pour ces MNA Guinéens, la longue et périlleuse route vers l’Europe et la vie de galère à Bordeaux, pas facile à dire qu’on est passé du rêve à la désillusion… 
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Jun 07 2023 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Nous avons invité aujourd’hui, une universitaire, une chercheuse, doctorante en Humanités et Education, Olga Akou Kochie, pour comprendre pourquoi tant d’Africains, des jeunes mais pas que, des hommes mais aussi des femmes certaines enceintes, quittent leur pays, prennent tous les risques, des risques mortels, en le sachant, pour espérer se retrouver en Europe où finalement c’est la rue, le froid, la pluie, la pauvreté, le désespoir qui les attend…
Pourquoi ces Etats africains se vident de leurs forces vives, de leur jeunesse, hypothèquent leur avenir, laissent, livrées à elles mêmes, des familles où il manque un fils, des fils, qui ne donnent plus de nouvelles, peut-être morts, anonymes, au fond de la Méditerranée ?   
Pourquoi de la part de l’Europe, ces politiques systématiquement répressives qui  ne résolvent rien, au contraire qui aggravent la situation ? Plus on protège la forteresse Europe, plus on dresse des barbelés, construit des murs, plus on empêche les assos de secourir en Méditerranée, plus les risques encourus par les migrants sont grands et plus les morts de soif et d’épuisement dans le désert, des mauvais traitements en Algérie ou en Libye, les noyés en Méditerranée s’accumulent, plus les populations européennes et les gouvernements qu’elles élisent deviennent intolérants et maltraitants et finalement insensibles au pire.
Il y a bien sûr les raisons classiques, toujours convoquées, qui demeurent vraies cependant, le manque de perspective dans le pays, le rêve d’Europe (le mirage) mais ces réponses ne suffisent plus il faut envisager d’autres analyses, questionner les représentations coloniales, néocoloniales du phénomène c’est à dire la colonialité du pouvoir en Afrique, la colonialité des modèles de développement, la colonialité des systèmes de formation et de l’éducation en général.
Il faut également envisager la colonialité des politiques européennes de lutte contre l’immigration et la forte dose de colonialité qu’il y a dans notre passivité, notre lâche accoutumance à cette tragédie. 

Olga Akou Kochie : doctorante en Humanités et Education à l’Université de Bordeaux Montaigne. A animé il y a deux mois, le 4 avril 2023, à l’Université de Bordeaux, une journée d’étude qui avait pour titre « Colonialité, Education et Migration, une approche transdisciplinaire en philosophie de l’éducation ». Une journée d’étude transdisciplinaire avec des intervenantes et intervenants dans des champs divers, ceux de la géographie, de la sociologie, la philosophie, l’éducation, les sciences politiques… et des acteurs associatifs. Le Guide du Bordeaux colonial était présent et en a rapporté quelques enregistrements et des interviews…

Interview de Jeanne Cousin, présidente de l’association Guinée Solidarité Bordeaux et qui revient, entre autres, sur le film de Thierno Souleymane Diallo, « No Meti sifade » tourné en 2018, que l’on peut traduire par « Pas facile à raconter », pas facile à raconter pour ces MNA Guinéens, la longue et périlleuse route vers l’Europe et la vie de galère à Bordeaux, pas facile à dire qu’on est passé du rêve à la désillusion… 
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      <title>L'actu des livres en compagnie d'A. Rosevègue. Itw de F. Marius-Hatchi des Atlantiques déchainés. </title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed May 31 2023 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Un livre un auteur:&quot;King Kasai&quot; de C.Boltanski. Ciné: &quot;Les statues meurent aussi&quot;. Biblio idéale. </title>
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      <pubDate>Wed May 24 2023 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Fabienne Kanor « Ni Antillaise, ni Française, ni Africaine, mais férocement flottante »</title>
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      <description>Emission réalisée par Jean François Meekel

Production : Hugo Meekel
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      <pubDate>Wed May 17 2023 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Itw de Fabienne Kanor autrice de &quot;La poétique de la cale&quot;... La cale des bateaux négriers.</title>
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      <title>&quot;Journées mémoires esclavage&quot; Y.Lopez Mairie Bdx, D.Khouri Idaf, K.Kukawka Musée Aquitaine.</title>
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      <pubDate>Wed May 10 2023 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>La situation au Mali et au Burkina avec Dragoss Oueadraogo</title>
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      <pubDate>Wed May 03 2023 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Apartheid:1 livre 1 auteur:l'âge de fer JM COETZEE. Cinéma sud afr. Itw: librairie Georges Talence.</title>
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      <pubDate>Wed Apr 26 2023 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Iles de Pâques et de Pitcairn</title>
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      <pubDate>Wed Apr 19 2023 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>[Rediff du 08.03.23] KURDISTAN #1. Témoignage de l'artiste Bayan Mohammadi</title>
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      <pubDate>Wed Apr 12 2023 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Génocide du Rwanda : &quot;je me suis mise à écrire, car je n'avais plus de mots&quot;</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>(Crédit photo : ICRC/Benno Neeleman/Creativ Commons)

Aujourd’hui, à deux jours des cérémonies bordelaises sur le Pont de pierre, pour commémorer le génocide des Tutsis du Rwanda, nous avons invité en direct, au téléphone, Adélaide Mukantabana, rescapée du génocide mais qui a perdu de nombreux êtres chers, membres de sa famille, Adélaïde la militante, l’écrivaine qui porte cette mémoire tragique et s’emploie à la faire exister toujours et partout en particulier ici à Bègles et à Bordeaux.
Nous avons également invité, présent dans notre studio, David Martin de Survie Gironde, un grand connaisseur du drame rwandais et de l’implication de la France et qui met la dernière main à l’écriture d’un article dans le bulletin mensuel de Survie, &quot; Billets d’Afrique et d’ailleurs &quot;, sur la difficulté à faire juger les génocidaires ou leurs complices rwandais et français en particulier parce que les procédures sont entravées par une difficulté à accéder aux archives bloquées par le &quot;Secret défense&quot;.  

Apaiser la mémoire.

Vendredi 7 avril 2023, Adélaïde Mukantabana sera comme tous les ans sur le Pont de pierre à Bordeaux, pour la cérémonie d'hommage aux victimes du génocide, aux côtés depuis l'an dernier, de représentants de la Mairie de Bordeaux, à partir de 16h30 à l'espace Jean Vautrin à Bègles et le lendemain, samedi 8 avril, au salon littéraire « Francofolivres » organisé par Mémoires et Partages, à partir de 14h, au théâtre de l’Inox, 12 rue Fernand Philippart, pour des lectures de son dernier livre « Apaiser la mémoire, conversation avec mon frère Jean » sorti l'an dernier.

Responsable mais pas complice.

David Martin, reviendra lui sur l'incroyable difficulté à faire juger en France les génocidaires Rwandais qui sont venus s'y réfugier (des procès s'ouvrent enfin ces prochains jours après plusieurs années de procédures) mais aussi des responsables français.
On rappelle en effet que le rapport commandé par Macron et confié à des historiens sous la houlette de Vincent Duclert (avec la mission &quot;de consulter l'ensemble des fonds d'archives français relatifs au Génocide  sur la période 1990-1994, afin d'analyser le rôle et l'engagement de la France durant cette période et de contribuer à une meilleure compréhension et connaissance du génocide des Tutsis. Ce travail ayant notamment vocation à aider à constituer la matière historique nécessaire à l'enseignement de ce génocide en France&quot;) concluait en 2021, à la responsabilité de la France mais pas à sa complicité. Survie conteste cette posture d'historiens, intenable et a engagé un combat juridique pour que des juges se prononcent sur cette &quot;absence de culpabilité&quot;

Archives: de plus en plus de documents bloqués à jamais.
 
David Martin au nom de Survie, en véritable lanceur d'alerte, nous explique également comment l'Etat français use et abuse du classement &quot;secret défense &quot;pour empêcher l’accès aux archives jusqu'à se trouver dans un véritable déni de justice et dans une dérive remettant en cause l'Etat de droit et la transparence qu'impose notre démocratie. Cela vaut pour la responsabilité de la France dans le génocide Rwandais, mais pour d'autres évènements dramatiques : le naufrage du Bugaled Breizh, l'attentat à la bombe du vol UTA 772 au dessus du Niger,les assassinats de G. Dupont et C. Verlon de RFI...
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Apr 05 2023 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>Génocide du Rwanda : &quot;je me suis mise à écrire, car je n'avais plus de mots&quot;</itunes:title>
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      <itunes:summary>(Crédit photo : ICRC/Benno Neeleman/Creativ Commons)

Aujourd’hui, à deux jours des cérémonies bordelaises sur le Pont de pierre, pour commémorer le génocide des Tutsis du Rwanda, nous avons invité en direct, au téléphone, Adélaide Mukantabana, rescapée du génocide mais qui a perdu de nombreux êtres chers, membres de sa famille, Adélaïde la militante, l’écrivaine qui porte cette mémoire tragique et s’emploie à la faire exister toujours et partout en particulier ici à Bègles et à Bordeaux.
Nous avons également invité, présent dans notre studio, David Martin de Survie Gironde, un grand connaisseur du drame rwandais et de l’implication de la France et qui met la dernière main à l’écriture d’un article dans le bulletin mensuel de Survie, &quot; Billets d’Afrique et d’ailleurs &quot;, sur la difficulté à faire juger les génocidaires ou leurs complices rwandais et français en particulier parce que les procédures sont entravées par une difficulté à accéder aux archives bloquées par le &quot;Secret défense&quot;.  

Apaiser la mémoire.

Vendredi 7 avril 2023, Adélaïde Mukantabana sera comme tous les ans sur le Pont de pierre à Bordeaux, pour la cérémonie d'hommage aux victimes du génocide, aux côtés depuis l'an dernier, de représentants de la Mairie de Bordeaux, à partir de 16h30 à l'espace Jean Vautrin à Bègles et le lendemain, samedi 8 avril, au salon littéraire « Francofolivres » organisé par Mémoires et Partages, à partir de 14h, au théâtre de l’Inox, 12 rue Fernand Philippart, pour des lectures de son dernier livre « Apaiser la mémoire, conversation avec mon frère Jean » sorti l'an dernier.

Responsable mais pas complice.

David Martin, reviendra lui sur l'incroyable difficulté à faire juger en France les génocidaires Rwandais qui sont venus s'y réfugier (des procès s'ouvrent enfin ces prochains jours après plusieurs années de procédures) mais aussi des responsables français.
On rappelle en effet que le rapport commandé par Macron et confié à des historiens sous la houlette de Vincent Duclert (avec la mission &quot;de consulter l'ensemble des fonds d'archives français relatifs au Génocide  sur la période 1990-1994, afin d'analyser le rôle et l'engagement de la France durant cette période et de contribuer à une meilleure compréhension et connaissance du génocide des Tutsis. Ce travail ayant notamment vocation à aider à constituer la matière historique nécessaire à l'enseignement de ce génocide en France&quot;) concluait en 2021, à la responsabilité de la France mais pas à sa complicité. Survie conteste cette posture d'historiens, intenable et a engagé un combat juridique pour que des juges se prononcent sur cette &quot;absence de culpabilité&quot;

Archives: de plus en plus de documents bloqués à jamais.
 
David Martin au nom de Survie, en véritable lanceur d'alerte, nous explique également comment l'Etat français use et abuse du classement &quot;secret défense &quot;pour empêcher l’accès aux archives jusqu'à se trouver dans un véritable déni de justice et dans une dérive remettant en cause l'Etat de droit et la transparence qu'impose notre démocratie. Cela vaut pour la responsabilité de la France dans le génocide Rwandais, mais pour d'autres évènements dramatiques : le naufrage du Bugaled Breizh, l'attentat à la bombe du vol UTA 772 au dessus du Niger,les assassinats de G. Dupont et C. Verlon de RFI...
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      <title>Litt émancip:&quot;De purs hommes&quot; M.M.Sarr. Itv C.Bertrand libr Jeux de mots Cadillac. Ciné Sénégalais. </title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <title>Invité: K. Diallo Mémoires et Partages.Consultation citoyenne pour une Maison contre les esclavages </title>
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      <pubDate>Wed Mar 22 2023 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 15/03/2023</title>
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      <title>La colonisation en territoire Palestinien</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>André Rosevègue est avec nous pour nous aider à décrypter l’inacceptable…
Membre de l’équipe du Guide du Bdx colonial, à la source de la création de cette émission on le rappelle car animateur principal de la rédaction du Guide du Bordeaux colonial papier, sorti chez Syllepse en mai 2020, avatar du Guide du Paris colonial et désormais membre d’une famille qui s’est bien agrandie…
Egalement membre de l’UJFP, dont nous entendrons dans cette émission, Maxime BENATOUIL, un membre de la coordination nationale…  
Présent sur cette antenne, tous les lundi à 19h pour l’émission « Histoire(s) de Palestine » co-animée par Palestine 33, l’UJFP et le FFIPP (Réseau universitaire rassemblant professeurs, étudiants et chercheurs israéliens/palestiniens engagés en faveur du dialogue et d’une paix juste et durable au Proche-Orient, représenté à l’émission par des étudiants de Science Po).
Pour toi, la colonisation ne démarre pas en 1967, elle est bien plus précoce…

La Cisjordanie et Jérusalem Est, territoires Palestiniens pourtant, sont complètement grignotés du point de vue territorial (Jérusalem Est étant même annexée) mais ce n’est pas seulement une appropriation spatiale, c’est une colonisation à tous les sens du terme, telle que l’histoire coloniale nous en fournit de nombreux exemples : une colonisation militaire et policière, une colonisation religieuse, une colonisation où l’égalité des droits a disparu, une colonisation qui discrimine même pour l’accès à l’eau potable ou à l’électricité, une colonisation économique également : de nombreuses colonies produisent des biens agricoles, des cosmétiques, des composants électroniques, exportés vers l’Europe en particulier (pour les 2/3). En Europe, ici, en important ces produits venant de territoires pris aux Palestiniens de façon illégale on est en pleine contradiction avec ce que par ailleurs à l’ONU on condamne… d’où la solution du boycott…  

Une colonisation des territoires et des citoyens palestiniens, avec un traitement si discriminatoire et si organisé, que l’on peut parler d’Apartheid…
Le 1er février 2022, Amnesty International sort un rapport intitulé « L’Apartheid israélien envers le peuple palestinien. Un système cruel de domination et un crime contre l’humanité »… 
Rapport qui met en exergue une déclaration de Netanyahou en mars 2019 « Israël n’est pas l’Etat de tous ses citoyens mais l’Etat-nation du peuple juif et uniquement du peuple juif »… c’est dit !
A La proclamation de l’Etat d’Israël en 1948 on parlait d’une « Complète égalité des droits sociaux et politiques entre tous les citoyens sans distinction, de croyance, de race et de sexe », on voit le chemin parcouru…


Musique: 

- « Raj’een »(« Nous revenons » ) de Nai Barhgouti. 2021. 
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Mar 01 2023 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Membre de l’équipe du Guide du Bdx colonial, à la source de la création de cette émission on le rappelle car animateur principal de la rédaction du Guide du Bordeaux colonial papier, sorti chez Syllepse en mai 2020, avatar du Guide du Paris colonial et désormais membre d’une famille qui s’est bien agrandie…
Egalement membre de l’UJFP, dont nous entendrons dans cette émission, Maxime BENATOUIL, un membre de la coordination nationale…  
Présent sur cette antenne, tous les lundi à 19h pour l’émission « Histoire(s) de Palestine » co-animée par Palestine 33, l’UJFP et le FFIPP (Réseau universitaire rassemblant professeurs, étudiants et chercheurs israéliens/palestiniens engagés en faveur du dialogue et d’une paix juste et durable au Proche-Orient, représenté à l’émission par des étudiants de Science Po).
Pour toi, la colonisation ne démarre pas en 1967, elle est bien plus précoce…

La Cisjordanie et Jérusalem Est, territoires Palestiniens pourtant, sont complètement grignotés du point de vue territorial (Jérusalem Est étant même annexée) mais ce n’est pas seulement une appropriation spatiale, c’est une colonisation à tous les sens du terme, telle que l’histoire coloniale nous en fournit de nombreux exemples : une colonisation militaire et policière, une colonisation religieuse, une colonisation où l’égalité des droits a disparu, une colonisation qui discrimine même pour l’accès à l’eau potable ou à l’électricité, une colonisation économique également : de nombreuses colonies produisent des biens agricoles, des cosmétiques, des composants électroniques, exportés vers l’Europe en particulier (pour les 2/3). En Europe, ici, en important ces produits venant de territoires pris aux Palestiniens de façon illégale on est en pleine contradiction avec ce que par ailleurs à l’ONU on condamne… d’où la solution du boycott…  

Une colonisation des territoires et des citoyens palestiniens, avec un traitement si discriminatoire et si organisé, que l’on peut parler d’Apartheid…
Le 1er février 2022, Amnesty International sort un rapport intitulé « L’Apartheid israélien envers le peuple palestinien. Un système cruel de domination et un crime contre l’humanité »… 
Rapport qui met en exergue une déclaration de Netanyahou en mars 2019 « Israël n’est pas l’Etat de tous ses citoyens mais l’Etat-nation du peuple juif et uniquement du peuple juif »… c’est dit !
A La proclamation de l’Etat d’Israël en 1948 on parlait d’une « Complète égalité des droits sociaux et politiques entre tous les citoyens sans distinction, de croyance, de race et de sexe », on voit le chemin parcouru…


Musique: 

- « Raj’een »(« Nous revenons » ) de Nai Barhgouti. 2021. 
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      <title>Un livre/Un auteur: Milwaukee Blues de L-P Dalembert. Itw de la librairie &quot;Le Vrai Lieu&quot; à Gradignan</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <title>Restitution des objets d'art africains pillés (2). Interviews de N. Philippe et P. Baqué.</title>
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Feb 15 2023 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>&quot;Jeu Blanc&quot; de R. Wagamese. Librairie &quot;Nouveau chapitre&quot; à St Médard. Chronique Ciné.</title>
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      <title>Programme 19èmes rencontres ciné &quot;La classe ouvrière c'est pas du cinéma&quot; M. Moulia et JC. Cavignac.</title>
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      <pubDate>Wed Jan 25 2023 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Restitutions objets art africains pillés : soirée débat Musée Aquitaine et 2 invités. </title>
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      <title>Avec Beata Umubyeyi Mairesse, auteure de &quot;Consolée&quot; (Autrement), bordelaise d'origine rwandaise </title>
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      <title>&quot;Nous et les autres, des préjugés au racisme&quot; Exposition au Muséum de Bordeaux. Comme si vous y étiez !</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description> Exposition &quot;Nous et les autres, des préjugés au racisme&quot; (F.Deval, Muséum de Bordeaux - sciences et nature)

&quot;Nous et les autres, des préjugés au racisme&quot;, est une exposition temporaire, qui a été conçue et produite par le musée de l’Homme de Paris en 2017 et qui tourne un peu partout en France, métropolitaine et d’outremer. 

Les deux commissaires scientifiques sont des noms que nous avons déjà évoqués ici :
Evelyne Heyer, professeur en anthropologie génétique au Muséum national d’histoire naturelle de Paris qui connaît bien les origines scientifiques du « racialisme » comme on disait à l’époque, à partir du XVIII ème siècle, où les scientifiques se mettent à tout classer, les plantes, les animaux, les humains, commencent d’abord par décrire la diversité puis à la classifier, certains à la hiérarchiser et à essentialiser chaque espèce, chaque race, en réduisant les individus à leur « essence » à des comportements standardisés, stéréotypés, passant du biologique au culturel, mélangeant science et morale. Evelyne Heyer, scientifique dans son temps, aime à nous rappeler qu’aujourd’hui, grâce à la génétique en particulier, la science invalide totalement ces errements des siècles passés et déconstruit les théories racistes, qui n’ont évidemment aucun fondement scientifique.
Carole Reynaud-Paligot, chercheuse à Paris I Panthéon Sorbonne, l’autre commissaire scientifique de l’expo est une historienne qui s’est spécialisée dans la naissance et l’affirmation de la pensée raciale républicaine. Nous avons consacré toute une émission à son formidable livre qu’elle a coordonné intitulé « L’école aux colonies, entre mission civilisatrice et racialisation :1816-1940 » sorti en 2021, livre référence qui décrit et documente l’hypocrisie de la IIIeme République avec une école aux colonies complètement instrumentalisée, dévoyée, qui ne cherche pas à émanciper, à peine à instruire et qui sert surtout à franciser, à encadrer et à dominer les populations colonisées. 

Une exposition qui met les pieds dans le plat d’entrée, en nous expliquant comment on passe du réflexe naturel de classer, assez compréhensible somme toute, en particulier dans un monde complexe, saturé d’infos mais comment rapidement certains dérivent vers la catégorisation c’est à dire la pose d’étiquettes simplificatrices, comment certains encore glissent vers l’essentialisation qui consiste à réduire les individus à leur appartenance à un groupe, en les enfermant dans des stigmates stéréotypés et héréditaires, puis vers la hiérarchisation… et là on est déjà dans le racisme.

Nous vous proposons de la visiter avec nous, ce sera même une visite guidée, pas avec n’importe qui, puisque Mme Christelle Huet, chargée de projet muséographique au Muséum et muséographe et scénographe de l’expo, a bien voulu se prêter au jeu et nous conduira dans l’exposition… comme si vous y étiez.

Que cela ne vous empêche pas d'y aller ! C'est jusqu'au 19 février 2023, au Muséum de Bordeaux (Jardin public), ouvert tous les jours sauf le lundi et les jours fériés, de 10h30 à 17h30.</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Jan 11 2023 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary> Exposition &quot;Nous et les autres, des préjugés au racisme&quot; (F.Deval, Muséum de Bordeaux - sciences et nature)

&quot;Nous et les autres, des préjugés au racisme&quot;, est une exposition temporaire, qui a été conçue et produite par le musée de l’Homme de Paris en 2017 et qui tourne un peu partout en France, métropolitaine et d’outremer. 

Les deux commissaires scientifiques sont des noms que nous avons déjà évoqués ici :
Evelyne Heyer, professeur en anthropologie génétique au Muséum national d’histoire naturelle de Paris qui connaît bien les origines scientifiques du « racialisme » comme on disait à l’époque, à partir du XVIII ème siècle, où les scientifiques se mettent à tout classer, les plantes, les animaux, les humains, commencent d’abord par décrire la diversité puis à la classifier, certains à la hiérarchiser et à essentialiser chaque espèce, chaque race, en réduisant les individus à leur « essence » à des comportements standardisés, stéréotypés, passant du biologique au culturel, mélangeant science et morale. Evelyne Heyer, scientifique dans son temps, aime à nous rappeler qu’aujourd’hui, grâce à la génétique en particulier, la science invalide totalement ces errements des siècles passés et déconstruit les théories racistes, qui n’ont évidemment aucun fondement scientifique.
Carole Reynaud-Paligot, chercheuse à Paris I Panthéon Sorbonne, l’autre commissaire scientifique de l’expo est une historienne qui s’est spécialisée dans la naissance et l’affirmation de la pensée raciale républicaine. Nous avons consacré toute une émission à son formidable livre qu’elle a coordonné intitulé « L’école aux colonies, entre mission civilisatrice et racialisation :1816-1940 » sorti en 2021, livre référence qui décrit et documente l’hypocrisie de la IIIeme République avec une école aux colonies complètement instrumentalisée, dévoyée, qui ne cherche pas à émanciper, à peine à instruire et qui sert surtout à franciser, à encadrer et à dominer les populations colonisées. 

Une exposition qui met les pieds dans le plat d’entrée, en nous expliquant comment on passe du réflexe naturel de classer, assez compréhensible somme toute, en particulier dans un monde complexe, saturé d’infos mais comment rapidement certains dérivent vers la catégorisation c’est à dire la pose d’étiquettes simplificatrices, comment certains encore glissent vers l’essentialisation qui consiste à réduire les individus à leur appartenance à un groupe, en les enfermant dans des stigmates stéréotypés et héréditaires, puis vers la hiérarchisation… et là on est déjà dans le racisme.

Nous vous proposons de la visiter avec nous, ce sera même une visite guidée, pas avec n’importe qui, puisque Mme Christelle Huet, chargée de projet muséographique au Muséum et muséographe et scénographe de l’expo, a bien voulu se prêter au jeu et nous conduira dans l’exposition… comme si vous y étiez.

Que cela ne vous empêche pas d'y aller ! C'est jusqu'au 19 février 2023, au Muséum de Bordeaux (Jardin public), ouvert tous les jours sauf le lundi et les jours fériés, de 10h30 à 17h30.</itunes:summary>
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      <title>&quot;Le condor et l'aigle&quot;, formidable film auprès des indigènes nord-américains contre le projet destructeur de pipeline</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Clément a parcouru pendant deux ans, de 2012 à 2014, caméra au point, le continent nord américain, d’une communauté indigène à l’autre, communautés impactées par un des plus gros chantiers du monde, un des plus destructeurs surtout pour l’environnement et les peuples indigènes le KXL Pipe Line qui devait permettre d’exploiter le pétrole des sables bitumineux du nord de l’Alberta au Canada et de le transporter jusqu’au golfe du Mexique pour l’exporter, un projet criminel pour les communautés et pour notre planète, un projet qui validait et banalisait l’exploitation du pétrole de schiste, d’une toxicité délirante pourtant.

Porter la parole et la lutte des indigènes

Son film, « Le condor et l’aigle » sorti en 2019, a eu un grand succès aux Etats-Unis, au Canada et en Equateur auprès des communautés impactées et de tous ceux, de plus en plus nombreux et unifiés, qui luttent pour un grand mouvement de la justice climatique, environnementale et globale.

Entièrement auto-produit, grâce à des levées de fond, le film nous donne à voir l’incroyable dynamisme et charisme de 5 « leaders » comme on dit là bas, des organisateurs de communautés, 4 femmes et un homme, issus de communautés amérindiennes et chicanos, des « leaders » qui portent la parole et la lutte des indigènes marqués du sceau du colonialisme, celui, historique, qui les extermine, les déplace, les parque dans des réserves, celui plus contemporain qui les détruit lentement, avec le racisme, la relégation, la précarité et celui enfin, actuel, sous nos yeux, des compagnies pétrolières, soudoyant les gouvernants, menaçant les opposants, noyant dans la boue pétrolière, asphyxiant, empoisonnant et finissant de détruire les peuples premiers, leurs territoires et leurs cultures.

Obtenir des victoires

Ce film est un formidable témoignage mais aussi un outil de lutte au service de ces communautés, qui commencent à obtenir des victoires : la renonciation au dernier tronçon du KXL pipeline, des procès qui condamnent les compagnies pétrolières, une tribune mondiale désormais et un retour en force de la spiritualité dans ces communautés qui alertaient les blancs, colonisateurs, tout puissants, arrogants, du danger mortel qu’il y avait à se détacher de la « Terre mère », de l’ignorer, de s’habituer à la maltraiter, jusqu’au point de non retour…

Les peuples indigènes représentent 5% de la population mondiale, ils vivent sur 20 % des terres, où se trouvent 85 % de la biodiversité. Nous ne nous en sortirons pas avec des politiques simplistes, « conservationnistes », néocoloniales, défendues par les grandes agences et ONG environnementales, comme WWF, qui font des campagnes pour alerter sur la disparition des phoques et des ours blancs mais qui sont inaudibles sur la disparition des Inuits et de leur culture. 

nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Jan 04 2023 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>Clément a parcouru pendant deux ans, de 2012 à 2014, caméra au point, le continent nord américain, d’une communauté indigène à l’autre, communautés impactées par un des plus gros chantiers du monde, un des plus destructeurs surtout pour l’environnement et les peuples indigènes le KXL Pipe Line qui devait permettre d’exploiter le pétrole des sables bitumineux du nord de l’Alberta au Canada et de le transporter jusqu’au golfe du Mexique pour l’exporter, un projet criminel pour les communautés et pour notre planète, un projet qui validait et banalisait l’exploitation du pétrole de schiste, d’une toxicité délirante pourtant.

Porter la parole et la lutte des indigènes

Son film, « Le condor et l’aigle » sorti en 2019, a eu un grand succès aux Etats-Unis, au Canada et en Equateur auprès des communautés impactées et de tous ceux, de plus en plus nombreux et unifiés, qui luttent pour un grand mouvement de la justice climatique, environnementale et globale.

Entièrement auto-produit, grâce à des levées de fond, le film nous donne à voir l’incroyable dynamisme et charisme de 5 « leaders » comme on dit là bas, des organisateurs de communautés, 4 femmes et un homme, issus de communautés amérindiennes et chicanos, des « leaders » qui portent la parole et la lutte des indigènes marqués du sceau du colonialisme, celui, historique, qui les extermine, les déplace, les parque dans des réserves, celui plus contemporain qui les détruit lentement, avec le racisme, la relégation, la précarité et celui enfin, actuel, sous nos yeux, des compagnies pétrolières, soudoyant les gouvernants, menaçant les opposants, noyant dans la boue pétrolière, asphyxiant, empoisonnant et finissant de détruire les peuples premiers, leurs territoires et leurs cultures.

Obtenir des victoires

Ce film est un formidable témoignage mais aussi un outil de lutte au service de ces communautés, qui commencent à obtenir des victoires : la renonciation au dernier tronçon du KXL pipeline, des procès qui condamnent les compagnies pétrolières, une tribune mondiale désormais et un retour en force de la spiritualité dans ces communautés qui alertaient les blancs, colonisateurs, tout puissants, arrogants, du danger mortel qu’il y avait à se détacher de la « Terre mère », de l’ignorer, de s’habituer à la maltraiter, jusqu’au point de non retour…

Les peuples indigènes représentent 5% de la population mondiale, ils vivent sur 20 % des terres, où se trouvent 85 % de la biodiversité. Nous ne nous en sortirons pas avec des politiques simplistes, « conservationnistes », néocoloniales, défendues par les grandes agences et ONG environnementales, comme WWF, qui font des campagnes pour alerter sur la disparition des phoques et des ours blancs mais qui sont inaudibles sur la disparition des Inuits et de leur culture. 

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      <title>Santé mentale des jeunes migrants avec Claire Mestre (Ethnotopies) et Christophe Lagabrielle (EMPP)</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
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      <pubDate>Wed Dec 21 2022 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Spécial Haïti avec notre invité Karl Belmont (Haïti En Vie).</title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
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      <pubDate>Wed Dec 07 2022 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Bouquin :&quot;La disgrâce des statues&quot;. Interview : C. Chivallon &quot;l'humain,l'inhumain&quot;, plantationocène </title>
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      <pubDate>Wed Nov 30 2022 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Fin de Barkhane ? Visites officielles Macron en Afrique cet été... D. OUEDRAOGO est notre invité.</title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
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      <pubDate>Wed Sep 07 2022 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Un livre,un auteur:&quot;Home&quot;de T. MORRISON.Paroles de libraire:lib du Contretemps Bègles.Ciné:&quot;Sud&quot;C.A </title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
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      <pubDate>Wed Nov 23 2022 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Erri De Luca : &quot;j'essaie de tenir ensemble ce que je dis et ce que je fais&quot;</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description> Erri De Luca, en 2015, aux côtés de Gilbert Hanna (Photo la Clé des Ondes
Ce fut l’occasion de faire avec lui le point sur la politique italienne où les néo fascistes sont revenus au pouvoir et les conséquences sur le sort fait aux migrants. Cette rencontre ne fut hélas que téléphonique, Erri de Luca vit près de Rome et la clé des ondes n’a pas les moyens d’y dépêcher un envoyé spécial.

Tenir ensemble ce que je dis et ce que je fais, sans doute la plus belle définition de l’honnête homme. Merci encore à lui pour sa disponibilité. Merci à Gérard et Xavier. Vous pourrez retrouver et réécouter cette émission sur le podcast de la radio et aussi lire l’essentiel de ces propos sur le blog de la revue ancrage ancrage.org. La semaine prochaine vous avez rendez-vous avec Martine et Bertrand autour du livre intitulé le conspirateur de l’auteure sud-africaine Nadine Godimer. Quant à moi, je vous retrouve dans un mois avec comme dirait l’ami André un plein couffin…</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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Ce fut l’occasion de faire avec lui le point sur la politique italienne où les néo fascistes sont revenus au pouvoir et les conséquences sur le sort fait aux migrants. Cette rencontre ne fut hélas que téléphonique, Erri de Luca vit près de Rome et la clé des ondes n’a pas les moyens d’y dépêcher un envoyé spécial.

Tenir ensemble ce que je dis et ce que je fais, sans doute la plus belle définition de l’honnête homme. Merci encore à lui pour sa disponibilité. Merci à Gérard et Xavier. Vous pourrez retrouver et réécouter cette émission sur le podcast de la radio et aussi lire l’essentiel de ces propos sur le blog de la revue ancrage ancrage.org. La semaine prochaine vous avez rendez-vous avec Martine et Bertrand autour du livre intitulé le conspirateur de l’auteure sud-africaine Nadine Godimer. Quant à moi, je vous retrouve dans un mois avec comme dirait l’ami André un plein couffin…</itunes:summary>
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      <title>Histoire du SSAE Service Social d'Aide aux Migrants (1924-2004) avec L. Chibrac et M. Melous. </title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Nov 09 2022 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>Histoire du SSAE Service Social d'Aide aux Migrants (1924-2004) avec L. Chibrac et M. Melous. </itunes:title>
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    <item>
      <title>Femmes dans les indépendances : interview de A.Kreish et S.Awash militantes palestiniennes.</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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    <item>
      <title>Un livre, un auteur: &quot;L'art de perdre&quot; d'A. ZENITER. Paroles de libraires. Chronique ciné. </title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <title>Exils à travers les Pyrénées et odysée syrienne, quand les livres racontent les migrations</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description> Taym et Charlotte Canat (photo Jean-François Meekel)

Les migrations dans les livres. Une émission réalisée par Jean-François Meekel.

Taym une odyssée syrienne cosigné par Charlotte Canat et Taym pour l’incroyable récit d’exil du jeune Taym et Le passant du Mont Perdu de Pierre Moral quand les migrants en 2022 empruntent à travers les Pyrénées les voies des républicains espagnols.

Pierre Moral

 Pierre Moral (Photo Jean-François Meekel)</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Oct 19 2022 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Les migrations dans les livres. Une émission réalisée par Jean-François Meekel.

Taym une odyssée syrienne cosigné par Charlotte Canat et Taym pour l’incroyable récit d’exil du jeune Taym et Le passant du Mont Perdu de Pierre Moral quand les migrants en 2022 empruntent à travers les Pyrénées les voies des républicains espagnols.

Pierre Moral

 Pierre Moral (Photo Jean-François Meekel)</itunes:summary>
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    <item>
      <title>Un livre, un auteur : L.SHEPHERD ROBINSON Blood &amp; Sugar. Parole de libraires : librairie Le Passeur.</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Sep 28 2022 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>Les rdv de l'histoire de Blois puis deux portraits de femmes en luttes anticoloniales</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Oct 12 2022 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Burkina, Iran, Françafrique. Interview de M. Pauron &quot;Les ambassades de la Françafrique&quot;</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Oct 05 2022 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Catherine Wihtol De Wenden, chercheure au CNRS spécialiste des migrations internationales</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Sep 21 2022 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>Elisabeth II, reine de l'impérialisme britannique et du Commonwealth</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description> La reine Elizabeth II à la cérémonie de clôture des 12è Jeux du Commonwealth, en 1982 à Brisbane en Australie (Queensland State Archives/Creativ Commons/Wikimedia)

Musiques diffusées : 

- The Beatles - Her Majesty

- The Smiths - The Queen Is Dead

- The Beatles - Commonwealth</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Sep 14 2022 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Musiques diffusées : 

- The Beatles - Her Majesty

- The Smiths - The Queen Is Dead

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    </item>
    <item>
      <title>L'esclavage à Cuba au XIXe siècle, conférence de M. Jean Lamore sur les Zaccarocrates cubains et l'industrie sucrière</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description> Collage de l'artiste brésilienne Gê Viana (2020), à retrouver ici

Pour notre 124e émission, nous vous avons souhaité vous rediffuser une conférence organisée dans le cadre des Journées de la Mémoire en commémoration de l’esclavage, de la traite négrière et de leurs abolitions à Bordeaux. 

Au sein du Musée d’Aquitaine, l’association Bordeaux-Cinfuegos a invité le mercredi 11 mai, Jean Lamore, historien, professeur émérite de l’Université de Bordeaux et spécialiste de l’histoire de la Caraïbe et de Cuba.

Cienfuegos est une ville portuaire de Cuba, fondée par des Bordelais en 1819.
Jean Lamore présente durant son intervention  la longue histoire de l’esclavage à Cuba, en remettant dans le contexte du royaume espagnol et plus largement du capitalisme colonial mondial. 
En un siècle, 850 000 personnes mis en esclavage, et originaire d’Afrique, seront exploitées – dans des conditions inhumaines et cruelles – pour enrichir la sacharocratie cubaine.

Un thème important, en lien avec l’histoire de notre ville à Bordeaux, la ville de Cienfuegos ayant été fondée par des Bordelais au XIXe siècle. Autre exemple, du lien de la ville de Bordeaux avec les Caraïbes.

Musiques diffusées:

- Arsenio Rodriguez, Yo naci del Africa

- Yoruba Andado, Congo

- Anonimo Consejo, Afrolucha Continua


</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Jul 06 2022 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Pour notre 124e émission, nous vous avons souhaité vous rediffuser une conférence organisée dans le cadre des Journées de la Mémoire en commémoration de l’esclavage, de la traite négrière et de leurs abolitions à Bordeaux. 

Au sein du Musée d’Aquitaine, l’association Bordeaux-Cinfuegos a invité le mercredi 11 mai, Jean Lamore, historien, professeur émérite de l’Université de Bordeaux et spécialiste de l’histoire de la Caraïbe et de Cuba.

Cienfuegos est une ville portuaire de Cuba, fondée par des Bordelais en 1819.
Jean Lamore présente durant son intervention  la longue histoire de l’esclavage à Cuba, en remettant dans le contexte du royaume espagnol et plus largement du capitalisme colonial mondial. 
En un siècle, 850 000 personnes mis en esclavage, et originaire d’Afrique, seront exploitées – dans des conditions inhumaines et cruelles – pour enrichir la sacharocratie cubaine.

Un thème important, en lien avec l’histoire de notre ville à Bordeaux, la ville de Cienfuegos ayant été fondée par des Bordelais au XIXe siècle. Autre exemple, du lien de la ville de Bordeaux avec les Caraïbes.

Musiques diffusées:

- Arsenio Rodriguez, Yo naci del Africa

- Yoruba Andado, Congo

- Anonimo Consejo, Afrolucha Continua


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    </item>
    <item>
      <title>&quot;Moi, enfant de la Brousse&quot;, le livre témoignage de Gabriel Baykam sur Le Tchad</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Photo de Une : Place de la nation, N'Djaména, Tchdad (Wikimedia</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Jun 29 2022 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Colombie:une afrodescendante vice présidente par F. Escarpit. Livres, films, rdv avec A. Rosevegue. </title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Jun 22 2022 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>Colombie:une afrodescendante vice présidente par F. Escarpit. Livres, films, rdv avec A. Rosevegue. </itunes:summary>
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    <item>
      <title>Gabriel Baykam, Tchadien, notre invité, pour son livre &quot;Moi enfant de la brousse&quot;, récit d'une vie.</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Jun 15 2022 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>Esclavage à Cuba XIXe. Conf Bdx Cienfuegos J.Lamore. Journées de la mémoire. Musée Aquitaine 11 mai </title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <title>Regards croisés sur la situation des femmes en Afghanistan et en Iran</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Nous les avons rencontrées récemment à la Maison des femmes de Bordeaux, c’est la raison pour laquelle est également présente dans le studio, Lydie DELMAS bénévole à l’association et qui siège à son Conseil d’Administration, rencontre rendue possible également grâce à Martine DORRONSORO et Dominique BOURMAUD de l’association Solidarité migrants Eysines qui connaît bien nos deux invitées afghanes et iraniennes et que nous saluons.

Nous saluons également Sandra AIMARD, de l’équipe des émissions Le Guide du Bordeaux colonial et Histoire de voir, histoire au pluriel&quot;, très attachée à la cause des femmes, membre de la Maison des femmes, qui assure la technique aujourd’hui et qui pourra bien sûr intervenir durant l’émission.

Photo de Une : capture d'écran (ici</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Jun 01 2022 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Nous saluons également Sandra AIMARD, de l’équipe des émissions Le Guide du Bordeaux colonial et Histoire de voir, histoire au pluriel&quot;, très attachée à la cause des femmes, membre de la Maison des femmes, qui assure la technique aujourd’hui et qui pourra bien sûr intervenir durant l’émission.

Photo de Une : capture d'écran (ici</itunes:summary>
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    </item>
    <item>
      <title>Pap Ndiaye : &quot;La société française est plus métissée et plus ouverte qu'on ne la décrit&quot;</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Vous entendrez un extrait d’une interview que le Guide du Bordeaux Colonial avait recueilli le 22 mars dernier au Musée d’Aquitaine, de Pap Ndiaye, venu faire une conférence intitulée « Penser les discriminations en France aujourd’hui » Ce rendez-vous était organisé par l’Institut des Afriques, l’Université populaire de Bordeaux et le LAM (Les Afriques dans le Monde, unité de recherche mixte CNRS et Sciences po Bordeaux).

Nous avons eu l’autorisation de capter cette conférence de Pap Ndiaye et nous allons vous la proposer pour cette émission spéciale, sous la forme de 3 extraits d’une quinzaine de minutes chacun dont une (particulièrement parlante) qui revient sur les moyens de lutter contre les discriminations.

Pap Ndiaye, le 22 mars dernier n’était pas encore ministre de l’Education nationale du gouvernement Elisabeth Borne, de Macron II, il était cependant déjà dans les petits papiers du président puisqu’il avait été nommé en 2021, Directeur Général de la Porte Dorée qui abrite le Musée national  de l’histoire de l’immigration.

Cette nomination en tant que ministre de l’Education nationale a défrayé la chronique vous le savez, avec de la part de l’extrême droite une bordée de critiques, limite insultantes qui confirme que dans ce pays certains ne craignent pas d’attiser et d’entretenir les haines en entretenant et attisant les fantasmes racistes.

- Marine Le Pen : « La nomination de Pap Ndiaye, indigéniste assumé, à l'Éducation nationale est la dernière pierre de la déconstruction de notre pays, de ses valeurs et de son avenir. Ce choix de mettre un homme qui défend l'indigénisme, le racialisme et le wokisme à la tête de l'Éducation nationale, c'est un choix terrifiant pour les parents et grands-parents que nous sommes. On voit qu'Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon défendent tous les deux maintenant une République indigéniste&quot;

- Jordan Bardella, président du RN: « c’est un militant racialiste et anti-flics qui va accélérer la dislocation de la Nation. Sa nomination est un signal extrêmement inquiétant envoyé aux élèves français au sein de l'Éducation nationale, déjà minée par le communautarisme. Un militant immigrationniste pour rééduquer nos enfants au 'vivre-ensemble' avec les migrants et déconstruire l'Histoire de France. Cette nomination dépasse les bornes de la provocation ».

- Zemmour : « Un intellectuel indigéniste, wokiste, obsédé par la race. C’'est toute l'histoire de France qui va être revisitée à l'aune de l'indigénisme, de l'idéologie woke et de l'islamogauchisme. Il va reformater les esprits des petits Français pour leur apprendre que les Blancs sont éternellement coupables, que les Noirs sont victimes et que nous sommes une terre d'immigration et que nous devons surtout continuer à l'être&quot;.

- Gilbert Collard : «C’est un idéologue, un communautariste qui a participé en 2016 à une réunion réservée aux Noirs »

- Eric Ciotti (toujours chez les LR): un «adepte de l'islamo-gauchisme»

Du côté de la gauche maintenant :

- Sandrine Rousseau, écologiste : a salué les positions décoloniales de Pap Ndiaye, soulignant également un «virage à 180 degrés après Blanquer ».

- Jean-Luc Mélenchon : « c’est un grand intellectuel et je me réjouis du départ de Jean-Michel Blanquer et de Frédérique Vidal, «les croisés de l'islamogauchisme».

- Alexis Corbière : « C’est un bel intellectuel et un homme sérieux, à l'opposé des idées défendues par Blanquer, notamment concernant le soi-disant 'islamogauchisme' à l'école. Il faut souligner toutefois le «cynisme» de sa nomination ».

De fait, les deux hommes, Blanquer et Ndiaye ont eu beau, vendredi soir, lors de la passation de pouvoir rue de Grenelle, afficher leur proximité pour plaider la continuité, l'arrivée de Pap Ndiaye au ministère de l'Éducation nationale est une surprise autant qu'une rupture avec la ligne défendue par Jean-Michel Blanquer. Pap Ndiaye avait marqué sa différence avec Jean-Michel Blanquer sur l'utilisation de l'expression &quot;islamo-gauchiste&quot;. Qualifié de &quot;fait social indubitable&quot; par Blanquer, ce concept avait été rejeté par Pap Ndiaye, assurant qu'il ne recouvrait &quot;aucune réalité dans l'université&quot; et que son emploi était &quot;une manière de stigmatiser des courants de recherche&quot;.

On est en pleine Macronie, on a l’habitude maintenant : c’est un coup politique et médiatique.

C’est un soulagement pour les enseignants, car c’est un enseignant lui-même et un anti Blanquer mais je pense que personne n’est dupe, pas de triomphalisme, loin de là, beaucoup de prudence en attendant de le voir à l’œuvre.

Qui est Pap Ndiaye ?

C’est un « pur produit de la méritocratie républicaine et de la diversité » comme il aime à se présenter, encore sur le perron du ministère de l’éducation nationale vendredi dernier.

Normalien (Ecole Normale supérieure de St Cloud), il est agrégé d’histoire, doctorant  à EHESS (Ecole des Hautes études en Sciences Sociales

C’est un enseignant chercheur en Histoire, prof à Sciences po Paris et auteur de nombreux ouvrages sur la question noire, les minorités et les discriminations aussi bien aux Etats-Unis, où il a vécu dans les années 1990, qu’en France :

- « Les Noirs américains en marche pour l’égalité » en 2009

- « La condition noire : essai sur une minorité française » en 2009 également et réédité 2 fois

- «  Les noirs américains de l’esclavage à Black Lives Matter » : son dernier ouvrage sorti en 2021.

Il est le frère de Marie Ndiaye, l’écrivaine célèbre, Prix Fémina en 2001 pour « Rosie Carpe » et prix Goncourt en 2009 pour « Trois femmes puissantes ».

Depuis sa nomination à la tête du musée de l’histoire de l’immigration (on rappelle la difficulté à exister de ce musée, voulu par Chirac, ouvert sous Sarkozy en 2007, qu’il refusera d’inaugurer, il ne le sera inauguré que 7 plus tard en 2014 , sous Hollande), Pap Ndiaye a pris de la distance par rapport à son attitude militante, en tous les cas engagée, voire très engagée dans la lutte contre le racisme et les discriminations :

- C’est aux Etats-Unis dans les années 1990, qu’il prend vraiment conscience de la question ou de l’identité noire qu’on lui renvoie.

- En 2003, il participe à la création, aux côtés de Catherine Coquery Vidrovitch, l’excellente historienne spécialiste de la colonisation, de l’association « Le cercle d’action pour la promotion de la diversité en France ». I

- Il est membre du CRAN (Conseil représentatif des associations noires de France) créé en 2005

- En 2018, il collabore à l’exposition au musée d’Orasay « Le modèle noir : de Géricault à Matisse »

- Il est pour la création d’un musée de la colonisation qui n’existe toujours pas en France.

- Il est pour le vote d’une loi cadre qui remet en question le principe d’inaliénabilité des œuvres d’art déposées dans les musées français et qui bloque les restitutions des œuvres pillées  durant la colonisation.

Il est cependant proche de Achille Mbembe, impliqué dans le dernier sommet Afrique-France, voulu par Macron, qui on le rappelle devait se tenir à Bordeaux en juin 2020 et qui s’est finalement tenu en octobre 2021 à Montpellier, où Macron est allé parler à des jeunes et des membres de la société civile, de développement, d’indépendance économique et culturelle, comme si rien n’était, comme si la Françafrique ne continuait pas d'exister, en pleine intervention Barkhane au Sahel.

Production : Gérard Clabé, Sandra Merlet

Mise en ondes : Baptiste Giraud

Photo de Une : Pap Ndiaye, le 13 octobre 2018 (DR/Wikimedia</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed May 25 2022 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Nous avons eu l’autorisation de capter cette conférence de Pap Ndiaye et nous allons vous la proposer pour cette émission spéciale, sous la forme de 3 extraits d’une quinzaine de minutes chacun dont une (particulièrement parlante) qui revient sur les moyens de lutter contre les discriminations.

Pap Ndiaye, le 22 mars dernier n’était pas encore ministre de l’Education nationale du gouvernement Elisabeth Borne, de Macron II, il était cependant déjà dans les petits papiers du président puisqu’il avait été nommé en 2021, Directeur Général de la Porte Dorée qui abrite le Musée national  de l’histoire de l’immigration.

Cette nomination en tant que ministre de l’Education nationale a défrayé la chronique vous le savez, avec de la part de l’extrême droite une bordée de critiques, limite insultantes qui confirme que dans ce pays certains ne craignent pas d’attiser et d’entretenir les haines en entretenant et attisant les fantasmes racistes.

- Marine Le Pen : « La nomination de Pap Ndiaye, indigéniste assumé, à l'Éducation nationale est la dernière pierre de la déconstruction de notre pays, de ses valeurs et de son avenir. Ce choix de mettre un homme qui défend l'indigénisme, le racialisme et le wokisme à la tête de l'Éducation nationale, c'est un choix terrifiant pour les parents et grands-parents que nous sommes. On voit qu'Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon défendent tous les deux maintenant une République indigéniste&quot;

- Jordan Bardella, président du RN: « c’est un militant racialiste et anti-flics qui va accélérer la dislocation de la Nation. Sa nomination est un signal extrêmement inquiétant envoyé aux élèves français au sein de l'Éducation nationale, déjà minée par le communautarisme. Un militant immigrationniste pour rééduquer nos enfants au 'vivre-ensemble' avec les migrants et déconstruire l'Histoire de France. Cette nomination dépasse les bornes de la provocation ».

- Zemmour : « Un intellectuel indigéniste, wokiste, obsédé par la race. C’'est toute l'histoire de France qui va être revisitée à l'aune de l'indigénisme, de l'idéologie woke et de l'islamogauchisme. Il va reformater les esprits des petits Français pour leur apprendre que les Blancs sont éternellement coupables, que les Noirs sont victimes et que nous sommes une terre d'immigration et que nous devons surtout continuer à l'être&quot;.

- Gilbert Collard : «C’est un idéologue, un communautariste qui a participé en 2016 à une réunion réservée aux Noirs »

- Eric Ciotti (toujours chez les LR): un «adepte de l'islamo-gauchisme»

Du côté de la gauche maintenant :

- Sandrine Rousseau, écologiste : a salué les positions décoloniales de Pap Ndiaye, soulignant également un «virage à 180 degrés après Blanquer ».

- Jean-Luc Mélenchon : « c’est un grand intellectuel et je me réjouis du départ de Jean-Michel Blanquer et de Frédérique Vidal, «les croisés de l'islamogauchisme».

- Alexis Corbière : « C’est un bel intellectuel et un homme sérieux, à l'opposé des idées défendues par Blanquer, notamment concernant le soi-disant 'islamogauchisme' à l'école. Il faut souligner toutefois le «cynisme» de sa nomination ».

De fait, les deux hommes, Blanquer et Ndiaye ont eu beau, vendredi soir, lors de la passation de pouvoir rue de Grenelle, afficher leur proximité pour plaider la continuité, l'arrivée de Pap Ndiaye au ministère de l'Éducation nationale est une surprise autant qu'une rupture avec la ligne défendue par Jean-Michel Blanquer. Pap Ndiaye avait marqué sa différence avec Jean-Michel Blanquer sur l'utilisation de l'expression &quot;islamo-gauchiste&quot;. Qualifié de &quot;fait social indubitable&quot; par Blanquer, ce concept avait été rejeté par Pap Ndiaye, assurant qu'il ne recouvrait &quot;aucune réalité dans l'université&quot; et que son emploi était &quot;une manière de stigmatiser des courants de recherche&quot;.

On est en pleine Macronie, on a l’habitude maintenant : c’est un coup politique et médiatique.

C’est un soulagement pour les enseignants, car c’est un enseignant lui-même et un anti Blanquer mais je pense que personne n’est dupe, pas de triomphalisme, loin de là, beaucoup de prudence en attendant de le voir à l’œuvre.

Qui est Pap Ndiaye ?

C’est un « pur produit de la méritocratie républicaine et de la diversité » comme il aime à se présenter, encore sur le perron du ministère de l’éducation nationale vendredi dernier.

Normalien (Ecole Normale supérieure de St Cloud), il est agrégé d’histoire, doctorant  à EHESS (Ecole des Hautes études en Sciences Sociales

C’est un enseignant chercheur en Histoire, prof à Sciences po Paris et auteur de nombreux ouvrages sur la question noire, les minorités et les discriminations aussi bien aux Etats-Unis, où il a vécu dans les années 1990, qu’en France :

- « Les Noirs américains en marche pour l’égalité » en 2009

- « La condition noire : essai sur une minorité française » en 2009 également et réédité 2 fois

- «  Les noirs américains de l’esclavage à Black Lives Matter » : son dernier ouvrage sorti en 2021.

Il est le frère de Marie Ndiaye, l’écrivaine célèbre, Prix Fémina en 2001 pour « Rosie Carpe » et prix Goncourt en 2009 pour « Trois femmes puissantes ».

Depuis sa nomination à la tête du musée de l’histoire de l’immigration (on rappelle la difficulté à exister de ce musée, voulu par Chirac, ouvert sous Sarkozy en 2007, qu’il refusera d’inaugurer, il ne le sera inauguré que 7 plus tard en 2014 , sous Hollande), Pap Ndiaye a pris de la distance par rapport à son attitude militante, en tous les cas engagée, voire très engagée dans la lutte contre le racisme et les discriminations :

- C’est aux Etats-Unis dans les années 1990, qu’il prend vraiment conscience de la question ou de l’identité noire qu’on lui renvoie.

- En 2003, il participe à la création, aux côtés de Catherine Coquery Vidrovitch, l’excellente historienne spécialiste de la colonisation, de l’association « Le cercle d’action pour la promotion de la diversité en France ». I

- Il est membre du CRAN (Conseil représentatif des associations noires de France) créé en 2005

- En 2018, il collabore à l’exposition au musée d’Orasay « Le modèle noir : de Géricault à Matisse »

- Il est pour la création d’un musée de la colonisation qui n’existe toujours pas en France.

- Il est pour le vote d’une loi cadre qui remet en question le principe d’inaliénabilité des œuvres d’art déposées dans les musées français et qui bloque les restitutions des œuvres pillées  durant la colonisation.

Il est cependant proche de Achille Mbembe, impliqué dans le dernier sommet Afrique-France, voulu par Macron, qui on le rappelle devait se tenir à Bordeaux en juin 2020 et qui s’est finalement tenu en octobre 2021 à Montpellier, où Macron est allé parler à des jeunes et des membres de la société civile, de développement, d’indépendance économique et culturelle, comme si rien n’était, comme si la Françafrique ne continuait pas d'exister, en pleine intervention Barkhane au Sahel.

Production : Gérard Clabé, Sandra Merlet

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    </item>
    <item>
      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 18/05/2022</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed May 18 2022 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Emission spéciale sur le Mali, interview de Yamadou Traoré</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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    </item>
    <item>
      <title>Invité : Y. Lopez chargé mission mairie Bdx, nous présente les&quot;Journées de la mémoire&quot; 10/23 mai.  </title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <itunes:title>Invité : Y. Lopez chargé mission mairie Bdx, nous présente les&quot;Journées de la mémoire&quot; 10/23 mai.  </itunes:title>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 27/04/2022</title>
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    <item>
      <title>2 livres : F. Vergès violence coloniale dans espace public. E. Dongala Photo de groupe (Litt afric).</title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 20/04/2022</title>
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    <item>
      <title>Décoloniser le récit national: Film-débat Asso Divergences Bergerac, L. Bantigny et A. Rosevègue.</title>
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      <title>L'Union européenne et les Migrations extra-européennes. Interview avec Léo Fontfrède</title>
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      <pubDate>Wed Apr 13 2022 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Adélaïde Mukantabana, rescapée du génocide des Tutsis au Rwanda, est notre invitée pour présenter son dernier livre &quot;Apaiser la mémoire&quot;.</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Aujourd’hui nous recevons une invitée de haute importance, de haute humanité, Adelaïde Mukantabana, qui nous fait l’immense plaisir d’être avec nous en direct dans notre émission pour nous parler de son deuxième livre qui vient de sortir « Apaiser la mémoire » où elle entre en conversation, avec un autre être cher qu’elle a perdu au Rwanda, son frère bien aimé, Jean, de 2 ans son ainé mais pour elle son frère jumeau, son protecteur, autant que son protégé, durant l’enfance et l’adolescence à Nyarukeli petit village au sud du Rwanda, proche de la frontière du Burundi voisin, son camarade de jeu, puis de prise de conscience du danger qui menace et se précise… 

Après votre premier livre, « l’innommable » sorti en 2016, que vous écrivez à Bègles, où vous avez été accueillie après le génocide perpétré par les Hutus, jusque dans votre village, vous avez voulu écrire ce deuxième livre… Mais est-ce vraiment une volonté où est-ce plutôt quelque chose qui s’est imposée à vous, un trop plein d’émotions, de rêves, de cauchemars, d’instants du quotidien, habités par la présence de votre frère, Jean, qui a pris le maquis pour rejoindre l’armée du FPR (le Front Patriotique Rwandais) Tutsi en 1991, et qui est mort à 36 ans, d’une brutale infection pulmonaire, 2 ans après le Génocide, dans un Rwanda libéré de ses bourreaux, un frère que vous n’avez jamais pu revoir ?…</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Apr 06 2022 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Après votre premier livre, « l’innommable » sorti en 2016, que vous écrivez à Bègles, où vous avez été accueillie après le génocide perpétré par les Hutus, jusque dans votre village, vous avez voulu écrire ce deuxième livre… Mais est-ce vraiment une volonté où est-ce plutôt quelque chose qui s’est imposée à vous, un trop plein d’émotions, de rêves, de cauchemars, d’instants du quotidien, habités par la présence de votre frère, Jean, qui a pris le maquis pour rejoindre l’armée du FPR (le Front Patriotique Rwandais) Tutsi en 1991, et qui est mort à 36 ans, d’une brutale infection pulmonaire, 2 ans après le Génocide, dans un Rwanda libéré de ses bourreaux, un frère que vous n’avez jamais pu revoir ?…</itunes:summary>
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    </item>
    <item>
      <title>Les Clés de l'Elysée : pour l'accueil et le respect des droits des migrants, que faire ?</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>On propose une idée toute bête mais que les grands médias ne font surtout pas : on réunit les premiers concerné.es, les mieux informé.es sur un sujet et les partis politiques qui se revendiquent de gauche pour échanger et parler du fond dans cette élection présidentielle qui approche à grand pas.

Les associations et organisations analysent le bilan des années Macron et apportent leurs propositions au débat. On regardera aussi les principales propositions des candidats en lice.

Avec :

- Aude Saldana Cazenave de Médecins de Monde

- Maria Lefort de la Cimade

- Maïté Lebarbier du Collectif pour l'égalité des droits

- Bernie Calatayud de Bienvenue

- Raymond Blet, avocat honoraire retraité et militant infatigable

- Xavier Ridon, directeur de la Clé des Ondes

Erratum : Contrairement à ce que nous avions indiqué, plusieurs candidats de gauche proposent la suppression de l'agence Frontex telle Jean-Luc Mélenchon (L'Union Populaire) et Yannick Jadot (EELV) qui proposent de la remplacer par une agence qui s’attèlera d'abord au sauvetage en mer. Fabien Roussel (PCF) veut réformer](https://www.sudouest.fr/elections/presidentielle/immigration-les-priorites-des-douze-candidats-a-la-presidentielle-10388594.php) Frontex. Les programmes d'Anne Hidalgo (PS), Nathalie Arthaud (LO) et Philippe Poutou (NPA) &quot;ne détaillent pas de mesures à ce sujet&quot; note [infomigrants.net. Que ça soit dit.

Animation : Gérard Clabé

Réalisation : Abel Amouroux

Émissions thématiques et débats que nous avons organisées 

La santé

L'écologie

Les politiques migratoires

Le travail</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Mar 30 2022 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>On propose une idée toute bête mais que les grands médias ne font surtout pas : on réunit les premiers concerné.es, les mieux informé.es sur un sujet et les partis politiques qui se revendiquent de gauche pour échanger et parler du fond dans cette élection présidentielle qui approche à grand pas.

Les associations et organisations analysent le bilan des années Macron et apportent leurs propositions au débat. On regardera aussi les principales propositions des candidats en lice.

Avec :

- Aude Saldana Cazenave de Médecins de Monde

- Maria Lefort de la Cimade

- Maïté Lebarbier du Collectif pour l'égalité des droits

- Bernie Calatayud de Bienvenue

- Raymond Blet, avocat honoraire retraité et militant infatigable

- Xavier Ridon, directeur de la Clé des Ondes

Erratum : Contrairement à ce que nous avions indiqué, plusieurs candidats de gauche proposent la suppression de l'agence Frontex telle Jean-Luc Mélenchon (L'Union Populaire) et Yannick Jadot (EELV) qui proposent de la remplacer par une agence qui s’attèlera d'abord au sauvetage en mer. Fabien Roussel (PCF) veut réformer](https://www.sudouest.fr/elections/presidentielle/immigration-les-priorites-des-douze-candidats-a-la-presidentielle-10388594.php) Frontex. Les programmes d'Anne Hidalgo (PS), Nathalie Arthaud (LO) et Philippe Poutou (NPA) &quot;ne détaillent pas de mesures à ce sujet&quot; note [infomigrants.net. Que ça soit dit.

Animation : Gérard Clabé

Réalisation : Abel Amouroux

Émissions thématiques et débats que nous avons organisées 

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    </item>
    <item>
      <title>B. Gilardeau nous présente le nouveau roman de D. Diop &quot;La Porte du Voyage Sans Retour&quot;(+ lectures).</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Mar 23 2022 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Histoires d'Algérie : de l'invasion française au mouvement du Hirak en passant par les Accords d'Evian</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Nous sommes le 16 mars 2022, à deux jours du 60 éme anniversaire des accords d’Evian, le 18 mars 1962, le jour du cessez-le-feu, de la fin de la Guerre d’Algérie et la fin de 132 années, 5 générations, de colonisation française !

Cet anniversaire est particulièrement marqué semble-t-il en France, avec des émissions spéciales à la TV, ces deux derniers soirs à France 2, à la radio, dans la presse écrite, le gros titre et de longs articles dans Sud Ouest dimanche ce week end, un numéro spécial de l’Obs, la sortie de livres importants, on ne citera ici que celui de Raphaëlle Branche « En guerres(s) pour l’Algérie »… historienne remarquable que Jean François Meekel a déjà chroniqué ici… livre de témoignages de 423 pages, qui donne la parole à des appelés du contingent, des militaires de carrière, des harkis, des militants indépendantistes (du FLN et du MNA) en métropole et en Algérie, mais aussi à des membres de  l'OAS, à de simples civils algériens ou français, sur les deux rives de la Méditerranée.

Le Guide du Bordeaux colonial ne pouvait pas être en reste mais pas non plus, seulement vous proposer une simple commémoration, alors on vous propose une émission spéciale avec deux invités qui savent de quoi ils parlent, Mounir Kéchich et Sofiane Maabout qui sont nés en Algérie, y ont vécu 20 ans.

On reviendra avec vous sur les accords d’Evian bien sûr, mais nous remonterons le temps au-delà des 60 années de cet anniversaire, nous reviendrons sur l’Algérie avant la colonisation, l’invasion française en 1830 et la conquête brutale, violente, destructrice pour ses habitants, sur les résistances très précoces et constantes, la guerre d’Algérie, les lendemains des accords d’Evian, essentiels pour la suite, le bonheur de l’indépendance et très vite la mise au pas d’un pays et d’un peuple si riche de diversités, par le pouvoir militaire, le parti et la pensée unique du FLN, la Guerre civile et le Hirak, l’incroyable mouvement populaire, massif, étouffé par le COVID et la répression mais qui couve, qui brûle encore, jusqu’à la victoire des idées modernes et révolutionnaires qu’il porte….</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Mar 16 2022 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>Nous sommes le 16 mars 2022, à deux jours du 60 éme anniversaire des accords d’Evian, le 18 mars 1962, le jour du cessez-le-feu, de la fin de la Guerre d’Algérie et la fin de 132 années, 5 générations, de colonisation française !

Cet anniversaire est particulièrement marqué semble-t-il en France, avec des émissions spéciales à la TV, ces deux derniers soirs à France 2, à la radio, dans la presse écrite, le gros titre et de longs articles dans Sud Ouest dimanche ce week end, un numéro spécial de l’Obs, la sortie de livres importants, on ne citera ici que celui de Raphaëlle Branche « En guerres(s) pour l’Algérie »… historienne remarquable que Jean François Meekel a déjà chroniqué ici… livre de témoignages de 423 pages, qui donne la parole à des appelés du contingent, des militaires de carrière, des harkis, des militants indépendantistes (du FLN et du MNA) en métropole et en Algérie, mais aussi à des membres de  l'OAS, à de simples civils algériens ou français, sur les deux rives de la Méditerranée.

Le Guide du Bordeaux colonial ne pouvait pas être en reste mais pas non plus, seulement vous proposer une simple commémoration, alors on vous propose une émission spéciale avec deux invités qui savent de quoi ils parlent, Mounir Kéchich et Sofiane Maabout qui sont nés en Algérie, y ont vécu 20 ans.

On reviendra avec vous sur les accords d’Evian bien sûr, mais nous remonterons le temps au-delà des 60 années de cet anniversaire, nous reviendrons sur l’Algérie avant la colonisation, l’invasion française en 1830 et la conquête brutale, violente, destructrice pour ses habitants, sur les résistances très précoces et constantes, la guerre d’Algérie, les lendemains des accords d’Evian, essentiels pour la suite, le bonheur de l’indépendance et très vite la mise au pas d’un pays et d’un peuple si riche de diversités, par le pouvoir militaire, le parti et la pensée unique du FLN, la Guerre civile et le Hirak, l’incroyable mouvement populaire, massif, étouffé par le COVID et la répression mais qui couve, qui brûle encore, jusqu’à la victoire des idées modernes et révolutionnaires qu’il porte….</itunes:summary>
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    <item>
      <title>Mettre à l'honneur les Afriques : Dana Khouri pour l'Institut des Afriques et Guy Lenoir pour MC2a. </title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Mar 09 2022 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>Restitution des biens culturels africains, pillés durant la colonisation : où en est-on ? </title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Restitution plutôt que prêt, restituer ce n’est pas prêter, c’est changer de propriétaire, c’est rendre à l’ancien propriétaire, c'est-à-dire au Bénin, au Sénégal, au Tchad, au Maghreb… pour parler des anciennes colonies françaises mais aussi, au Nigéria pour les anglais, au Congo pour la Belgique, au Cameroun pour les Allemands…

Cela représente des centaines de milliers d’objets, pillés, razziés, volés, vendus, troqués, des faux parfois, durant la colonisation et qui se sont retrouvés dans les musées européens et sont devenus des biens patrimoniaux « inaliénables, insaisissables, imprescriptibles »,  des anciennes métropoles coloniales. Rien que pour la France : 90 000 objets, issus de la seule Afrique occidentale, dont 70 000 dans les fonds du musée du Quai Branly- Jacques Chirac… 90 000 objets qui ne sont pas chez eux, au Bénin, au Sénégal, au Ghana, au Congo …. où ils manquent, « Leur présence ici signe leur absence en Afrique ». 90 % du patrimoine subsaharien se trouve aujourd’hui en France !

La question des restitutions n’est pas nouvelle, elle est aussi vieille que celle des pillages, elle a été réactivée au moment des indépendances. En 1969, à Alger, le premier festival culturel panafricain déclare « la conservation de la culture a sauvé les peuples africains des tentatives de faire d’eux des peuples sans âmes et sans histoire ». L’UNESCO a œuvré pour que ces biens culturels retrouvent leurs véritables propriétaires, leurs civilisations mais il faut bien le dire, le lobbying  occidental a joué à plein et rien de significatif ne s’est mis en place…

Le 18 novembre 2017, Macron, 6 mois après son élection, à l’université de Ouagadougou, devant un parterre d’étudiants, est venu faire un discours, promettant, c’était le temps des promesses, à la jeunesse africaine francophone, la fin de la Françafrique, discours fleuve, où un passage, a beaucoup frappé, l’auditoire d’abord, qui a beaucoup applaudi, les dirigeants africains et la communauté des historiens, anthropologues, conservateurs de musées, marchands d’art, d’Europe, voire du monde :« Je veux que d'ici cinq ans les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique » Où en est-on 4 ans plus tard ?

Photo de Une : Statues du palais royal d'Abomey (musée du quai Branly - Jacques Chirac, Paris) (Jean-Pierre Dalbéra</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Mar 02 2022 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>Restitution plutôt que prêt, restituer ce n’est pas prêter, c’est changer de propriétaire, c’est rendre à l’ancien propriétaire, c'est-à-dire au Bénin, au Sénégal, au Tchad, au Maghreb… pour parler des anciennes colonies françaises mais aussi, au Nigéria pour les anglais, au Congo pour la Belgique, au Cameroun pour les Allemands…

Cela représente des centaines de milliers d’objets, pillés, razziés, volés, vendus, troqués, des faux parfois, durant la colonisation et qui se sont retrouvés dans les musées européens et sont devenus des biens patrimoniaux « inaliénables, insaisissables, imprescriptibles »,  des anciennes métropoles coloniales. Rien que pour la France : 90 000 objets, issus de la seule Afrique occidentale, dont 70 000 dans les fonds du musée du Quai Branly- Jacques Chirac… 90 000 objets qui ne sont pas chez eux, au Bénin, au Sénégal, au Ghana, au Congo …. où ils manquent, « Leur présence ici signe leur absence en Afrique ». 90 % du patrimoine subsaharien se trouve aujourd’hui en France !

La question des restitutions n’est pas nouvelle, elle est aussi vieille que celle des pillages, elle a été réactivée au moment des indépendances. En 1969, à Alger, le premier festival culturel panafricain déclare « la conservation de la culture a sauvé les peuples africains des tentatives de faire d’eux des peuples sans âmes et sans histoire ». L’UNESCO a œuvré pour que ces biens culturels retrouvent leurs véritables propriétaires, leurs civilisations mais il faut bien le dire, le lobbying  occidental a joué à plein et rien de significatif ne s’est mis en place…

Le 18 novembre 2017, Macron, 6 mois après son élection, à l’université de Ouagadougou, devant un parterre d’étudiants, est venu faire un discours, promettant, c’était le temps des promesses, à la jeunesse africaine francophone, la fin de la Françafrique, discours fleuve, où un passage, a beaucoup frappé, l’auditoire d’abord, qui a beaucoup applaudi, les dirigeants africains et la communauté des historiens, anthropologues, conservateurs de musées, marchands d’art, d’Europe, voire du monde :« Je veux que d'ici cinq ans les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique » Où en est-on 4 ans plus tard ?

Photo de Une : Statues du palais royal d'Abomey (musée du quai Branly - Jacques Chirac, Paris) (Jean-Pierre Dalbéra</itunes:summary>
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      <title>Barkhane quitte le Mali ! Y.Traoré, D.Ouedraogo et D.Martin (Survie Gironde) décryptent l'évènement.</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Feb 23 2022 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Retour sur les RdV décoloniaux des Rencontres cinématographiques à l'Utopia avec A. Rosevègue. </title>
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      <pubDate>Wed Feb 16 2022 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Interviews:F. Graner &quot;l'Etat fr et le génocide des Tutsis au Rwanda&quot; et D. Martin Survie Gironde.</title>
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      <pubDate>Wed Feb 09 2022 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Zapatistes du Chiapas et Afro-descendants d'Am latine (Rencontres cinématog Utopia) avec F. Escarpit</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
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      <pubDate>Wed Feb 02 2022 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Les littératures africaines enfin à l'honneur dans les prix littéraires français et internationaux.</title>
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      <pubDate>Wed Jan 19 2022 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>Vietnam, un récit de ses colonisations et de sa réunification par Mai Nguyen</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Aujourd’hui le Guide du Bordeaux colonial vous emmène au Vietnam, le Vietnam de la colonisation française, de la guerre d’Indochine, de la guerre avec les américains, le Vietnam d’aujourd’hui, celui d’une nation réunifiée, enfin en paix… 

Nous serons guidés dans ce voyage dans le temps et l’espace, par Mai Nguyen, née en France dans les années 1950, dans une famille Vietnamienne venue s’installer en France aux lendemains de la seconde guerre mondiale. Elle revit avec nous ses souvenirs, dans cette famille où on ne parlait jamais de la colonisation française et où il fallait jouer l’assimilation totale, son premier voyage au Vietnam en 1971, à sa majorité, dans un pays encore en guerre, et les nombreux voyages qu’elle réalise désormais, régulièrement, depuis 2011 pour des échanges culturels riches et chargés d’émotion et de sens.   

Photo de Une : carte postale des années 1920-1930 (lien</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Jan 12 2022 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Nous serons guidés dans ce voyage dans le temps et l’espace, par Mai Nguyen, née en France dans les années 1950, dans une famille Vietnamienne venue s’installer en France aux lendemains de la seconde guerre mondiale. Elle revit avec nous ses souvenirs, dans cette famille où on ne parlait jamais de la colonisation française et où il fallait jouer l’assimilation totale, son premier voyage au Vietnam en 1971, à sa majorité, dans un pays encore en guerre, et les nombreux voyages qu’elle réalise désormais, régulièrement, depuis 2011 pour des échanges culturels riches et chargés d’émotion et de sens.   

Photo de Une : carte postale des années 1920-1930 (lien</itunes:summary>
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    </item>
    <item>
      <title>Dragoss Ouedraogo (Mouvt Burkinabé des Droits de l'H. et des Peuples): colère au Burkina Faso.</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
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      <pubDate>Wed Jan 05 2022 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Référendum Kanaky-Nlle Calédonie : 57% d'abstention... Analyse de  Nylène Waihnéné (MJKF).</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Dec 15 2021 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Kanaky-Nouvelle Calédonie : le rendez-vous manqué.</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Nous voilà à 5 jours du 3ème (et dernier ? c’est toute la question…) rendez-vous référendaire d’autodétermination qui contrairement aux deux autres, en 2018 et en 2020, pose problème, un gros problème, quand à sa tenue même. En effet, vous le savez, l’Etat français, est passé en force et malgré l’opposition des Kanaks qui voulaient le repousser en septembre 2022, il se tiendra bien dimanche prochain, 12 décembre 2021.

Nous avons souvent eu l’occasion dans cette émission de parler de la Nouvelle Calédonie, lors du dernier référendum en octobre 2020, quand nous avions fait une spéciale Louise Michel (déportée vous le savez en Nouvelle Calédonie), ou lorsque nous avons fait un focus sur la Commune d’Alger et l’insurrection kabyle en 1871 (les Kabyles révoltés contre la colonisation française ont  eux aussi été déportés sur l’archipel indo pacifique).

Nos invités, vont nous expliquer à quel point ce référendum maintenu est un mauvais coup pour le peuple Kanak et pour le processus lancé il y a trente ans (avec les accords Matignon en 1988 et les accords de Nouméa en 1998), processus qui a permis d’assurer  30 ans de paix et d’ouvrir la voie à l’autodétermination et à l’indépendance...

Photo de Une : mobilisation des kanaks pour l'indépendance (DR/Facebook Soutien décolonial à l'Indépendance de la Kanaky)</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Dec 08 2021 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Nous avons souvent eu l’occasion dans cette émission de parler de la Nouvelle Calédonie, lors du dernier référendum en octobre 2020, quand nous avions fait une spéciale Louise Michel (déportée vous le savez en Nouvelle Calédonie), ou lorsque nous avons fait un focus sur la Commune d’Alger et l’insurrection kabyle en 1871 (les Kabyles révoltés contre la colonisation française ont  eux aussi été déportés sur l’archipel indo pacifique).

Nos invités, vont nous expliquer à quel point ce référendum maintenu est un mauvais coup pour le peuple Kanak et pour le processus lancé il y a trente ans (avec les accords Matignon en 1988 et les accords de Nouméa en 1998), processus qui a permis d’assurer  30 ans de paix et d’ouvrir la voie à l’autodétermination et à l’indépendance...

Photo de Une : mobilisation des kanaks pour l'indépendance (DR/Facebook Soutien décolonial à l'Indépendance de la Kanaky)</itunes:summary>
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      <title>La Syrie vue par Abdulrahman Khallouf</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Nous allons retracer votre parcours personnel, d’étudiant en Arts dramatiques à Damas, votre exil en France, vos créations, déjà nombreuses, appréciées et reconnues, sur une toile de fond prégnante, envahissante, celle de l’histoire de la Syrie ces 50 dernières années et au-delà...

Sykes-Picot, caricature d'accord colonial

Après quatre siècles de domination ottomane, la Syrie, dans sa version moderne, est un pays, créé de toutes pièces par les deux puissances impériales coloniales, le Royaume uni et la France, en pleine Première guerre mondiale, à l’occasion d’accords secrets entre les diplomates Sir Mark Sykes et François Georges-Picot, les accords Sykes Picot (1916), caricatures d’accords coloniaux, où les territoires qu’on se partage le sont de façon complètement artificielle, à la convenance des puissances impériales et où les populations  qui y vivent sont traités comme quantité négligeable, déshumanisées, « décivilisées »… Accords confirmés au lendemain de la guerre, au mépris du principe « du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » qui aurait pu et dû s’imposer davantage durant la Conférence pour la Paix à Paris entre les vainqueurs après cette terrible hécatombe.

La France hérite de la Syrie et du Liban sous la forme d’un Mandat confié par la SDN (Société des Nations), ancêtre de l’ONU et s’engage, ce sont les termes du « contrat », à préparer l’accès à l’indépendance, ce que la  puissance mandataire française a ostensiblement ignoré.

La Syrie obtient son indépendance en avril 1946, c’est d’ailleurs un des premiers pays décolonisés de l’après 2ème guerre mondiale, mais sans doute car sa nature d’Etat colonial, créé artificiellement, rend les choses très complexes, voire ingouvernables, la Syrie connaît 25 ans d’instabilité politique, où les civils ont rarement le pouvoir, on assiste à une succession de coups d’Etat militaires, jusqu’à ce que un d’entre eux, un de plus, porte au pouvoir, en 1970, un El Assad, Hafez el Assad, le père de Bachar.

La Syrie, celle où vous naissez, en 1977, devient alors une dictature, avec un chef qui a tous les pouvoirs, un parti unique, le parti Baas, jamais d’élections (juste des référendums pour s’autolégitimer) et un appareil de sécurité et une armée contrôlant la population et exécutant les basses œuvres comme le massacre de la ville de Hama en 1982, nous y reviendrons…

En 2000, le fils, Bachar, prend la succession du père décédé, le régime s’adoucit un tout petit peu, mais ça ne dure pas, à peine 6 mois, avant de redevenir une dictature avec les mêmes méthodes.

En 2011, ce sont les « Printemps arabes » (expression qu’il serait bon d’utiliser avec précaution car là aussi nous sommes en présence d’une formule, pratique mais réductrice, vision  occidentale, qui fait référence aux « Printemps des peuples » de 1848 en Europe, ou au Printemps de Prague en 1968… les observateurs européens qui popularisent la formule, prennent peut-être un peu leurs désirs pour des réalités...

En Syrie en tous les cas, les manifestations pacifiques débutées en mars 2011, pour exiger plus de libertés et de démocratie, sont tout de suite réprimées dans le sang par le régime et la guerre civile s’enclenche, « guerre civile », n’étant pas le terme le plus adapté puisque le conflit s’internationalise avec les interventions des Etats-Unis, de la Russie, de la Turquie, de l’Iran, du Royaume Uni, d’Israël, de la France.. et l’irruption de la question confessionnelle avec l’Etat islmamique et l’instauration d’un califat.

Aujourd’hui, votre pays est complètement meurtri : au moins 500 000 morts, des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, la moitié de la population déplacée, 6 millions d’exilés (1/4 de la population !), un pays ruiné, éclaté… 

Photo de Une : Abdulrahman Khallouf (Copie d'écran Youtube)</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Dec 01 2021 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Sykes-Picot, caricature d'accord colonial

Après quatre siècles de domination ottomane, la Syrie, dans sa version moderne, est un pays, créé de toutes pièces par les deux puissances impériales coloniales, le Royaume uni et la France, en pleine Première guerre mondiale, à l’occasion d’accords secrets entre les diplomates Sir Mark Sykes et François Georges-Picot, les accords Sykes Picot (1916), caricatures d’accords coloniaux, où les territoires qu’on se partage le sont de façon complètement artificielle, à la convenance des puissances impériales et où les populations  qui y vivent sont traités comme quantité négligeable, déshumanisées, « décivilisées »… Accords confirmés au lendemain de la guerre, au mépris du principe « du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » qui aurait pu et dû s’imposer davantage durant la Conférence pour la Paix à Paris entre les vainqueurs après cette terrible hécatombe.

La France hérite de la Syrie et du Liban sous la forme d’un Mandat confié par la SDN (Société des Nations), ancêtre de l’ONU et s’engage, ce sont les termes du « contrat », à préparer l’accès à l’indépendance, ce que la  puissance mandataire française a ostensiblement ignoré.

La Syrie obtient son indépendance en avril 1946, c’est d’ailleurs un des premiers pays décolonisés de l’après 2ème guerre mondiale, mais sans doute car sa nature d’Etat colonial, créé artificiellement, rend les choses très complexes, voire ingouvernables, la Syrie connaît 25 ans d’instabilité politique, où les civils ont rarement le pouvoir, on assiste à une succession de coups d’Etat militaires, jusqu’à ce que un d’entre eux, un de plus, porte au pouvoir, en 1970, un El Assad, Hafez el Assad, le père de Bachar.

La Syrie, celle où vous naissez, en 1977, devient alors une dictature, avec un chef qui a tous les pouvoirs, un parti unique, le parti Baas, jamais d’élections (juste des référendums pour s’autolégitimer) et un appareil de sécurité et une armée contrôlant la population et exécutant les basses œuvres comme le massacre de la ville de Hama en 1982, nous y reviendrons…

En 2000, le fils, Bachar, prend la succession du père décédé, le régime s’adoucit un tout petit peu, mais ça ne dure pas, à peine 6 mois, avant de redevenir une dictature avec les mêmes méthodes.

En 2011, ce sont les « Printemps arabes » (expression qu’il serait bon d’utiliser avec précaution car là aussi nous sommes en présence d’une formule, pratique mais réductrice, vision  occidentale, qui fait référence aux « Printemps des peuples » de 1848 en Europe, ou au Printemps de Prague en 1968… les observateurs européens qui popularisent la formule, prennent peut-être un peu leurs désirs pour des réalités...

En Syrie en tous les cas, les manifestations pacifiques débutées en mars 2011, pour exiger plus de libertés et de démocratie, sont tout de suite réprimées dans le sang par le régime et la guerre civile s’enclenche, « guerre civile », n’étant pas le terme le plus adapté puisque le conflit s’internationalise avec les interventions des Etats-Unis, de la Russie, de la Turquie, de l’Iran, du Royaume Uni, d’Israël, de la France.. et l’irruption de la question confessionnelle avec l’Etat islmamique et l’instauration d’un califat.

Aujourd’hui, votre pays est complètement meurtri : au moins 500 000 morts, des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, la moitié de la population déplacée, 6 millions d’exilés (1/4 de la population !), un pays ruiné, éclaté… 

Photo de Une : Abdulrahman Khallouf (Copie d'écran Youtube)</itunes:summary>
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    <item>
      <title>Festiv Pessac. Interviews M. Veber &quot;Indo mort pour la Piastre&quot;, C. Vidal &quot;Les mondes de l'esclavage&quot;</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Nov 24 2021 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Le capitalisme triomphant du 19è siècle à l'affiche du Festival du Film d'Histoire de Pessac</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Comme le rappelle encore ce mercredi, dans les colonnes de Sud Ouest, Pierre Singaravélou l’historien bien connu désormais, qui a des attaches à Bordeaux puisque c’est le fils du professeur de géographie humaine et régionale des pays tropicaux à Bordeaux III (Bordeaux Montaigne) et  président de celle-ci de 2004 à 2009, Pierre Singaravélou donc, spécialiste des empires coloniaux entre autres et un des grands invités du Festival, considère que le XIXème siècle est fondateur pour comprendre le monde actuel. C’est entre autres, le siècle de l’urbanisation, de la Révolution industrielle et sociale, de la révolution des transports, de l’émergence de l’Etat-nation, du capitalisme triomphant, des nouvelles idéologies… mais c’est aussi le siècle de la construction des grands empires coloniaux.

Nous avons, bien sûr, déjà eu l’occasion de parler ici de cette période des conquêtes coloniales et de son cortège de violences inouïes et destructrices à l’encontre des peuples colonisés et leurs cultures et de leurs conséquences encore bien réelles et vivantes aujourd’hui car pour reprendre Pierre Singaravelou &quot;Le XIXème siècle est la matrice de notre monde&quot;.

Hier, nous sommes allés au Jean Eustache à Pessac pour recueillir une interview, assez longue, du Directeur du cinéma et Commissaire général du Festival du film d’histoire, François Aymé, interview dans laquelle il nous présente le festival 2021 mais où il a eu également la gentillesse de présenter et commenter avec nous les rendez-vous « coloniaux » nombreux et intéressants programmés dans cette 31ème édition.

A la fin de l’émission nous retrouverons Jean François Meekel, pour un billet d’humeur, de « mauvaise humeur » pourrait-on dire, un coup de gueule même, sur le constat désolant qu’il fait du manque de mobilisation à Bordeaux pour la COP 26 et la venue de Z.

A écouter dès 14h ce mercredi 17 novembre sur lacledesondes.fr et 90.10 FM</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Nov 17 2021 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Nous avons, bien sûr, déjà eu l’occasion de parler ici de cette période des conquêtes coloniales et de son cortège de violences inouïes et destructrices à l’encontre des peuples colonisés et leurs cultures et de leurs conséquences encore bien réelles et vivantes aujourd’hui car pour reprendre Pierre Singaravelou &quot;Le XIXème siècle est la matrice de notre monde&quot;.

Hier, nous sommes allés au Jean Eustache à Pessac pour recueillir une interview, assez longue, du Directeur du cinéma et Commissaire général du Festival du film d’histoire, François Aymé, interview dans laquelle il nous présente le festival 2021 mais où il a eu également la gentillesse de présenter et commenter avec nous les rendez-vous « coloniaux » nombreux et intéressants programmés dans cette 31ème édition.

A la fin de l’émission nous retrouverons Jean François Meekel, pour un billet d’humeur, de « mauvaise humeur » pourrait-on dire, un coup de gueule même, sur le constat désolant qu’il fait du manque de mobilisation à Bordeaux pour la COP 26 et la venue de Z.

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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 10/11/2021</title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 27/10/2021</title>
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      <pubDate>Wed Oct 27 2021 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 20/10/2021</title>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 13/10/2021</title>
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      <title>René Maran du Prix Goncourt qui scandalisait à la bibliothèque polémique à Bordeaux</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Depuis 2 ans qu’existe cette émission, Le Guide du Bordeaux Colonial produit régulièrement une étude sur son œuvre littéraire en rapport avec le colonialisme  par ici](https://www.lacledesondes.fr/article/colonisation--il-y-a-99-ans-rene-maran-recevait-le-goncourt-avec-une-bombe-litteraire-et-politique) [et par là.

Son nom est désormais associé à Bordeaux à une polémique soulevée par l'opposition de droite. Celle-ci regrette que le nom de René Maran ne soit probablement plus associé à la bibliothèque de Bacalan, contrairement à ce que préconisait la commission mémoire menée lors du mandat précédant, sous le maire LR Nicolas Florian.

La mairie actuelle renvoie aux règles en cours de la viographie et insiste sur le fait que le temps n'est pas encore au choix du nom de la bibliothèque.

Surtout, en septembre dernier, son roman précurseur de la négritude et Prix Goncourt 1921 &quot;Batouala&quot; vient d'être réédité. L'occasion pour le Guide de reparler largement de l’œuvre de René Maran.</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Oct 06 2021 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Son nom est désormais associé à Bordeaux à une polémique soulevée par l'opposition de droite. Celle-ci regrette que le nom de René Maran ne soit probablement plus associé à la bibliothèque de Bacalan, contrairement à ce que préconisait la commission mémoire menée lors du mandat précédant, sous le maire LR Nicolas Florian.

La mairie actuelle renvoie aux règles en cours de la viographie et insiste sur le fait que le temps n'est pas encore au choix du nom de la bibliothèque.

Surtout, en septembre dernier, son roman précurseur de la négritude et Prix Goncourt 1921 &quot;Batouala&quot; vient d'être réédité. L'occasion pour le Guide de reparler largement de l’œuvre de René Maran.</itunes:summary>
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      <title>L'école aux colonies </title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Le livre très riche et intéressant de Carole Raynaud-Paligot « L’école aux colonies entre mission, civilisatrice et racialisation 1816-1940 ». 
C'est une occasion de faire le point sur le rôle central de l’école dans la domination impérialiste et coloniale française au XIXème et au XXème siècle, une école complètement instrumentalisée, dévoyée, qui ne cherche pas à émanciper, à peine à instruire et qui sert surtout à franciser, à encadrer et à dominer les populations colonisées. 

par Gérard Clabé 

L’auteure est une habituée, une spécialiste même de la question coloniale et raciale, il s’agit de Carole REYNAUD PALIGOT. Enseignante à l’Université de Bourgogne. Chercheure associée au centre de recherche… 

Si on devait retenir les idées essentielles de cette somme : 
 - L’école a été un agent essentiel de la colonisation sitôt la conquête militaire réalisée… 
 - Avec la République, la IIIème, la France devient « l’institutrice de l’humanité en retard »… 
 - Les politiques scolaires à l’usage des colonies, élaborées à Paris, sont à géométrie variable...

Mais entrons dans les détails, de cette étude exhaustive, menée chronologiquement, en 7 chapitres… 

 Restauration et Monarchie de Juillet 
- Conquêtes coloniales : Madagascar, Sénégal, Polynésie, Indochine… mais surtout Algérie.
- On parle déjà de « mission civilisatrice » bien que les objectifs économiques, militaires et politiques dominent.  
- Le rôle assigné à l’école est très vite considéré comme essentiel pour asseoir la domination sur les territoires conquis, diffuser la langue française et former une élite sur place pour le commerce, l’administration, l’armée …
 - Louis XVIII : « L’école a le devoir de transmettre le goût de l’habitude du travail et de faire aimer la France » 
Les écoles qui sont crées ont un contenu religieux, catholique, mais, en Afrique, elles sont ouvertes aux musulmans…. 

 La IIème République.

Elle est éphémère, on le sait (1848 -1851) mais la République sociale, celle du Gouvernement provisoire de février à juin 1848, avant la réaction et l’élection de Louis Napoléon Bonaparte, la République du suffrage universel masculin, de la fraternité universelle, de l’abolition de l’esclavage, ne remet pas en question le projet colonial… 

 Second Empire 

C’est plutôt une période de rupture au moins idéologiquement, peu dans les faits cependant.
Napoléon III mène une véritable politique arabisante en Algérie : 

« l’Algérie n’est pas une colonie ordinaire  mais un royaume  arabe. Il faut rattraper le temps perdu : surveiller, régénérer la nation arabe et rapprocher les deux civilisations  en vue de rétablir une chaine brisée depuis 14 siècles »  
Napoléon III discours lors de sa première visite officielle en Algérie en 1860.

Il se veut autant l’empereur des arabes que des français…
L’école est vécue comme un agent essentiel de cette politique : on crée des écoles primaires franco-arabes dans toutes les villes…

 Débuts de la IIIème république
 
- La France devient « l’institutrice de l’humanité en retard » et l’école aux colonies fait l’objet de toutes les attentions.
Comment appliquer les préceptes de la République et l’idée du moule commun, universaliste, assimilateur ?  
En imposant dans l’ensemble de l’espace colonial, une seule école, une école exclusivement française.
Jules Ferry, en tant que ministre de l'Instruction publique et /ou Président du Conseil dans ces années 1879-1885,  décide de créer « Un laboratoire républicain en Algérie ».
Ferry est entouré par Ferdinand Buisson BIO directeur de l’enseignement public jusqu’en 1896,  Alfred Rambaud directeur de cabinet au ministère de l’instruction publique, mais aussi par l’incontournable et l’inénarrable Paul Bert BIO GUIDE. 
Il faut aussi compter sur le lobbying de l’ « Alliance française » association fondée en 1883 pour contribuer à la diffusion de la langue française dans les colonies ou chez nous, la « Société de géographie commerciale de Bordeaux » fondée en 1874 par des négociants, des armateurs, des banquiers et un professeur d’histoire Géographie et qui a joué un rôle important en finançant dans tout l’espace colonial des écoles et des distributions de manuels scolaires.
Tous autant qu’ils sont, même Buisson, sont persuadés du rôle éminent de l’école pour apporter la civilisation supérieure.
La Kabylie dans ce laboratoire algérien, est particulièrement ciblée. Pourquoi la Kabylie ?
Il y a un véritable « mythe kabyle » chez les colonisateurs. Dès la conquête, les raciologues  faisaient la différence entre :

« l’arabe, pasteur, nomade, de race aristocratique, guerrier, courageux, dominateur mais orgueilleux, fanatique, contemplatif, fainéant, réfractaire à la civilisation  et le Berbère (donc le Kabyle), travailleur, attaché à sa terre, à son clocher ( ??!!) mais aussi à ses institutions locales démocratiques (les comités de villages) mais peu attachés par contre à l’islam » 

On rappellera qu’en 1871, au Moment de la Commune, une grande révolte Kabyle menée par El-Mokrani, a soulevé toute la région… 
Pour Ferry avec ce « bagage intellectuel » délirant sur les arabes et les Berbères, « la Kabylie est la région la mieux préparée à l’assimilation »
- Décret du 13 février 1883 : des écoles primaires doivent être créées partout, en français, obligatoires pour les enfants de colons français (pour monter que la loi de la métropole s’applique aussi dans les colonies). Cependant, concernant les contenus, les ambitions sont à la baisse : 
        - Maurice Walh, conseiller de Ferry, agrégé d’histoire géographie, encore un, prof au lycée d’Alger et très influent : 

« Pas de régime intellectuel trop fort pour leur cerveau mal dégrossi »

        - Paul Bert, encore lui, le grand promoteur de l’école gratuite, laïque et obligatoire  en métropole aux côtés de Ferry :

« On construira des écoles mais à moindre frais, un gourbi (pièce sans fenêtre, la seule ouverture étant la porte) suffira, avec un instructeur et pas un instituteur, un vieux sergent tirailleur parlant un peu le français suffira, pas de savoir inutile, pas d’arithmétique, pas de mérovingiens, pas de subtilité de la grammaire, les bizarreries de l’orthographe…. Faire passer le certificat d’étude aux indigènes ? délirant ! Il ne s’agit pas de faire de futurs citoyens, des esprits libres, raisonneurs, critiques. » 
Paul Bert, de retour d’un voyage en Kabylie en 1885. 

Tout est dit : ce ne sera pas une école de masse comme en métropole et encore moins une école émancipatrice. La République trouve là ses limites.
De fait, ces écoles pourtant officiellement ouvertes à tous, font de la ségrégation : enfants indigènes (arabes et berbères) séparés, relayés au fond de la classe, traités comme des parias par les élèves enfants de colons. 
Et l’évolution tend à amaigrir encore les programmes et leur donner un contenu plus pratique, plus manuel, professionnel, agricole.
Ferry fait une visite en Algérie en 1887 et constate que son « vaste plan » est un échec. Il est remonté contre les colons qu’il accuse d’avoir torpillé son plan si ambitieux.
Belle excuse ! En fait les crédits n’ont pas suivi pour mettre en œuvre cette politique que l’on peut également suspecter d’être de l’affichage. 
A la chambre des députés, Le Groupe colonial d’Eugène Etienne en particulier, une des composantes de ce qu’on a appelé le « Parti colonial », voir notre Guide, , fait un fort lobbying pour bloquer les crédits pour la scolarisation des enfants d’indigène jugée « inutile » Voici quelques arguments utilisés… Accrochez-vous !

      « Inutile de scolariser les garçons arabes ou berbères, car à la puberté, à 12 ans, tout se bloque, ils régressent intellectuellement, ils oublient tout ce qu’ils ont appris et connaissent un arrêt de développement intellectuel.
Inutile et  mauvais d’éduquer les filles : cela les émancipe et les parents ne trouvent plus à les marier. Elles deviennent déclassées, certaines sombrant dans la prostitution en ville » 

Ce terme de « déclassé » revient souvent  dans le livre, c’est même la hantise de ceux qui parlent de scolarisation. Si on éduque, ça donne des envies, les fils de paysans partent à la ville et cherchent des emplois qui n’existent pas. On a peur de la mobilité sociale, on veut tout simplement maintenir les populations des colonies dans le statut de l’Indigénat.  
Fin XIX - début XXème : ça bouge un peu… 
L’universalisme républicain, qui trouve sa traduction sur place par une politique d’ « assimilation » forcée, est contestée, vu le peu de résultats. L’approche en matière de politique coloniale connaît une réorientation…  
Désormais, on pensera et on parlera « association », les députés en 1907, officialisant le terme par un vote unanime.  
C’est Gustave le Bon BIO qui est le porte drapeau de ce nouveau paradigme, qui consiste à faire évoluer les indigènes dans leur civilisation.
Voici deux citations représentatives de ce mouvement :
       - celle de Léopold de Saussure, officier de marine, éminent sinologue et auteur d’une « Psychologie de la colonisation française dans ses rapports avec les société indigènes » sorti en 1899 : 

«  Toutes les sociétés indigènes sont capables de progrès mais elles ne sont pas capables des mêmes progrès et aucune d’elles n’est capable de progrès identiques à ceux de la France, car deux sociétés de races différentes ne peuvent suivre les mêmes voies de développement » 
Léopold de Saussure au congrès colonial en 1889. 

        - de Georges Leygues, ministre de tout (de l’Instruction publique, de l’Intérieur, de la Marine, des colonies…

« assimiler est une erreur funeste, il faut y renoncer pour toujours. Pourquoi vouloir imposer nos goûts, nos mœurs, nos lois, nos habitudes d’esprit  à des peuples qui ont, de la famille, de la société, de la propriété, des conceptions si différentes des nôtres. Il y a dans le génie des différentes races qui peuplent la terre, des équivalences, il n’y a point d’identité. C’est folie que de vouloir couler tous les esprits dans le même moule, le principe fondamental de notre politique coloniale doit être le respect scrupuleux des peuples soumis et protégés »
Georges Leygues en 1906, en tant que ministre des colonies.

On note que les peuples restent soumis et protégés… Que croyez-vous qu’il se passe sur le terrain ? Rien, ça ne change rien, les écoles sont tout aussi rares, pauvres, discriminantes.  l’indigénat n’est pas remis en question, on n’accorde aucun droits politiques aux population qu’on désire « associer ».
En Algérie, cela s’accompagne d’une tentative de réforme pour donner plus d’autonomie de gestion à la colonie avec une assemblée élue sur place : cela s’appelle les « Délégations financières ». Las, les populations indigènes y sont sous représentés et ce sont les représentants des colons qui les dirigent. 
Et si la politique coloniale, même réformée, réorientée allait dans le mur ?
Lyautey BIO  GUIDE, à l’occasion d’un bilan sur le taux de scolarisation ridiculement bas des enfants d’indigènes en Algérie, n’y croit plus… 

« J’ai suivi de près la session des Délégations financières. Je crois la situation incurable. Les colons agricoles français ont une mentalité de pur boche, avec les mêmes théories sur les races inférieures destinées à être exploitées sans merci. Il n’y a chez eux ni humanité ni intelligence »  
Lyautey en 1918.

Alors on assiste à une sorte de fuite en avant, comme Georges Hardy BIO personnage central de la politique scolaire au début du XXème. Contre le métissage et adepte de l’ « adaptation », il se met à faire une typologie de l’aptitude des différents peuples  à être scolarisés en AOF :

                - «Race Peul : douée mais réfractaire à l’école
                 -  Race malinké : enfants laborieux, tenaces, mais routiniers et d’intelligence lente
                 -  Race sénoufo : enfants patients, dociles, avec une bonne adresse manuelle  
                    mais frustes, sans curiosité, sans initiative » 
Georges Hardy. « Une conquête morale, l’enseignement en AOF ». 1917

Les réformes tentées un peu partout, c’est encore le cas en Indochine pour faire accéder les Indigènes à des emplois à responsabilité dans l’administration coloniale, sont combattues par les colons sur place, ils font pression sur les gouverneurs et les réformes font long feu les unes après les autres. 

Un des seuls exemples de véritable avancée a lieu au Sénégal avec les « Quatre communes » ( Gorée, St Louis, Rufisque et Dakar), où, de haute lutte, les élites commerçantes et les chefs de grandes familles indigènes ou métis, obtiennent des droits politiques et leur sortie du statut de l’indigénat en 1914.  

 Années 1920 et 1930 : 

Montée des tensions, révoltes, résistances et revendications nationalistes.
En métropole, on voit se développer des prises de position et se créer un mouvement de condamnation du colonialisme et du discours sur « les races dites inférieures » 
           - Ernest François Maurice  Delafosse, sorti de l’Ecole spéciale des Langues orientales, il fait sa carrière dans l’administration coloniale et conteste la représentation stéréotypée des Africains : 
  
«Non seulement ce ne sont pas de  grands enfants qui n’ont jamais formé de nations mais au contraire, ils ont une histoire glorieuse, ils ont en fait même fondé des empires » 
Ernest François Maurice  DELAFOSSE  1920

Dans les colonies, les résistances se multiplient et s’organisent :
         - En AOF, une élite de fils de chefs obtient des bourses (ou les autofinancent) pour poursuivre 
                                des études en métropole, où ils se politisent :
                                - création de la « Ligue de défense de la race nègre »  BIO en 1927
                                - des journaux : « Le cri des nègres », « Le journal des peuples 
                                  opprimés », les journaux du Parti communiste 
                                - ils adhèrent au PCF
                                - quelques personnalités : 
                                - Lamine Senghor : le créateur de la « Ligue de défense de la race nègre » 
                                  dont on vient de parler.
                                - Kojo Tovalou Quenum BIO
                                - Lamine Gueye BIO
                                - Léopold Sédar Senghor : BIO 
        - En Algérie… 
        - Indochine … 
        - Tunisie … 
        - Madagascar ...

 Et le Front Populaire ? 

Avec la crise économique de 1929 et ses effets au début des années 1930, les budgets de l’éducation sont en baisse notamment aux colonies. 
Le Front populaire, en 1936, qui a pourtant dans ses rangs des militants anticolonialistes ou adeptes du self gouvernement, ne fait rien évoluer : il ne remet pas en cause le colonialisme, même pas l’indigénat. Voilà ce que dit le ministre de colonies Marius MOUTET (socialiste, ami de Jaurès, passé par la LDH, avocat d’indépendantistes vietnamiens pourtant) :

« On a mieux à faire que d’éduquer politiquement  les Indigènes car des notions mal digérées de lutte des classes, le fanatisme religieux, la nature émotive des africains, la dissimulation islamique et asiatique, risquerait d’entrainer le déchaînement de forces incontrôlables »  
Marius MOUTET 1936

Désormais, dans tous les territoires colonisés, les populations protestent  et demandent plus d’écoles, un enseignement plus ambitieux, un enseignement identique à celui de la métropole, l’accès à l’enseignement supérieur, la préparation et la délivrance d’un bac dans les lycées ou son équivalent. 


 Mes impressions, ce que l’ai appris, que je retiens… nous dit Gérard Clabé 

- C’est assez hallucinant de voir tous ces gouverneurs, ces chargés de mission, ces inspecteurs généraux, recteurs, responsables dans les ministères, tous agrégés (souvent d’histoire géographie d’ailleurs), la fine fleur de l’Université française…
- Avec ce livre, on a la confirmation de l’énorme gap, le gouffre qui s’est creusé entre les principes républicains…
- On voit bien également que les colons sur place sont en tension, ils ne supportent pas que leurs gosses fréquentent les enfants d’indigènes dans les mêmes écoles… 
- Tous, ministres, gouverneurs, simples colons étaient dans l’obsession, le fantasme, du « déclassement » …
- On y apprend que l’école est complètement dévoyée, détournée de ce qu’elle devrait être, une école émancipatrice…
- On apprend dans l’ouvrage qu’il y avait un réseau d’écoles avant la colonisation...
- On constate également que la puissance coloniale divise pour mieux régner… 
- Enfin, l’indigénat, le travail forcé ne sont nulle part, sauf dans les « quatre communes » au Sénégal, remis en question. 

Il y aurait bien d’autres enseignements à retenir de ce livre…. 





</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Sep 29 2021 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>Le livre très riche et intéressant de Carole Raynaud-Paligot « L’école aux colonies entre mission, civilisatrice et racialisation 1816-1940 ». 
C'est une occasion de faire le point sur le rôle central de l’école dans la domination impérialiste et coloniale française au XIXème et au XXème siècle, une école complètement instrumentalisée, dévoyée, qui ne cherche pas à émanciper, à peine à instruire et qui sert surtout à franciser, à encadrer et à dominer les populations colonisées. 

par Gérard Clabé 

L’auteure est une habituée, une spécialiste même de la question coloniale et raciale, il s’agit de Carole REYNAUD PALIGOT. Enseignante à l’Université de Bourgogne. Chercheure associée au centre de recherche… 

Si on devait retenir les idées essentielles de cette somme : 
 - L’école a été un agent essentiel de la colonisation sitôt la conquête militaire réalisée… 
 - Avec la République, la IIIème, la France devient « l’institutrice de l’humanité en retard »… 
 - Les politiques scolaires à l’usage des colonies, élaborées à Paris, sont à géométrie variable...

Mais entrons dans les détails, de cette étude exhaustive, menée chronologiquement, en 7 chapitres… 

 Restauration et Monarchie de Juillet 
- Conquêtes coloniales : Madagascar, Sénégal, Polynésie, Indochine… mais surtout Algérie.
- On parle déjà de « mission civilisatrice » bien que les objectifs économiques, militaires et politiques dominent.  
- Le rôle assigné à l’école est très vite considéré comme essentiel pour asseoir la domination sur les territoires conquis, diffuser la langue française et former une élite sur place pour le commerce, l’administration, l’armée …
 - Louis XVIII : « L’école a le devoir de transmettre le goût de l’habitude du travail et de faire aimer la France » 
Les écoles qui sont crées ont un contenu religieux, catholique, mais, en Afrique, elles sont ouvertes aux musulmans…. 

 La IIème République.

Elle est éphémère, on le sait (1848 -1851) mais la République sociale, celle du Gouvernement provisoire de février à juin 1848, avant la réaction et l’élection de Louis Napoléon Bonaparte, la République du suffrage universel masculin, de la fraternité universelle, de l’abolition de l’esclavage, ne remet pas en question le projet colonial… 

 Second Empire 

C’est plutôt une période de rupture au moins idéologiquement, peu dans les faits cependant.
Napoléon III mène une véritable politique arabisante en Algérie : 

« l’Algérie n’est pas une colonie ordinaire  mais un royaume  arabe. Il faut rattraper le temps perdu : surveiller, régénérer la nation arabe et rapprocher les deux civilisations  en vue de rétablir une chaine brisée depuis 14 siècles »  
Napoléon III discours lors de sa première visite officielle en Algérie en 1860.

Il se veut autant l’empereur des arabes que des français…
L’école est vécue comme un agent essentiel de cette politique : on crée des écoles primaires franco-arabes dans toutes les villes…

 Débuts de la IIIème république
 
- La France devient « l’institutrice de l’humanité en retard » et l’école aux colonies fait l’objet de toutes les attentions.
Comment appliquer les préceptes de la République et l’idée du moule commun, universaliste, assimilateur ?  
En imposant dans l’ensemble de l’espace colonial, une seule école, une école exclusivement française.
Jules Ferry, en tant que ministre de l'Instruction publique et /ou Président du Conseil dans ces années 1879-1885,  décide de créer « Un laboratoire républicain en Algérie ».
Ferry est entouré par Ferdinand Buisson BIO directeur de l’enseignement public jusqu’en 1896,  Alfred Rambaud directeur de cabinet au ministère de l’instruction publique, mais aussi par l’incontournable et l’inénarrable Paul Bert BIO GUIDE. 
Il faut aussi compter sur le lobbying de l’ « Alliance française » association fondée en 1883 pour contribuer à la diffusion de la langue française dans les colonies ou chez nous, la « Société de géographie commerciale de Bordeaux » fondée en 1874 par des négociants, des armateurs, des banquiers et un professeur d’histoire Géographie et qui a joué un rôle important en finançant dans tout l’espace colonial des écoles et des distributions de manuels scolaires.
Tous autant qu’ils sont, même Buisson, sont persuadés du rôle éminent de l’école pour apporter la civilisation supérieure.
La Kabylie dans ce laboratoire algérien, est particulièrement ciblée. Pourquoi la Kabylie ?
Il y a un véritable « mythe kabyle » chez les colonisateurs. Dès la conquête, les raciologues  faisaient la différence entre :

« l’arabe, pasteur, nomade, de race aristocratique, guerrier, courageux, dominateur mais orgueilleux, fanatique, contemplatif, fainéant, réfractaire à la civilisation  et le Berbère (donc le Kabyle), travailleur, attaché à sa terre, à son clocher ( ??!!) mais aussi à ses institutions locales démocratiques (les comités de villages) mais peu attachés par contre à l’islam » 

On rappellera qu’en 1871, au Moment de la Commune, une grande révolte Kabyle menée par El-Mokrani, a soulevé toute la région… 
Pour Ferry avec ce « bagage intellectuel » délirant sur les arabes et les Berbères, « la Kabylie est la région la mieux préparée à l’assimilation »
- Décret du 13 février 1883 : des écoles primaires doivent être créées partout, en français, obligatoires pour les enfants de colons français (pour monter que la loi de la métropole s’applique aussi dans les colonies). Cependant, concernant les contenus, les ambitions sont à la baisse : 
        - Maurice Walh, conseiller de Ferry, agrégé d’histoire géographie, encore un, prof au lycée d’Alger et très influent : 

« Pas de régime intellectuel trop fort pour leur cerveau mal dégrossi »

        - Paul Bert, encore lui, le grand promoteur de l’école gratuite, laïque et obligatoire  en métropole aux côtés de Ferry :

« On construira des écoles mais à moindre frais, un gourbi (pièce sans fenêtre, la seule ouverture étant la porte) suffira, avec un instructeur et pas un instituteur, un vieux sergent tirailleur parlant un peu le français suffira, pas de savoir inutile, pas d’arithmétique, pas de mérovingiens, pas de subtilité de la grammaire, les bizarreries de l’orthographe…. Faire passer le certificat d’étude aux indigènes ? délirant ! Il ne s’agit pas de faire de futurs citoyens, des esprits libres, raisonneurs, critiques. » 
Paul Bert, de retour d’un voyage en Kabylie en 1885. 

Tout est dit : ce ne sera pas une école de masse comme en métropole et encore moins une école émancipatrice. La République trouve là ses limites.
De fait, ces écoles pourtant officiellement ouvertes à tous, font de la ségrégation : enfants indigènes (arabes et berbères) séparés, relayés au fond de la classe, traités comme des parias par les élèves enfants de colons. 
Et l’évolution tend à amaigrir encore les programmes et leur donner un contenu plus pratique, plus manuel, professionnel, agricole.
Ferry fait une visite en Algérie en 1887 et constate que son « vaste plan » est un échec. Il est remonté contre les colons qu’il accuse d’avoir torpillé son plan si ambitieux.
Belle excuse ! En fait les crédits n’ont pas suivi pour mettre en œuvre cette politique que l’on peut également suspecter d’être de l’affichage. 
A la chambre des députés, Le Groupe colonial d’Eugène Etienne en particulier, une des composantes de ce qu’on a appelé le « Parti colonial », voir notre Guide, , fait un fort lobbying pour bloquer les crédits pour la scolarisation des enfants d’indigène jugée « inutile » Voici quelques arguments utilisés… Accrochez-vous !

      « Inutile de scolariser les garçons arabes ou berbères, car à la puberté, à 12 ans, tout se bloque, ils régressent intellectuellement, ils oublient tout ce qu’ils ont appris et connaissent un arrêt de développement intellectuel.
Inutile et  mauvais d’éduquer les filles : cela les émancipe et les parents ne trouvent plus à les marier. Elles deviennent déclassées, certaines sombrant dans la prostitution en ville » 

Ce terme de « déclassé » revient souvent  dans le livre, c’est même la hantise de ceux qui parlent de scolarisation. Si on éduque, ça donne des envies, les fils de paysans partent à la ville et cherchent des emplois qui n’existent pas. On a peur de la mobilité sociale, on veut tout simplement maintenir les populations des colonies dans le statut de l’Indigénat.  
Fin XIX - début XXème : ça bouge un peu… 
L’universalisme républicain, qui trouve sa traduction sur place par une politique d’ « assimilation » forcée, est contestée, vu le peu de résultats. L’approche en matière de politique coloniale connaît une réorientation…  
Désormais, on pensera et on parlera « association », les députés en 1907, officialisant le terme par un vote unanime.  
C’est Gustave le Bon BIO qui est le porte drapeau de ce nouveau paradigme, qui consiste à faire évoluer les indigènes dans leur civilisation.
Voici deux citations représentatives de ce mouvement :
       - celle de Léopold de Saussure, officier de marine, éminent sinologue et auteur d’une « Psychologie de la colonisation française dans ses rapports avec les société indigènes » sorti en 1899 : 

«  Toutes les sociétés indigènes sont capables de progrès mais elles ne sont pas capables des mêmes progrès et aucune d’elles n’est capable de progrès identiques à ceux de la France, car deux sociétés de races différentes ne peuvent suivre les mêmes voies de développement » 
Léopold de Saussure au congrès colonial en 1889. 

        - de Georges Leygues, ministre de tout (de l’Instruction publique, de l’Intérieur, de la Marine, des colonies…

« assimiler est une erreur funeste, il faut y renoncer pour toujours. Pourquoi vouloir imposer nos goûts, nos mœurs, nos lois, nos habitudes d’esprit  à des peuples qui ont, de la famille, de la société, de la propriété, des conceptions si différentes des nôtres. Il y a dans le génie des différentes races qui peuplent la terre, des équivalences, il n’y a point d’identité. C’est folie que de vouloir couler tous les esprits dans le même moule, le principe fondamental de notre politique coloniale doit être le respect scrupuleux des peuples soumis et protégés »
Georges Leygues en 1906, en tant que ministre des colonies.

On note que les peuples restent soumis et protégés… Que croyez-vous qu’il se passe sur le terrain ? Rien, ça ne change rien, les écoles sont tout aussi rares, pauvres, discriminantes.  l’indigénat n’est pas remis en question, on n’accorde aucun droits politiques aux population qu’on désire « associer ».
En Algérie, cela s’accompagne d’une tentative de réforme pour donner plus d’autonomie de gestion à la colonie avec une assemblée élue sur place : cela s’appelle les « Délégations financières ». Las, les populations indigènes y sont sous représentés et ce sont les représentants des colons qui les dirigent. 
Et si la politique coloniale, même réformée, réorientée allait dans le mur ?
Lyautey BIO  GUIDE, à l’occasion d’un bilan sur le taux de scolarisation ridiculement bas des enfants d’indigènes en Algérie, n’y croit plus… 

« J’ai suivi de près la session des Délégations financières. Je crois la situation incurable. Les colons agricoles français ont une mentalité de pur boche, avec les mêmes théories sur les races inférieures destinées à être exploitées sans merci. Il n’y a chez eux ni humanité ni intelligence »  
Lyautey en 1918.

Alors on assiste à une sorte de fuite en avant, comme Georges Hardy BIO personnage central de la politique scolaire au début du XXème. Contre le métissage et adepte de l’ « adaptation », il se met à faire une typologie de l’aptitude des différents peuples  à être scolarisés en AOF :

                - «Race Peul : douée mais réfractaire à l’école
                 -  Race malinké : enfants laborieux, tenaces, mais routiniers et d’intelligence lente
                 -  Race sénoufo : enfants patients, dociles, avec une bonne adresse manuelle  
                    mais frustes, sans curiosité, sans initiative » 
Georges Hardy. « Une conquête morale, l’enseignement en AOF ». 1917

Les réformes tentées un peu partout, c’est encore le cas en Indochine pour faire accéder les Indigènes à des emplois à responsabilité dans l’administration coloniale, sont combattues par les colons sur place, ils font pression sur les gouverneurs et les réformes font long feu les unes après les autres. 

Un des seuls exemples de véritable avancée a lieu au Sénégal avec les « Quatre communes » ( Gorée, St Louis, Rufisque et Dakar), où, de haute lutte, les élites commerçantes et les chefs de grandes familles indigènes ou métis, obtiennent des droits politiques et leur sortie du statut de l’indigénat en 1914.  

 Années 1920 et 1930 : 

Montée des tensions, révoltes, résistances et revendications nationalistes.
En métropole, on voit se développer des prises de position et se créer un mouvement de condamnation du colonialisme et du discours sur « les races dites inférieures » 
           - Ernest François Maurice  Delafosse, sorti de l’Ecole spéciale des Langues orientales, il fait sa carrière dans l’administration coloniale et conteste la représentation stéréotypée des Africains : 
  
«Non seulement ce ne sont pas de  grands enfants qui n’ont jamais formé de nations mais au contraire, ils ont une histoire glorieuse, ils ont en fait même fondé des empires » 
Ernest François Maurice  DELAFOSSE  1920

Dans les colonies, les résistances se multiplient et s’organisent :
         - En AOF, une élite de fils de chefs obtient des bourses (ou les autofinancent) pour poursuivre 
                                des études en métropole, où ils se politisent :
                                - création de la « Ligue de défense de la race nègre »  BIO en 1927
                                - des journaux : « Le cri des nègres », « Le journal des peuples 
                                  opprimés », les journaux du Parti communiste 
                                - ils adhèrent au PCF
                                - quelques personnalités : 
                                - Lamine Senghor : le créateur de la « Ligue de défense de la race nègre » 
                                  dont on vient de parler.
                                - Kojo Tovalou Quenum BIO
                                - Lamine Gueye BIO
                                - Léopold Sédar Senghor : BIO 
        - En Algérie… 
        - Indochine … 
        - Tunisie … 
        - Madagascar ...

 Et le Front Populaire ? 

Avec la crise économique de 1929 et ses effets au début des années 1930, les budgets de l’éducation sont en baisse notamment aux colonies. 
Le Front populaire, en 1936, qui a pourtant dans ses rangs des militants anticolonialistes ou adeptes du self gouvernement, ne fait rien évoluer : il ne remet pas en cause le colonialisme, même pas l’indigénat. Voilà ce que dit le ministre de colonies Marius MOUTET (socialiste, ami de Jaurès, passé par la LDH, avocat d’indépendantistes vietnamiens pourtant) :

« On a mieux à faire que d’éduquer politiquement  les Indigènes car des notions mal digérées de lutte des classes, le fanatisme religieux, la nature émotive des africains, la dissimulation islamique et asiatique, risquerait d’entrainer le déchaînement de forces incontrôlables »  
Marius MOUTET 1936

Désormais, dans tous les territoires colonisés, les populations protestent  et demandent plus d’écoles, un enseignement plus ambitieux, un enseignement identique à celui de la métropole, l’accès à l’enseignement supérieur, la préparation et la délivrance d’un bac dans les lycées ou son équivalent. 


 Mes impressions, ce que l’ai appris, que je retiens… nous dit Gérard Clabé 

- C’est assez hallucinant de voir tous ces gouverneurs, ces chargés de mission, ces inspecteurs généraux, recteurs, responsables dans les ministères, tous agrégés (souvent d’histoire géographie d’ailleurs), la fine fleur de l’Université française…
- Avec ce livre, on a la confirmation de l’énorme gap, le gouffre qui s’est creusé entre les principes républicains…
- On voit bien également que les colons sur place sont en tension, ils ne supportent pas que leurs gosses fréquentent les enfants d’indigènes dans les mêmes écoles… 
- Tous, ministres, gouverneurs, simples colons étaient dans l’obsession, le fantasme, du « déclassement » …
- On y apprend que l’école est complètement dévoyée, détournée de ce qu’elle devrait être, une école émancipatrice…
- On apprend dans l’ouvrage qu’il y avait un réseau d’écoles avant la colonisation...
- On constate également que la puissance coloniale divise pour mieux régner… 
- Enfin, l’indigénat, le travail forcé ne sont nulle part, sauf dans les « quatre communes » au Sénégal, remis en question. 

Il y aurait bien d’autres enseignements à retenir de ce livre…. 





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      <title>Dragoss Ouedraogo, parle de la Guinée, du Mali et de l'intervention de l'armée dans ces pays. </title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Sep 22 2021 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>A Bordeaux, le &quot;nouveau monde&quot; du Festival International Africain des Performances</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Invités : 

- Christian BENA TOKO, directeur artistique du, F.I.A.P. Festival Africain des Performances, 

- Khadija BENLAHOUSSINE, coordinatrice du Comité de Pilotage, 

Samedi 25 septembre, place de la Bourse et Miroir d’eau, à partir de 18h

18h00 - OUVERTURE DU FESTIVAL - PLACE DE LA BOURSE

​19h00 – 21h00 : DANSE SADINGUE – MIROIR D’EAU Dansez avec Khady Sarr (accompagnée de ses musiciens percussionnistes)

19h00 – 21h00 : DANSE NDOMBOLO – PLACE DE LA BOURSE Dansez avec Mbongo Tshamala (accompagné de ses musiciens percussionnistes)

21h00 – 22h00 : PERFORMANCE DÉAMBULATOIRE – PLACE SAINTE CROIX L’Homme Cannette – Eddy Ekete . Parcours : Place Sainte-Croix, Porte de Bourgogne, Miroir d’eau, Place de la Bourse

21h00 – 22h00 : PERFORMANCE DÉAMBULATOIRE – PONT CHABAN DELMAS Les Enchaînés se déchaînent - Christian Bena Toko, Silver Mba, Gilles Koné/Zatie’s Art - Parcours : Pont Chaban Delmas, Quai des Marques, Miroir d’eau, Place de la Bourse

22h00 – 23h00 : PERFORMANCE MUSICALE – PLACE DE LA BOURSE - Le projet Noumisacoustic – Alain M’bakob

23h00 : FERMETURE DU F.I.A.P – PLACE DE LA BOURSE

Pour permettre de payer des cachets aux artistes, les organisateurs ont ouvert un financement participatif

Une chanson de Christian à capella : 



Evenement Facebook

Dans le Guide du Bordeaux Colonial, également :

- agenda culturel et anticolonial

- André vide son sac où se trouve le dernier livre de David Diop

- Jean-Pierre nous parle de sa nouvelle émission Histoires de voir sur l'histoire sociale tous les mercredis de 12h10 à 13h

Photo de Une : Jean Pierre Lefèvre/La Clé des Ondes</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Sep 15 2021 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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- Christian BENA TOKO, directeur artistique du, F.I.A.P. Festival Africain des Performances, 

- Khadija BENLAHOUSSINE, coordinatrice du Comité de Pilotage, 

Samedi 25 septembre, place de la Bourse et Miroir d’eau, à partir de 18h

18h00 - OUVERTURE DU FESTIVAL - PLACE DE LA BOURSE

​19h00 – 21h00 : DANSE SADINGUE – MIROIR D’EAU Dansez avec Khady Sarr (accompagnée de ses musiciens percussionnistes)

19h00 – 21h00 : DANSE NDOMBOLO – PLACE DE LA BOURSE Dansez avec Mbongo Tshamala (accompagné de ses musiciens percussionnistes)

21h00 – 22h00 : PERFORMANCE DÉAMBULATOIRE – PLACE SAINTE CROIX L’Homme Cannette – Eddy Ekete . Parcours : Place Sainte-Croix, Porte de Bourgogne, Miroir d’eau, Place de la Bourse

21h00 – 22h00 : PERFORMANCE DÉAMBULATOIRE – PONT CHABAN DELMAS Les Enchaînés se déchaînent - Christian Bena Toko, Silver Mba, Gilles Koné/Zatie’s Art - Parcours : Pont Chaban Delmas, Quai des Marques, Miroir d’eau, Place de la Bourse

22h00 – 23h00 : PERFORMANCE MUSICALE – PLACE DE LA BOURSE - Le projet Noumisacoustic – Alain M’bakob

23h00 : FERMETURE DU F.I.A.P – PLACE DE LA BOURSE

Pour permettre de payer des cachets aux artistes, les organisateurs ont ouvert un financement participatif

Une chanson de Christian à capella : 



Evenement Facebook

Dans le Guide du Bordeaux Colonial, également :

- agenda culturel et anticolonial

- André vide son sac où se trouve le dernier livre de David Diop

- Jean-Pierre nous parle de sa nouvelle émission Histoires de voir sur l'histoire sociale tous les mercredis de 12h10 à 13h

Photo de Une : Jean Pierre Lefèvre/La Clé des Ondes</itunes:summary>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 08/09/2021</title>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 30/06/2021</title>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 23/06/2021</title>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 16/06/2021</title>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 09/06/2021</title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Jun 09 2021 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 04/06/2021</title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
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      <pubDate>Fri Jun 04 2021 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 02/06/2021</title>
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Jun 02 2021 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>Les Révoltes populaires aquitaines, Adolf Thiers et Flora Tristan dans l'émission du Guide du Bordeaux Colonial</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>La suite de notre campagne pour dénommer l’avenue Thiers avec Thierry Marot du collectif bastidien, La Commune bien sur et nous en parlerons dans cette semaine dite Sanglante et qui s’achèvera il y a 150 ans, dans un bain de sang, les jugements sommaires et la déportation des communards.

Heureusement notre ami musicien, poète, peintre et camarade Henri Plandé nous accompagnera musicalement pendant cette émission pour leur rendre hommage et chanter ce temps des cerises...

Puis nous parlerons de Flora Tristan car dans le cadre de la semaine de l’Amérique Latine et des Antilles, l’association PourQuoiPas, la Maison du Pérou vous invitent du 28 mai au 5 juin à une rencontre avec Flora Tristan au Pérou. Une expo, un catalogue et une conférence le mercredi 2 juin à 17 à la Maison du Pérou...

Enfin nous présenterons les rencontres colloque sur les révoltes populaires en Aquitaine qui se tiendront les 11 et 12 juin au Musée d’Aquitaine. </description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed May 26 2021 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Heureusement notre ami musicien, poète, peintre et camarade Henri Plandé nous accompagnera musicalement pendant cette émission pour leur rendre hommage et chanter ce temps des cerises...

Puis nous parlerons de Flora Tristan car dans le cadre de la semaine de l’Amérique Latine et des Antilles, l’association PourQuoiPas, la Maison du Pérou vous invitent du 28 mai au 5 juin à une rencontre avec Flora Tristan au Pérou. Une expo, un catalogue et une conférence le mercredi 2 juin à 17 à la Maison du Pérou...

Enfin nous présenterons les rencontres colloque sur les révoltes populaires en Aquitaine qui se tiendront les 11 et 12 juin au Musée d’Aquitaine. </itunes:summary>
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    <item>
      <title>La Françafrique, encore et toujours (1/2) : états des lieux, néocolonialisme et Franc CFA</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Émission spéciale sur la « Françafrique : encore et toujours ». Le sujet étant tellement vaste et les invités tellement nombreux et pointus,  que nous ferons deux émissions d’une heure. 

Dragoss Ouedraogo, Abdourahmane Ndiaye, Yamadou Traoré, Wamian Diara, Gabriel Baykam, seront en direct dans le studio, ils pourront échanger leurs analyses et nous apporter des exemples venus du Burkina, du Sénégal, du Mali ou du Tchad.

Consultez également le rapport RASA</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed May 19 2021 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Dragoss Ouedraogo, Abdourahmane Ndiaye, Yamadou Traoré, Wamian Diara, Gabriel Baykam, seront en direct dans le studio, ils pourront échanger leurs analyses et nous apporter des exemples venus du Burkina, du Sénégal, du Mali ou du Tchad.

Consultez également le rapport RASA</itunes:summary>
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    </item>
    <item>
      <title>Débaptiser les écoles et rues : le combat contre Thiers, les espoirs contre Bugeaud</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Alors que le Président Macron célèbre le putschiste Napoléon, après le régime de Pétain sur fond de lectures de Charles Maurras, restant silencieux face aux appels antidémocratiques de généraux en retraites rejoints par des militaires d’actives, muet sur les menaces fascistes de « syndicats » policiers demandant à l’exemple du Brésil et d’Israël de pouvoir tirer sur la foule, Jupiter ignore superbement deux évènements majeurs : Le premier concernant la commémoration de l'abolition de l'esclavage : et comme Christiane Taubira qui fustige le &quot;silence&quot; d'Emmanuel Macron à ce sujet lors de la cérémonie du 10 mai, et toujours la Commune de Paris ou Macron se positionne en héritier des Versaillais, « boudant » les cérémonies du 150è anniversaire.

C’est donc aux héritiers des communards et par leurs nombreuses manifestations culturelles, historiques de porter ce travail de mémoire et d’histoire. En fin de compte c’est un sujet politique et toujours d’actualité, les dominants réprimant, contrôlant voir déportant toute forme d’opposition à leur domination. 

L’émission du Guide du Bordeaux colonial l’a traité la semaine dernière. Une façon de nous rappeler à nos devoirs militants. C’est le sens de l’appel lancé par l’association PourQuoiPas, hier, rejoint par l’Assemblée féministe de Bordeaux, la FSU, le Planning Familial, l’ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants), les Amis de la Commune, Bordeaux en Lutte le collectif du Guide du Bordeaux Colonial évidemment et surtout des habitants de la Bastide, constitués dans un collectif et qui ont massivement signé la pétition pour dénommer l’avenue Thiers. Des initiatives nombreuses seront prises fin mai et nous vous en parlerons.

Signez la pétition sous le titre Dénommer l'avenue Thiers à Bordeaux et écrivez au collectif bastidien : renommonslavenuethiers@orange.fr

Il y a des signes de changement encourageants comme à Marseille ou l’école primaire Bugeaud, dans le 3e arrondissement de Marseille, sera bientôt débaptisée pour porter le nom d’un soldat inconnu, Ahmed Litim, tirailleur algérien, libérateur de Marseille, mort à 24 ans le 25 août 1944 sous le feu des occupants nazis.

« Une école de la République peut porter le nom d’un héros, mais pas celui d’un bourreau », assure le maire de Marseille au Monde pour expliquer son choix.

« Chaque matin, des enfants rentrent sous un fronton où sont inscrits à la fois la devise de la République – “Liberté, Égalité, Fraternité” – et le nom de Bugeaud, ce qui est totalement contradictoire », s’indigne-t-il. Maréchal de France, gouverneur général de l’Algérie dès 1840, Thomas Bugeaud (1784-1849) s’est d’abord illustré dans les campagnes napoléoniennes, réprimant férocement les rébellions, notamment en Espagne. Mais il reste dans l’histoire comme l’officier qui a soumis l’Algérie et forcé l’émir Abd El-Kader à déposer les armes, en 1847.

Nous pensons aussi bien évidement à son complice et aux écoles Thiers sur la Rive Droite de Bordeaux qui portent son nom. </description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Fri May 14 2021 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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C’est donc aux héritiers des communards et par leurs nombreuses manifestations culturelles, historiques de porter ce travail de mémoire et d’histoire. En fin de compte c’est un sujet politique et toujours d’actualité, les dominants réprimant, contrôlant voir déportant toute forme d’opposition à leur domination. 

L’émission du Guide du Bordeaux colonial l’a traité la semaine dernière. Une façon de nous rappeler à nos devoirs militants. C’est le sens de l’appel lancé par l’association PourQuoiPas, hier, rejoint par l’Assemblée féministe de Bordeaux, la FSU, le Planning Familial, l’ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants), les Amis de la Commune, Bordeaux en Lutte le collectif du Guide du Bordeaux Colonial évidemment et surtout des habitants de la Bastide, constitués dans un collectif et qui ont massivement signé la pétition pour dénommer l’avenue Thiers. Des initiatives nombreuses seront prises fin mai et nous vous en parlerons.

Signez la pétition sous le titre Dénommer l'avenue Thiers à Bordeaux et écrivez au collectif bastidien : renommonslavenuethiers@orange.fr

Il y a des signes de changement encourageants comme à Marseille ou l’école primaire Bugeaud, dans le 3e arrondissement de Marseille, sera bientôt débaptisée pour porter le nom d’un soldat inconnu, Ahmed Litim, tirailleur algérien, libérateur de Marseille, mort à 24 ans le 25 août 1944 sous le feu des occupants nazis.

« Une école de la République peut porter le nom d’un héros, mais pas celui d’un bourreau », assure le maire de Marseille au Monde pour expliquer son choix.

« Chaque matin, des enfants rentrent sous un fronton où sont inscrits à la fois la devise de la République – “Liberté, Égalité, Fraternité” – et le nom de Bugeaud, ce qui est totalement contradictoire », s’indigne-t-il. Maréchal de France, gouverneur général de l’Algérie dès 1840, Thomas Bugeaud (1784-1849) s’est d’abord illustré dans les campagnes napoléoniennes, réprimant férocement les rébellions, notamment en Espagne. Mais il reste dans l’histoire comme l’officier qui a soumis l’Algérie et forcé l’émir Abd El-Kader à déposer les armes, en 1847.

Nous pensons aussi bien évidement à son complice et aux écoles Thiers sur la Rive Droite de Bordeaux qui portent son nom. </itunes:summary>
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    <item>
      <title>Le Festival International Africain des Performances et la lecture décoloniale de Mongo Beti dans le Guide du Bordeaux Colonial</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Au menu de cette 65è émission dans le cadre de nos lectures décoloniales, des extraits du livre de l’écrivain Mongo Beti, le pauvre christ de Bomba, lu et présenté par Martine et Bertrand. Une lecture mensuelle d’un ouvrage portant un discours décolonial.



Puis nous recevrons Christian Bena Toko créateurs, animateurs, comédien metteur en scène et musicien ce qui n’est absolument pas contradictoire. Il nous parlera du FIAP (Festival International Africain des Performances) qui devrait se dérouler en septembre réunissant de nombreux artistes et troupes africaines et ou afro descendantes.

Financement participatif en cours

Lisez aussi notre article sur des nouvelles de notre pétition pour rebaptiser les rues et avenues Adolf Thiers.
</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed May 12 2021 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Puis nous recevrons Christian Bena Toko créateurs, animateurs, comédien metteur en scène et musicien ce qui n’est absolument pas contradictoire. Il nous parlera du FIAP (Festival International Africain des Performances) qui devrait se dérouler en septembre réunissant de nombreux artistes et troupes africaines et ou afro descendantes.

Financement participatif en cours

Lisez aussi notre article sur des nouvelles de notre pétition pour rebaptiser les rues et avenues Adolf Thiers.
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    <item>
      <title>Extrait - Mouloudji : une chanson et son portrait</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Fri May 07 2021 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 05/05/2021</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed May 05 2021 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 28/04/2021</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Apr 28 2021 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 21/04/2021</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Apr 21 2021 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 14/04/2021</title>
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      <title>Julie Duprat, spécialiste de l'étude des minorités noires à Bordeaux au XVIIIe</title>
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      <title>Rwanda : 27 ans après, commémorer et faire la lumière</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>D’une part car il y a dix jours un rapport est sorti, le rapport Duclert, du nom du président de la Commission de recherche sur les archives françaises relatives au Rwanda et au génocide des Tutsis (1990-1994) et d’autre part parce que ce jour, 7 avril, c’est jour de commémoration, jour de commémoration annuelle du génocide au Rwanda.

Pour nous en parler, pour analyser et décrypter les 1200 pages du rapport, nous avons invité, en direct dans le studio, Claire SAVARY, photographe, réalisatrice de documentaires et membre de Survie (Survie Gironde), l'importante association qui milite pour dénoncer le néocolonialisme de la France en Afrique en particulier et qui est engagée dans des actions citoyennes, de recherche historique et juridiques pour que la vérité soit faite sur l'implication de la France au Rwanda. 

Autre invitée, grâce à une interview pré-enregistrée, samedi dernier à Bègles, Adelaïde MUKANTABANA, qu’on ne présente plus, rescapée du génocide qui a décimé sa famille, militante au sein de l’association Cauri qui elle aussi se bat pour que soit proclamée et diffusée la vérité sur le génocide des Tutsis...  27 ans après ce n’est toujours pas acquis.

Enfin, nous aurons en direct dans le studio, une autre invitée, une artiste franco béninoise qui vit à Bordeaux, la musicienne Perrine FIFADJI. Elle nous interprétera, a capella, une chanson, dont elle a composé la musique sur un texte d’Adélaïde et nous racontera sa rencontre avec Adélaïde et son activité de musicienne.

Photo de une : Survie</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Apr 07 2021 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Pour nous en parler, pour analyser et décrypter les 1200 pages du rapport, nous avons invité, en direct dans le studio, Claire SAVARY, photographe, réalisatrice de documentaires et membre de Survie (Survie Gironde), l'importante association qui milite pour dénoncer le néocolonialisme de la France en Afrique en particulier et qui est engagée dans des actions citoyennes, de recherche historique et juridiques pour que la vérité soit faite sur l'implication de la France au Rwanda. 

Autre invitée, grâce à une interview pré-enregistrée, samedi dernier à Bègles, Adelaïde MUKANTABANA, qu’on ne présente plus, rescapée du génocide qui a décimé sa famille, militante au sein de l’association Cauri qui elle aussi se bat pour que soit proclamée et diffusée la vérité sur le génocide des Tutsis...  27 ans après ce n’est toujours pas acquis.

Enfin, nous aurons en direct dans le studio, une autre invitée, une artiste franco béninoise qui vit à Bordeaux, la musicienne Perrine FIFADJI. Elle nous interprétera, a capella, une chanson, dont elle a composé la musique sur un texte d’Adélaïde et nous racontera sa rencontre avec Adélaïde et son activité de musicienne.

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      <title>Analyse du rapport Duclert par Claire Savary, de l'association Survie</title>
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      <pubDate>Fri Apr 09 2021 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>Des expositions et des salons, une découverte de la culture coloniale bordelaise</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Publié en 2007, Bordeaux colonial, 1850-1940 recense les expositions coloniales qui ont eu lieu dans la ville, organisées par la Société Philomathique. A travers l'étude de l'organisation de ces foires, mais aussi plus largement des objets exposés et le lien avec les universités, il ressort la volonté de Bordeaux d'être considérée comme la capitale coloniale française. Des expositions en lien avec le Musée colonial au Jardin Public et le Musée d'ethnographie à la faculté de médecine, qui fonde une culture coloniale propre à la ville avec des acteurs multiples.

Christelle Lozère nous permet d'appréhender l'importance de l'objet d'art dans la propagande coloniale, et en quoi les expositions et autres sections coloniales ont contribué à la fondation d'un imaginaire.

nom de la photo

Entretien réalisé le 15 mars 2021, et retranscrit par Sandra Merlet

La Clé des Ondes : Quel a été le rôle de la Société Philomathique dans la culture coloniale bordelaise au XIXe siècle ?

Christelle Lozère : Au premier abord, c’est une société savante qui a vocation de faire des formations professionnelles. Or, on remarque dans le bureau scientifique la forte présence de négociants. Ils décident, dans un but pédagogique et d’enseignement, de fonder des expositions coloniales, sur le modèle de Paris et des foires médiévales. Il y a un besoin de connaître les nouveaux produits coloniaux, de mettre en valeur les nouvelles productions. Le projet bordelais va devenir de plus en plus important et spectaculaire.

 Les expositions et sections coloniales étaient financées par les grandes firmes, notamment à Bordeaux par Picon et Maurel &amp; Prom. Existait-il une valorisation de l’industrie coloniale par les expositions?

Il ne faut pas oublier que ce sont d’abord des expositions industrielles et commerciales. On est là pour créer des marchés, mettre en avant de grandes maisons coloniales. Les grandes industries rivalisent d’idées pour se différencier des produits de la concurrence. C’est du marketing ! L’enjeu commercial est tellement important que des expositions fleurissent un peu partout, même dans les petites villes modestes. Néanmoins, Bordeaux se différencie des autres expositions en revendiquant son sérieux professionnel et commercial, ainsi que son histoire maritime. Tous les acteurs de la ville participent à la fête pour valoriser le commerce et l’industrie.

nom de la photo

 Le musée colonial, au Jardin public, est fondé par l’Institut colonial en 1901. Quel est le but de cette institution ? Est-elle en lien avec le musée ethnographique de la faculté de médecine ?

Le XIXe siècle est le siècle des musées. Les négociants, les commerçants souhaitent rassembler les produits qui viennent des colonies, qui sont mal connus des négociants locaux mais aussi du grand public. L’Institut colonial bordelais rassemble un musée, une salle de travail, des objets d’études, des serres exotiques. Il est en lien avec le milieu universitaire et participe directement aux expositions industrielles et coloniales. Alors que le musée d’ethnographie rassemble les objets dans un but pédagogique pour les médecins qui seront envoyés dans les colonies, le musée de l’Institut a une collection propre à la géographie et aux produits manufacturés. Les deux musées sont liés mais ont des usages différents, toujours dans un aspect pratique.

 Vous mentionnez que l’impérialisme populaire de la IIIe République uniformise le rapport à l’objet non-occidental. Comment ont-ils créer cette culture coloniale commune, quel a été l’impact dans l’éducation populaire ?

Très vite le ministère des colonies souhaite valoriser la politique assimilationniste de la IIIe République, il faut créer un discours cohérent. A la fin du XIXe siècle, il y a une volonté de canaliser les discours pour avoir un argumentaire commun sur la colonisation. Ils créent un imaginaire impérialiste, républicain, universaliste. Avec l’écriture d’une histoire, celle des bienfaits de la colonisation et de l’assimilation. Ils créent de belles images de la colonisation, on la valorise. Et les artistes vont avoir un rôle de premier plan, en tant que faiseurs d’images.

 Cette uniformisation du discours démarre cependant dès le IIe empire. Notamment avec l’existence d’un Musée des colonies de 1855 à 1896, dans le Palais de l’Industrie. Comment cette « exposition permanente » a influencé le rapport aux colonies dans les provinces ?

Suite à l’exposition universelle de 1855, il y a une quantité d’objets des colonies qui ont été récupérés par les chambres de commerces des colonies, et qui se trouvent à Paris. Les pouvoirs publics organisent ainsi de nombreuses expositions sur le territoire métropolitain, pour prolonger les effets des expositions universelles. Et pour vulgariser les choses coloniales, on s’aperçoit que les musées doivent jouer leur rôle. Donc ils construisent un discours depuis Paris qui doit être diffusé pour que tous les musées de France aient la même mise en scène. Le processus se fait au XIXe siècle pour un entre-deux guerres flamboyant avec l’exposition universelle de 1931.

nom de la photo

 Marius de Buzon, Les Colonies, 1925. 

 Fresque installée au Musée d'Aquitaine, &quot;Bordeaux porte du monde&quot;. Photo : Lysiane Gauthier.



Pour conclure cet entretien sur une question d’actualité, le 10 mars les députés de la majorité ont présenté un rapport parlementaire préconisant la création d’un musée de l’histoire coloniale. Que pensez-vous de cette proposition ?

C’est un très beau projet, la France a besoin d’espaces muséales, on voit bien aujourd’hui l’importance des musées. C’est un projet qui doit être très bien pensé pour ne pas retomber dans les travers passés. Il ne faut pas encore faire un musée de la colonisation qui devient un prolongement du Musée des colonies. Il y a quantité de collections, particulièrement de peintures et de sculptures, qui sont cachés dans les collections nationales. Il serait bien de les sortir, non pas pour faire l’apologie de la colonisation, mais pour avoir un regard critique. Quand on aborde ces problématiques avec un regard d’universitaire et de scientifique, on réalise la complexité du fait colonial. Ce serait tout l’enjeu de ce musée.


Pour aller plus loin :

- Article de Christelle Lozère pour la revue Etudes coloniales

- Christelle Lozère, &quot;Le rôle de l'exposition permanente des colonies dans la diffusion de l'idée coloniale française&quot;, Gaïac, IUFM/ESPE Martinique, 2016



 Musique 

Chronixx, Skankin' Sweet, 2017
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Mar 31 2021 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Christelle Lozère nous permet d'appréhender l'importance de l'objet d'art dans la propagande coloniale, et en quoi les expositions et autres sections coloniales ont contribué à la fondation d'un imaginaire.

nom de la photo

Entretien réalisé le 15 mars 2021, et retranscrit par Sandra Merlet

La Clé des Ondes : Quel a été le rôle de la Société Philomathique dans la culture coloniale bordelaise au XIXe siècle ?

Christelle Lozère : Au premier abord, c’est une société savante qui a vocation de faire des formations professionnelles. Or, on remarque dans le bureau scientifique la forte présence de négociants. Ils décident, dans un but pédagogique et d’enseignement, de fonder des expositions coloniales, sur le modèle de Paris et des foires médiévales. Il y a un besoin de connaître les nouveaux produits coloniaux, de mettre en valeur les nouvelles productions. Le projet bordelais va devenir de plus en plus important et spectaculaire.

 Les expositions et sections coloniales étaient financées par les grandes firmes, notamment à Bordeaux par Picon et Maurel &amp; Prom. Existait-il une valorisation de l’industrie coloniale par les expositions?

Il ne faut pas oublier que ce sont d’abord des expositions industrielles et commerciales. On est là pour créer des marchés, mettre en avant de grandes maisons coloniales. Les grandes industries rivalisent d’idées pour se différencier des produits de la concurrence. C’est du marketing ! L’enjeu commercial est tellement important que des expositions fleurissent un peu partout, même dans les petites villes modestes. Néanmoins, Bordeaux se différencie des autres expositions en revendiquant son sérieux professionnel et commercial, ainsi que son histoire maritime. Tous les acteurs de la ville participent à la fête pour valoriser le commerce et l’industrie.

nom de la photo

 Le musée colonial, au Jardin public, est fondé par l’Institut colonial en 1901. Quel est le but de cette institution ? Est-elle en lien avec le musée ethnographique de la faculté de médecine ?

Le XIXe siècle est le siècle des musées. Les négociants, les commerçants souhaitent rassembler les produits qui viennent des colonies, qui sont mal connus des négociants locaux mais aussi du grand public. L’Institut colonial bordelais rassemble un musée, une salle de travail, des objets d’études, des serres exotiques. Il est en lien avec le milieu universitaire et participe directement aux expositions industrielles et coloniales. Alors que le musée d’ethnographie rassemble les objets dans un but pédagogique pour les médecins qui seront envoyés dans les colonies, le musée de l’Institut a une collection propre à la géographie et aux produits manufacturés. Les deux musées sont liés mais ont des usages différents, toujours dans un aspect pratique.

 Vous mentionnez que l’impérialisme populaire de la IIIe République uniformise le rapport à l’objet non-occidental. Comment ont-ils créer cette culture coloniale commune, quel a été l’impact dans l’éducation populaire ?

Très vite le ministère des colonies souhaite valoriser la politique assimilationniste de la IIIe République, il faut créer un discours cohérent. A la fin du XIXe siècle, il y a une volonté de canaliser les discours pour avoir un argumentaire commun sur la colonisation. Ils créent un imaginaire impérialiste, républicain, universaliste. Avec l’écriture d’une histoire, celle des bienfaits de la colonisation et de l’assimilation. Ils créent de belles images de la colonisation, on la valorise. Et les artistes vont avoir un rôle de premier plan, en tant que faiseurs d’images.

 Cette uniformisation du discours démarre cependant dès le IIe empire. Notamment avec l’existence d’un Musée des colonies de 1855 à 1896, dans le Palais de l’Industrie. Comment cette « exposition permanente » a influencé le rapport aux colonies dans les provinces ?

Suite à l’exposition universelle de 1855, il y a une quantité d’objets des colonies qui ont été récupérés par les chambres de commerces des colonies, et qui se trouvent à Paris. Les pouvoirs publics organisent ainsi de nombreuses expositions sur le territoire métropolitain, pour prolonger les effets des expositions universelles. Et pour vulgariser les choses coloniales, on s’aperçoit que les musées doivent jouer leur rôle. Donc ils construisent un discours depuis Paris qui doit être diffusé pour que tous les musées de France aient la même mise en scène. Le processus se fait au XIXe siècle pour un entre-deux guerres flamboyant avec l’exposition universelle de 1931.

nom de la photo

 Marius de Buzon, Les Colonies, 1925. 

 Fresque installée au Musée d'Aquitaine, &quot;Bordeaux porte du monde&quot;. Photo : Lysiane Gauthier.



Pour conclure cet entretien sur une question d’actualité, le 10 mars les députés de la majorité ont présenté un rapport parlementaire préconisant la création d’un musée de l’histoire coloniale. Que pensez-vous de cette proposition ?

C’est un très beau projet, la France a besoin d’espaces muséales, on voit bien aujourd’hui l’importance des musées. C’est un projet qui doit être très bien pensé pour ne pas retomber dans les travers passés. Il ne faut pas encore faire un musée de la colonisation qui devient un prolongement du Musée des colonies. Il y a quantité de collections, particulièrement de peintures et de sculptures, qui sont cachés dans les collections nationales. Il serait bien de les sortir, non pas pour faire l’apologie de la colonisation, mais pour avoir un regard critique. Quand on aborde ces problématiques avec un regard d’universitaire et de scientifique, on réalise la complexité du fait colonial. Ce serait tout l’enjeu de ce musée.


Pour aller plus loin :

- Article de Christelle Lozère pour la revue Etudes coloniales

- Christelle Lozère, &quot;Le rôle de l'exposition permanente des colonies dans la diffusion de l'idée coloniale française&quot;, Gaïac, IUFM/ESPE Martinique, 2016



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      <title>Reportage solidaire dans un centre équestre avec de jeunes mineurs en recours</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Sandrine et Fabienne ont fait le choix d'accompagner de jeunes mineurs en recours. Entre Bordeaux et les milieux ruraux, le maître mot est l'éducation, la culture et le partage. 

Les jeunes découvrent les circuits courts, les optiques zéro déchets, les luttes contre le gaspillage alimentaire. 

Au court de ce reportage, l'émotion est forte dans ce centre équestre, qui allie équithérapie, solidarité et convivialité pour ces jeunes isolés.


nom de la photo


Le sujet des mineurs non-accompagnés est quelque chose qui nous tient à cœur, qui est une actualité permanente à Bordeaux. 

Nous allons vous faire vraiment découvrir une autre facette du combat qui est mené par des personnes que l’on ne voit pas forcément, qui sont discrètes mais résolument engagées dans l’action concrète. Ça parle moins mais ça fait plus. Pour améliorer les conditions de protection et d’accueil des M.N.A (mineurs non-accompagnés) sur notre territoire, bordelais certes, mais aussi de Nouvelle-Aquitaine. Dans le cadre de toutes les actions en cours et à venir, nous avons décidé d’amener les enfants un petit peu au vert pour visiter un club hippique avec lequel nous sommes partenaires. Dans le cadre d’action qui vise à éviter le gaspillage alimentaire avec notre partenaire qui est le CREPAQ.

On va introduire notre interview avec la plus belle récompense que l’on mène avec ce type d’actions. C’est une maman qui ne connaissait rien à ce sujet, la maman de la jeune femme qui nous accueillait, et voilà ce qu’elle nous a écrit, aussitôt le soir :

« Ça me fait chaud au cœur de voir ses gamins aussi heureux de peu de chose, qui s’intéressent à tout ce qu’on leur propose. Des enfants à qui on a envie de tendre la main, qu’on a envie de soutenir. Et je comprends votre combat pour les soutenir. C’est une belle leçon de vie. »

nom de la photo


Musique

Dip Doundou Guiss ft Lefa, KMND, 2020



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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Mar 24 2021 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>Reportage solidaire dans un centre équestre avec de jeunes mineurs en recours</itunes:title>
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      <itunes:subtitle>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</itunes:subtitle>
      <itunes:summary>Sandrine et Fabienne ont fait le choix d'accompagner de jeunes mineurs en recours. Entre Bordeaux et les milieux ruraux, le maître mot est l'éducation, la culture et le partage. 

Les jeunes découvrent les circuits courts, les optiques zéro déchets, les luttes contre le gaspillage alimentaire. 

Au court de ce reportage, l'émotion est forte dans ce centre équestre, qui allie équithérapie, solidarité et convivialité pour ces jeunes isolés.


nom de la photo


Le sujet des mineurs non-accompagnés est quelque chose qui nous tient à cœur, qui est une actualité permanente à Bordeaux. 

Nous allons vous faire vraiment découvrir une autre facette du combat qui est mené par des personnes que l’on ne voit pas forcément, qui sont discrètes mais résolument engagées dans l’action concrète. Ça parle moins mais ça fait plus. Pour améliorer les conditions de protection et d’accueil des M.N.A (mineurs non-accompagnés) sur notre territoire, bordelais certes, mais aussi de Nouvelle-Aquitaine. Dans le cadre de toutes les actions en cours et à venir, nous avons décidé d’amener les enfants un petit peu au vert pour visiter un club hippique avec lequel nous sommes partenaires. Dans le cadre d’action qui vise à éviter le gaspillage alimentaire avec notre partenaire qui est le CREPAQ.

On va introduire notre interview avec la plus belle récompense que l’on mène avec ce type d’actions. C’est une maman qui ne connaissait rien à ce sujet, la maman de la jeune femme qui nous accueillait, et voilà ce qu’elle nous a écrit, aussitôt le soir :

« Ça me fait chaud au cœur de voir ses gamins aussi heureux de peu de chose, qui s’intéressent à tout ce qu’on leur propose. Des enfants à qui on a envie de tendre la main, qu’on a envie de soutenir. Et je comprends votre combat pour les soutenir. C’est une belle leçon de vie. »

nom de la photo


Musique

Dip Doundou Guiss ft Lefa, KMND, 2020



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      <title>L'Internationale - La Commune d'Alger - Reportage avec de jeunes mineurs isolés</title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <categories>Société</categories>
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      <title>les 150 ans de la Commune célébrés sur la Clé des Ondes</title>
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      <description>A retrouver sur notre site.</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Fri Mar 19 2021 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>les 150 ans de la Commune célébrés sur la Clé des Ondes</title>
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      <pubDate>Wed Mar 17 2021 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Émission spéciale sur la Commune de Paris et Louise Michel !</title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
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      <title>Flora Tristan et Louise Michel</title>
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      <pubDate>Fri Mar 12 2021 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>La vie de Flora Tristan et le livre de Christophe Bataille dans Le Guide du Bordeaux Colonial</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Animé par Jean-Pierre Lefèvre, Gérard Clabé.

Lecture du livre de Christophe Bataille, assurée par Martine Descubes et Bertrand Gilardeau.</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Mar 10 2021 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Lecture du livre de Christophe Bataille, assurée par Martine Descubes et Bertrand Gilardeau.</itunes:summary>
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      <title>Dénommons l'avenue Thiers à Bordeaux pour l'honorer du nom de Louise Michel !</title>
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      <pubDate>Fri Mar 05 2021 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Christian Bena Toko de la Cie Maloba. Pétition dénommer l'ave Thiers : http://chng.it/PCY6nNR9bY  </title>
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      <title>Immigrations, esclavage, cultures et patrimoines : des relations étudiées entre les Outres-mers et la Nouvelle-Aquitaine</title>
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      <description>Suite à la fondation de la Nouvelle-Aquitaine en 2015, les différents pôles universitaires de la région se sont rejoints autour d’un projet de recherche : NAOM (Nouvelle-Aquitaine et Outre-Mers). 

Sous cet acronyme, les universitaires et enseignants chercheurs ont souhaité trouver un sens à cette nouvelle juxtaposition de départements. Et ce qui a fait sens est le lien à l'océan, plus spécifiquement à l’outre-mer. Leurs recherches sont structurées autour de cinq pôles : l’immigration, l’esclavage, la culture matérielle, les aspects patrimoniaux ainsi que l’innovation maritime. 

Caroline Le Mao, maître de conférence à Bordeaux-Montaigne et coordinatrice du projet NAOM, revient avec nous sur l'histoire de l'esclavage en Nouvelle-Aquitaine et les problématiques autour de ces questions historiques.

Entretien réalisé le 5 février 2020 et retranscrit par Sandra Merlet

La Clé des Ondes : étudier la traite négrière à l’échelle régionale est l’occasion de confronter quatre pôles portuaires (La Rochelle, Bordeaux, Bayonne, Rochefort), qui étaient impliqués dans la traite de manière différente avec des profils complémentaires

Caroline Le Mao : La Rochelle, port de commerce moyen, s’engage dans la traite précocement, dès le XVIIe siècle. A contrario, Bordeaux va s’insérer plus tardivement dans l’espace américain et privilégie dans un premier temps le commerce en droiture. Or, dans le dernier quart du XVIIIe siècle, Bordeaux prend un tournant négrier en s’investissant puissamment dans la traite et le commerce avec les Antilles, devenant ainsi le premier port colonial de France. Pour Bayonne, la traite est plus minoritaire dans le commerce local, même si neuf expéditions négrières sont montées par des armateurs bayonnais. Enfin, alors que Rochefort est connu pour être l’arsenal de la Marine Royale, le port est aussi l’Arsenal des colonies et participera directement à la traite durant l’aciento (l’approvisionnement en esclave des colonies espagnoles, dont la France aura la charge durant la Guerre de Succession d’Espagne)

Vue du Port de La Rochelle Joseph Vernet

 Joseph Vernet, Vue du port de la Rochelle, 1762. CC

 Au-delà de ces quatre pôles portuaires, la traite négrière a mobilisé tout l’arrière-pays aquitain 

La vitalité du commerce négrier, que ce soit la traite ou le commerce en droiture, est en lien avec la jonction de la façade maritime et un hinterland actif dans le commerce transatlantique. Pour monter une expédition négrière, il y a un travail important au sein de la région pour préparer les navires, mais aussi l’avitaillement et les pacotilles (denrées qui servent de monnaie d’échanges sur les marchés aux esclaves). Ainsi, constituer les cargaisons de traites fait travailler les pôles commerciaux régionaux. Plus largement, c’est un marché bancaire et aussi celui des assurances qui se forment, notamment à Bordeaux, ces expéditions étant un investissement monétaire considérable. La traite négrière innerve toute l’économie locale ne serait-ce que pour lancer l’expédition.
De même, au retour des bateaux les denrées sont travaillées ou revendus, mais aussi exportées dans le reste de l’Europe ce qui permet aux négociants bordelais de tripler leur bénéfices. 

 Est-ce que Bordeaux s’est enrichi de la traite négrière ? Pour la fin  du XVIIIe siècle, la réponse est oui. Mais on serait tenté de dire que pour le reste du siècle Bordeaux n’a peut-être pas vécu de la traite négrière. 
En revanche, elle a vécu de l’esclavage. Les denrées coloniales sont produites par les personnes réduites en esclavage. Donc tout le bénéfice qui se fait sur ces denrées est très étroitement lié à l’esclavage.

nom de la photo

L'ouvrage collectif Mémoires noires est une parution du projet NAOM, dans lequel les universitaires étudient l’implication des quatre ports de la Nouvelle-Aquitaine dans la traite négrière, une implication aux formes plurielles.

Dans un premier temps, l’ouvrage reprend les étapes du circuit de la traite négrière au prisme des ports du Sud-Ouest aquitain. Une deuxième partie se consacre aux acteurs de la société de plantation qui se développe aux Antilles, en concentrant leurs regards sur les colons mais aussi sur les minorités noires qui viennent à Bordeaux. Il faut aussi présenter les débats d’idées qui ont lieu au XVIIIe siècle, entre ceux qui argumentent contre l’esclavage (Montesquieu, Laffon de Ladebat, Samuel de Missy) et les fervents partisans de la traite. La dernière partie se consacre aux enjeux actuels de ces questions autour de l’esclavage, le travail des institutions, mais aussi des associations autour de ce devoir de mémoire ainsi que les enjeux patrimoniaux et éducatifs. Et à la croisée de ces différents acteurs, se trouve l'historien qui doit fournir de la matière solide sur ces questions historiques.

Le retard historiographique bordelais sur ce sujet est souvent abordé, néanmoins Mme Le Mao revient aussi sur la difficulté de trouver des sources développées pour construire les recherches.

L’ouvrage d’Eric Saugera est un « choc historiographique » et une base scientifique solide de référence pour l’étude de la traite à Bordeaux. D’autres travaux ont été réalisés mais sont confrontés à un obstacle méthodologique : l’absence de fonds dédiés à l’esclavage aux Archives. Différentes archives, dispersées, sont à leur disposition : les fonds de l’Amirauté, des fonds de négociants ou encore les inventaires notariés. De plus, la majorité des archives du port de Bordeaux ont disparu. Les centres d’archives de la région ont entamé un travail conséquent pour localiser ses archives et les valoriser. « Il faut se lancer maintenant ».

 &quot;On espère [que le projet NAOM] permettra de poser une pierre supplémentaire à la connaissance de l’histoire&quot;

nom de la photo

 Pour aller plus loin : 

- Marion Graff et Jacques de Caunnat, La traite bayonnaise au XVIIIe siècle, instructions, journal de bord, projets d’armement, Pau, Éditions Cairn, 2009

- Julie Duprat, Les minorités noires en France, PU Bordeaux, 2021

- Mickaël Augéron, Olivier Caudron, La Rochelle, l’Aunis et la Saintonge face à l’esclavage, Les Indes Savantes, 2012

- Erick Noël (dir), Dictionnaire des gens de couleur dans la France Moderne, vol 1, 2 et 3.
 
- Caroline Le Mao (dir), Mémoire noire : histoire de l’esclavage. Bordeaux, La Rochelle, Rochefort, Bayonne, Bordeaux : Mollat, 2020

- Eric Saugera, Bordeaux, port négrier : chronologie, économie, idéologie. XVIIe - XIXe siècle, Paris : Khartala, 2002

-	Blog du NAOM : https://naom.hypotheses.org/

-	Blog de Julie Duprat, Noire métropole


 Musique

Sam Cook, Chain Gang, 1960

Photo de Une : Pierre Lacour, Sur le quai des Chartrons, 1804. CC
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <itunes:summary>Suite à la fondation de la Nouvelle-Aquitaine en 2015, les différents pôles universitaires de la région se sont rejoints autour d’un projet de recherche : NAOM (Nouvelle-Aquitaine et Outre-Mers). 

Sous cet acronyme, les universitaires et enseignants chercheurs ont souhaité trouver un sens à cette nouvelle juxtaposition de départements. Et ce qui a fait sens est le lien à l'océan, plus spécifiquement à l’outre-mer. Leurs recherches sont structurées autour de cinq pôles : l’immigration, l’esclavage, la culture matérielle, les aspects patrimoniaux ainsi que l’innovation maritime. 

Caroline Le Mao, maître de conférence à Bordeaux-Montaigne et coordinatrice du projet NAOM, revient avec nous sur l'histoire de l'esclavage en Nouvelle-Aquitaine et les problématiques autour de ces questions historiques.

Entretien réalisé le 5 février 2020 et retranscrit par Sandra Merlet

La Clé des Ondes : étudier la traite négrière à l’échelle régionale est l’occasion de confronter quatre pôles portuaires (La Rochelle, Bordeaux, Bayonne, Rochefort), qui étaient impliqués dans la traite de manière différente avec des profils complémentaires

Caroline Le Mao : La Rochelle, port de commerce moyen, s’engage dans la traite précocement, dès le XVIIe siècle. A contrario, Bordeaux va s’insérer plus tardivement dans l’espace américain et privilégie dans un premier temps le commerce en droiture. Or, dans le dernier quart du XVIIIe siècle, Bordeaux prend un tournant négrier en s’investissant puissamment dans la traite et le commerce avec les Antilles, devenant ainsi le premier port colonial de France. Pour Bayonne, la traite est plus minoritaire dans le commerce local, même si neuf expéditions négrières sont montées par des armateurs bayonnais. Enfin, alors que Rochefort est connu pour être l’arsenal de la Marine Royale, le port est aussi l’Arsenal des colonies et participera directement à la traite durant l’aciento (l’approvisionnement en esclave des colonies espagnoles, dont la France aura la charge durant la Guerre de Succession d’Espagne)

Vue du Port de La Rochelle Joseph Vernet

 Joseph Vernet, Vue du port de la Rochelle, 1762. CC

 Au-delà de ces quatre pôles portuaires, la traite négrière a mobilisé tout l’arrière-pays aquitain 

La vitalité du commerce négrier, que ce soit la traite ou le commerce en droiture, est en lien avec la jonction de la façade maritime et un hinterland actif dans le commerce transatlantique. Pour monter une expédition négrière, il y a un travail important au sein de la région pour préparer les navires, mais aussi l’avitaillement et les pacotilles (denrées qui servent de monnaie d’échanges sur les marchés aux esclaves). Ainsi, constituer les cargaisons de traites fait travailler les pôles commerciaux régionaux. Plus largement, c’est un marché bancaire et aussi celui des assurances qui se forment, notamment à Bordeaux, ces expéditions étant un investissement monétaire considérable. La traite négrière innerve toute l’économie locale ne serait-ce que pour lancer l’expédition.
De même, au retour des bateaux les denrées sont travaillées ou revendus, mais aussi exportées dans le reste de l’Europe ce qui permet aux négociants bordelais de tripler leur bénéfices. 

 Est-ce que Bordeaux s’est enrichi de la traite négrière ? Pour la fin  du XVIIIe siècle, la réponse est oui. Mais on serait tenté de dire que pour le reste du siècle Bordeaux n’a peut-être pas vécu de la traite négrière. 
En revanche, elle a vécu de l’esclavage. Les denrées coloniales sont produites par les personnes réduites en esclavage. Donc tout le bénéfice qui se fait sur ces denrées est très étroitement lié à l’esclavage.

nom de la photo

L'ouvrage collectif Mémoires noires est une parution du projet NAOM, dans lequel les universitaires étudient l’implication des quatre ports de la Nouvelle-Aquitaine dans la traite négrière, une implication aux formes plurielles.

Dans un premier temps, l’ouvrage reprend les étapes du circuit de la traite négrière au prisme des ports du Sud-Ouest aquitain. Une deuxième partie se consacre aux acteurs de la société de plantation qui se développe aux Antilles, en concentrant leurs regards sur les colons mais aussi sur les minorités noires qui viennent à Bordeaux. Il faut aussi présenter les débats d’idées qui ont lieu au XVIIIe siècle, entre ceux qui argumentent contre l’esclavage (Montesquieu, Laffon de Ladebat, Samuel de Missy) et les fervents partisans de la traite. La dernière partie se consacre aux enjeux actuels de ces questions autour de l’esclavage, le travail des institutions, mais aussi des associations autour de ce devoir de mémoire ainsi que les enjeux patrimoniaux et éducatifs. Et à la croisée de ces différents acteurs, se trouve l'historien qui doit fournir de la matière solide sur ces questions historiques.

Le retard historiographique bordelais sur ce sujet est souvent abordé, néanmoins Mme Le Mao revient aussi sur la difficulté de trouver des sources développées pour construire les recherches.

L’ouvrage d’Eric Saugera est un « choc historiographique » et une base scientifique solide de référence pour l’étude de la traite à Bordeaux. D’autres travaux ont été réalisés mais sont confrontés à un obstacle méthodologique : l’absence de fonds dédiés à l’esclavage aux Archives. Différentes archives, dispersées, sont à leur disposition : les fonds de l’Amirauté, des fonds de négociants ou encore les inventaires notariés. De plus, la majorité des archives du port de Bordeaux ont disparu. Les centres d’archives de la région ont entamé un travail conséquent pour localiser ses archives et les valoriser. « Il faut se lancer maintenant ».

 &quot;On espère [que le projet NAOM] permettra de poser une pierre supplémentaire à la connaissance de l’histoire&quot;

nom de la photo

 Pour aller plus loin : 

- Marion Graff et Jacques de Caunnat, La traite bayonnaise au XVIIIe siècle, instructions, journal de bord, projets d’armement, Pau, Éditions Cairn, 2009

- Julie Duprat, Les minorités noires en France, PU Bordeaux, 2021

- Mickaël Augéron, Olivier Caudron, La Rochelle, l’Aunis et la Saintonge face à l’esclavage, Les Indes Savantes, 2012

- Erick Noël (dir), Dictionnaire des gens de couleur dans la France Moderne, vol 1, 2 et 3.
 
- Caroline Le Mao (dir), Mémoire noire : histoire de l’esclavage. Bordeaux, La Rochelle, Rochefort, Bayonne, Bordeaux : Mollat, 2020

- Eric Saugera, Bordeaux, port négrier : chronologie, économie, idéologie. XVIIe - XIXe siècle, Paris : Khartala, 2002

-	Blog du NAOM : https://naom.hypotheses.org/

-	Blog de Julie Duprat, Noire métropole


 Musique

Sam Cook, Chain Gang, 1960

Photo de Une : Pierre Lacour, Sur le quai des Chartrons, 1804. CC
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    <item>
      <title>Le rapport RASA : &quot;des propositions alternatives pour rompre cette dépendance de l'Afrique&quot;</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Entretien réalisé le 10 mars 2021, et retranscrit par Sandra Merlet

La Clé des Ondes : Quelle est la nature du RASA et les différentes organisations qui y participent ?

Abdourahmane Ndiaye : Le RASA est un consortium d’organisations de la société civile africaine. Il n’y a pas que le Forum mondial des alternatives. Il y a aussi d’autres structures : le CODESRIA, Legs Africa, Trust Africa, Enda Tiers-Monde, le forum du Tiers-Monde, etc. C’est un ensemble de structures de la société civile africaine qui sont à l’initiative du RASA.

Les rapports sur l’Afrique sont bien souvent dans deux appréciations antinomiques binaires : soit une ritournelle classique autour de la misère, mais aussi depuis quelque temps comme un continent de croissance. Pouvez-vous revenir sur votre position à propos de ces approches ?

Les rapports qui existent sur le développement en Afrique sont souvent des rapports ayant une vision très paternaliste, condescendante. Ils en oublient l’histoire, ils en oublient les trajectoires réelles et non pas supposées. Et nous, nous voudrions revenir sur les trajectoires réelles des sociétés africaines.

 On veut un monde multipolaire, et ce monde multipolaire ne peut advenir que si l’Afrique prend sa place dans le monde dans lequel nous vivons

Les stratégies qui sont mises en place sont des stratégies de privation qui permettent aux firmes transnationales, avec la complicité des élites politiques, de confisquer la croissance et de rapatrier les bénéfices de la croissance. Si bien que cette croissance on la constate au travers de la comptabilité nationale. Mais quand on interroge la variable niveau de vie, développement humain, développement durable, on se rend finalement compte qu’il n’y a pas vraiment de croissance. La situation est complexe, et il faut la regarder avec lucidité afin de proposer des pistes alternatives qui rompt avec les places subalternes attribués systématiquement à l’Afrique.

Le RASA parle de l’Afrique globalement. Quelle pertinence il y a à envisager l’Afrique dans son ensemble aujourd’hui ?

Il faut parler de l’Afrique comme étant une entité géographique, un continent au même titre que les autres. Mais nous ne somme pas enfermés par cette dimension géographique, parce que nous considérons que l’Afrique c’est aussi une émotion. C’est à dire qu’être africain c’est celui qui se considère comme tel et qui est prêt à faire avancer la cause africaine. La diaspora est membre intégrante de l’Afrique, même si elle n’est pas physiquement sur le continent.

L’affirmation de votre rapport « une Afrique et des Africains qui doivent construire leurs propres outils pour mesurer leurs propres progrès et leurs propres défis sur la base de leurs propres valeurs et réalités » est-elle en rupture avec les analyses marxistes de l’impérialisme dominant, d’il y a quelques décennies, maintenant que le libéralisme a triomphé au plan économique ?

Nous ne sommes pas en rupture avec la tradition marxiste, bien au contraire. Mais nous voulons dépasser cette opposition entre les centres et les périphéries, ouvrir le débat sur ce qu’il se passe dans les périphéries. Ce que nous voulons de manière forte est l’affirmation de nous-même, de nos idées, de nos orientations, qui rompt avec celle proposée par le système néo-libéral.

L’organisation de l’Union africaine, désormais l’Unité africaine, qu’analysez-vous sur le rôle de cette institution ?

La première critique est que l’Union africaine est dans une approche néo-libérale. Avec l’idée que pour émerger il faut passer par l’exploitation, voire la surexploitation des ressources naturelles. De plus, les rapports de la commission sont toujours rédigés avec l’aval de l’OCDE. Nous ne comprenons pas que jusqu’à présent quand les Africains veulent faire quelque chose, il faut que ce soit avec la bienveillance des Européens. Nous ne pouvons pas à la fois prétendre à une souveraineté et continuer à se laisser dicter son comportement, ses choix, ses orientations, de l’extérieur.


 Pour aller plus loin : 

- Le site du Rapport Alternatif sur l'Afrique : rasa-africa.org

- Olivier Blamangin, &quot;Castel l'empire qui fait trinquer l'Afrique&quot;, Le Monde diplomatique, octobre 2018


 Musiques 

- Didier Awadi, J'accuse, album Un autre monde est possible, 2005

- Tiken Jah Fakoly, Françafrique, album Françafrique, 2002

Photo de Une : Enfants au Bénin (Creativ Commons/Andre Roussel, USAID)

Logo du Rapport alternatif sur l'Afrique</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Feb 10 2021 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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La Clé des Ondes : Quelle est la nature du RASA et les différentes organisations qui y participent ?

Abdourahmane Ndiaye : Le RASA est un consortium d’organisations de la société civile africaine. Il n’y a pas que le Forum mondial des alternatives. Il y a aussi d’autres structures : le CODESRIA, Legs Africa, Trust Africa, Enda Tiers-Monde, le forum du Tiers-Monde, etc. C’est un ensemble de structures de la société civile africaine qui sont à l’initiative du RASA.

Les rapports sur l’Afrique sont bien souvent dans deux appréciations antinomiques binaires : soit une ritournelle classique autour de la misère, mais aussi depuis quelque temps comme un continent de croissance. Pouvez-vous revenir sur votre position à propos de ces approches ?

Les rapports qui existent sur le développement en Afrique sont souvent des rapports ayant une vision très paternaliste, condescendante. Ils en oublient l’histoire, ils en oublient les trajectoires réelles et non pas supposées. Et nous, nous voudrions revenir sur les trajectoires réelles des sociétés africaines.

 On veut un monde multipolaire, et ce monde multipolaire ne peut advenir que si l’Afrique prend sa place dans le monde dans lequel nous vivons

Les stratégies qui sont mises en place sont des stratégies de privation qui permettent aux firmes transnationales, avec la complicité des élites politiques, de confisquer la croissance et de rapatrier les bénéfices de la croissance. Si bien que cette croissance on la constate au travers de la comptabilité nationale. Mais quand on interroge la variable niveau de vie, développement humain, développement durable, on se rend finalement compte qu’il n’y a pas vraiment de croissance. La situation est complexe, et il faut la regarder avec lucidité afin de proposer des pistes alternatives qui rompt avec les places subalternes attribués systématiquement à l’Afrique.

Le RASA parle de l’Afrique globalement. Quelle pertinence il y a à envisager l’Afrique dans son ensemble aujourd’hui ?

Il faut parler de l’Afrique comme étant une entité géographique, un continent au même titre que les autres. Mais nous ne somme pas enfermés par cette dimension géographique, parce que nous considérons que l’Afrique c’est aussi une émotion. C’est à dire qu’être africain c’est celui qui se considère comme tel et qui est prêt à faire avancer la cause africaine. La diaspora est membre intégrante de l’Afrique, même si elle n’est pas physiquement sur le continent.

L’affirmation de votre rapport « une Afrique et des Africains qui doivent construire leurs propres outils pour mesurer leurs propres progrès et leurs propres défis sur la base de leurs propres valeurs et réalités » est-elle en rupture avec les analyses marxistes de l’impérialisme dominant, d’il y a quelques décennies, maintenant que le libéralisme a triomphé au plan économique ?

Nous ne sommes pas en rupture avec la tradition marxiste, bien au contraire. Mais nous voulons dépasser cette opposition entre les centres et les périphéries, ouvrir le débat sur ce qu’il se passe dans les périphéries. Ce que nous voulons de manière forte est l’affirmation de nous-même, de nos idées, de nos orientations, qui rompt avec celle proposée par le système néo-libéral.

L’organisation de l’Union africaine, désormais l’Unité africaine, qu’analysez-vous sur le rôle de cette institution ?

La première critique est que l’Union africaine est dans une approche néo-libérale. Avec l’idée que pour émerger il faut passer par l’exploitation, voire la surexploitation des ressources naturelles. De plus, les rapports de la commission sont toujours rédigés avec l’aval de l’OCDE. Nous ne comprenons pas que jusqu’à présent quand les Africains veulent faire quelque chose, il faut que ce soit avec la bienveillance des Européens. Nous ne pouvons pas à la fois prétendre à une souveraineté et continuer à se laisser dicter son comportement, ses choix, ses orientations, de l’extérieur.


 Pour aller plus loin : 

- Le site du Rapport Alternatif sur l'Afrique : rasa-africa.org

- Olivier Blamangin, &quot;Castel l'empire qui fait trinquer l'Afrique&quot;, Le Monde diplomatique, octobre 2018


 Musiques 

- Didier Awadi, J'accuse, album Un autre monde est possible, 2005

- Tiken Jah Fakoly, Françafrique, album Françafrique, 2002

Photo de Une : Enfants au Bénin (Creativ Commons/Andre Roussel, USAID)

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      <title>&quot;Le musée n'est pas neutre&quot; : vers une décolonisation des institutions ?</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description> Statue royale mi-homme mi-requin du roi Béhanzin, Royaume d'Abomey, 1890-1892. Conservée au Musée du Quai Branly. CC


La restitution des oeuvres d’art africaines est une question politique brulante. 

Suite au discours de Ouagadougou, en 2017, Emmanuel Macron demande à l'historienne Bénédicte Savoy et l'économiste Felwine Sarr un rapport sur la restitution des biens culturels africains. Ce rapport, publié en novembre 2018, mentionne 90 000 objets d'arts du continent africain qui sont présents dans les collections publiques françaises, dont environ la moitié daterait de la période coloniale. 

Le projet de loi sur la restitution du trésor de Dahomey (actuel Bénin) a été présenté en octobre 2020 au conseil des ministres. Un vote de restitution qui pourrait signifier un précédent pour - peut être - de plus amples restitutions. 

nom de la photo

 Porte du Palais royal d'Abomey, 1889. Conservée au Musée du Quai Branly. CC


Françoise Vergès, politologue et spécialiste des questions coloniales, revient à notre micro sur les réalités de l’empire colonial français et propose une redéfinition du musée basée sur la pensée décoloniale.

Entretien réalisé le 25 novembre 2020, et retranscrit par Sandra Merlet

La Clé des Ondes : En quoi les acquisitions polémiques de certaines des œuvres mentionnées dans le rapport Sarr-Savoy permettent d’illustrer une forme de violence de la colonisation ?

Françoise Vergès : C’est une acquisition basée sur le vol et le pillage. Il n’y a pas de conquête coloniale sans vol, sans dépossession. On s’approprie, on se donne le droit de transformer le pays en une propriété privée. Les gens qui l’habitent sont dépossédés d’eux-mêmes : ils changent de nom ainsi que leur pays. Ils sont dépossédés de leur objets. Donc absolument, la manière dont les musées ont été rempli de ces objets est très parlante sur la colonisation.

La présence de cette masse d’objets africains présents dans les musées français et européens souligne-t-elle une forme de dépossession des Africains vis-à-vis de leur histoire ?

Oui. On leur renie non seulement le droit à l’histoire, mais aussi à tout un art, une mémoire, une esthétique. Dans le même temps, les colonisateurs clament que les peuples colonisés n’ont pas d’histoire, qu’ils n’ont pas d’arts, tout en remplissant leurs musées en Europe de ces œuvres. De plus, ils imposent un récit sur ces objets. Les objets sont dévitalisés, on ne dit pas à quoi ils servent, d’où ils viennent. Par exemple, lorsqu’ils rentrent dans un musée les objets rituels perdent leur lien social, culturel et cultuel. Et il est vrai qu’en Europe, dans n’importe quelle petite ville, il est frappant de voir qu’il y a toujours des objets africains. Donc, de voir à quel point le continent à été pillé.

La restitution des œuvres d’arts aux pays africains peut-elle entraîner une redéfinition des pratiques muséographiques ?

Tout d’abord, les pays africains ont le droit de faire ce qu’ils veulent avec ces objets. Ensuite, il est vrai que ça peut permettre de repenser totalement ce qu’est le musée. Qu’est-ce qu’un musée finalement ? Un endroit où on met une collection ? Comment présenter les objets ? Quelle est l’histoire que l’on veut raconter autour de ces objets ? Le modèle européen, qui présente les œuvres sous forme de cartel, est très hégémonique. Mais ça ne veut pas dire qu’il soit le seul.


La restitution des œuvres d’art africaines peut-elle participer à un grand mouvement de décolonisation des musées, mais plus largement une décolonisation des imaginaires ?

Le grand mouvement de réparation et de restitution de dizaines, de milliers d’objets, nécessite une vraie réflexion, un vrai travail. Décoloniser ne se résume pas à un discours ou à un acte de restitution. Ce qu’il faut c’est sortir de la vision très euro-centrée de l’histoire de l’art. C’est se demander pourquoi les objets deviennent des objets ethnographiques alors que les objets occidentaux sont des objets d’arts ? Et cette décolonisation des musées, des imaginaires, elle va avec tout un mouvement contre le racisme en France, contre les discriminations, les inégalités, les injustices. Le musée n’est pas neutre, il doit donc prendre part à toutes ces discussions.

Pour aller plus loin :

- « Décoloniser les musées. La restitution des œuvres d’art africaines », dossier réalisé dans le cadre du M2 Histoire publique de l’UPEC 

- Philippe Baqué, &quot;Polémique sur la restitution des objets d'art africains&quot;, Le Monde Diplomatique, août 2020</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Nov 25 2020 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary> Statue royale mi-homme mi-requin du roi Béhanzin, Royaume d'Abomey, 1890-1892. Conservée au Musée du Quai Branly. CC


La restitution des oeuvres d’art africaines est une question politique brulante. 

Suite au discours de Ouagadougou, en 2017, Emmanuel Macron demande à l'historienne Bénédicte Savoy et l'économiste Felwine Sarr un rapport sur la restitution des biens culturels africains. Ce rapport, publié en novembre 2018, mentionne 90 000 objets d'arts du continent africain qui sont présents dans les collections publiques françaises, dont environ la moitié daterait de la période coloniale. 

Le projet de loi sur la restitution du trésor de Dahomey (actuel Bénin) a été présenté en octobre 2020 au conseil des ministres. Un vote de restitution qui pourrait signifier un précédent pour - peut être - de plus amples restitutions. 

nom de la photo

 Porte du Palais royal d'Abomey, 1889. Conservée au Musée du Quai Branly. CC


Françoise Vergès, politologue et spécialiste des questions coloniales, revient à notre micro sur les réalités de l’empire colonial français et propose une redéfinition du musée basée sur la pensée décoloniale.

Entretien réalisé le 25 novembre 2020, et retranscrit par Sandra Merlet

La Clé des Ondes : En quoi les acquisitions polémiques de certaines des œuvres mentionnées dans le rapport Sarr-Savoy permettent d’illustrer une forme de violence de la colonisation ?

Françoise Vergès : C’est une acquisition basée sur le vol et le pillage. Il n’y a pas de conquête coloniale sans vol, sans dépossession. On s’approprie, on se donne le droit de transformer le pays en une propriété privée. Les gens qui l’habitent sont dépossédés d’eux-mêmes : ils changent de nom ainsi que leur pays. Ils sont dépossédés de leur objets. Donc absolument, la manière dont les musées ont été rempli de ces objets est très parlante sur la colonisation.

La présence de cette masse d’objets africains présents dans les musées français et européens souligne-t-elle une forme de dépossession des Africains vis-à-vis de leur histoire ?

Oui. On leur renie non seulement le droit à l’histoire, mais aussi à tout un art, une mémoire, une esthétique. Dans le même temps, les colonisateurs clament que les peuples colonisés n’ont pas d’histoire, qu’ils n’ont pas d’arts, tout en remplissant leurs musées en Europe de ces œuvres. De plus, ils imposent un récit sur ces objets. Les objets sont dévitalisés, on ne dit pas à quoi ils servent, d’où ils viennent. Par exemple, lorsqu’ils rentrent dans un musée les objets rituels perdent leur lien social, culturel et cultuel. Et il est vrai qu’en Europe, dans n’importe quelle petite ville, il est frappant de voir qu’il y a toujours des objets africains. Donc, de voir à quel point le continent à été pillé.

La restitution des œuvres d’arts aux pays africains peut-elle entraîner une redéfinition des pratiques muséographiques ?

Tout d’abord, les pays africains ont le droit de faire ce qu’ils veulent avec ces objets. Ensuite, il est vrai que ça peut permettre de repenser totalement ce qu’est le musée. Qu’est-ce qu’un musée finalement ? Un endroit où on met une collection ? Comment présenter les objets ? Quelle est l’histoire que l’on veut raconter autour de ces objets ? Le modèle européen, qui présente les œuvres sous forme de cartel, est très hégémonique. Mais ça ne veut pas dire qu’il soit le seul.


La restitution des œuvres d’art africaines peut-elle participer à un grand mouvement de décolonisation des musées, mais plus largement une décolonisation des imaginaires ?

Le grand mouvement de réparation et de restitution de dizaines, de milliers d’objets, nécessite une vraie réflexion, un vrai travail. Décoloniser ne se résume pas à un discours ou à un acte de restitution. Ce qu’il faut c’est sortir de la vision très euro-centrée de l’histoire de l’art. C’est se demander pourquoi les objets deviennent des objets ethnographiques alors que les objets occidentaux sont des objets d’arts ? Et cette décolonisation des musées, des imaginaires, elle va avec tout un mouvement contre le racisme en France, contre les discriminations, les inégalités, les injustices. Le musée n’est pas neutre, il doit donc prendre part à toutes ces discussions.

Pour aller plus loin :

- « Décoloniser les musées. La restitution des œuvres d’art africaines », dossier réalisé dans le cadre du M2 Histoire publique de l’UPEC 

- Philippe Baqué, &quot;Polémique sur la restitution des objets d'art africains&quot;, Le Monde Diplomatique, août 2020</itunes:summary>
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    <item>
      <title>[Rediff]L'expulsion du Squat de la Zone Libre (Cenon), émission spéciale</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Feb 24 2021 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Zone libre à Cenon : 15 mois d'une riche vie collective, détruite en une matinée</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Émission spéciale aujourd’hui, hélas pourrait-on dire... En effet, nous allons consacrer la totalité du créneau horaire de notre émission à l’expulsion du squat du Haut Cenon, la « Zone Libre », la semaine dernière, jeudi 11 février, à 6 heures du matin avec un déploiement extraordinaire de forces de police (2 escadrons de gardes mobiles).

Nous reviendrons sur ce « jeudi noir », cet évènement traumatique qui a touché les 300 personnes (80 familles, 110 enfants) qui avaient trouvé refuge depuis 15 mois dans cette ancienne résidence pour personnes âgées au centre ville du Haut Cenon. Nous reviendrons également sur ce qu’ont été ces 15 mois de vie collective, à bien des égards, riche et originale.

Nos invités, en direct dans notre studio : deux habitants expulsés, des membres d’associations ou de simples bénévoles qui ont accompagné ces familles pendant 15 mois et qui étaient là aussi le jeudi matin. Nous aurons aussi des enregistrements car tout le monde n’a pas pu venir…

A (ré)écouter dans le podcast ci-dessus.

Conférence de presse : Jeudi 18 février, une conférence de presse publique est organisée par le collectif de soutien aux expulsés : &quot;Une semaine après, où sont les expulsé-e-s de Cenon?&quot; RDV 11h à Darwin.

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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Feb 17 2021 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>Zone libre à Cenon : 15 mois d'une riche vie collective, détruite en une matinée</itunes:title>
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      <itunes:subtitle>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</itunes:subtitle>
      <itunes:summary>Émission spéciale aujourd’hui, hélas pourrait-on dire... En effet, nous allons consacrer la totalité du créneau horaire de notre émission à l’expulsion du squat du Haut Cenon, la « Zone Libre », la semaine dernière, jeudi 11 février, à 6 heures du matin avec un déploiement extraordinaire de forces de police (2 escadrons de gardes mobiles).

Nous reviendrons sur ce « jeudi noir », cet évènement traumatique qui a touché les 300 personnes (80 familles, 110 enfants) qui avaient trouvé refuge depuis 15 mois dans cette ancienne résidence pour personnes âgées au centre ville du Haut Cenon. Nous reviendrons également sur ce qu’ont été ces 15 mois de vie collective, à bien des égards, riche et originale.

Nos invités, en direct dans notre studio : deux habitants expulsés, des membres d’associations ou de simples bénévoles qui ont accompagné ces familles pendant 15 mois et qui étaient là aussi le jeudi matin. Nous aurons aussi des enregistrements car tout le monde n’a pas pu venir…

A (ré)écouter dans le podcast ci-dessus.

Conférence de presse : Jeudi 18 février, une conférence de presse publique est organisée par le collectif de soutien aux expulsés : &quot;Une semaine après, où sont les expulsé-e-s de Cenon?&quot; RDV 11h à Darwin.

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    </item>
    <item>
      <title>ITW d'Abdourahmane Ndiaye - &quot;Le venin dans la plume&quot;, Gérard Noiriel - Vaccination en Israël</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Feb 10 2021 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>Le &quot;livret du citoyen&quot; pour les postulants à la naturalisation</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Fri Feb 05 2021 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>Emission Polynésie Française : &quot;Les Immémoriaux&quot;, Victor Segalen - essais atomiques et colonisation</title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Feb 03 2021 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Colonisation et Guerre d'Algérie : une analyse du rapport Stora</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Mercredi 20 janvier 2021, Benjamin Stora, historien bien connu, spécialiste de l’histoire du Maghreb contemporain remettait à Macron son rapport &quot;Rapport sur les questions mémorielles portant sur la colonisation et la Guerre d’Algérie&quot;

C’est quoi ce rapport ?

Il s'agit d'une œuvre de commande élyséenne. Emmanuel Macron l’a demandé à Benjamin Stora en juillet 2020. Ses 146 pages sont organisées en 3 parties. Les deux premières parties proposent un état des lieux de la situation avec une partie 1 intitulée l’Algérie : &quot;l’impossible oubli, les effets de mémoire&quot; où il est question selon l’auteur de la concurrence terrible entre des mémoires communautarisées, des mémoires qui touchent 7 millions de français (pieds-noirs, harkis, appelés, immigrés encore vivants et leurs familles…).

nom de la photo

Benjamin Stora en 2015 au Festival Etonnants Voyageurs (Wikimedia

La deuxième partie est intitulée &quot;Les rapports de la France avec l’Algérie&quot;.

La troisième partie, nommée &quot;Les défis à relever&quot;, propose une méthode et des solutions pour en sortir, des préconisations, 29 très exactement.

Pourquoi ce rapport ?

Le constat de Stora c’est que le sujet est très clivant et de fait très clivé mais qu’il faut pourtant avancer sur le chemin de la réconciliation, c’est essentiel. Il propose une nouvelle approche, qui consiste à arrêter avec les grands discours politiques et présidentiels, sortir de la crispation voire du psychodrame sur les « excuses » et la « repentance » véritable piège dans lequel les politiques sont tombés et que certains en Algérie comme en France instrumentalisent pour que rien ne bouge.

Emmanuel Macron lui, a besoin d’avancer sur le sujet et de marquer définitivement les esprits sur cette question, il en a fait un point important de son quinquennat. Il s’est déjà bien impliqué, notamment en 2017, lors de son déplacement à Alger durant la campagne présidentielle, où en tant que candidat il a parlé de « crime contre l’humanité ». Surtout en septembre 2018, en tant que Président cette fois ci, en se rendant auprès de l’épouse encore vivante de Maurice Audin, militant communiste algérien assassiné durant la Bataille d’Alger en 1957, pour lui demander pardon au nom de la République française.

Si Macron est prêt à avancer significativement sur le chemin de la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français avec des gestes forts et/ou symboliques par contre il n’est plus question d’excuses ou de repentance.

Pour Macron, il y a aussi l’ambition d’apaiser une partie des conflits au sein de la société française.

Un contexte favorable ?

C'est possible. D'abord, Macron est né après l’indépendance de l’Algérie et représente une génération nouvelle.

En Algérie le vaste mouvement du Hirak a déstabilisé et fragilisé le régime et les algériens veulent plus de démocratie et du neuf. Le président actuel, Abdelmadjid Tebboune, est semble-t-il moins offensif dans le discours sur ces questions de mémoire.

La situation au Sahel et en Libye commande de retrouver le plus rapidement possible des relations suivies et serrées avec l’Algérie.

En conclusion

Nous reviendrons sur cette prise de position de Raphaëlle Branche. &quot;La réconciliation est en marche, elle est même très avancée dans les deux sociétés françaises et algériennes. Ce sont les politiques qui sont à la traîne&quot;

Nos intervenant.es

Angélique BELKHIR étudiante en anthropologie en dernière année de master

Jean-Pierre Lefèvre, de l'équipe du Guide du Bordeaux Colonial, qui assurera aussi la technique

Jean François Meekel, de l’équipe du Guide du Bordeaux colonial, très pointu sur la question algérienne en particulier depuis la parution en 2020 du hors série Algéries - Jean-François s’est de plus passionné pour les recherches, les productions et la personnalité d’une historienne formidable, Raphaëlle Branche, professeure d’histoire contemporaine à l’université de Paris Nanterre et spécialiste de la guerre d’Algérie.

Gérard Clabé, de l'équipe du Guide du Bordeaux Colonial, qui a construit et façonné cet échange.

Photo de Une : 16 janvier 1962. Scène de manifestation : vue de face de manifestants tenant banderole &quot;Halte au fascisme Paix en Algérie&quot;. Vue de nuit. Cliché pris lors d'une manifestation anti OAS (Organisation de l'Armée Secrète) organisée par le font syndical commun à la suite d'une série d'attentats perpétrés à Toulouse dans la nuit du 15 au 16 janvier 1962. (Wikimedia</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Jan 27 2021 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>Mercredi 20 janvier 2021, Benjamin Stora, historien bien connu, spécialiste de l’histoire du Maghreb contemporain remettait à Macron son rapport &quot;Rapport sur les questions mémorielles portant sur la colonisation et la Guerre d’Algérie&quot;

C’est quoi ce rapport ?

Il s'agit d'une œuvre de commande élyséenne. Emmanuel Macron l’a demandé à Benjamin Stora en juillet 2020. Ses 146 pages sont organisées en 3 parties. Les deux premières parties proposent un état des lieux de la situation avec une partie 1 intitulée l’Algérie : &quot;l’impossible oubli, les effets de mémoire&quot; où il est question selon l’auteur de la concurrence terrible entre des mémoires communautarisées, des mémoires qui touchent 7 millions de français (pieds-noirs, harkis, appelés, immigrés encore vivants et leurs familles…).

nom de la photo

Benjamin Stora en 2015 au Festival Etonnants Voyageurs (Wikimedia

La deuxième partie est intitulée &quot;Les rapports de la France avec l’Algérie&quot;.

La troisième partie, nommée &quot;Les défis à relever&quot;, propose une méthode et des solutions pour en sortir, des préconisations, 29 très exactement.

Pourquoi ce rapport ?

Le constat de Stora c’est que le sujet est très clivant et de fait très clivé mais qu’il faut pourtant avancer sur le chemin de la réconciliation, c’est essentiel. Il propose une nouvelle approche, qui consiste à arrêter avec les grands discours politiques et présidentiels, sortir de la crispation voire du psychodrame sur les « excuses » et la « repentance » véritable piège dans lequel les politiques sont tombés et que certains en Algérie comme en France instrumentalisent pour que rien ne bouge.

Emmanuel Macron lui, a besoin d’avancer sur le sujet et de marquer définitivement les esprits sur cette question, il en a fait un point important de son quinquennat. Il s’est déjà bien impliqué, notamment en 2017, lors de son déplacement à Alger durant la campagne présidentielle, où en tant que candidat il a parlé de « crime contre l’humanité ». Surtout en septembre 2018, en tant que Président cette fois ci, en se rendant auprès de l’épouse encore vivante de Maurice Audin, militant communiste algérien assassiné durant la Bataille d’Alger en 1957, pour lui demander pardon au nom de la République française.

Si Macron est prêt à avancer significativement sur le chemin de la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français avec des gestes forts et/ou symboliques par contre il n’est plus question d’excuses ou de repentance.

Pour Macron, il y a aussi l’ambition d’apaiser une partie des conflits au sein de la société française.

Un contexte favorable ?

C'est possible. D'abord, Macron est né après l’indépendance de l’Algérie et représente une génération nouvelle.

En Algérie le vaste mouvement du Hirak a déstabilisé et fragilisé le régime et les algériens veulent plus de démocratie et du neuf. Le président actuel, Abdelmadjid Tebboune, est semble-t-il moins offensif dans le discours sur ces questions de mémoire.

La situation au Sahel et en Libye commande de retrouver le plus rapidement possible des relations suivies et serrées avec l’Algérie.

En conclusion

Nous reviendrons sur cette prise de position de Raphaëlle Branche. &quot;La réconciliation est en marche, elle est même très avancée dans les deux sociétés françaises et algériennes. Ce sont les politiques qui sont à la traîne&quot;

Nos intervenant.es

Angélique BELKHIR étudiante en anthropologie en dernière année de master

Jean-Pierre Lefèvre, de l'équipe du Guide du Bordeaux Colonial, qui assurera aussi la technique

Jean François Meekel, de l’équipe du Guide du Bordeaux colonial, très pointu sur la question algérienne en particulier depuis la parution en 2020 du hors série Algéries - Jean-François s’est de plus passionné pour les recherches, les productions et la personnalité d’une historienne formidable, Raphaëlle Branche, professeure d’histoire contemporaine à l’université de Paris Nanterre et spécialiste de la guerre d’Algérie.

Gérard Clabé, de l'équipe du Guide du Bordeaux Colonial, qui a construit et façonné cet échange.

Photo de Une : 16 janvier 1962. Scène de manifestation : vue de face de manifestants tenant banderole &quot;Halte au fascisme Paix en Algérie&quot;. Vue de nuit. Cliché pris lors d'une manifestation anti OAS (Organisation de l'Armée Secrète) organisée par le font syndical commun à la suite d'une série d'attentats perpétrés à Toulouse dans la nuit du 15 au 16 janvier 1962. (Wikimedia</itunes:summary>
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    </item>
    <item>
      <title>Point lecture. Pierre Testud, &quot;Algérie : les oursins de mon enfance&quot;</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Fri Jan 22 2021 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>Exposition MEMORIA au Frac-MECA - &quot;Algérie, les oursins de mon enfance&quot;, Pierre Testud.</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
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      <pubDate>Wed Jan 20 2021 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Antisionisme et polémique, révolte d'afro-descendants à La Réole, Peuple Chagos et Pearl Harbor</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>On garde les distances mais au diable les barrières tout en respectant les consignes de la radio.

Une émission une fois de plus pleine de rendez vous et de découvertes, mais ou l’actualité est bien présente.

Tout d’abord en direct Jean François Meekel nous présentera les errances et les malheurs du Peuple Chagos.

André Rosevègue nous fera un rapide compte rendu de la première réunion de la commission de lutte contre le racisme et l’antisémitisme qui s’est tenue la semaine dernière. Plusieurs membres constituant le collectif Sortir du colonialisme étaient aussi présents constatant un climat pour le moins tendu. André au titre de l’UJFP a été mis en cause par la Licra qui a assimilé les positions antisionnistes de cette organisation à du négationnisme et de l’antisémitisme. Il fera une mise au point sur les concepts cités plus haut.

Jean-François Meekel qui nous présentera son enregistrement sur le roman graphique de Georges TaKei, qui traite de l'internement, le lendemain de l'attaque de Pearl Habour et de l’enfermement, des Nippo-américains aux USA pendant la durée du conflit.

Enfin pour terminer l’émission Jean-Pierre Lefèvre nous parlera dans le cadre de l’association Pourquoi Pas et de son travail autour des révoltes populaires en aquitaine, de la découverte grâce à une discussion avec Karfa Diallo d’une révolte conduite par des afro-descendants à La Réole en 1815.

voilà donc les rendez vous de notre 48è émission sur le guide du bordeaux colonial et tout ça sur la Clé Des Ondes</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Jan 13 2021 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Une émission une fois de plus pleine de rendez vous et de découvertes, mais ou l’actualité est bien présente.

Tout d’abord en direct Jean François Meekel nous présentera les errances et les malheurs du Peuple Chagos.

André Rosevègue nous fera un rapide compte rendu de la première réunion de la commission de lutte contre le racisme et l’antisémitisme qui s’est tenue la semaine dernière. Plusieurs membres constituant le collectif Sortir du colonialisme étaient aussi présents constatant un climat pour le moins tendu. André au titre de l’UJFP a été mis en cause par la Licra qui a assimilé les positions antisionnistes de cette organisation à du négationnisme et de l’antisémitisme. Il fera une mise au point sur les concepts cités plus haut.

Jean-François Meekel qui nous présentera son enregistrement sur le roman graphique de Georges TaKei, qui traite de l'internement, le lendemain de l'attaque de Pearl Habour et de l’enfermement, des Nippo-américains aux USA pendant la durée du conflit.

Enfin pour terminer l’émission Jean-Pierre Lefèvre nous parlera dans le cadre de l’association Pourquoi Pas et de son travail autour des révoltes populaires en aquitaine, de la découverte grâce à une discussion avec Karfa Diallo d’une révolte conduite par des afro-descendants à La Réole en 1815.

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    </item>
    <item>
      <title>&quot;Des hommes&quot;, Laurent Mauvignier - &quot;Un cowboy dans le coton&quot; - Couleurs de peau et anthropologie</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Jan 06 2021 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>[Chronique d'André] Focus sur la Palestine</title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Fri Dec 18 2020 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>[Direct] Chroniques de Maupassant sur l'Algérie française - ITW du danseur Piroger Bakambo</title>
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <title>Chronique de Jean-Pierre sur la Laïcité</title>
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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    <item>
      <title>[Direct] ITW Raymond Blet #2, l'avocat des luttes - Retour sur le septennat de Giscard</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Dec 09 2020 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>[Direct] ITW Raymond Blet #1 - Chronique d'André sur &quot;La pensée blanche&quot; de Lilian Thuram </title>
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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    <item>
      <title>&quot;On ne nait pas blanc, on le devient&quot; : chronique du livre de Lilian Thuram par André Rosevègue</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
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      <pubDate>Fri Dec 04 2020 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>Colonisation : il y a 99 ans, René Maran recevait le Goncourt avec une bombe litteraire et politique</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>un récit, Batouala, un auteur René Maran

Paru en 1921, ce roman est un double coup de tonnerre : en raison de la personnalité de René Maran, son auteur, de son parcours scolaire et professionnel et en raison du prix Goncourt du premier roman qu’il obtient et qui laisse le petit monde littéraire stupéfait, comme l’opinion publique qui nageait dans l’approbation d’un colonialisme plus ou moins « bon enfant » marqué par quelques certitudes racistes du type qu’un noir ne pouvait être un personnage de fiction et qu’un noir ne pouvait pas écrire un roman couronné d’un prix si prestigieux que le Goncourt.

Mais qui est René Maran ?

C’est un martiniquais, né la fin du 19è sècle (1887) en pleine période coloniale, à Fort de France de parents guyanais qui font une carrière administrative au Gabon.

Les enfants dont les parents travaillaient dans les colonies faisaient traditionnellement leurs études à Bordeaux qui était l’Académie de référence. René Maran, logiquement est interne dès l’âge de 7 ans au lycée de Talence puis au lycée Montaigne.



Il ne voyait ses parents que tous les 3 ans. Il comble cette solitude familiale notamment par un pratique sportive assidue : rugby, escrime. C’est à Paris qu’il fait des études de droit, à la suite desquelles il entre dans l’administration préfectorale. Puis poussé par son père, il sera nommé administrateur des colonies en Oubangui (Centrafrique) dès 1912 c’est-à-dire à l’âge de 25 ans : cette expérience va se révéler fondatrice. Ses convictions, son mode de vie et son travail d’écrivain en seront bouleversés.

Il écrit alors un premier récit dont la publication sera posthume DJOGONI qui rend compte de cette expérience traumatisante d’un noir chargé d’imposer la loi coloniale à d’autres noirs. Mais c’est en 1921, que son roman Bouatala, qui aborde également ces expériences personnelles, obtint le prix Goncourt du premier roman. 

Maran est également un poète : toute son œuvre en est empreint. Il continuera d’ailleurs une carrière d’écrivain en publiant beaucoup d’histoires animalières déjà présentes dans Batouala et autres biographies . enfin cette double culture qu’il portera toute sa vie : celle du colonisé et celle du colonisateur sera le sujet d’un ultime roman Un homme pareil aux autres en 1947.

Le Prix Goncourt en 1921, une bombe 

Le Prix Goncourt en 1921 est une bombe dans le monde littéraire et politique. Pour plusieurs raisons : d’abord un Noir devient lauréat d’un prix littéraire prestigieux ; le héros du roman; comme tous les personnages principaux d’ailleurs, est un Noir et le point de vue du récit est toujours celui du de noir colonisé.

Par ailleurs, Maran est inconnu des salons littéraires, enfin et surtout son œuvre dénonce les dégâts de la colonisation sur les peuples africains.

Son roman sera interdit de vente en Afrique et Maran, menacé, sera poussé à la démission. Cependant Léopold Senghor et Aimé Césaire le considéreront et le désigneront d’ailleurs comme précurseur du mouvement littéraire de la « négritude » ce que Maran refusait d’ailleurs.

Il meurt en 1960 dans l’indifférence.

Le Roman Batouala

Il paraît donc dans un contexte politique concernant le colonialisme bien précis. En effet, on peut dire qu’en ce début du 20è siècle, le colonialisme règne en maitre : il est apparemment soutenu par la population qui le voit comme la preuve de la puissance de la république, et sans crainte de contradiction on parle avec fierté de l’empire colonial français et comme réservoir inépuisable au capitalisme.

C’est aussi une période très violente pour les colonisés qui subissent notamment des représailles cruelles aux contestations et même aux manquements dans les objectifs de production des richesses.

Le roman, remet toute cette idéologie en cause en mettant en avant la réalité du colonialisme pour les colonisés ce que la très grande majorité des politiques comme des citoyens refusent de considérer… mais venons en maintenant au contenu de ce roman qui même s’il s’agit d’un récit, s’apparente plutôt à une sorte de long poème en prose, d’ode à l’Afrique, aux africains et à l’amour...

nom de la photo

Martine Descubes et Bertrand Gilardeau du Guide du Bordeaux Colonial (Jean-Pierre Lefèvre/Pourquoi Pas)

Lien vers le site de l'association Pourquoi Pas</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
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      <pubDate>Wed Nov 11 2020 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Paru en 1921, ce roman est un double coup de tonnerre : en raison de la personnalité de René Maran, son auteur, de son parcours scolaire et professionnel et en raison du prix Goncourt du premier roman qu’il obtient et qui laisse le petit monde littéraire stupéfait, comme l’opinion publique qui nageait dans l’approbation d’un colonialisme plus ou moins « bon enfant » marqué par quelques certitudes racistes du type qu’un noir ne pouvait être un personnage de fiction et qu’un noir ne pouvait pas écrire un roman couronné d’un prix si prestigieux que le Goncourt.

Mais qui est René Maran ?

C’est un martiniquais, né la fin du 19è sècle (1887) en pleine période coloniale, à Fort de France de parents guyanais qui font une carrière administrative au Gabon.

Les enfants dont les parents travaillaient dans les colonies faisaient traditionnellement leurs études à Bordeaux qui était l’Académie de référence. René Maran, logiquement est interne dès l’âge de 7 ans au lycée de Talence puis au lycée Montaigne.



Il ne voyait ses parents que tous les 3 ans. Il comble cette solitude familiale notamment par un pratique sportive assidue : rugby, escrime. C’est à Paris qu’il fait des études de droit, à la suite desquelles il entre dans l’administration préfectorale. Puis poussé par son père, il sera nommé administrateur des colonies en Oubangui (Centrafrique) dès 1912 c’est-à-dire à l’âge de 25 ans : cette expérience va se révéler fondatrice. Ses convictions, son mode de vie et son travail d’écrivain en seront bouleversés.

Il écrit alors un premier récit dont la publication sera posthume DJOGONI qui rend compte de cette expérience traumatisante d’un noir chargé d’imposer la loi coloniale à d’autres noirs. Mais c’est en 1921, que son roman Bouatala, qui aborde également ces expériences personnelles, obtint le prix Goncourt du premier roman. 

Maran est également un poète : toute son œuvre en est empreint. Il continuera d’ailleurs une carrière d’écrivain en publiant beaucoup d’histoires animalières déjà présentes dans Batouala et autres biographies . enfin cette double culture qu’il portera toute sa vie : celle du colonisé et celle du colonisateur sera le sujet d’un ultime roman Un homme pareil aux autres en 1947.

Le Prix Goncourt en 1921, une bombe 

Le Prix Goncourt en 1921 est une bombe dans le monde littéraire et politique. Pour plusieurs raisons : d’abord un Noir devient lauréat d’un prix littéraire prestigieux ; le héros du roman; comme tous les personnages principaux d’ailleurs, est un Noir et le point de vue du récit est toujours celui du de noir colonisé.

Par ailleurs, Maran est inconnu des salons littéraires, enfin et surtout son œuvre dénonce les dégâts de la colonisation sur les peuples africains.

Son roman sera interdit de vente en Afrique et Maran, menacé, sera poussé à la démission. Cependant Léopold Senghor et Aimé Césaire le considéreront et le désigneront d’ailleurs comme précurseur du mouvement littéraire de la « négritude » ce que Maran refusait d’ailleurs.

Il meurt en 1960 dans l’indifférence.

Le Roman Batouala

Il paraît donc dans un contexte politique concernant le colonialisme bien précis. En effet, on peut dire qu’en ce début du 20è siècle, le colonialisme règne en maitre : il est apparemment soutenu par la population qui le voit comme la preuve de la puissance de la république, et sans crainte de contradiction on parle avec fierté de l’empire colonial français et comme réservoir inépuisable au capitalisme.

C’est aussi une période très violente pour les colonisés qui subissent notamment des représailles cruelles aux contestations et même aux manquements dans les objectifs de production des richesses.

Le roman, remet toute cette idéologie en cause en mettant en avant la réalité du colonialisme pour les colonisés ce que la très grande majorité des politiques comme des citoyens refusent de considérer… mais venons en maintenant au contenu de ce roman qui même s’il s’agit d’un récit, s’apparente plutôt à une sorte de long poème en prose, d’ode à l’Afrique, aux africains et à l’amour...

nom de la photo

Martine Descubes et Bertrand Gilardeau du Guide du Bordeaux Colonial (Jean-Pierre Lefèvre/Pourquoi Pas)

Lien vers le site de l'association Pourquoi Pas</itunes:summary>
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    </item>
    <item>
      <title>[Direct] ITW Françoise Vergès - Chronique d'André &quot;ONPPRD&quot; - La conférence de Berlin (1885)</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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    </item>
    <item>
      <title>[Chronique d'André]Le &quot;manifeste des 100&quot;, nouvelle manifestation du &quot;on-ne-peut-plus-rien-dire&quot;</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Fri Nov 27 2020 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>[Direct] Rediffusion de la visioconférence d'Olivier Le Cour Grandmaison à l'Espace Marx</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <itunes:summary>[Direct] Rediffusion de la visioconférence d'Olivier Le Cour Grandmaison à l'Espace Marx</itunes:summary>
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    </item>
    <item>
      <title>[La chronique d'André] Marcus Thuram et  &quot;La pensée blanche&quot; de Lilian Thuram</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Fri Nov 13 2020 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Tirailleurs, cette chaire à canon &quot;cadavérée&quot; par les colonialistes</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Nous consacrons la première demi-heure aux combattants issus des colonies vantés notamment comme &quot;la force noire&quot; par leur chefs sabreurs. Par Gérard Clabé.

Nous consacrons la seconde demi-heure à René Maran et ses écrits. Par Martine Descubes et Bertrand Gilardeau, enregistré par Jean-Pierre Lefèvre.

Nous conclurons avec de l'actualité sportive. Par André Rosevègue.

Photo de Une : Tirailleurs sénégalais traversant une ville, 1914-1918 (Creative Commons/Wikimedia</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Nov 11 2020 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Nous consacrons la seconde demi-heure à René Maran et ses écrits. Par Martine Descubes et Bertrand Gilardeau, enregistré par Jean-Pierre Lefèvre.

Nous conclurons avec de l'actualité sportive. Par André Rosevègue.

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    <item>
      <title>Franz Fanon en BD : un roman, un polar, un docufiction</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Frantz Fanon, vous connaissez ?

Rappelez vous ! Frantz Fanon c’est le type dont le nom avait été attribué par le Conseil municipal de Bordeaux sous la présidence d’Alain Juppé à une sente dans les nouveaux quartiers du côté des bassins à flots. Décision pas unanime bien que dérisoire : l’élu du Rassemblement national avait voté contre.

Frantz Fanon, rappelez vous, c’est le nom de celui qu’Alain Juppé a finalement refusé d’honorer, cédant à la pression des nostalgiques de l’Algérie française.

Frantz Fanon mérite mieux que d’avoir une sente à son nom : il mérite d’être lu. Et pour vous en persuader, je vous propose de lire le roman graphique que Frédéric Ciriez et Romain Lamy lui ont consacré, dans un fort livre de 232 pages aux éditions La Découverte. Il vous en coûtera 28 euros, presque trois fois le prix du Guide du Bordeaux colonial, mais il y a beaucoup plus de dessins.

Et ne me dites pas que les librairies sont fermées : vous pouvez le commander à votre librairie habituelle qui se fera un plaisir de vous prévenir quand vous pourrez venir le chercher.

Sans être une tragédie, ce docufiction respecte presque la règle des trois unités :

- unité de lieu : le roman se passe à Rome 
- unité de temps : il tient en trois journées bien remplies (les puristes me diront que l’unité de temps ne doit pas dépasser 24 heures, alors disons quasiment)
- unité d’action : c’est la première rencontre en août 1961 du psychiatre martiniquais Frantz Fanon, totalement engagé dans la révolution algérienne, avec Claude Lanzmann, Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, avant que ce dernier ne rédige la préface des Damnés de la terre.

Trois jours de discussion dans les salons d’un hôtel à Rome, et un peu aussi dans ses rues, mais on ne rejoue pas le « Huis-Clos » de Sartre. Cette astuce de scenario va permettre aux auteurs de donner la parole à Fanon afin qu’il ait l’occasion d’expliquer tout son parcours et les grandes lignes de son analyse. 

Nous sommes en août 1961. Les négociations entre la France présidée par De Gaulle et le FLN (le Front de Libération Nationale qui revendique l'indépendance de l'Algérie) ont commencé mais elles patinent et l’OAS (Organisation de l'armée secrète qui veut que l'Algérie reste française) qui voit De Gaulle comme un traître à l’Algérie française a commencé sa politique de terreur. Fanon né en 1925 a déjà publié en 1952 Peaux noires, masques blancs, et l’An V de la révolution algérienne. Psychiatre en Algérie ayant rejoint le FLN, il a été exfiltré et vit à Tunis. Il sait depuis quelques mois qu’il est atteint d’une leucémie.

Vendredi, acte 1.

Présentations réciproques. C’est Claude Lanzman qui a négocié la parution du livre avec l’éditeur François Maspéro, qui a obtenu de Sartre l’accord pour écrire la préface et organisé le rendez-vous romain. C’est la première fois que Fanon rencontre le couple Sartre Beauvoir. A cette date, Lanzmann est toujours un des piliers de la Revue des Temps modernes mais n’est plus l’amant de Simone (ça, c’est moi qui l’ajoute, c’est mon goût immodéré pour la rubrique people).

Ne pas voir la rencontre comme aussi détendue qu’un apéro au Café de Flore au Quartier Latin à la sortie de la guerre. Sartre est visé par l’OAS. Fanon a été victime d’une bombe à retardement probablement placé par les services français.

Mais on trinque quand même, Simone, à la vie et à la liberté, Frantz, à l’Algérie et à l’Afrique libres, Jean-Paul à Frantz Fanon, et Frantz à nouveau à la décolonisation des corps... et des esprits.

Dès le premier contact, rappel d’une première passe d’armes datant de quelques années : dans Peau noire, masques blancs, Fanon revient sur Orphée noir, la préface que Sartre a donné à l’anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache de langue française, de Léopold Sédar Senghor, parue en 1948. Déjà Fanon récuse la présentation par Sartre de la notion de négritude et met à distance le point de vue de Senghor, « entièrement soumis à l’ordre colonial et incapable de le contester ». « Alors que nous touchons au but », pense Fanon.

Je trouve que les dialogues, imaginés par les auteurs, donnent du rythme à la lecture.

Fanon : « vos réflexions sur la question juive m’ont aussi beaucoup marqué. Si c’est le regard d’autrui que fait le juif, c’est bien le regard du blanc qui fait le noir.»
Sartre : « C’est malheureusement cela… A l’inverse, Peau noire masques blancs peut être lu comme vos propres « réflexions sur la question noire »
Fanon : « Oui, à ceci près que je suis noir et que vous n’êtes pas juif. »

A l’heure du café, Frantz Fanon explique comment sa vision du monde découle de sa connaissance de la souffrance psychique et de sa pratique de la clinique .Les colonies sont des lieux d’enfermement à ciel ouvert dont la décolonisation permettra de sortir.

« Fascinant, pense Simone, de la psychiatrie à la lutte pour l’indépendance, Fanon envisage la révolution comme un soin ».

Mais Fanon n’est pas dupe de l’unité dans la lutte pour l’indépendance, il est parfaitement conscient des trahisons possibles de la bourgeoise nationale, il voit déjà dans l’Afrique des indépendances  les mensonges de nouveaux despotes déguisés en libérateurs, il craint les règlements de compte au sein du FLN et ce qu’il appelle « l’obscurantisme lié à la révolution ».

Les damnés de la terre, plus encore que les prolétaires des villes, sont les ruraux affamés qui travaillent un sol qui n’est plus le leur.

Viens le débat sur la violence, et là encore Fanon a les mots d’un psychiatre : « il faut bien que cette violence pulsionnelle jaillisse et se canalise  en violence politique, car la violence désintoxique, restaure l’estime de soi et permet de quitter la mort atmosphérique qui fait l’air quotidien du colonisé ».

Et Fanon propose alors à Sartre de rejoindre la lutte armée. Il le rêve lisant ses œuvres le soir à la veillée dans le maquis Les auteurs mettent alors dans la bouche de Sartre cette dérobade : « Frantz, je suis  solidaire du peuple algérien au plus profond de moi-même, mais je suis français » (et les auteurs ne rappellent pas que Sartre ne l’a pas fait non plus quand le maquis était en France...).

Fin de l’acte 1. Je renouvelle l’avertissement, les citations ne sont pas celles des livres de Fanon, mais celle mises dans la bouche des participants à cette rencontre par les auteurs de ce  docufiction. Ce que je sais de Fanon, dont je ne suis pas un spécialiste, et que je n’ai pas relu avant d’écrire cette note, me rend ces propos vraisemblables.

Acte 2.

Nous sommes samedi. Et Fanon va commencer par raconter sa vie en répondant aux questions de ses interlocuteurs tout en disant qu’il n’est pas venu pour ça.

Mais on y apprend comment en 1939 c’est l’amiral Robert, pétainiste, qui arrive à Fort-de-France, comment Fanon a à 18 ans  payé des passeurs pour rejoindre la dissidence sur l’Ile de la Dominique, comment il s’est engagé au sein des forces françaises libres où il peut constater une insupportable hiérarchie raciale.

Le Maroc, l’Algérie, le débarquement à Saint-Tropez, la route Napoléon, une blessure, l’Alsace, la croix de guerre avec citation reçue du colonel Salan (quelle ruse de l’Histoire !), le retour à Toulon où on acclame les libérateurs américains mais pas les Noirs français, le rembarquement à Rouen pour la Martinique, où il reprend à 20 ans le lycée pour passer le bac avant de venir à Lyon faire sa médecine, se diriger vers la Psychiatrie et découvrir les troubles somatiques de maghrébins arrachés à leur culture et les effets de la colonisation.

Recruté à l’hôpital psychiatrique de Saint-Alban en Lozère, il y est initié à la socialthérapie par le docteur Tosquelles, une pratique qui brise les hiérarchies de l’hôpital et inscrit le patient dans un environnement social à rebours de l’enfermement asilaire.

Je ne vais pas entrer là dans le débat sur l’antipsychiatrie.

Sartre : « si je pousse votre raisonnement à son terme, nous sommes quatre fous en train de deviser dans le parc d’un hôpital psychiatrique où nous tenons chacun note rôle.»

Fanon : « Jean-Paul Sartre, je vous le signale en cas d’oubli, c’est moi votre médecin psychiatre... ».

Encore un passage en Martinique en médecine générale, un retour en France comme médecin-chef à Pontorson, et c’est à 28 ans qu’en 1953, il débarque en Algérie. Non sans que Francis Jeanson, le futur animateur du réseau, ne publie et préface « Peau noire, masques blancs », où prenant ses distances avec le discours sur la négritude il conclut : « ma peau noire n’est pas dépositaire de valeurs spécifiques. »

Voilà. Ce roman est un polar pour ceux qui ne connaissent pas Fanon. J’ai envie de m’arrêter là et ne rien vous dire de la suite, de la pratique psychiatrique de Fanon en Algérie, des responsabilités qu’il prend dans la révolution algérienne, des divergences avec les partisans de Messali Hadj, du rapport Maghreb / Afrique Noire, du débat sur la violence encore. 

Je ne vous dis rien de l’acte III, la journée du dimanche, sinon sa conclusion:
 
Fanon : « N’oubliez pas ma préface, le Noir a besoin du Blanc quand il s’appelle Sartre… L’indépendance est inéluctable, c’est l’affaire d’une poignée de mois, nous nous reverrons pour la fêter. »

Le pronostic était en partie  juste, les accords d’Evian ont été signés le 18 mars 1962, et notre Guide du Bordeaux colonial signale comment plusieurs communes de notre métropole commémorent cette date en en faisant le nom d’une de leurs rues, mais pas Bordeaux. 

Mais Frantz Fanon ne pourra les fêter, la leucémie l’a terrassé le 6 décembre 1961.

Voilà. Ce roman est très hagiographique, même s’il ne cache pas en filigrane les fêlures du héros. Je suis convaincu cependant qu’après l’avoir lu  vous aurez envie de lire ou relire Les Damnés de la Terre, et aussi ses autres livres, et peut-être les biographies et les témoignages qui lui sont consacrés. Vous en trouverez la liste à la fin de la BD. Et puis, d’une manière ou d’une autre, envie de poursuivre son combat, sans rien lâcher.

De Frédéric Ciriez et Romain Lamy, Frantz Fanon, roman graphique paru aux éditions La Découverte. Je me répète, commandez le à votre libraire, il vous dira quand vous pouvez venir le chercher.

André Rosevègue, 4 novembre 2020</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Nov 04 2020 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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Frantz Fanon, rappelez vous, c’est le nom de celui qu’Alain Juppé a finalement refusé d’honorer, cédant à la pression des nostalgiques de l’Algérie française.

Frantz Fanon mérite mieux que d’avoir une sente à son nom : il mérite d’être lu. Et pour vous en persuader, je vous propose de lire le roman graphique que Frédéric Ciriez et Romain Lamy lui ont consacré, dans un fort livre de 232 pages aux éditions La Découverte. Il vous en coûtera 28 euros, presque trois fois le prix du Guide du Bordeaux colonial, mais il y a beaucoup plus de dessins.

Et ne me dites pas que les librairies sont fermées : vous pouvez le commander à votre librairie habituelle qui se fera un plaisir de vous prévenir quand vous pourrez venir le chercher.

Sans être une tragédie, ce docufiction respecte presque la règle des trois unités :

- unité de lieu : le roman se passe à Rome 
- unité de temps : il tient en trois journées bien remplies (les puristes me diront que l’unité de temps ne doit pas dépasser 24 heures, alors disons quasiment)
- unité d’action : c’est la première rencontre en août 1961 du psychiatre martiniquais Frantz Fanon, totalement engagé dans la révolution algérienne, avec Claude Lanzmann, Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, avant que ce dernier ne rédige la préface des Damnés de la terre.

Trois jours de discussion dans les salons d’un hôtel à Rome, et un peu aussi dans ses rues, mais on ne rejoue pas le « Huis-Clos » de Sartre. Cette astuce de scenario va permettre aux auteurs de donner la parole à Fanon afin qu’il ait l’occasion d’expliquer tout son parcours et les grandes lignes de son analyse. 

Nous sommes en août 1961. Les négociations entre la France présidée par De Gaulle et le FLN (le Front de Libération Nationale qui revendique l'indépendance de l'Algérie) ont commencé mais elles patinent et l’OAS (Organisation de l'armée secrète qui veut que l'Algérie reste française) qui voit De Gaulle comme un traître à l’Algérie française a commencé sa politique de terreur. Fanon né en 1925 a déjà publié en 1952 Peaux noires, masques blancs, et l’An V de la révolution algérienne. Psychiatre en Algérie ayant rejoint le FLN, il a été exfiltré et vit à Tunis. Il sait depuis quelques mois qu’il est atteint d’une leucémie.

Vendredi, acte 1.

Présentations réciproques. C’est Claude Lanzman qui a négocié la parution du livre avec l’éditeur François Maspéro, qui a obtenu de Sartre l’accord pour écrire la préface et organisé le rendez-vous romain. C’est la première fois que Fanon rencontre le couple Sartre Beauvoir. A cette date, Lanzmann est toujours un des piliers de la Revue des Temps modernes mais n’est plus l’amant de Simone (ça, c’est moi qui l’ajoute, c’est mon goût immodéré pour la rubrique people).

Ne pas voir la rencontre comme aussi détendue qu’un apéro au Café de Flore au Quartier Latin à la sortie de la guerre. Sartre est visé par l’OAS. Fanon a été victime d’une bombe à retardement probablement placé par les services français.

Mais on trinque quand même, Simone, à la vie et à la liberté, Frantz, à l’Algérie et à l’Afrique libres, Jean-Paul à Frantz Fanon, et Frantz à nouveau à la décolonisation des corps... et des esprits.

Dès le premier contact, rappel d’une première passe d’armes datant de quelques années : dans Peau noire, masques blancs, Fanon revient sur Orphée noir, la préface que Sartre a donné à l’anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache de langue française, de Léopold Sédar Senghor, parue en 1948. Déjà Fanon récuse la présentation par Sartre de la notion de négritude et met à distance le point de vue de Senghor, « entièrement soumis à l’ordre colonial et incapable de le contester ». « Alors que nous touchons au but », pense Fanon.

Je trouve que les dialogues, imaginés par les auteurs, donnent du rythme à la lecture.

Fanon : « vos réflexions sur la question juive m’ont aussi beaucoup marqué. Si c’est le regard d’autrui que fait le juif, c’est bien le regard du blanc qui fait le noir.»
Sartre : « C’est malheureusement cela… A l’inverse, Peau noire masques blancs peut être lu comme vos propres « réflexions sur la question noire »
Fanon : « Oui, à ceci près que je suis noir et que vous n’êtes pas juif. »

A l’heure du café, Frantz Fanon explique comment sa vision du monde découle de sa connaissance de la souffrance psychique et de sa pratique de la clinique .Les colonies sont des lieux d’enfermement à ciel ouvert dont la décolonisation permettra de sortir.

« Fascinant, pense Simone, de la psychiatrie à la lutte pour l’indépendance, Fanon envisage la révolution comme un soin ».

Mais Fanon n’est pas dupe de l’unité dans la lutte pour l’indépendance, il est parfaitement conscient des trahisons possibles de la bourgeoise nationale, il voit déjà dans l’Afrique des indépendances  les mensonges de nouveaux despotes déguisés en libérateurs, il craint les règlements de compte au sein du FLN et ce qu’il appelle « l’obscurantisme lié à la révolution ».

Les damnés de la terre, plus encore que les prolétaires des villes, sont les ruraux affamés qui travaillent un sol qui n’est plus le leur.

Viens le débat sur la violence, et là encore Fanon a les mots d’un psychiatre : « il faut bien que cette violence pulsionnelle jaillisse et se canalise  en violence politique, car la violence désintoxique, restaure l’estime de soi et permet de quitter la mort atmosphérique qui fait l’air quotidien du colonisé ».

Et Fanon propose alors à Sartre de rejoindre la lutte armée. Il le rêve lisant ses œuvres le soir à la veillée dans le maquis Les auteurs mettent alors dans la bouche de Sartre cette dérobade : « Frantz, je suis  solidaire du peuple algérien au plus profond de moi-même, mais je suis français » (et les auteurs ne rappellent pas que Sartre ne l’a pas fait non plus quand le maquis était en France...).

Fin de l’acte 1. Je renouvelle l’avertissement, les citations ne sont pas celles des livres de Fanon, mais celle mises dans la bouche des participants à cette rencontre par les auteurs de ce  docufiction. Ce que je sais de Fanon, dont je ne suis pas un spécialiste, et que je n’ai pas relu avant d’écrire cette note, me rend ces propos vraisemblables.

Acte 2.

Nous sommes samedi. Et Fanon va commencer par raconter sa vie en répondant aux questions de ses interlocuteurs tout en disant qu’il n’est pas venu pour ça.

Mais on y apprend comment en 1939 c’est l’amiral Robert, pétainiste, qui arrive à Fort-de-France, comment Fanon a à 18 ans  payé des passeurs pour rejoindre la dissidence sur l’Ile de la Dominique, comment il s’est engagé au sein des forces françaises libres où il peut constater une insupportable hiérarchie raciale.

Le Maroc, l’Algérie, le débarquement à Saint-Tropez, la route Napoléon, une blessure, l’Alsace, la croix de guerre avec citation reçue du colonel Salan (quelle ruse de l’Histoire !), le retour à Toulon où on acclame les libérateurs américains mais pas les Noirs français, le rembarquement à Rouen pour la Martinique, où il reprend à 20 ans le lycée pour passer le bac avant de venir à Lyon faire sa médecine, se diriger vers la Psychiatrie et découvrir les troubles somatiques de maghrébins arrachés à leur culture et les effets de la colonisation.

Recruté à l’hôpital psychiatrique de Saint-Alban en Lozère, il y est initié à la socialthérapie par le docteur Tosquelles, une pratique qui brise les hiérarchies de l’hôpital et inscrit le patient dans un environnement social à rebours de l’enfermement asilaire.

Je ne vais pas entrer là dans le débat sur l’antipsychiatrie.

Sartre : « si je pousse votre raisonnement à son terme, nous sommes quatre fous en train de deviser dans le parc d’un hôpital psychiatrique où nous tenons chacun note rôle.»

Fanon : « Jean-Paul Sartre, je vous le signale en cas d’oubli, c’est moi votre médecin psychiatre... ».

Encore un passage en Martinique en médecine générale, un retour en France comme médecin-chef à Pontorson, et c’est à 28 ans qu’en 1953, il débarque en Algérie. Non sans que Francis Jeanson, le futur animateur du réseau, ne publie et préface « Peau noire, masques blancs », où prenant ses distances avec le discours sur la négritude il conclut : « ma peau noire n’est pas dépositaire de valeurs spécifiques. »

Voilà. Ce roman est un polar pour ceux qui ne connaissent pas Fanon. J’ai envie de m’arrêter là et ne rien vous dire de la suite, de la pratique psychiatrique de Fanon en Algérie, des responsabilités qu’il prend dans la révolution algérienne, des divergences avec les partisans de Messali Hadj, du rapport Maghreb / Afrique Noire, du débat sur la violence encore. 

Je ne vous dis rien de l’acte III, la journée du dimanche, sinon sa conclusion:
 
Fanon : « N’oubliez pas ma préface, le Noir a besoin du Blanc quand il s’appelle Sartre… L’indépendance est inéluctable, c’est l’affaire d’une poignée de mois, nous nous reverrons pour la fêter. »

Le pronostic était en partie  juste, les accords d’Evian ont été signés le 18 mars 1962, et notre Guide du Bordeaux colonial signale comment plusieurs communes de notre métropole commémorent cette date en en faisant le nom d’une de leurs rues, mais pas Bordeaux. 

Mais Frantz Fanon ne pourra les fêter, la leucémie l’a terrassé le 6 décembre 1961.

Voilà. Ce roman est très hagiographique, même s’il ne cache pas en filigrane les fêlures du héros. Je suis convaincu cependant qu’après l’avoir lu  vous aurez envie de lire ou relire Les Damnés de la Terre, et aussi ses autres livres, et peut-être les biographies et les témoignages qui lui sont consacrés. Vous en trouverez la liste à la fin de la BD. Et puis, d’une manière ou d’une autre, envie de poursuivre son combat, sans rien lâcher.

De Frédéric Ciriez et Romain Lamy, Frantz Fanon, roman graphique paru aux éditions La Découverte. Je me répète, commandez le à votre libraire, il vous dira quand vous pouvez venir le chercher.

André Rosevègue, 4 novembre 2020</itunes:summary>
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    </item>
    <item>
      <title>[Direct] ITW de l'actrice guinéenne Oumou Baldé - ITW Guillaume Blanc - Rue Prosper Mérimée</title>
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      <pubDate>Wed Oct 28 2020 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:summary>[Direct] ITW de l'actrice guinéenne Oumou Baldé - ITW Guillaume Blanc - Rue Prosper Mérimée</itunes:summary>
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    </item>
    <item>
      <title>[Direct]Focus sur l'actu - ITW Jean Querbes (Bordeaux-Cienfuegos) - Le cri du libanais Wajdi Mouawad</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Oct 21 2020 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Rencontre : Jean-Luc Taris, bénévole à Médecin du Monde Aquitaine et responsable de la Mission Squat</title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
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      <pubDate>Fri Oct 16 2020 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>[Direct] Invité : Jean-Luc Taris - H.S. Ancrage sur l'Algérie - </title>
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      <title>[Direct] Les pensionnats autochtones (Canada) - Louise Michel - Rencontre avec Raymond Blet</title>
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      <pubDate>Wed Oct 07 2020 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>[Direct] Dragoss Ouedraogo focus sur le référendum Kanak - &quot;J'étouffe&quot;#2 - N° trimestriel d'Ancrage</title>
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      <pubDate>Wed Sep 30 2020 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>[Direct] Lectures  : &quot;Bordeaux, port négrier&quot; - &quot;J'étouffe&quot; #1 - &quot;Du cap au grève&quot; - Chanson Biribi</title>
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      <pubDate>Wed Sep 23 2020 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>Analyse d'Hélène, membre du collectif et de l'association Survie sur le Mali et la Côte d'Ivoire</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
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      <pubDate>Wed Sep 16 2020 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>[Direct] Point sur le Mali et  la Côte d'Ivoire - Point sur la Palestine - ITW Monique Bauer </title>
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    <item>
      <title>Black Face et les Tuniques Bleues, œuvre véritablement radicale</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Le jeune fils d’amis talençais m’a prêté Black Face, volume 20 des Tuniques bleues.

Xavier, le Directeur de la Clé des Ondes, m’a demandé de le chroniquer, et j’ai eu l’imprudence d’accepter. Chroniquer un livre, on sait ou on croit savoir faire. Chroniquer une Bande Dessinée à la radio, c’est un exercice que je trouve redoutable. Et quand cette BD est le numéro 20 d’une série culte comme Les Tuniques bleues née en 1968, dessins de Willy Lambil après la mort de Salvérius, scenario de Raoul Cauvin qui a annoncé au tome 63 qu’il arrêtait, ça en devient stressant.

Si on ne fait pas attention, on peut croire que Les Tuniques Bleues sont une série traditionnelle pour fanas de guerres anciennes. Personnellement, je n’en ai pas été un lecteur, ni mes enfants. Mais rapidement on s’aperçoit d’un contenu pour le moins original. Là je reprends la présentation officielle de la série sur le site www.lestuniquesbleues.com, on ne pourra pas dire que j’interprète :

&quot;Les Tuniques Bleues. Le gros, c'est Cornélius Chesterfield, sergent zélé et discipliné de l'armée du Nord des Etats-Unis. Le petit, c'est Blutch, un malin râleur et désabusé qui ne rêve que de déserter. Pris dans les affres de la Guerre de Sécession, ces deux-là font ce qu'ils peuvent pour échapper aux ennuis que leur valent des chefs bornés, des ordres aberrants et un destin décidément contraire...&quot;

Critique acerbe des absurdités de le guerre

À travers des histoires pleines de rire et d'action, Lambil et Cauvin nous offrent une critique acerbe des absurdités de la guerre et du militarisme obtus.

Mais la découverte de ce Black Face datant de 1983 en pleines émeutes étasuniennes et mondiales après la mort de Georges Floyd, quel choc. Là encore, problème : comment ne pas vous dévoiler trop de l’intrigue ? A nouveau je prends la solution de facilité : la présentation de l’album sur le site.

&quot;20. Black Face. Des Noirs au service des Bleus. Derrière les lignes ennemies, il y a des Noirs, beaucoup de Noirs qui travaillent dans des plantations. Si l'on parvenait à les mener à la révolte, ils deviendraient de puissants alliés au camp des Nordistes. Pour les convaincre de prendre les armes contre les Sudistes, il faut leur envoyer un des leurs. Escorté par le sergent Chesterfield et le caporal Blutch, un homme surnommé Black Face accepte d’aller parler aux esclaves de l’autre camp. Mais attention, cette stratégie risque de se révéler une arme à double tranchant.&quot;

Sans vous en dévoiler plus, je dois dire que certains dialogues font de cette BD une œuvre véritablement radicale.

Dès la page 5, Blutch et Chesterfield à la recherche de leur capitaine Stark perdu sur le champ de bataille rencontrent Black Face et un autre auxiliaire noir de l’armée nordiste en train d’enterrer les morts… et Stark qui se réveille à temps.

 Le sergent Chesterfield : Alors ça, c’est un comble ! On se crève la nénette pour que vous soyez libres. Et vous, qu’est-ce que vous faites ? Vous nous enterrez vivants !

\- Black Face : Vous appelez ça être libres, vous ?? Beaucoup de Noirs se sont engagés dans l’armée…

\- Chesterfield : Ben c’est normal ! Vous pouvez nous donner un coup de main tout de même.

\- Black face : Vous donner un coup de main ? Tu parles ! En faisant les plus sles corvées, comme enfouir les morts ou creuser les feuillées ! (…) A tout prendre, je me demande si nos frères en face ne sot pas plus heureux !

nom de la photo

Et la réunion d’état-major débouchant sur l’envoi de Black Face pour semer la révolte est encore plus édifiante.

\- Le général : derrière les armées de Lee : des Noirs, des tas de Noirs travaillant dans les plantations et qui ne demandent qu’à se révolter (…) Un homme que nous enverrons derrière les lignes confédérées et qui pousserait ces Noirs à la révolte (…)

\- Le colonel: Un Noir, mais vous n’y pensez pas, quelques-uns se sont volontairement engagés dans e colonel nos armées, mais de là à leur faire confiance !..

\- Le général : Cette guerre est surtout la leur ! Voyons ! Nous luttons tous pour l’abolition de l’esclavage !

\- Le colonel : Allons, allonns, mon cher, vous savez très bien que là n’est pas le véritable but ! Bon, d’accord, il y a un peu de ça. Il faut bien trouver un prétexte glorieux pour guerroyer.. Et puis ça tranquillise la conscience du peuple.

\- Le 2ème colonel : Non ... Le vrai motif est que certains de nos politiciens rêvent de s’approprier les richesses du Sud!!! Alors, les Noirs, là-dedans, vous savez !..

\- Le 3ème colonel : C’est la bonne excuse, n’ayons pas peur des mots.

&quot;Libres d’aller où on leur dit d’aller&quot;

Bon. Je ne vais pas tout vous raconter, mais vous vous doutez bien que Black Face parvenir à rencontrer les Noirs du Sud pour les appeler à la révolte.

\- Jérémie (L’oncle Tom, ou tout comme) : Se révolter, se révolter, tu en parles à ton aise, l’ami ! Nous n’avons pas d’armes !

\- Black Face : Eux en ont ! Nous les leur prendrons ! Vous n’allez tout de même pas continuer à vivre comme des chiens obéissant à la voix et au fouet ! Vous êtes des hommes ! Bon Dieu ! Il est grand temps qe vous nous en rendiez compte !

\- Jérémie : Dis-nous, ami… Comment vivent les Noirs dans le Nord ?

\- Black face : Libres !

\- Le chœur des Noirs : Libres !?

\- Black Face : Ouais ! Libres d’aller où on leur dit d’aller et pas ailleurs ! Libres à condition de respecter les blancs, de brosser leurs godasses, de creuser leurs latrines ou d’enfouir leurs morts ! Et tout ça pour des salaires de misère ! Juste de quoi ne pas crever de faim et encore !

\- Jérémie : J’avoue ne pas très bien te comprendre, l’ami ! Tu nous demandes de trahir le Sud, et tu nous brosses un tableau peu encourageant du Nord !

\- Le chœur ; Jérémie a raison, tu veux nous faire prendre les armes, mais contre qui ?

\- Black Face : Contre eux tous ! Au diable leur guerre imbécile ! Elle ne nous regarde pas !

Je me dis : cette BD sortie en 1983. Aucune trace de polémique, aucune trace de tribune enflammée dans Valeurs actuelles ou dans Le Figaro pour dénoncer l’entreprise de perversion de la jeunesse avec un racialisme inspiré par les Indigènes.

Mais est-ce une bonne idée de chroniquer Les tuniques bleues sur une radio généraliste comme la Clé des Ondes à une heure de grande écoute ?

Tant pis. Ne transigeons pas avec la liberté d’expression. Et disons le tout haut : Vive Cauvin ! Vive Lambil ! Vive Blutch ! Vivent les Tuniques bleues !

AR

nom de la photo</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <categories>Société</categories>
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      <itunes:summary>Le jeune fils d’amis talençais m’a prêté Black Face, volume 20 des Tuniques bleues.

Xavier, le Directeur de la Clé des Ondes, m’a demandé de le chroniquer, et j’ai eu l’imprudence d’accepter. Chroniquer un livre, on sait ou on croit savoir faire. Chroniquer une Bande Dessinée à la radio, c’est un exercice que je trouve redoutable. Et quand cette BD est le numéro 20 d’une série culte comme Les Tuniques bleues née en 1968, dessins de Willy Lambil après la mort de Salvérius, scenario de Raoul Cauvin qui a annoncé au tome 63 qu’il arrêtait, ça en devient stressant.

Si on ne fait pas attention, on peut croire que Les Tuniques Bleues sont une série traditionnelle pour fanas de guerres anciennes. Personnellement, je n’en ai pas été un lecteur, ni mes enfants. Mais rapidement on s’aperçoit d’un contenu pour le moins original. Là je reprends la présentation officielle de la série sur le site www.lestuniquesbleues.com, on ne pourra pas dire que j’interprète :

&quot;Les Tuniques Bleues. Le gros, c'est Cornélius Chesterfield, sergent zélé et discipliné de l'armée du Nord des Etats-Unis. Le petit, c'est Blutch, un malin râleur et désabusé qui ne rêve que de déserter. Pris dans les affres de la Guerre de Sécession, ces deux-là font ce qu'ils peuvent pour échapper aux ennuis que leur valent des chefs bornés, des ordres aberrants et un destin décidément contraire...&quot;

Critique acerbe des absurdités de le guerre

À travers des histoires pleines de rire et d'action, Lambil et Cauvin nous offrent une critique acerbe des absurdités de la guerre et du militarisme obtus.

Mais la découverte de ce Black Face datant de 1983 en pleines émeutes étasuniennes et mondiales après la mort de Georges Floyd, quel choc. Là encore, problème : comment ne pas vous dévoiler trop de l’intrigue ? A nouveau je prends la solution de facilité : la présentation de l’album sur le site.

&quot;20. Black Face. Des Noirs au service des Bleus. Derrière les lignes ennemies, il y a des Noirs, beaucoup de Noirs qui travaillent dans des plantations. Si l'on parvenait à les mener à la révolte, ils deviendraient de puissants alliés au camp des Nordistes. Pour les convaincre de prendre les armes contre les Sudistes, il faut leur envoyer un des leurs. Escorté par le sergent Chesterfield et le caporal Blutch, un homme surnommé Black Face accepte d’aller parler aux esclaves de l’autre camp. Mais attention, cette stratégie risque de se révéler une arme à double tranchant.&quot;

Sans vous en dévoiler plus, je dois dire que certains dialogues font de cette BD une œuvre véritablement radicale.

Dès la page 5, Blutch et Chesterfield à la recherche de leur capitaine Stark perdu sur le champ de bataille rencontrent Black Face et un autre auxiliaire noir de l’armée nordiste en train d’enterrer les morts… et Stark qui se réveille à temps.

 Le sergent Chesterfield : Alors ça, c’est un comble ! On se crève la nénette pour que vous soyez libres. Et vous, qu’est-ce que vous faites ? Vous nous enterrez vivants !

\- Black Face : Vous appelez ça être libres, vous ?? Beaucoup de Noirs se sont engagés dans l’armée…

\- Chesterfield : Ben c’est normal ! Vous pouvez nous donner un coup de main tout de même.

\- Black face : Vous donner un coup de main ? Tu parles ! En faisant les plus sles corvées, comme enfouir les morts ou creuser les feuillées ! (…) A tout prendre, je me demande si nos frères en face ne sot pas plus heureux !

nom de la photo

Et la réunion d’état-major débouchant sur l’envoi de Black Face pour semer la révolte est encore plus édifiante.

\- Le général : derrière les armées de Lee : des Noirs, des tas de Noirs travaillant dans les plantations et qui ne demandent qu’à se révolter (…) Un homme que nous enverrons derrière les lignes confédérées et qui pousserait ces Noirs à la révolte (…)

\- Le colonel: Un Noir, mais vous n’y pensez pas, quelques-uns se sont volontairement engagés dans e colonel nos armées, mais de là à leur faire confiance !..

\- Le général : Cette guerre est surtout la leur ! Voyons ! Nous luttons tous pour l’abolition de l’esclavage !

\- Le colonel : Allons, allonns, mon cher, vous savez très bien que là n’est pas le véritable but ! Bon, d’accord, il y a un peu de ça. Il faut bien trouver un prétexte glorieux pour guerroyer.. Et puis ça tranquillise la conscience du peuple.

\- Le 2ème colonel : Non ... Le vrai motif est que certains de nos politiciens rêvent de s’approprier les richesses du Sud!!! Alors, les Noirs, là-dedans, vous savez !..

\- Le 3ème colonel : C’est la bonne excuse, n’ayons pas peur des mots.

&quot;Libres d’aller où on leur dit d’aller&quot;

Bon. Je ne vais pas tout vous raconter, mais vous vous doutez bien que Black Face parvenir à rencontrer les Noirs du Sud pour les appeler à la révolte.

\- Jérémie (L’oncle Tom, ou tout comme) : Se révolter, se révolter, tu en parles à ton aise, l’ami ! Nous n’avons pas d’armes !

\- Black Face : Eux en ont ! Nous les leur prendrons ! Vous n’allez tout de même pas continuer à vivre comme des chiens obéissant à la voix et au fouet ! Vous êtes des hommes ! Bon Dieu ! Il est grand temps qe vous nous en rendiez compte !

\- Jérémie : Dis-nous, ami… Comment vivent les Noirs dans le Nord ?

\- Black face : Libres !

\- Le chœur des Noirs : Libres !?

\- Black Face : Ouais ! Libres d’aller où on leur dit d’aller et pas ailleurs ! Libres à condition de respecter les blancs, de brosser leurs godasses, de creuser leurs latrines ou d’enfouir leurs morts ! Et tout ça pour des salaires de misère ! Juste de quoi ne pas crever de faim et encore !

\- Jérémie : J’avoue ne pas très bien te comprendre, l’ami ! Tu nous demandes de trahir le Sud, et tu nous brosses un tableau peu encourageant du Nord !

\- Le chœur ; Jérémie a raison, tu veux nous faire prendre les armes, mais contre qui ?

\- Black Face : Contre eux tous ! Au diable leur guerre imbécile ! Elle ne nous regarde pas !

Je me dis : cette BD sortie en 1983. Aucune trace de polémique, aucune trace de tribune enflammée dans Valeurs actuelles ou dans Le Figaro pour dénoncer l’entreprise de perversion de la jeunesse avec un racialisme inspiré par les Indigènes.

Mais est-ce une bonne idée de chroniquer Les tuniques bleues sur une radio généraliste comme la Clé des Ondes à une heure de grande écoute ?

Tant pis. Ne transigeons pas avec la liberté d’expression. Et disons le tout haut : Vive Cauvin ! Vive Lambil ! Vive Blutch ! Vivent les Tuniques bleues !

AR

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      <title>Rencontre avec Yamadou Traoré</title>
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      <title>Rencontre avec Stéphanie Anfray, présidente de la fédération FCPE 33</title>
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      <title>Interview de Stéphane Le Bot</title>
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      <title>Entretien avec Françoise Vergès pour la sortie de son essai &quot;Un féminisme décolonial&quot;</title>
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      <title>Rencontre avec Daniel Kupferstein, réalisateur du film &quot;Les Balles du 14 Juillet 1953&quot;</title>
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      <title>[Redifs d'été] Les Caraïbes : Toussaint l'Ouverture - ITW Luther sur Mé 67- Ecologie décoloniale</title>
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      <title>Entretien avec Dragoss Ouédraogo sur le référendum Kanak et la colonisation en Nouvelle-Calédonie</title>
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      <title>Interview de Lysiane Réginensi-Rolland</title>
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      <title>Camarades du Guide : André Rosevègue et l'Union Juive Française pour la Paix Aquitaine</title>
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      <title>Camarade du Guide : Jean-Pierre Lefèvre et l'association Pourquoipas33</title>
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      <title>Camarades du Guide : l'association MRAP33 présentée par André Rousseau</title>
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      <title>&quot;La question coloniale est un fait social total&quot; Olivier le Cour Grandmaison</title>
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      <description>Ennemis mortels. Représentations de l’Islam et politiques musulmanes en France à l’époque coloniale est le dernier ouvrage d'Olivier le Cour Grandmaison, paru aux éditions La Découverte en 2019. 

Le 15 janvier 2020, le chercheur était présent dans les locaux de la Clé des Ondes, interviewé par André Rosevègue, retranscrit ici par Sandra Merlet. Un entretien riche, dans lequel Olivier présente comment les politiques coloniales instituées par la IIIe République, mais aussi plus largement par les puissances impériales européennes, ont des conséquences directes sur la jurisprudence, le droit, notre rapport à l'autre, mais aussi les  événements du XXe siècle.

nom de la photo

 Olivier le Cour Grandmaison au studio (en rénovation) de la Clé des Ondes

&quot;Ennemis mortels parce que l'Arabe est pensé comme faisant peser une menace existentielle&quot;

Le chercheur revient dans un premier temps sur la fondation des politiques islamophobes racistes et les trois axes principaux de son nouvel ouvrage : l'élaboration des politiques musulmanes au sein de l'empire français qui se posent sur des représentations faussées de l'Islam 

 &quot;Dans la mise en œuvre de toute une série de dispositions répressives, discriminatoires, fondées sur des représentations de l’Islam comme étant supposé être une religion, par essence, une religion de guerre. Et par conséquent aussi ceci lie à cela une religion supposée être, par essence, nourrissant le fanatisme des musulmans&quot;

Olivier présente aussi Ernest Renan comme &quot;l'un des principaux théoriciens de l'impérialisme français&quot;

 &quot;Ernest Renan écrit ceci au lendemain de la Commune de Paris : « Une nation qui ne colonise pas est vouée au socialisme ». Et son choix est très clair, il est résolument hostile au socialisme. Et donc il est un ardent défenseur de la construction impériale&quot;

Dans Ennemis mortels, Ernest Renan, académicien respecté et connu notamment pour son texte Qu'est-ce qu'une nation ?, est étudié comme penseur de l'impérialisme colonial français et notamment comme conseiller de Ferry sur ces questions.

 &quot;Jules Ferry lui emprunte, entre autre, la théorie du régime politique dans les colonies, à savoir le régime du bon tyran. Et effectivement Ernest Renan doit être considéré, les contemporains le tiennent pour cela, doit être considéré comme l’un des principaux théoriciens, de ce que j’ai appelé, l’éruption de l’islamophobie savante à la fin du XIXe.&quot;

La variable ethno-raciale est centrale dans la compréhension du fait colonial au XIXe siècle, Olivier le Cour Grandmaison insiste sur la différence fondamentale qu'est effectuée entre le &quot;sauvage&quot; et le &quot;barbare&quot; par les impérialistes coloniaux.

  &quot;L’incarnation du sauvage c’est le nègre, comme on disait alors, ou le noir. En tant qu’il est réputé n’avoir pas de civilisation, de religion, de langage. Il est inférieur assurément mais il n’est pas dangereux par essence.&quot;

 &quot;Là où l’Arabe musulman lui est pensé comme un barbare. Parce qui c’est ce qui fait obstacle à l’expansion de la civilisation, la seule qui vaille pour les contemporains, celle qui est supposée être au sommet de la hiérarchie. Ce qui fait obstacle à l’expansion de cette civilisation c’est la civilisation et la religion musulmane.&quot; 

nom de la photo


L'émir Abdelkader ibn Muhieddine, savant musulman soufi et combattant des droits algériens. Il mène une lutte armée contre la conquête de l'Algérie. Ses efforts d'unification des peuples algériens face aux envahisseurs lui valent d'être surnommé le &quot;prince parmi les saints, et saints parmi les princes&quot;. Il est un exemple de la menace musulmane sur l'expansion de la civilisation européenne, aux yeux des républicains impérialistes

 &quot;À partir de la question coloniale cela permettait de jeter un regard singulier, sur entre autre la IIIe République et le constat qu’effectivement a été aussi donc une république impériale, une république raciste et soit dit en passant une république sexiste&quot;

Dans la suite de l'interview, Olivier le Cour Grandmaison revient sur son parcours de chercheur. 

Historien du droit, il s'intéresse dans ses premiers travaux aux Citoyennetés en Révolution 1789-1794, Presses universitaires de France : 1992. 

Néanmoins, son &quot;tournant colonial&quot; s'effectue lors de son étude des travaux de Tocqueville. Le philosophe et penseur de la démocratie se pose en soutien des politiques coloniales française lorsqu'il fut parlementaire.

 &quot;Tocqueville doit être considéré comme l’un des théoriciens de la guerre coloniale comme guerre totale. Puisque en ce qui concerne la guerre menée par les troupes françaises en Algérie, il estime qu’il faut s’emparer des razzias, s’emparer des populations civiles. Il écrit à peu près ceci : que ne doit subsister dans les territoires contrôlés par Abdelkader, aucunes villes et aucuns villages. Il se prononce donc pour la destruction des dites villes et villages.&quot;

D'ailleurs, les politiques menées en Algérie ont des conséquences directes sur les citoyens français métropolitains. En effet, lors d'insurrection populaire, comme celle de Juin 1848 contre la fermeture des 
Ateliers Nationaux, les &quot;moyens algériens&quot; sont utilisés sur le peuple parisien.

 &quot;Tocqueville, grand républicain et grand démocrate évidemment, est en juin 1848 du côté de ceux qui entendent défendre l’ordre, parce qu’il estime que le droit au travail est une revendication socialiste. Et Tocqueville se déplace dans les faubourgs et les rues de Paris, où il rencontre un de ses amis le général de Lamoricière, grand général en Algérie coloniale, rapatrié en métropole pour rétablir l’ordre.&quot; 

Le chercheur, historien du droit, revient sur ces recherches sur le Code de l'Indigénat. Institué en Algérie dès 1875, ce Code est appliqué dans tout l'empire français à partir de 1887.

 &quot;Il a été aussi la matrice juridique à partir de laquelle ont été élaboré les autres Codes de l’Indigénat appliqués en Afrique équatoriale française, en Afrique Occidentale, à Madagascar, en Nouvelle-Calédonie et pendant un moment en Indochine. Rappeler que, pour aller à l’essentiel, ce Code de l’Indigénat est la réunion d’un certain nombre de dispositions répressives, racistes et discriminatoires. Puisque ces  dispositions ne sont applicables et opposables qu’aux seuls Indigènes. Et elles ne sont pas, par définition, applicables ni aux Européens et, j’allai dire moins encore, aux Français.&quot;

nom de la photo

Gravure de Léon-Morel Fatio, L'Illustration, 1871

Représentation de la bataille de Bordj Bou Arreidj par les hommes du cheikh el Mokrani. La révolte des Mokranis, appelée Unfaq urrumi « la guerre du Français », un tiers de la population algérienne se soulève (250 tribus), c’est la plus importante insurrection depuis la conquête de l’Algérie en 1830. Hantés par cette révolte, les juristes coloniaux fondent le Code de l'Indigénat pour museler toute révolte des peuples colonisés.

 &quot;L'expérience impériale en général, et l’expérience française en particulier, a effectivement été une sorte de gigantesque laboratoire où ont été élaboré à la fois des conceptions hiérarchisées du genre humain, des politiques discriminatoires, des dispositions juridiques d’exceptions&quot;

Dans la dernière partie de l'interview, Olivier le Cour Grandmaison revient sur une thèse d'Hannah Arendt. La politologue mentionne dans Les Origines du totalitarisme l'importance d'étudier &quot;l'expérience impériale des puissances européennes&quot; pour comprendre l’avènement des phénomènes totalitaires en Europe.

&quot;Prenons un exemple, la question de l’internement administratif est, d’abord et avant tout, une invention coloniale, qui a été effectivement mis en œuvre à l’encontre des colonisés, avant d’être importé en métropole. Les premiers à en faire les frais en métropole vont être les réfugiés républicains espagnols. Qui contrairement à la légende dorée de la France républicaine n’ont pas été accueilli en France, sauf à considérer qu’être placé dans un camp d’internement relève de l’accueil, mais qui me paraît là revêt d’un usage particulièrement indécent du terme accueil.&quot;

nom de la photo


 Camp d'internement de Gurs, Basses-Pyrénées. 

 Mis en place en 1939 par le gouvernement Daladier pour interner les réfugiés espagnols fuyant la dictature franquiste. De 1939 à 1946, 64 000 personnes vont y être internés : réfugiés espagnols, membres du PCF, puis suite à l'armistice de Juin 40 des personnes juives et citoyens de pays en guerre contre la France.

Le droit colonial a été repris ensuite dans les jurisprudence des états. Olivier Le Cour Grandmaison mentionne par exemple l'état d'urgence, institué durant la guerre d'Algérie. 
Ou bien le principe de responsabilité collective, utilisé actuellement par Israël contre la population palestinienne.

&quot;Autre disposition répressive significative, qui contrevient à un principe absolument essentiel de l’état de droit et d’un état démocratique, qui est le principe de la responsabilité collective. Qui contrevient à un autre principe qui est celui de la responsabilité individuelle. Or le principe de la responsabilité collective vise justement à châtier, pour ce qui est de l’Algérie coloniale ou d’autres territoires français, non pas un individu mais des populations indigènes au seul motif que ces populations indigènes se trouvaient à proximité d’un lieu où a été commis un crime ou un délit&quot;

Enfin, Olivier le Cour Grandmaison rappelle que le premier génocide du XXe siècle a lieu dans une colonie allemande, la Namibie : le Génocide des Héréros et des Namas (1904-1908).

 &quot;Si l’on pense notamment à un génocide longtemps oublié, et d’autant plus longtemps oublié que longtemps il n’a pas été qualifié comme tel, à savoir le génocide des populations Héréros. 1904, le très distingué général allemand Lothar von Trotha reçoit de Berlin un ordre d’extermination. 80 000 Héréros avant le début des opérations, entre 10 et 15 000 après. Aujourd’hui, ces opérations là sont effectivement qualifiées de génocide.


 Et donc, on comprend bien comment un certain nombre de pratiques, de représentations, mises en œuvre dans les territoires colonisés par l’Europe on put effectivement servir des états totalitaires.&quot;

nom de la photo

 Illuminated, Unrecounted. Diaz Point, Namibia, 2013. Oeuvre réalisée par l'artiste namibienne Nicola Brandt en hommage aux victimes du génocide. 


Olivier le Cour Grandmaison finit cet entretien par la présentation de ces nouvelles recherches autour de l'affaire Gaud-Toqué au Congo français, une affaire criminelle symptomatique de la violence des colons envers leurs administrés. 

Le 14 Juillet 1903, deux administrateurs coloniaux exécutent un guide congolais en le tuant avec de la dynamite.  Elle est connue en 1905 et jette un regard sur la violence endémique de la colonisation.

 &quot;Un crime épouvantable commis par deux fonctionnaires coloniaux au Congo-Brazzaville. Et qui va être à l’origine de la mission Brazza, dont on oublie trop souvent qu’elle n’a pas pour origine tout à coup que les responsables de la IIIe République se réveillent et estiment qu’il est absolument nécessaire d’envoyer Brazza au Congo pour voir ce qu’il s’y passe

  L’envoi de la mission Brazza, qui va permettre de mesurer à quel point effectivement au Congo, Brazzaville en particulier, ce n’est pas simplement la conquête qui a été meurtrière, c’est l’exploitation coloniale&quot;

Suivant ses conseils, nous avons travaillé ce sujet dans notre émission Le Guide du Bordeaux Colonial.

Gérard présente la rue Emile Gentil lors du direct du 29 janvier 2020, et le quai Brazza le 05 février 2020. Deux chroniques réunies dans le podcast Rediff de l'été autour de la thématique du Congo, que vous pouvez retrouver ici

nom de la photo

 L'Assiette au beurre, mars 1905


Pour en savoir plus 

Le blog d'Olivier le Cour Grandmaison sur Médiapart

Bibliographie des ouvrages d'Olivier le Cour Grandmaison :

- Coloniser. Exterminer. Sur la guerre et l’État colonial, Fayard : 2005

- La République impériale. Politique et racisme d’État, Fayard : 2009

- L’Empire des hygiénistes. Vivre aux colonies, Fayard : 2014

- « Ennemis mortels ». Représentations de l’islam et politiques musulmanes en France à l’époque coloniale, La Découverte :  2019

Article du Monde Afrique sur le Génocide des Héréros et Nama, suite à l'exposition au Mémorial de la Soha en 2016.

Vous retrouverez souvent des mentions d'Olivier dans l'émission du Guide du Bordeaux Colonial dont nous relayons les travaux.


 Musique  : Fela Kuti, Colonial Mentality


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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Jan 15 2020 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>&quot;La question coloniale est un fait social total&quot; Olivier le Cour Grandmaison</itunes:title>
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      <itunes:summary>Ennemis mortels. Représentations de l’Islam et politiques musulmanes en France à l’époque coloniale est le dernier ouvrage d'Olivier le Cour Grandmaison, paru aux éditions La Découverte en 2019. 

Le 15 janvier 2020, le chercheur était présent dans les locaux de la Clé des Ondes, interviewé par André Rosevègue, retranscrit ici par Sandra Merlet. Un entretien riche, dans lequel Olivier présente comment les politiques coloniales instituées par la IIIe République, mais aussi plus largement par les puissances impériales européennes, ont des conséquences directes sur la jurisprudence, le droit, notre rapport à l'autre, mais aussi les  événements du XXe siècle.

nom de la photo

 Olivier le Cour Grandmaison au studio (en rénovation) de la Clé des Ondes

&quot;Ennemis mortels parce que l'Arabe est pensé comme faisant peser une menace existentielle&quot;

Le chercheur revient dans un premier temps sur la fondation des politiques islamophobes racistes et les trois axes principaux de son nouvel ouvrage : l'élaboration des politiques musulmanes au sein de l'empire français qui se posent sur des représentations faussées de l'Islam 

 &quot;Dans la mise en œuvre de toute une série de dispositions répressives, discriminatoires, fondées sur des représentations de l’Islam comme étant supposé être une religion, par essence, une religion de guerre. Et par conséquent aussi ceci lie à cela une religion supposée être, par essence, nourrissant le fanatisme des musulmans&quot;

Olivier présente aussi Ernest Renan comme &quot;l'un des principaux théoriciens de l'impérialisme français&quot;

 &quot;Ernest Renan écrit ceci au lendemain de la Commune de Paris : « Une nation qui ne colonise pas est vouée au socialisme ». Et son choix est très clair, il est résolument hostile au socialisme. Et donc il est un ardent défenseur de la construction impériale&quot;

Dans Ennemis mortels, Ernest Renan, académicien respecté et connu notamment pour son texte Qu'est-ce qu'une nation ?, est étudié comme penseur de l'impérialisme colonial français et notamment comme conseiller de Ferry sur ces questions.

 &quot;Jules Ferry lui emprunte, entre autre, la théorie du régime politique dans les colonies, à savoir le régime du bon tyran. Et effectivement Ernest Renan doit être considéré, les contemporains le tiennent pour cela, doit être considéré comme l’un des principaux théoriciens, de ce que j’ai appelé, l’éruption de l’islamophobie savante à la fin du XIXe.&quot;

La variable ethno-raciale est centrale dans la compréhension du fait colonial au XIXe siècle, Olivier le Cour Grandmaison insiste sur la différence fondamentale qu'est effectuée entre le &quot;sauvage&quot; et le &quot;barbare&quot; par les impérialistes coloniaux.

  &quot;L’incarnation du sauvage c’est le nègre, comme on disait alors, ou le noir. En tant qu’il est réputé n’avoir pas de civilisation, de religion, de langage. Il est inférieur assurément mais il n’est pas dangereux par essence.&quot;

 &quot;Là où l’Arabe musulman lui est pensé comme un barbare. Parce qui c’est ce qui fait obstacle à l’expansion de la civilisation, la seule qui vaille pour les contemporains, celle qui est supposée être au sommet de la hiérarchie. Ce qui fait obstacle à l’expansion de cette civilisation c’est la civilisation et la religion musulmane.&quot; 

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L'émir Abdelkader ibn Muhieddine, savant musulman soufi et combattant des droits algériens. Il mène une lutte armée contre la conquête de l'Algérie. Ses efforts d'unification des peuples algériens face aux envahisseurs lui valent d'être surnommé le &quot;prince parmi les saints, et saints parmi les princes&quot;. Il est un exemple de la menace musulmane sur l'expansion de la civilisation européenne, aux yeux des républicains impérialistes

 &quot;À partir de la question coloniale cela permettait de jeter un regard singulier, sur entre autre la IIIe République et le constat qu’effectivement a été aussi donc une république impériale, une république raciste et soit dit en passant une république sexiste&quot;

Dans la suite de l'interview, Olivier le Cour Grandmaison revient sur son parcours de chercheur. 

Historien du droit, il s'intéresse dans ses premiers travaux aux Citoyennetés en Révolution 1789-1794, Presses universitaires de France : 1992. 

Néanmoins, son &quot;tournant colonial&quot; s'effectue lors de son étude des travaux de Tocqueville. Le philosophe et penseur de la démocratie se pose en soutien des politiques coloniales française lorsqu'il fut parlementaire.

 &quot;Tocqueville doit être considéré comme l’un des théoriciens de la guerre coloniale comme guerre totale. Puisque en ce qui concerne la guerre menée par les troupes françaises en Algérie, il estime qu’il faut s’emparer des razzias, s’emparer des populations civiles. Il écrit à peu près ceci : que ne doit subsister dans les territoires contrôlés par Abdelkader, aucunes villes et aucuns villages. Il se prononce donc pour la destruction des dites villes et villages.&quot;

D'ailleurs, les politiques menées en Algérie ont des conséquences directes sur les citoyens français métropolitains. En effet, lors d'insurrection populaire, comme celle de Juin 1848 contre la fermeture des 
Ateliers Nationaux, les &quot;moyens algériens&quot; sont utilisés sur le peuple parisien.

 &quot;Tocqueville, grand républicain et grand démocrate évidemment, est en juin 1848 du côté de ceux qui entendent défendre l’ordre, parce qu’il estime que le droit au travail est une revendication socialiste. Et Tocqueville se déplace dans les faubourgs et les rues de Paris, où il rencontre un de ses amis le général de Lamoricière, grand général en Algérie coloniale, rapatrié en métropole pour rétablir l’ordre.&quot; 

Le chercheur, historien du droit, revient sur ces recherches sur le Code de l'Indigénat. Institué en Algérie dès 1875, ce Code est appliqué dans tout l'empire français à partir de 1887.

 &quot;Il a été aussi la matrice juridique à partir de laquelle ont été élaboré les autres Codes de l’Indigénat appliqués en Afrique équatoriale française, en Afrique Occidentale, à Madagascar, en Nouvelle-Calédonie et pendant un moment en Indochine. Rappeler que, pour aller à l’essentiel, ce Code de l’Indigénat est la réunion d’un certain nombre de dispositions répressives, racistes et discriminatoires. Puisque ces  dispositions ne sont applicables et opposables qu’aux seuls Indigènes. Et elles ne sont pas, par définition, applicables ni aux Européens et, j’allai dire moins encore, aux Français.&quot;

nom de la photo

Gravure de Léon-Morel Fatio, L'Illustration, 1871

Représentation de la bataille de Bordj Bou Arreidj par les hommes du cheikh el Mokrani. La révolte des Mokranis, appelée Unfaq urrumi « la guerre du Français », un tiers de la population algérienne se soulève (250 tribus), c’est la plus importante insurrection depuis la conquête de l’Algérie en 1830. Hantés par cette révolte, les juristes coloniaux fondent le Code de l'Indigénat pour museler toute révolte des peuples colonisés.

 &quot;L'expérience impériale en général, et l’expérience française en particulier, a effectivement été une sorte de gigantesque laboratoire où ont été élaboré à la fois des conceptions hiérarchisées du genre humain, des politiques discriminatoires, des dispositions juridiques d’exceptions&quot;

Dans la dernière partie de l'interview, Olivier le Cour Grandmaison revient sur une thèse d'Hannah Arendt. La politologue mentionne dans Les Origines du totalitarisme l'importance d'étudier &quot;l'expérience impériale des puissances européennes&quot; pour comprendre l’avènement des phénomènes totalitaires en Europe.

&quot;Prenons un exemple, la question de l’internement administratif est, d’abord et avant tout, une invention coloniale, qui a été effectivement mis en œuvre à l’encontre des colonisés, avant d’être importé en métropole. Les premiers à en faire les frais en métropole vont être les réfugiés républicains espagnols. Qui contrairement à la légende dorée de la France républicaine n’ont pas été accueilli en France, sauf à considérer qu’être placé dans un camp d’internement relève de l’accueil, mais qui me paraît là revêt d’un usage particulièrement indécent du terme accueil.&quot;

nom de la photo


 Camp d'internement de Gurs, Basses-Pyrénées. 

 Mis en place en 1939 par le gouvernement Daladier pour interner les réfugiés espagnols fuyant la dictature franquiste. De 1939 à 1946, 64 000 personnes vont y être internés : réfugiés espagnols, membres du PCF, puis suite à l'armistice de Juin 40 des personnes juives et citoyens de pays en guerre contre la France.

Le droit colonial a été repris ensuite dans les jurisprudence des états. Olivier Le Cour Grandmaison mentionne par exemple l'état d'urgence, institué durant la guerre d'Algérie. 
Ou bien le principe de responsabilité collective, utilisé actuellement par Israël contre la population palestinienne.

&quot;Autre disposition répressive significative, qui contrevient à un principe absolument essentiel de l’état de droit et d’un état démocratique, qui est le principe de la responsabilité collective. Qui contrevient à un autre principe qui est celui de la responsabilité individuelle. Or le principe de la responsabilité collective vise justement à châtier, pour ce qui est de l’Algérie coloniale ou d’autres territoires français, non pas un individu mais des populations indigènes au seul motif que ces populations indigènes se trouvaient à proximité d’un lieu où a été commis un crime ou un délit&quot;

Enfin, Olivier le Cour Grandmaison rappelle que le premier génocide du XXe siècle a lieu dans une colonie allemande, la Namibie : le Génocide des Héréros et des Namas (1904-1908).

 &quot;Si l’on pense notamment à un génocide longtemps oublié, et d’autant plus longtemps oublié que longtemps il n’a pas été qualifié comme tel, à savoir le génocide des populations Héréros. 1904, le très distingué général allemand Lothar von Trotha reçoit de Berlin un ordre d’extermination. 80 000 Héréros avant le début des opérations, entre 10 et 15 000 après. Aujourd’hui, ces opérations là sont effectivement qualifiées de génocide.


 Et donc, on comprend bien comment un certain nombre de pratiques, de représentations, mises en œuvre dans les territoires colonisés par l’Europe on put effectivement servir des états totalitaires.&quot;

nom de la photo

 Illuminated, Unrecounted. Diaz Point, Namibia, 2013. Oeuvre réalisée par l'artiste namibienne Nicola Brandt en hommage aux victimes du génocide. 


Olivier le Cour Grandmaison finit cet entretien par la présentation de ces nouvelles recherches autour de l'affaire Gaud-Toqué au Congo français, une affaire criminelle symptomatique de la violence des colons envers leurs administrés. 

Le 14 Juillet 1903, deux administrateurs coloniaux exécutent un guide congolais en le tuant avec de la dynamite.  Elle est connue en 1905 et jette un regard sur la violence endémique de la colonisation.

 &quot;Un crime épouvantable commis par deux fonctionnaires coloniaux au Congo-Brazzaville. Et qui va être à l’origine de la mission Brazza, dont on oublie trop souvent qu’elle n’a pas pour origine tout à coup que les responsables de la IIIe République se réveillent et estiment qu’il est absolument nécessaire d’envoyer Brazza au Congo pour voir ce qu’il s’y passe

  L’envoi de la mission Brazza, qui va permettre de mesurer à quel point effectivement au Congo, Brazzaville en particulier, ce n’est pas simplement la conquête qui a été meurtrière, c’est l’exploitation coloniale&quot;

Suivant ses conseils, nous avons travaillé ce sujet dans notre émission Le Guide du Bordeaux Colonial.

Gérard présente la rue Emile Gentil lors du direct du 29 janvier 2020, et le quai Brazza le 05 février 2020. Deux chroniques réunies dans le podcast Rediff de l'été autour de la thématique du Congo, que vous pouvez retrouver ici

nom de la photo

 L'Assiette au beurre, mars 1905


Pour en savoir plus 

Le blog d'Olivier le Cour Grandmaison sur Médiapart

Bibliographie des ouvrages d'Olivier le Cour Grandmaison :

- Coloniser. Exterminer. Sur la guerre et l’État colonial, Fayard : 2005

- La République impériale. Politique et racisme d’État, Fayard : 2009

- L’Empire des hygiénistes. Vivre aux colonies, Fayard : 2014

- « Ennemis mortels ». Représentations de l’islam et politiques musulmanes en France à l’époque coloniale, La Découverte :  2019

Article du Monde Afrique sur le Génocide des Héréros et Nama, suite à l'exposition au Mémorial de la Soha en 2016.

Vous retrouverez souvent des mentions d'Olivier dans l'émission du Guide du Bordeaux Colonial dont nous relayons les travaux.


 Musique  : Fela Kuti, Colonial Mentality


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      <title>Camarades du Guide : l'Association Survie Gironde</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
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      <title>Camarades du Guide : présentation de la revue &quot;Ancrage&quot; par Jean-François Meekel</title>
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      <title>Rencontre avec Gérard Noiriel autour de son nouvel ouvrage &quot;Le Venin dans la Plume&quot;</title>
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      <title>Rencontre avec Shlomo Sand</title>
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      <pubDate>Wed Sep 18 2019 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <itunes:title>Rencontre avec Shlomo Sand</itunes:title>
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      <title>Camarade du Guide :  Rencontre avec Gérard Clabé, représentant le Réseau Education Sans Frontière 33</title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Jun 12 2019 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Rencontre avec Dragoss Ouedraogo, anthropologue bordelais, sur la thématique du Burkina Faso</title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Oct 09 2019 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Rencontre avec Ali Dolo, maire de Sangha au Pays Dogon (Mali)</title>
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      <pubDate>Wed Oct 30 2019 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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    <item>
      <title>Amal Kreishe et Salam Awash, militantes féministes palestiniennes sous occupation israélienne.</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Amal Kreishe et Salam Awash sont militantes au sein de la Palestinian Working Women Society for Development (PWWSD) - que l'on peut traduire par &quot;Société des travailleuses palestiniennes pour le développement&quot;. Le 27 novembre dernier, elles étaient invitées par Palestine 33 à la Halle des Douves pour une conférence débat. Elles y témoignaient de leurs vies de femmes palestiniennes. Une interview réalisée par Isabelle Bettinger, et retranscrite par Sandra Merlet.

&quot;L'occupation impacte la vie des femmes à tous les niveaux de la vie quotidienne&quot;

Israël régit leurs mouvements par une présence continue des check-points et autres barrages. L'occupation sépare les familles, et les femmes se retrouvent à devoir encadrer leur famille :

&quot;Les femmes qui deviennent responsables de leur famille du fait de l'éloignement ou de l'incarcération des maris, pères de familles et des enfants aînés, représentent environ 11% des femmes palestiniennes&quot;

L'occupation illégale d'Israël à Gaza accentue leurs difficultés quotidiennes, les empêchant d'avoir accès aux besoins primaires :

&quot;Les femmes sous blocus à Gaza vivent sous blocus depuis plus de 13 ans. Les femmes dans la bande de Gaza n'ont accès à l'électricité que pendant trois heures à cause du blocus. Des centaines de femmes vivent encore dans des caravanes à cause des attaques et des destructions militaires israéliennes&quot;

Une violence d'apartheid qui est aussi visible par l'incarcération endémique des Palestiniens :

&quot;L'occupation israélienne incarcère en ce moment plus de 42 femmes palestiniennes dans leurs prisons&quot;

Amal Kreishe présente le cas de la députée palestinienne Khalida Jarrar, incarcérée pour une troisième fois en octobre 2019 sous le régime de la détention administrative.

nom de la photo

 Khalida Jarrar, députée palestinienne, parlementaire féministe et militante pour la défense des prisonniers politiques palestiniens. Khalida Jarrar a été arrêté à trois reprises par Israël sous le régime de la détention administrative (avril 2015, juillet 2017, octobre 2019)

Les femmes ne sont pas les seules victimes du régime de la détention administrative:

&quot;L'occupation israélienne incarcère aussi des enfants de l'âge de 8 ans jusqu'à 13-14 ans. En ce moment il y a plus de 230 enfants qui sont dans les prisons israéliennes&quot;

Un régime carcéral qui dénature les relations inter-familiales :

&quot;Le régime d'occupation israélienne est raciste, il impose aux femmes palestiniennes de devenir les geôlières de leurs enfants. Quand leurs enfants sont condamnés à de la résidence surveillée, les femmes doivent surveiller leurs enfants pour qu'ils ne sortent pas.&quot;

nom de la photo

 Salam Awash, militante, et Amal Kreishe, présidente du PWWSD, étaient présentes à Bordeaux le 27 novembre 2019 suite à l'invitation de Palestine 33.

&quot;L'occupation détruit le tissu social palestinien. Il interdit le droit, et empêche le droit à une famille de vivre

Salam Awash revient sur leur association  : la PWWSD: Palestinian Working Women for Society Development, dont Amal Kreishe est la présidente. Organisation non-gouvernementale, fondée en 1981, qui se bat pour les droits des femmes et les droits humains palestiniens.

&quot;Nous travaillons d'abord à la sensibilisation des femmes palestiniennes et à leur renforcement pour qu'elles puissent être capables à la fois d'affronter les agressions de l'occupation israélienne d'une part. Et d'autre part pour affronter les discriminations et les injustices dont elles sont victimes à l'intérieur de la société palestinienne.&quot;

Leurs combats féministes et pour les droits humains s'accordent autour de quatre axes : l'éducation et le soutien moral des femmes palestiniennes; mais aussi un travail d'influence auprès des hommes politiques pour réduire et faire disparaître les discriminations

&quot;De manière à ce que l'on puisse aboutir sur une société palestinienne basée sur l'égalité, la démocratie et l'égalité entre les hommes et les femmes&quot;

Les militantes du PWWSD accordent aussi de l'importance à la sensibilisation envers la société palestinienne, avec des travaux et interventions au sein des universités palestiniennes pour ouvrir le débat sur les discriminations dont sont victimes les femmes en Palestine.

&quot;Pour faire comprendre et intégrer dans la mentalité le fait que les femmes palestiniennes sont parties intégrantes et parties prenantes de la société palestinienne&quot;

Le quatrième axe d'action militante du PWWSD est l'aide économique, aux investissements des femmes :

&quot;Parce que nous croyons d'abord que c'est d'abord par l'amélioration des situations économiques que les femmes palestiniennes réussiront à s'intégrer et à recouvrir leurs droits dans la société palestinienne&quot;


Un grand merci à Palestine 33 qui a permis que cette rencontre ait lieu.

Pour en savoir plus :

- Retrouver les actions du PWWSD sur leur site officiel

- Si les faits coloniaux israéliens et l'actualité palestinienne vous intéressent :
Salah Hamouri, avocat franco palestinien était à notre micro en septembre 2019

Photo de une : graff d'une streetartist féministe, Laila Ajjawi. Réfugiée palestinienne en Jordanie, elle utilise les murs des villes détruites pour affirmer son féminisme et sa soif de liberté. Vous pouvez la retrouver sur son Instagram.

Musiques : 

Trio Joubran, Masar un groupe de joueurs houdistes, véritables ambassadeurs de la culture palestinienne sur la scène internationale, que vous pouvez retrouver sur leur site

We Palestinians du collectif Electrosteen, un collectif de DJ techno underground palestinien, qui célèbre la musique traditionnelle palestinienne en l'intégrant à leurs créations électronique contemporaines. Leur page facebook</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
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      <itunes:summary>Amal Kreishe et Salam Awash sont militantes au sein de la Palestinian Working Women Society for Development (PWWSD) - que l'on peut traduire par &quot;Société des travailleuses palestiniennes pour le développement&quot;. Le 27 novembre dernier, elles étaient invitées par Palestine 33 à la Halle des Douves pour une conférence débat. Elles y témoignaient de leurs vies de femmes palestiniennes. Une interview réalisée par Isabelle Bettinger, et retranscrite par Sandra Merlet.

&quot;L'occupation impacte la vie des femmes à tous les niveaux de la vie quotidienne&quot;

Israël régit leurs mouvements par une présence continue des check-points et autres barrages. L'occupation sépare les familles, et les femmes se retrouvent à devoir encadrer leur famille :

&quot;Les femmes qui deviennent responsables de leur famille du fait de l'éloignement ou de l'incarcération des maris, pères de familles et des enfants aînés, représentent environ 11% des femmes palestiniennes&quot;

L'occupation illégale d'Israël à Gaza accentue leurs difficultés quotidiennes, les empêchant d'avoir accès aux besoins primaires :

&quot;Les femmes sous blocus à Gaza vivent sous blocus depuis plus de 13 ans. Les femmes dans la bande de Gaza n'ont accès à l'électricité que pendant trois heures à cause du blocus. Des centaines de femmes vivent encore dans des caravanes à cause des attaques et des destructions militaires israéliennes&quot;

Une violence d'apartheid qui est aussi visible par l'incarcération endémique des Palestiniens :

&quot;L'occupation israélienne incarcère en ce moment plus de 42 femmes palestiniennes dans leurs prisons&quot;

Amal Kreishe présente le cas de la députée palestinienne Khalida Jarrar, incarcérée pour une troisième fois en octobre 2019 sous le régime de la détention administrative.

nom de la photo

 Khalida Jarrar, députée palestinienne, parlementaire féministe et militante pour la défense des prisonniers politiques palestiniens. Khalida Jarrar a été arrêté à trois reprises par Israël sous le régime de la détention administrative (avril 2015, juillet 2017, octobre 2019)

Les femmes ne sont pas les seules victimes du régime de la détention administrative:

&quot;L'occupation israélienne incarcère aussi des enfants de l'âge de 8 ans jusqu'à 13-14 ans. En ce moment il y a plus de 230 enfants qui sont dans les prisons israéliennes&quot;

Un régime carcéral qui dénature les relations inter-familiales :

&quot;Le régime d'occupation israélienne est raciste, il impose aux femmes palestiniennes de devenir les geôlières de leurs enfants. Quand leurs enfants sont condamnés à de la résidence surveillée, les femmes doivent surveiller leurs enfants pour qu'ils ne sortent pas.&quot;

nom de la photo

 Salam Awash, militante, et Amal Kreishe, présidente du PWWSD, étaient présentes à Bordeaux le 27 novembre 2019 suite à l'invitation de Palestine 33.

&quot;L'occupation détruit le tissu social palestinien. Il interdit le droit, et empêche le droit à une famille de vivre

Salam Awash revient sur leur association  : la PWWSD: Palestinian Working Women for Society Development, dont Amal Kreishe est la présidente. Organisation non-gouvernementale, fondée en 1981, qui se bat pour les droits des femmes et les droits humains palestiniens.

&quot;Nous travaillons d'abord à la sensibilisation des femmes palestiniennes et à leur renforcement pour qu'elles puissent être capables à la fois d'affronter les agressions de l'occupation israélienne d'une part. Et d'autre part pour affronter les discriminations et les injustices dont elles sont victimes à l'intérieur de la société palestinienne.&quot;

Leurs combats féministes et pour les droits humains s'accordent autour de quatre axes : l'éducation et le soutien moral des femmes palestiniennes; mais aussi un travail d'influence auprès des hommes politiques pour réduire et faire disparaître les discriminations

&quot;De manière à ce que l'on puisse aboutir sur une société palestinienne basée sur l'égalité, la démocratie et l'égalité entre les hommes et les femmes&quot;

Les militantes du PWWSD accordent aussi de l'importance à la sensibilisation envers la société palestinienne, avec des travaux et interventions au sein des universités palestiniennes pour ouvrir le débat sur les discriminations dont sont victimes les femmes en Palestine.

&quot;Pour faire comprendre et intégrer dans la mentalité le fait que les femmes palestiniennes sont parties intégrantes et parties prenantes de la société palestinienne&quot;

Le quatrième axe d'action militante du PWWSD est l'aide économique, aux investissements des femmes :

&quot;Parce que nous croyons d'abord que c'est d'abord par l'amélioration des situations économiques que les femmes palestiniennes réussiront à s'intégrer et à recouvrir leurs droits dans la société palestinienne&quot;


Un grand merci à Palestine 33 qui a permis que cette rencontre ait lieu.

Pour en savoir plus :

- Retrouver les actions du PWWSD sur leur site officiel

- Si les faits coloniaux israéliens et l'actualité palestinienne vous intéressent :
Salah Hamouri, avocat franco palestinien était à notre micro en septembre 2019

Photo de une : graff d'une streetartist féministe, Laila Ajjawi. Réfugiée palestinienne en Jordanie, elle utilise les murs des villes détruites pour affirmer son féminisme et sa soif de liberté. Vous pouvez la retrouver sur son Instagram.

Musiques : 

Trio Joubran, Masar un groupe de joueurs houdistes, véritables ambassadeurs de la culture palestinienne sur la scène internationale, que vous pouvez retrouver sur leur site

We Palestinians du collectif Electrosteen, un collectif de DJ techno underground palestinien, qui célèbre la musique traditionnelle palestinienne en l'intégrant à leurs créations électronique contemporaines. Leur page facebook</itunes:summary>
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    </item>
    <item>
      <title>Adélaïde Mukantabana et le génocide du Rwanda : le devoir de mémoire et l'espoir vers les jeunes générations</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>A l'occasion d'un colloque organisé à Bègles en 2019, qui &quot;porte un regard militant, un regard survivant, un regard enseignant, un regard historien, un regard politicien&quot;, Adelaïde Mukantabana témoigne à notre micro. Une interview réalisée par Gérard Clabé et Hélène Diarra Doquet.

Elle donne sa parole sur le poids du silence, le besoin de mettre des mots sur ce génocide des Tutsi, dont elle est une rescapée. Un témoignage fort sur son cheminement, et le besoin d'enseigner à la jeunesse la réalité humaine, sociale et politique de cet événement. Pour que la vérité soit mis en lumière.


Entretien réalisé le 25 septembre 2019 - Retranscrit par Sandra Merlet


Je suis une rescapée du génocide des Tutsi du Rwanda. J’ai habité Bègles pendant plus de 20 ans. Et je suis auteure d’un récit &quot;L'innommable: Agahomamunwa&quot; [Un récit du génocide des Tutsi], qui est sorti en Janvier 2016 chez L’Harmattan. Actuellement, je suis présidente de l’association Cauri, une association béglaise qui travaille en collaboration avec l’association Survie Gironde, Survie Nationale et d’autres associations comme Ibuka. Et notre objectif, la vérité sur le génocide des Tutsis. La mémoire et le soutien pour les rescapés, et la justice.

nom de la photo

L’important c’est les jeunes. Ils ne vont pas reconnaître quelque chose qu’ils n’ont pas connu. Donc nous, on a pris l’initiative de leur dire, en se disant que c’est eux qui auront le destin de notre pays dans 25 ans, qu’il leur appartiendra de dire des vérités. Et on ne pourra pas leur demander des vérités si on ne les a pas informés. Donc moi, ma démarche est d’informer les jeunes pour que à un moment donné de leur âge d’adulte ils savent ce qu’il s’est passé et la position qu’a pris leur pays et leurs anciens.

nom de la photo

 Adelaïde Mukantabana et Noël Mamère, Commémoration du génocide du Rwanda en 1994 devant l'Homme debout à Begles, 2016 

A un moment donné dans ma vie, après le génocide, je suis tombée dans le silence. Parce que je me disais que si je ne comprenais pas ce qui m’était arrivé, il m’était impossible de l’expliquer. Et puis, à un certain moment j’arrivais à sortir un ou deux trois mots, je voyais que les gens étaient choqués, que c’était bien plus terrible pour eux que pour moi. Et puis, je me suis tue. Dans mon silence je me disais que personne n’était capable de comprendre, qu’ici on ne voulait pas comprendre. Et que toutes ces personnes que je pensais qu’ils n’étaient pas capables de comprendre, le plus important est que je n’étais pas en mesure de l’expliquer. Je n’avais pas suffisamment de mots, les mots me manquaient ; aucun mot n’était propre. Et dans le vrai sens du terme, tout avait été sali.

nom de la photo


 Réunion des veuves du génocide à Taba. Photo : Bruce Clarke



Je commence à témoigner, nous sommes en 2004. Et c'est déchirant, c'est comme si je me mettais à nue devant un public, c'était terrible. Je me suis dit que je n'allais pas y arriver. En 2007, je retourne au Rwanda comme si je n'étais pas convaincu que c'était fini. Et j'arrive là-bas, pas de bout de tissu, pas de bout de brique, rien. Ils ont complètement effacé, ils ont détruits. Je reviens en me disant qu'il faut que j'emmène mes enfants, peut être en arrivant là-bas je pourrais leur dire. Alors, je les ai emmenés l'année suivante. Et j'arrive là-bas, et je me mets à décrire des choses qui n'existe pas.


nom de la photo

 Adélaïde Mukantabana, commémoration du 7 avril sur le Pont de Pierre (Bordeaux). Photo : Alain Rolland



Pour aller plus loin :

- Adelaïde Mukantabana, L'innommable: Agahomamunwa. Un récit du génocide des Tutsi, L’Harmattan, 2016

- Jacques Morel, La France au cœur du génocide des Tutsi, éditions L’Esprit Frappeur, 2010

- Laurent Larcher, Rwanda, ils parlent, Le Seuil, 2019

- Roman graphique : Jean-Philippe Stassein, Deogratias, Dupuis, 2006

- Association Survie

- Association Caurie

- Association Ibuca



Musique

Gaël Faye, Petit Pays, 2012

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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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      <pubDate>Wed Sep 25 2019 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Elle donne sa parole sur le poids du silence, le besoin de mettre des mots sur ce génocide des Tutsi, dont elle est une rescapée. Un témoignage fort sur son cheminement, et le besoin d'enseigner à la jeunesse la réalité humaine, sociale et politique de cet événement. Pour que la vérité soit mis en lumière.


Entretien réalisé le 25 septembre 2019 - Retranscrit par Sandra Merlet


Je suis une rescapée du génocide des Tutsi du Rwanda. J’ai habité Bègles pendant plus de 20 ans. Et je suis auteure d’un récit &quot;L'innommable: Agahomamunwa&quot; [Un récit du génocide des Tutsi], qui est sorti en Janvier 2016 chez L’Harmattan. Actuellement, je suis présidente de l’association Cauri, une association béglaise qui travaille en collaboration avec l’association Survie Gironde, Survie Nationale et d’autres associations comme Ibuka. Et notre objectif, la vérité sur le génocide des Tutsis. La mémoire et le soutien pour les rescapés, et la justice.

nom de la photo

L’important c’est les jeunes. Ils ne vont pas reconnaître quelque chose qu’ils n’ont pas connu. Donc nous, on a pris l’initiative de leur dire, en se disant que c’est eux qui auront le destin de notre pays dans 25 ans, qu’il leur appartiendra de dire des vérités. Et on ne pourra pas leur demander des vérités si on ne les a pas informés. Donc moi, ma démarche est d’informer les jeunes pour que à un moment donné de leur âge d’adulte ils savent ce qu’il s’est passé et la position qu’a pris leur pays et leurs anciens.

nom de la photo

 Adelaïde Mukantabana et Noël Mamère, Commémoration du génocide du Rwanda en 1994 devant l'Homme debout à Begles, 2016 

A un moment donné dans ma vie, après le génocide, je suis tombée dans le silence. Parce que je me disais que si je ne comprenais pas ce qui m’était arrivé, il m’était impossible de l’expliquer. Et puis, à un certain moment j’arrivais à sortir un ou deux trois mots, je voyais que les gens étaient choqués, que c’était bien plus terrible pour eux que pour moi. Et puis, je me suis tue. Dans mon silence je me disais que personne n’était capable de comprendre, qu’ici on ne voulait pas comprendre. Et que toutes ces personnes que je pensais qu’ils n’étaient pas capables de comprendre, le plus important est que je n’étais pas en mesure de l’expliquer. Je n’avais pas suffisamment de mots, les mots me manquaient ; aucun mot n’était propre. Et dans le vrai sens du terme, tout avait été sali.

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 Réunion des veuves du génocide à Taba. Photo : Bruce Clarke



Je commence à témoigner, nous sommes en 2004. Et c'est déchirant, c'est comme si je me mettais à nue devant un public, c'était terrible. Je me suis dit que je n'allais pas y arriver. En 2007, je retourne au Rwanda comme si je n'étais pas convaincu que c'était fini. Et j'arrive là-bas, pas de bout de tissu, pas de bout de brique, rien. Ils ont complètement effacé, ils ont détruits. Je reviens en me disant qu'il faut que j'emmène mes enfants, peut être en arrivant là-bas je pourrais leur dire. Alors, je les ai emmenés l'année suivante. Et j'arrive là-bas, et je me mets à décrire des choses qui n'existe pas.


nom de la photo

 Adélaïde Mukantabana, commémoration du 7 avril sur le Pont de Pierre (Bordeaux). Photo : Alain Rolland



Pour aller plus loin :

- Adelaïde Mukantabana, L'innommable: Agahomamunwa. Un récit du génocide des Tutsi, L’Harmattan, 2016

- Jacques Morel, La France au cœur du génocide des Tutsi, éditions L’Esprit Frappeur, 2010

- Laurent Larcher, Rwanda, ils parlent, Le Seuil, 2019

- Roman graphique : Jean-Philippe Stassein, Deogratias, Dupuis, 2006

- Association Survie

- Association Caurie

- Association Ibuca



Musique

Gaël Faye, Petit Pays, 2012

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      <title>ITW de Pascal Blanchard, historien spécialiste de l'Empire colonial français</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
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      <pubDate>Wed Nov 20 2019 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Michel Cahen, un chercheur auto-stoppeur</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Durant une longue interview fleuve, diffusée le 27 mai et le 03 juin 2020, Michel Cahen répond aux questions de Gérard Clabé. Un échange retranscrit ci-dessous par Sandra Merlet.

Une interview où se croise la vie personnelle mais aussi celle de professeur et d'universitaire. Michel Cahen est un spécialiste reconnu du Mozambique, ainsi que du Portugal colonial et de l’histoire contemporaine des anciennes colonies. Il exerce au sein du Laboratoire des Afriques dans le Monde, une branche bordelaise du CNRS. Par cette rencontre nous pouvons apprécier comment la vie personnelle d’un chercheur universitaire permet d’éclairer une époque sur trois continents.

nom de la photo

 Foule manifestant sur la place Rossio à Lisbonne pendant la &quot;Révolution des Œillets&quot;, le 2 mai 1974. [afp.com]

 « J’étais tout à fait sympathisant de la révolution des Œillets, bien sûr. Mais je n’avais pas envie de retrouver les mêmes copains que je voyais toute l’année à Paris et les retrouver Praça De Lucia à Lisbonne. Mais je me suis dit « Pourquoi je n’irais pas dans une colonie africaine du Portugal qui est en cours de décolonisation ? ». Et c’est comme ça que le début juillet 1975, juste après l’indépendance du Mozambique le 25 juin 75, je me suis présenté à une petite frontière du Mozambique. »

Jeune étudiant d’extrême-gauche de son époque, Michel Cahen transite du Parti communiste à la Ligue Communiste Révolutionnaire à la même période que la Révolution des Œillets (25 avril 1974). Une révolution qui attire tous les jeunes révolutionnaires des années baby-boom, « une révolution sous nos yeux ». Étudiant en histoire à la Sorbonne, ses recherches de maîtrise portent sur l’idéologie coloniale française. Michel Cahen décide d’aller directement étudier une décolonisation, celle qui a lieu au Mozambique. Partant du Kenya, il rejoint les frontières du Mozambique en auto-stop, sans aucune connaissance de la langue locale. La guerre d’indépendance du Mozambique est déclenchée officiellement le 25 septembre 1964, le cessez-le-feu est proclamé en 1974, puis l’indépendance en 1975. Michel Cahen est donc présent sur le territoire mozambicain au cœur du processus de décolonisation. Il vit la montée au pouvoir du FRELIMO, le Front de Libération du Mozambique. Une prise de pouvoir qui institue un parti unique, contraire aux valeurs trotskystes de Michel Cahen. Le chercheur, fort de son observation, rentre en France,  débute un DEA sur l’Afrique Portugaise, avant de partir au Portugal pour apprendre la langue.

nom de la photo

 Samora Michel, premier président de la République populaire du Mozambique, au 4e congrès du FRELIMO (1983). [Arramall, CC BY-SA 4.0]


 « Si on relit les lois de 1905, l’école est laïque, les représentants de l’état sont laïcs, donc un prof est laïc. Mais le peuple il n’a pas à être laïc. Les élèves n’ont pas à être laïcs. Les élèves ils sont ce qu’ils sont, c’est justement ça l’école laïque. On accueille les élèves comme ils sont, quel qu’ils soient, dans l’égalité. »

Lors de son retour du Portugal, Michel Cahen débute une carrière dans l’enseignement secondaire. Il devient professeur d’histoire à Clichy-sous-bois durant l’affaire des foulards de 1982. Une expérience qui lui permet de réaffirmer ses valeurs de professeur républicain et profondément laïc. De plus, Michel Cahen suggère aussi que le port du voile peut aussi être apprécié comme une forme de francité. Ces jeunes filles peuvent s’accepter tel qu’elles sont dans leur propre pays, signe de leur intégration. Une réponse qui permet de réaffirmer à nouveau les valeurs de la laïcité, qui ne doit concerner que les représentants du pouvoir public, les fonctionnaires et l’état, mais en aucun cas les citoyens. 


 « Je suis un historien ou un politologue. Donc le laboratoire s’est principalement un bureau, s’est principalement une bibliothèque spécialisée, s’est principalement des séminaires de recherches. Parce que un chercheur reste éternellement un étudiant, et ça s’est absolument indispensable pour être au point sur l’évolution de sa discipline. Les anthropologues, les ethnologues, les historiens de l’histoire contemporaine on va aux archives, on va sur le terrain. »

En 1988, Michel Cahen intègre la section du CNRS de Bordeaux en tant que politologue, par sa qualité de spécialiste de l’Afrique lusophone. La vie d’un chercheur est comme il le dit lui-même, une vie de curiosité dans les archives, dans les colloques et nombreux voyages. Un « métier de service public. […] Je ne travaille pas pour un commanditaire ». Une de ses nombreuses missions sont les séjours de terrain, il a notamment beaucoup travaillé aux archives du Mozambique, héritées des archives coloniales portugaises. 

nom de la photo

 Afonso Dhlakama, dirigeant de la RENAMO de 1979 à 2013. Photo prise à Maringue, en 1993. [Barnaby Philipps, CC BY 4.0]


Plus original, Michel Cahen est resté plusieurs mois avec les miliciens de la Renamo. La Renamo est une milice, un parti d’extrême droite soutenu par l’Afrique du Sud sous l'apartheid. La guerre civile mozambicaine dure de 1977 à 1992, et est surtout le terrain d’affrontement entre le FRILAMO, parti unique léniniste-marxiste au pouvoir, et la RENAMO. Michel Cahen étudie la RENAMO durant les campagnes électorales, interroge les chefs traditionnels, observe les meetings. Suite à cette expérience, il publie en 1994 Les Bandits. Un historien au Mozambique.


 « Pour l’instant la théorie post-coloniale, c’est intéressant sur le social, mais je n’ai rien vu venir comme outil politique »

Pour cette dernière partie, Michel Cahen nous donne son avis sur les études post-coloniales, et leurs débouchés, ou non, politiques. Il insiste notamment sur la faiblesse des hyper-classistes qui n'envisagent les rapports sociaux que sous l'angle des classes, sans prendre en compte la notion de « race » au sens anglophone c’est-à-dire communauté. Il reproche néanmoins aux post-coloniaux d’omettre l’étude politique globale du colonialisme, l’étude de l’état colonial. « C’est une vision sectorielle incapable d’avoir une analyse de la société et de l’état tout entier ».

 « Le Brésil est un état capitaliste, mais c’est encore un état colonial. Bien sûr ce n’est plus la colonie de 1822. Mais c’est un état qui est dominé par les gens qui ont été les colonisateurs »

Michel Cahen revient sur l’indépendance du Brésil. Une indépendance qui n’a pas été synonyme d’une décolonisation, bien au contraire. Les élites sont restées les mêmes, effrayées par la révolution haïtienne de 1804. Ainsi, le récit des Trois Races (Blanches, Indiennes, Noires) est un mythe politique. Pour Michel Cahen, la loi promulguée par Dilma Roussef portant sur le droit des domestiques est un bon exemple de la prégnance du colonialisme et du racisme dans la société brésilienne. Un racisme qui a été accéléré par la crise économique des années 2000, et la peur des classes moyennes de se prolétariser. Ce qui expliquerait selon lui l’élection de Bolsonaro, un « idiot ». Enfin, il mentionne aussi la corruption endémique des personnalités politiques brésiliennes : « Aujourd’hui les deux tiers des députés brésiliens sont en attente, parce qu’ils ont l’immunité, d'un procès pour corruption. ». Michel Cahen nous offre un point politique sur le Brésil contemporain, notamment avec la prise de pouvoir discrète des militaires depuis la présidence de Bolsonaro. 

nom de la photo

 Petra Rara(&quot;Nègre Rare&quot;), rappeuse brésilienne et ancienne employée domestique. Par ses textes, elle a été la voix de nombreuses domestiques pour dénoncer les conditions de cet esclavage moderne. Manifestation pour la culture afro-brésilienne à Diadema, São Paulo. (Nenê Surreal)


 « Que l’Union Européenne rencontre l’Union africaine dans un sommet de chefs d’état africains et européens, pourquoi pas.  Mais la France invite toute seule [54 dirigeants africains]. Mais qu’est-ce que c’est que ça ? L’idée même qui a germé dans la tête de ces gens-là est complètement néocoloniale. Le principe de ce genre de sommet doit être condamné. »

Pour finir ce long et riche entretien, Gérard l’interroge sur le sommet Afrique-France 2020 qui devait avoir lieu le 4-5-6 juin 2020 à Bordeaux, et pour le moment repoussé. Michel Cahen conclut sur la position que la France et le monde devrait enfin adopter vis-à-vis de l’Afrique.

 « Si la France veut aider l’Afrique, elle a supprimé récemment une fraction de la dette. Mais elle n’a qu’à supprimer la totalité de la dette. Très souvent c’est une dette indigne qui a déjà été remboursée plusieurs fois. Et puis il ne faut pas aider l’Afrique. Il faut permettre au mouvement social africain d’être plus puissant pour un vrai développement. Aider l’Afrique c’est toujours aider les états africains qui, pour 95 % des cas, sont pourris, corrompus, bourgeois et vendus au capitalisme international. »

 Pour en savoir plus 

Bibliographie partielle des ouvrages de Michel Cahen :

- Mozambique, la révolution implosée. Études sur douze années d'indépendance (1975-1987), éd. L'Harmattan, coll. « Points de vue concrets », 1987

- Ethnicité politique. Pour une lecture réaliste de l'identité, L'Harmattan/Centre d'étude d'Afrique noire/Centre d'estudis africans, 1994

- La Nationalisation du monde. Europe, Afrique, l’identité dans la démocratie, éd. L’Harmattan, 1999

- Les Bandits. Un historien au Mozambique, Publications du Centre culturel Calouste Gulbenkian, 2002 

- Le Portugal bilingue. Histoire et droits politiques d’une minorité linguistique : la communauté mirandaise, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 200911.

Article de Michel Cahen publié chez Libération : Le retour du Brésil colonial

L'appel des chercheurs sur le contre-sommet de la &quot;délinquance&quot;, que vous pouvez retrouver ici

Le témoignage de Petra Rara, voix militante des domestiques brésiliennes a retrouvé traduit sur autresbresils.net

Musiques : 

- Eyuphuro, Ohawha, album Yellela, 2001

- Tim Maia, Bom Senso







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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed May 27 2020 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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Une interview où se croise la vie personnelle mais aussi celle de professeur et d'universitaire. Michel Cahen est un spécialiste reconnu du Mozambique, ainsi que du Portugal colonial et de l’histoire contemporaine des anciennes colonies. Il exerce au sein du Laboratoire des Afriques dans le Monde, une branche bordelaise du CNRS. Par cette rencontre nous pouvons apprécier comment la vie personnelle d’un chercheur universitaire permet d’éclairer une époque sur trois continents.

nom de la photo

 Foule manifestant sur la place Rossio à Lisbonne pendant la &quot;Révolution des Œillets&quot;, le 2 mai 1974. [afp.com]

 « J’étais tout à fait sympathisant de la révolution des Œillets, bien sûr. Mais je n’avais pas envie de retrouver les mêmes copains que je voyais toute l’année à Paris et les retrouver Praça De Lucia à Lisbonne. Mais je me suis dit « Pourquoi je n’irais pas dans une colonie africaine du Portugal qui est en cours de décolonisation ? ». Et c’est comme ça que le début juillet 1975, juste après l’indépendance du Mozambique le 25 juin 75, je me suis présenté à une petite frontière du Mozambique. »

Jeune étudiant d’extrême-gauche de son époque, Michel Cahen transite du Parti communiste à la Ligue Communiste Révolutionnaire à la même période que la Révolution des Œillets (25 avril 1974). Une révolution qui attire tous les jeunes révolutionnaires des années baby-boom, « une révolution sous nos yeux ». Étudiant en histoire à la Sorbonne, ses recherches de maîtrise portent sur l’idéologie coloniale française. Michel Cahen décide d’aller directement étudier une décolonisation, celle qui a lieu au Mozambique. Partant du Kenya, il rejoint les frontières du Mozambique en auto-stop, sans aucune connaissance de la langue locale. La guerre d’indépendance du Mozambique est déclenchée officiellement le 25 septembre 1964, le cessez-le-feu est proclamé en 1974, puis l’indépendance en 1975. Michel Cahen est donc présent sur le territoire mozambicain au cœur du processus de décolonisation. Il vit la montée au pouvoir du FRELIMO, le Front de Libération du Mozambique. Une prise de pouvoir qui institue un parti unique, contraire aux valeurs trotskystes de Michel Cahen. Le chercheur, fort de son observation, rentre en France,  débute un DEA sur l’Afrique Portugaise, avant de partir au Portugal pour apprendre la langue.

nom de la photo

 Samora Michel, premier président de la République populaire du Mozambique, au 4e congrès du FRELIMO (1983). [Arramall, CC BY-SA 4.0]


 « Si on relit les lois de 1905, l’école est laïque, les représentants de l’état sont laïcs, donc un prof est laïc. Mais le peuple il n’a pas à être laïc. Les élèves n’ont pas à être laïcs. Les élèves ils sont ce qu’ils sont, c’est justement ça l’école laïque. On accueille les élèves comme ils sont, quel qu’ils soient, dans l’égalité. »

Lors de son retour du Portugal, Michel Cahen débute une carrière dans l’enseignement secondaire. Il devient professeur d’histoire à Clichy-sous-bois durant l’affaire des foulards de 1982. Une expérience qui lui permet de réaffirmer ses valeurs de professeur républicain et profondément laïc. De plus, Michel Cahen suggère aussi que le port du voile peut aussi être apprécié comme une forme de francité. Ces jeunes filles peuvent s’accepter tel qu’elles sont dans leur propre pays, signe de leur intégration. Une réponse qui permet de réaffirmer à nouveau les valeurs de la laïcité, qui ne doit concerner que les représentants du pouvoir public, les fonctionnaires et l’état, mais en aucun cas les citoyens. 


 « Je suis un historien ou un politologue. Donc le laboratoire s’est principalement un bureau, s’est principalement une bibliothèque spécialisée, s’est principalement des séminaires de recherches. Parce que un chercheur reste éternellement un étudiant, et ça s’est absolument indispensable pour être au point sur l’évolution de sa discipline. Les anthropologues, les ethnologues, les historiens de l’histoire contemporaine on va aux archives, on va sur le terrain. »

En 1988, Michel Cahen intègre la section du CNRS de Bordeaux en tant que politologue, par sa qualité de spécialiste de l’Afrique lusophone. La vie d’un chercheur est comme il le dit lui-même, une vie de curiosité dans les archives, dans les colloques et nombreux voyages. Un « métier de service public. […] Je ne travaille pas pour un commanditaire ». Une de ses nombreuses missions sont les séjours de terrain, il a notamment beaucoup travaillé aux archives du Mozambique, héritées des archives coloniales portugaises. 

nom de la photo

 Afonso Dhlakama, dirigeant de la RENAMO de 1979 à 2013. Photo prise à Maringue, en 1993. [Barnaby Philipps, CC BY 4.0]


Plus original, Michel Cahen est resté plusieurs mois avec les miliciens de la Renamo. La Renamo est une milice, un parti d’extrême droite soutenu par l’Afrique du Sud sous l'apartheid. La guerre civile mozambicaine dure de 1977 à 1992, et est surtout le terrain d’affrontement entre le FRILAMO, parti unique léniniste-marxiste au pouvoir, et la RENAMO. Michel Cahen étudie la RENAMO durant les campagnes électorales, interroge les chefs traditionnels, observe les meetings. Suite à cette expérience, il publie en 1994 Les Bandits. Un historien au Mozambique.


 « Pour l’instant la théorie post-coloniale, c’est intéressant sur le social, mais je n’ai rien vu venir comme outil politique »

Pour cette dernière partie, Michel Cahen nous donne son avis sur les études post-coloniales, et leurs débouchés, ou non, politiques. Il insiste notamment sur la faiblesse des hyper-classistes qui n'envisagent les rapports sociaux que sous l'angle des classes, sans prendre en compte la notion de « race » au sens anglophone c’est-à-dire communauté. Il reproche néanmoins aux post-coloniaux d’omettre l’étude politique globale du colonialisme, l’étude de l’état colonial. « C’est une vision sectorielle incapable d’avoir une analyse de la société et de l’état tout entier ».

 « Le Brésil est un état capitaliste, mais c’est encore un état colonial. Bien sûr ce n’est plus la colonie de 1822. Mais c’est un état qui est dominé par les gens qui ont été les colonisateurs »

Michel Cahen revient sur l’indépendance du Brésil. Une indépendance qui n’a pas été synonyme d’une décolonisation, bien au contraire. Les élites sont restées les mêmes, effrayées par la révolution haïtienne de 1804. Ainsi, le récit des Trois Races (Blanches, Indiennes, Noires) est un mythe politique. Pour Michel Cahen, la loi promulguée par Dilma Roussef portant sur le droit des domestiques est un bon exemple de la prégnance du colonialisme et du racisme dans la société brésilienne. Un racisme qui a été accéléré par la crise économique des années 2000, et la peur des classes moyennes de se prolétariser. Ce qui expliquerait selon lui l’élection de Bolsonaro, un « idiot ». Enfin, il mentionne aussi la corruption endémique des personnalités politiques brésiliennes : « Aujourd’hui les deux tiers des députés brésiliens sont en attente, parce qu’ils ont l’immunité, d'un procès pour corruption. ». Michel Cahen nous offre un point politique sur le Brésil contemporain, notamment avec la prise de pouvoir discrète des militaires depuis la présidence de Bolsonaro. 

nom de la photo

 Petra Rara(&quot;Nègre Rare&quot;), rappeuse brésilienne et ancienne employée domestique. Par ses textes, elle a été la voix de nombreuses domestiques pour dénoncer les conditions de cet esclavage moderne. Manifestation pour la culture afro-brésilienne à Diadema, São Paulo. (Nenê Surreal)


 « Que l’Union Européenne rencontre l’Union africaine dans un sommet de chefs d’état africains et européens, pourquoi pas.  Mais la France invite toute seule [54 dirigeants africains]. Mais qu’est-ce que c’est que ça ? L’idée même qui a germé dans la tête de ces gens-là est complètement néocoloniale. Le principe de ce genre de sommet doit être condamné. »

Pour finir ce long et riche entretien, Gérard l’interroge sur le sommet Afrique-France 2020 qui devait avoir lieu le 4-5-6 juin 2020 à Bordeaux, et pour le moment repoussé. Michel Cahen conclut sur la position que la France et le monde devrait enfin adopter vis-à-vis de l’Afrique.

 « Si la France veut aider l’Afrique, elle a supprimé récemment une fraction de la dette. Mais elle n’a qu’à supprimer la totalité de la dette. Très souvent c’est une dette indigne qui a déjà été remboursée plusieurs fois. Et puis il ne faut pas aider l’Afrique. Il faut permettre au mouvement social africain d’être plus puissant pour un vrai développement. Aider l’Afrique c’est toujours aider les états africains qui, pour 95 % des cas, sont pourris, corrompus, bourgeois et vendus au capitalisme international. »

 Pour en savoir plus 

Bibliographie partielle des ouvrages de Michel Cahen :

- Mozambique, la révolution implosée. Études sur douze années d'indépendance (1975-1987), éd. L'Harmattan, coll. « Points de vue concrets », 1987

- Ethnicité politique. Pour une lecture réaliste de l'identité, L'Harmattan/Centre d'étude d'Afrique noire/Centre d'estudis africans, 1994

- La Nationalisation du monde. Europe, Afrique, l’identité dans la démocratie, éd. L’Harmattan, 1999

- Les Bandits. Un historien au Mozambique, Publications du Centre culturel Calouste Gulbenkian, 2002 

- Le Portugal bilingue. Histoire et droits politiques d’une minorité linguistique : la communauté mirandaise, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 200911.

Article de Michel Cahen publié chez Libération : Le retour du Brésil colonial

L'appel des chercheurs sur le contre-sommet de la &quot;délinquance&quot;, que vous pouvez retrouver ici

Le témoignage de Petra Rara, voix militante des domestiques brésiliennes a retrouvé traduit sur autresbresils.net

Musiques : 

- Eyuphuro, Ohawha, album Yellela, 2001

- Tim Maia, Bom Senso







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      <title>[Redifs d'été] Le Portugal colonial : rencontre avec le chercheur Michel Cahen</title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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    <item>
      <title>[Direct] Arrestation de Salah Hamouri - Macron en Mauritanie - Chanson anti-coloniale - H.S Ancrages</title>
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      <title>[Redifs d'été] Afrique de l'Ouest : ITW Ali Dolo (Mali) - ITW Dragoss Ouedraogo (Burkina Faso)</title>
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      <title>Le billet d'André : Humour, pornographie et Bordeaux colonial</title>
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      <title>[Redifs d'été] &quot;Zoos&quot; et cirques : ITW Pascal Blanchard, place des Quinconces et Rafael Padilla</title>
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      <title>[Direct] Rencontre avec Pascal Blanchard - La place René Maran</title>
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      <title>[Redifs d'été] Thématique autour du génocide du Rwanda avec Adélaïde Mukantabana</title>
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      <title>[Redifs d'été] Olivier LeCourGrandmaison : islamophobie et colonisation :8 mai 45 et Ennemis mortels</title>
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      <title>[Redifs d'été] Thème : Congo - rue Emile Gentil - Quai Brazza - Voyage au Congo et Africa 50</title>
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      <title>[Redifs d'été] Thème Palestine - Entretien avec Salah Hamouri et Amal Kreishe</title>
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      <title>[Direct] ITW Yamadou Traoré #2 - Luther : &quot;Mai 67 en Guadeloupe&quot; #1 - Rhum Negrita </title>
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      <title>[Direct]Le traitement médiatique de la pandémie en Afrique - ITW Michel Cahen #1 - Victor Schoelcher</title>
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      <title>Allée, château et arrêt de tramway Peixotto</title>
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      <title>[Direct] Allée Peixotto - ITW de Michel Cahen #2 - Point sur la situation en Palestine</title>
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      <title>Interview d'Abdourahmane Ridouane de l'association &quot;Les Alliés de la Paix&quot; </title>
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      <title>Approche critique des chansons coloniales populaires</title>
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      <title>Lecture: Olivier le Cour Grandmaison &quot;La IIIe République, les juristes et l'esclavage domestique&quot;</title>
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      <title>[Direct] Picon Bière - &quot;IIIe République, juristes et esclavage&quot; - Les musiques coloniales</title>
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      <title>ITW Rama Diop, présidente de la section Gironde de SOS Racisme</title>
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      <title>[Direct] ITW Yamadou Traoré - ITW Rama Diop de SOS Racisme Gironde - Marie Brizard</title>
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      <title>[Direct] Présentation du Guide du Bordeaux colonial et sa sortie en librairie + quelques actualités</title>
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      <title>[Direct] ITW de Stéphanie Anfray FCPE 33 - Aire Rafael Padilla - Contre sommet et conseil municipal</title>
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      <title>[Direct] ITW Abdourahmane Ridouane, association Les Alliés de la Paix - Allée Geoffroy Saint Hilaire</title>
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      <title>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial du 15/05/2019</title>
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    <item>
      <title>[Direct] ITW de Dragoss Ouédraogo sur le référendum Kanak - Flora Tristan par l'asso Pourquoi pas 33</title>
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      <pubDate>Wed Feb 26 2020 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>[Direct] ITW de Stéphane Le Bot, élu PCF, sur le sommet Afrique France - l'Ecole de Santé Navale </title>
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      <title>[Direct] rue Olympe de Gouges - Entretien avec l'écrivaine Lysiane Réginensi-Rolland</title>
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    <item>
      <title>[Direct] ITW de Caroline Le Mao, coordinatrice du projet universitaire NAOM - Le quai de Brazza</title>
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      <title>[Direct] Isabelle en Palestine #5 - &quot;La classe ouvrière c'est pas du cinéma&quot; - La rue Emile Gentil </title>
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      <title>[Direct] ITW André Rousseau, président du &quot;MRAP 33&quot; - Voyage d'Isabelle en Palestine #4</title>
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      <pubDate>Wed Jan 22 2020 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>[Direct] Rencontre avec Olivier Le Cour Grandmaison autour de son ouvrage &quot;Ennemis mortels&quot; - Agenda</title>
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      <title>[Direct] Voyage d'Isabelle en Palestine #3 - Le Square Toussaint l'Ouverture</title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Jan 08 2020 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>[Direct] ITW Amal Kreishe du PWWSD - Voyage d'Isabelle en Palestine #2 - La statue Modeste Testas </title>
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      <title>[Redif] ITW de Shlomo Sand du 18 Septembre 2019</title>
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      <description>Retrouvez plus d'infos et toutes nos émissions sur https://www.lacledesondes.fr</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Mar 18 2020 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>[Direct] Contre-Sommet Francafrique 2020 - Quai du Maréchal Lyautey - Isabelle en Palestine #1</title>
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      <pubDate>Wed Dec 11 2019 14:00:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>Le sanglant 14 juillet 1953, terrible &quot;leçon de notre histoire qu’il faut corriger absolument&quot;</title>
      <link>https://www.lacledesondes.fr/emission/le-guide-du-bordeaux-colonial-le-rendez-vous-decolonial</link>
      <description>Le 14 juillet 1953, comme tous les 14 juillet depuis 1936, une manifestation est organisée à Paris pour commémorer la Révolution française. En plus de la CGT et du Parti Communiste Français, les indépendantistes algériens du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) y participent. Elle s'achève par des tirs de la police sur le cortège du MTLD, occasionnant sept morts (six ouvriers algérien, un ouvrier français) et une centaine de blessés. 

Le réalisateur Daniel Kupferstein a consacré un film et un livre à cet épisode oublié. Il était interviewé sur ce sujet et sur les raisons d'un tel oubli dans Le Guide du Bordeaux colonial, le 4 décembre 2019.

La Clé des Ondes : votre film Les Balles du 14 juillet, du 14 juillet 1953 plus exactement, raconte l’histoire d’une manifestation qui est passée sous silence. Alors ma première question est toute simple : comment as-tu découvert le sujet ?

Daniel Kupferstein : Pour arriver aux balles du 14 juillet 53, je vais commencer par l’histoire du 17 octobre 61 [manifestation organisée par le FLN contre le couvre-feu organisé en Afrique du Nord, répression durant la manifestation puis dans les centres d’internements. Entre 34 et 98 morts estimés].

Il se trouve que j’ai fait un film en 2001 sur cette histoire qui s’appelle Dissimulation d’un massacre, pour expliquer comment cette répression violente a été dissimulé pendant aussi longtemps, et honorer un peu les quelques personnes qui ont tout fait pour que cette histoire sorte de l’oubli. Donc ça c’était le premier film en 2001. Et puis, cette manifestation a toujours été mélangée avec une autre manifestation où il y a une autre répression : au métro Charonne en février 62 [manifestation contre l’OAS et la guerre d’ Algérie, convoquée par la CGT, la CFTC et l’UNEF, où huit personnes trouvent la mort en essayant de se réfugier dans le métro].

Tout le monde confondait les uns avec les autres. A Charonne on disait qu’il y avait les Algériens, alors qu’il n’y avait pas d’Algériens. La mémoire du 17 octobre pendant longtemps était recouverte par celle de Charonne. Donc j’ai décidé de faire aussi un film sur la répression au métro Charonne pour essayer d’expliquer les ressemblances et les différences entre ces deux manifestations. La ressemblance principale est que les assassins, ce sont les mêmes, c’est-à-dire la police parisienne avec Maurice Papon à sa tête.

Donc, au court de ce film, au court de ce tournage, je rencontre une personne qui avait était au métro Charonne, qui a secouru des personnes dans le métro. Avant de commencer, il me dit : &quot;Oulala, attends attends, je vais te raconter une autre histoire&quot;. Et dans ma tête, je me dis : &quot;oh non, ce n’est pas vrai, il va commencer à me raconter toute sa vie, ça va prendre des heures&quot;. J’étais arrivé en retard, j'étais fatigué, vous voyez un peu l’ambiance... Je me dis que ça va être plus long que prévu, mais je le filme. Et il me parle un petit peu de cette manifestation dont je n’avais jamais entendu parler [du 14 juillet 1953]. Je suis étonné, mais bon très rapidement je passe à mon sujet, Charonne, la répression au métro Charonne, etc.

&quot;Cette histoire a 60 ans, si je veux trouver des témoins c’est maintenant ou jamais.&quot;

Quand, plusieurs années plus tard, arrive l’avant-première de ce film sur Charonne, j’invite une historienne, Danielle Tartakowsky, et des témoins, à parler à la fin de la projection de cette répression. Et Danielle Tartakowsky me dit, devant tout le monde : &quot;Il faudrait que tu fasses un troisième film. Car voila tu as fait 17 octobre 61, tu as fait Charonne, il faudrait que tu fasses l’histoire du 14 juillet 1953 ». Et là j’ai fait rigoler tout le monde, car j’ai dit : &quot;Non non, c’est bon, je ne veux pas devenir un spécialiste des massacres parisiens&quot;. 

Et, je ne sais pas ce qu’il s’est passé dans ma tête. Dans tout les cas, quatre mois après je me suis réveillé un matin, je me revois encore en me réveillant, et je réalise que l’histoire a 60 ans et que si je veux trouver des témoins c’est maintenant ou jamais. Et à partir de ce moment-là, je suis rentré dans une énorme enquête. Car il fallait retrouver les témoins, il fallait retrouver l’histoire, où étaient les noms des victimes, etc.

J’ai eu de la chance car il y avait le livre de Maurice Rajsfus qui était déjà au pilon, qui n’existait plus, et qu’un libraire me l’a retrouvé. Donc j’ai réussi à l’avoir. Danielle Tartakowsky elle-même avait écrit un chapitre important d’un de ces livres. Et puis, un autre écrivain, historien, Emmanuel Blanchard qui a fait aussi plusieurs chapitres sur cette histoire. Donc, avec ces choses-là, j’ai pu commencer une grande enquête. Et alors, ça m’a pris plusieurs années évidemment. Après j’ai été en Algérie, j’ai retrouvé des témoins, j’ai retrouvé des familles des victimes. Et puis j’ai pu recomposer, retrouver au maximum les éléments qui m’ont permis de faire ce film.

Il y a quand même un mystère. C’est pourquoi un événement pareil - à savoir le massacre de 7 personnes, 100 blessés dont 40 par balle, c’est à dire un carnage - a-t-il disparu de la circulation ? Et pourquoi personne ne l’a porté ? La mémoire entretient l’histoire, mais l’histoire c’est l’histoire. Tu as fais un vrai travail d’historien, et en même temps un travail de conservation de cette mémoire.

Alors, en fait il faut voir que pendant l’événement en lui-même et dans les semaines qui ont suivies, cet événement a été relayé dans les journaux, notamment dans les journaux de gauche. Même les journaux de droite en ont parlé le lendemain et les jours après pour dire évidemment que c’était les Algériens qui avaient attaqué les pauvres forces de police.

Dans les journaux de gauche, notamment dans le journal L’Humanité et dans le journal Libération de l’époque, il y a eu beaucoup d’articles et ça a duré au moins une dizaine de jours. Donc l’événement n’a pas été tu. Comme l’histoire du 17 octobre 61, où même dans la presse il y a eu très très peu d’articles, etc. Donc c’était connu aux yeux de tout le monde. 

Je ne réponds pas entièrement à cette question dans le film. Je reste sur l’histoire elle-même, qui a disparu de la mémoire. On n'aborde pas directement cette question du : pourquoi cette histoire a été oubliée ? Je préfère la développer dans les débats. Et surtout je l’ai écrit. Après avoir réalisé le film, j’avais une telle masse d’informations inédites, que je me suis dit qu'il fallait que je donne des éléments sur pourquoi ça a disparu de la mémoire.

&quot;Il n’y a pas de mémoire sans porteur de mémoire&quot;

Dans le film, il y a quand même Emmanuel Blanchard qui dit une phrase importante : &quot;Il n’y a pas de mémoire sans porteur de mémoire&quot;. C’est à dire que l’information que l’on peut avoir, si elle n’est pas entretenue d’une manière ou d’une autre, si elle n’est pas dite à un moment ou à un autre, relayée, alors elle disparaît de la mémoire. Parce qu'on a des sources d’informations énormes. Après, il y a des raisons objectives et politiques. Alors de ce point de vue là, il y en a en France et en Algérie. 

Alors commençons pour l’Algérie. L’Algérie, le mouvement nationaliste algérien qui a été réprimé ce jour-là c’était le Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques (MTLD, fondé en 1946, présidé par Messali Hadj). C'était avant le FLN [Front de Libération Nationale, fondé en 1954]. Ils étaient en train de se déchirer, et un an plus tard il y a une rupture entre trois courants, dont un qui va créer le FLN, et partir à la lutte armée. Ce mouvement était donc divisé et assez affaibli. Ils étaient réprimés par le gouvernement français en tant que mouvement contestataire de l’ordre établi.

Ils n’avaient pas les forces matérielles et en plus ils étaient divisés. Donc ils n’ont pas pu entretenir cette mémoire. Ils ont essayé. J’ai vu une banderole sur le 1er mai 54. Il y avait quelque chose comme ça, mais très très peu. Et puis, après il y a eu le 1er novembre 54 [« Toussaint Rouge », premier appel du FLN]. Évidemment, sept morts, enfin six algériens et un français, à comparer avec le nombre de morts pendant la guerre d’Algérie [plus de 250 000 civils Algériens, et environ 25 000 soldats français], ça été complètement dépassé, ça a disparu.

Et puis il faut savoir qu'après, comme souvent, on réécrit l’histoire en fonction de ceux qui prennent le pouvoir. Ils ont réécrit l’histoire à leur manière. Ce qui fait qu'au niveau des morts, ça démarre au 1er novembre 54. Donc on peut dire que ces gens-là sont morts trop tôt pour être considérés comme des martyrs de la cause algérienne... D’autant plus qu'à l’époque, ils manifestaient devant le leader nationaliste de l’époque qui était Messali Hadj.

Et Messali Hadj est devenu l’ennemi du FLN au cours de la Guerre d’Algérie. Donc il y avait déjà des grosses contradictions en interne. Et après c’est devenu un affrontement, on a parlé de guerre fratricide, entre le MNA (Mouvement National Algérien, fondé en 1955, le nouveau mouvement de Messali Hadj), et le FLN. Donc, en plus, comme ils manifestaient derrière les portraits de Messali Hadj. Alors ça pour les Algériens, hop ça disparaît. 

Côté français, c’est plus compliqué. D’abord on peut dire qu'à l’époque, il n’y avait pas de guerre officielle en Algérie. Il n’y avait même pas d’événements. Il n'y avait que &quot;quelques petits contestataires&quot;.

Enfin, les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata (8-12 mai 1945, de 3 à 30 000 morts algériens)...

Oui, il y avait une vraie répression. Il y avait Krim Belkacem toujours dans les maquis en Kabylie. Mais pas de ce qu’on a appelé le déclenchement de la guerre qui est arrivé un an après. Donc, la mentalité des Français étaient sur une autre guerre qui était la guerre d’Indochine [1946-1954]. Alors c’était plus loin. Le mouvement ouvrier français, et associatif, manifestait contre la guerre en Indochine. Et pas contre la guerre en Algérie, puisqu’il n'y en avait pas. 

L’autre aspect c'est qu'à l’époque, en France, au niveau des forces qui pouvaient mobiliser pour entretenir cette mémoire, c’était à 80% le Parti Communiste Français. Or, le PCF, à ce moment-là, fait une critique par rapport à une histoire qui s’est passée en 1952 pendant ce qu’on a appelé les manifestations contre le général Ridgway [Paris, le 28 mai 1952, contre un militaire américain accusé d’utiliser des armes bactériologiques en Corée].

Ces manifestations se sont terminées d’une manière très violente. Et ils font une auto-critique par rapport à cette stratégie dite classe contre classe et violente. Ils font une auto-critique en interne, et ils disent : &quot;Non il faut revenir à une organisation, plus &quot;union de la gauche&quot;, avec les syndicats, etc&quot;, ce qui veut dire aussi plus recentrée sur les problèmes français. Donc c’était un peu cette stratégie. D’un seul coup il y a des morts. Il y a eu un mort, il y en a eu même deux pendant les manifestations contre Ridgway.

Il y a eu Hocine Belaïd, qui était un communiste algérien ; et il y a eu aussi un autre [Charles Guénard]. Donc, il y a eu des morts. Et là, crac encore des morts, etc, alors qu’ils ont une autre stratégie politique. Surtout que, quelques jours après le 14 juillet, démarre la plus grande grève dans la fonction publique, en tout cas de l’époque. Ce sont les grandes grèves d’août 53 en France qui, en gros, paralysent toute la France. Tous les trains sont arrêtés. C’était une grève qui avait commencé d’ailleurs par les postiers de Force Ouvrière à Bordeaux.

Donc là, il y a la nouvelle stratégie du Parti Communiste, ouvrier avec des syndicats, avec la CFTC de l’époque, etc. Donc du coup les morts ont disparu, parce qu'ils n'étaient pas dans la stratégie politique du moment.

&quot;Je pense qu'en France, en tout les cas à l’époque, quand c’était quelqu’un Algérien, étranger, même s'il était Français, ce n’était pas quelqu’un qui leur ressemblait. &quot;

Il y a aussi quelque chose que je veux ajouter. Je pense qu'il y a quand même six Algériens qui ont été tués, et ce n’est pas pareil que les neuf Français à Charonne d'un point de vue émotionnel. Je pense qu'en France, en tout les cas à l’époque, quand c’était quelqu’un Algérien, étranger, même s'il était Français, ce n’était pas quelqu’un qui leur ressemblait. 

Je pense que le rapport avec les pays coloniaux était plus éloigné et les gens ne se mobilisaient pas là-dessus. Je dis ça parce que le 17 octobre 1961 c’était la même chose. J’ai pu lire des tracts qui disaient par exemple &quot;si ça recommence, on va manifester&quot;. C’est à dire que ce n’était pas le même impact, quand il y a des morts pour la même raison, qui sont français. Et ça je pense que ça a joué dans la volonté de riposter et de faire quelque chose. Et je crois que ça c’est gravissime, c’est une leçon de notre histoire qu’il faut qu’on corrige absolument.

Je voudrais conclure en disant que dans ton livre il apparaît quelque chose de très intéressant. C’est que le PCF, la CGT, les organisations satellites comme on dit, manifestaient tous les 14 juillet depuis le Front Populaire. Suite à cette manifestation il y a eu interdiction, et il a fallu attendre le 1er mai 68 pour que les ouvriers, les organisations ouvrières puissent rebattre le pavé.

Oui c’est exact. Il y avait des rassemblements, mais plus de défilés. La préfecture de Paris a interdit les défilés à la suite de ça. Les manifestations autour du 14 juillet étaient des manifestations où l’on commémorait la Révolution française. C’était des manifestations semblables aux 1ers mai. Et ça a complètement disparu - y compris les manifestations du 1er mai jusqu’en 68. C'est une chose extraordinaire qui donne une idée du rapport des syndicats et du mouvement politique.

Le livre aux éditions de La Découverte s’appelle Les Balles du 14 Juillet 53.

Lire aussi l'article d'Emmanuel Blanchard.

Entretien réalisé le 4 décembre 2019 par Jean-Pierre Lefèvre et Sandra Merlet.</description>
      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
      <categories>Culture</categories>
      <categories>Société</categories>
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Le réalisateur Daniel Kupferstein a consacré un film et un livre à cet épisode oublié. Il était interviewé sur ce sujet et sur les raisons d'un tel oubli dans Le Guide du Bordeaux colonial, le 4 décembre 2019.

La Clé des Ondes : votre film Les Balles du 14 juillet, du 14 juillet 1953 plus exactement, raconte l’histoire d’une manifestation qui est passée sous silence. Alors ma première question est toute simple : comment as-tu découvert le sujet ?

Daniel Kupferstein : Pour arriver aux balles du 14 juillet 53, je vais commencer par l’histoire du 17 octobre 61 [manifestation organisée par le FLN contre le couvre-feu organisé en Afrique du Nord, répression durant la manifestation puis dans les centres d’internements. Entre 34 et 98 morts estimés].

Il se trouve que j’ai fait un film en 2001 sur cette histoire qui s’appelle Dissimulation d’un massacre, pour expliquer comment cette répression violente a été dissimulé pendant aussi longtemps, et honorer un peu les quelques personnes qui ont tout fait pour que cette histoire sorte de l’oubli. Donc ça c’était le premier film en 2001. Et puis, cette manifestation a toujours été mélangée avec une autre manifestation où il y a une autre répression : au métro Charonne en février 62 [manifestation contre l’OAS et la guerre d’ Algérie, convoquée par la CGT, la CFTC et l’UNEF, où huit personnes trouvent la mort en essayant de se réfugier dans le métro].

Tout le monde confondait les uns avec les autres. A Charonne on disait qu’il y avait les Algériens, alors qu’il n’y avait pas d’Algériens. La mémoire du 17 octobre pendant longtemps était recouverte par celle de Charonne. Donc j’ai décidé de faire aussi un film sur la répression au métro Charonne pour essayer d’expliquer les ressemblances et les différences entre ces deux manifestations. La ressemblance principale est que les assassins, ce sont les mêmes, c’est-à-dire la police parisienne avec Maurice Papon à sa tête.

Donc, au court de ce film, au court de ce tournage, je rencontre une personne qui avait était au métro Charonne, qui a secouru des personnes dans le métro. Avant de commencer, il me dit : &quot;Oulala, attends attends, je vais te raconter une autre histoire&quot;. Et dans ma tête, je me dis : &quot;oh non, ce n’est pas vrai, il va commencer à me raconter toute sa vie, ça va prendre des heures&quot;. J’étais arrivé en retard, j'étais fatigué, vous voyez un peu l’ambiance... Je me dis que ça va être plus long que prévu, mais je le filme. Et il me parle un petit peu de cette manifestation dont je n’avais jamais entendu parler [du 14 juillet 1953]. Je suis étonné, mais bon très rapidement je passe à mon sujet, Charonne, la répression au métro Charonne, etc.

&quot;Cette histoire a 60 ans, si je veux trouver des témoins c’est maintenant ou jamais.&quot;

Quand, plusieurs années plus tard, arrive l’avant-première de ce film sur Charonne, j’invite une historienne, Danielle Tartakowsky, et des témoins, à parler à la fin de la projection de cette répression. Et Danielle Tartakowsky me dit, devant tout le monde : &quot;Il faudrait que tu fasses un troisième film. Car voila tu as fait 17 octobre 61, tu as fait Charonne, il faudrait que tu fasses l’histoire du 14 juillet 1953 ». Et là j’ai fait rigoler tout le monde, car j’ai dit : &quot;Non non, c’est bon, je ne veux pas devenir un spécialiste des massacres parisiens&quot;. 

Et, je ne sais pas ce qu’il s’est passé dans ma tête. Dans tout les cas, quatre mois après je me suis réveillé un matin, je me revois encore en me réveillant, et je réalise que l’histoire a 60 ans et que si je veux trouver des témoins c’est maintenant ou jamais. Et à partir de ce moment-là, je suis rentré dans une énorme enquête. Car il fallait retrouver les témoins, il fallait retrouver l’histoire, où étaient les noms des victimes, etc.

J’ai eu de la chance car il y avait le livre de Maurice Rajsfus qui était déjà au pilon, qui n’existait plus, et qu’un libraire me l’a retrouvé. Donc j’ai réussi à l’avoir. Danielle Tartakowsky elle-même avait écrit un chapitre important d’un de ces livres. Et puis, un autre écrivain, historien, Emmanuel Blanchard qui a fait aussi plusieurs chapitres sur cette histoire. Donc, avec ces choses-là, j’ai pu commencer une grande enquête. Et alors, ça m’a pris plusieurs années évidemment. Après j’ai été en Algérie, j’ai retrouvé des témoins, j’ai retrouvé des familles des victimes. Et puis j’ai pu recomposer, retrouver au maximum les éléments qui m’ont permis de faire ce film.

Il y a quand même un mystère. C’est pourquoi un événement pareil - à savoir le massacre de 7 personnes, 100 blessés dont 40 par balle, c’est à dire un carnage - a-t-il disparu de la circulation ? Et pourquoi personne ne l’a porté ? La mémoire entretient l’histoire, mais l’histoire c’est l’histoire. Tu as fais un vrai travail d’historien, et en même temps un travail de conservation de cette mémoire.

Alors, en fait il faut voir que pendant l’événement en lui-même et dans les semaines qui ont suivies, cet événement a été relayé dans les journaux, notamment dans les journaux de gauche. Même les journaux de droite en ont parlé le lendemain et les jours après pour dire évidemment que c’était les Algériens qui avaient attaqué les pauvres forces de police.

Dans les journaux de gauche, notamment dans le journal L’Humanité et dans le journal Libération de l’époque, il y a eu beaucoup d’articles et ça a duré au moins une dizaine de jours. Donc l’événement n’a pas été tu. Comme l’histoire du 17 octobre 61, où même dans la presse il y a eu très très peu d’articles, etc. Donc c’était connu aux yeux de tout le monde. 

Je ne réponds pas entièrement à cette question dans le film. Je reste sur l’histoire elle-même, qui a disparu de la mémoire. On n'aborde pas directement cette question du : pourquoi cette histoire a été oubliée ? Je préfère la développer dans les débats. Et surtout je l’ai écrit. Après avoir réalisé le film, j’avais une telle masse d’informations inédites, que je me suis dit qu'il fallait que je donne des éléments sur pourquoi ça a disparu de la mémoire.

&quot;Il n’y a pas de mémoire sans porteur de mémoire&quot;

Dans le film, il y a quand même Emmanuel Blanchard qui dit une phrase importante : &quot;Il n’y a pas de mémoire sans porteur de mémoire&quot;. C’est à dire que l’information que l’on peut avoir, si elle n’est pas entretenue d’une manière ou d’une autre, si elle n’est pas dite à un moment ou à un autre, relayée, alors elle disparaît de la mémoire. Parce qu'on a des sources d’informations énormes. Après, il y a des raisons objectives et politiques. Alors de ce point de vue là, il y en a en France et en Algérie. 

Alors commençons pour l’Algérie. L’Algérie, le mouvement nationaliste algérien qui a été réprimé ce jour-là c’était le Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques (MTLD, fondé en 1946, présidé par Messali Hadj). C'était avant le FLN [Front de Libération Nationale, fondé en 1954]. Ils étaient en train de se déchirer, et un an plus tard il y a une rupture entre trois courants, dont un qui va créer le FLN, et partir à la lutte armée. Ce mouvement était donc divisé et assez affaibli. Ils étaient réprimés par le gouvernement français en tant que mouvement contestataire de l’ordre établi.

Ils n’avaient pas les forces matérielles et en plus ils étaient divisés. Donc ils n’ont pas pu entretenir cette mémoire. Ils ont essayé. J’ai vu une banderole sur le 1er mai 54. Il y avait quelque chose comme ça, mais très très peu. Et puis, après il y a eu le 1er novembre 54 [« Toussaint Rouge », premier appel du FLN]. Évidemment, sept morts, enfin six algériens et un français, à comparer avec le nombre de morts pendant la guerre d’Algérie [plus de 250 000 civils Algériens, et environ 25 000 soldats français], ça été complètement dépassé, ça a disparu.

Et puis il faut savoir qu'après, comme souvent, on réécrit l’histoire en fonction de ceux qui prennent le pouvoir. Ils ont réécrit l’histoire à leur manière. Ce qui fait qu'au niveau des morts, ça démarre au 1er novembre 54. Donc on peut dire que ces gens-là sont morts trop tôt pour être considérés comme des martyrs de la cause algérienne... D’autant plus qu'à l’époque, ils manifestaient devant le leader nationaliste de l’époque qui était Messali Hadj.

Et Messali Hadj est devenu l’ennemi du FLN au cours de la Guerre d’Algérie. Donc il y avait déjà des grosses contradictions en interne. Et après c’est devenu un affrontement, on a parlé de guerre fratricide, entre le MNA (Mouvement National Algérien, fondé en 1955, le nouveau mouvement de Messali Hadj), et le FLN. Donc, en plus, comme ils manifestaient derrière les portraits de Messali Hadj. Alors ça pour les Algériens, hop ça disparaît. 

Côté français, c’est plus compliqué. D’abord on peut dire qu'à l’époque, il n’y avait pas de guerre officielle en Algérie. Il n’y avait même pas d’événements. Il n'y avait que &quot;quelques petits contestataires&quot;.

Enfin, les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata (8-12 mai 1945, de 3 à 30 000 morts algériens)...

Oui, il y avait une vraie répression. Il y avait Krim Belkacem toujours dans les maquis en Kabylie. Mais pas de ce qu’on a appelé le déclenchement de la guerre qui est arrivé un an après. Donc, la mentalité des Français étaient sur une autre guerre qui était la guerre d’Indochine [1946-1954]. Alors c’était plus loin. Le mouvement ouvrier français, et associatif, manifestait contre la guerre en Indochine. Et pas contre la guerre en Algérie, puisqu’il n'y en avait pas. 

L’autre aspect c'est qu'à l’époque, en France, au niveau des forces qui pouvaient mobiliser pour entretenir cette mémoire, c’était à 80% le Parti Communiste Français. Or, le PCF, à ce moment-là, fait une critique par rapport à une histoire qui s’est passée en 1952 pendant ce qu’on a appelé les manifestations contre le général Ridgway [Paris, le 28 mai 1952, contre un militaire américain accusé d’utiliser des armes bactériologiques en Corée].

Ces manifestations se sont terminées d’une manière très violente. Et ils font une auto-critique par rapport à cette stratégie dite classe contre classe et violente. Ils font une auto-critique en interne, et ils disent : &quot;Non il faut revenir à une organisation, plus &quot;union de la gauche&quot;, avec les syndicats, etc&quot;, ce qui veut dire aussi plus recentrée sur les problèmes français. Donc c’était un peu cette stratégie. D’un seul coup il y a des morts. Il y a eu un mort, il y en a eu même deux pendant les manifestations contre Ridgway.

Il y a eu Hocine Belaïd, qui était un communiste algérien ; et il y a eu aussi un autre [Charles Guénard]. Donc, il y a eu des morts. Et là, crac encore des morts, etc, alors qu’ils ont une autre stratégie politique. Surtout que, quelques jours après le 14 juillet, démarre la plus grande grève dans la fonction publique, en tout cas de l’époque. Ce sont les grandes grèves d’août 53 en France qui, en gros, paralysent toute la France. Tous les trains sont arrêtés. C’était une grève qui avait commencé d’ailleurs par les postiers de Force Ouvrière à Bordeaux.

Donc là, il y a la nouvelle stratégie du Parti Communiste, ouvrier avec des syndicats, avec la CFTC de l’époque, etc. Donc du coup les morts ont disparu, parce qu'ils n'étaient pas dans la stratégie politique du moment.

&quot;Je pense qu'en France, en tout les cas à l’époque, quand c’était quelqu’un Algérien, étranger, même s'il était Français, ce n’était pas quelqu’un qui leur ressemblait. &quot;

Il y a aussi quelque chose que je veux ajouter. Je pense qu'il y a quand même six Algériens qui ont été tués, et ce n’est pas pareil que les neuf Français à Charonne d'un point de vue émotionnel. Je pense qu'en France, en tout les cas à l’époque, quand c’était quelqu’un Algérien, étranger, même s'il était Français, ce n’était pas quelqu’un qui leur ressemblait. 

Je pense que le rapport avec les pays coloniaux était plus éloigné et les gens ne se mobilisaient pas là-dessus. Je dis ça parce que le 17 octobre 1961 c’était la même chose. J’ai pu lire des tracts qui disaient par exemple &quot;si ça recommence, on va manifester&quot;. C’est à dire que ce n’était pas le même impact, quand il y a des morts pour la même raison, qui sont français. Et ça je pense que ça a joué dans la volonté de riposter et de faire quelque chose. Et je crois que ça c’est gravissime, c’est une leçon de notre histoire qu’il faut qu’on corrige absolument.

Je voudrais conclure en disant que dans ton livre il apparaît quelque chose de très intéressant. C’est que le PCF, la CGT, les organisations satellites comme on dit, manifestaient tous les 14 juillet depuis le Front Populaire. Suite à cette manifestation il y a eu interdiction, et il a fallu attendre le 1er mai 68 pour que les ouvriers, les organisations ouvrières puissent rebattre le pavé.

Oui c’est exact. Il y avait des rassemblements, mais plus de défilés. La préfecture de Paris a interdit les défilés à la suite de ça. Les manifestations autour du 14 juillet étaient des manifestations où l’on commémorait la Révolution française. C’était des manifestations semblables aux 1ers mai. Et ça a complètement disparu - y compris les manifestations du 1er mai jusqu’en 68. C'est une chose extraordinaire qui donne une idée du rapport des syndicats et du mouvement politique.

Le livre aux éditions de La Découverte s’appelle Les Balles du 14 Juillet 53.

Lire aussi l'article d'Emmanuel Blanchard.

Entretien réalisé le 4 décembre 2019 par Jean-Pierre Lefèvre et Sandra Merlet.</itunes:summary>
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      <title>[Direct] ITW André Rosevègue pour l'association UJFP - L'hôtel et la famille Nairac</title>
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      <title>[Direct] Note de lecture : &quot;Ecologie Décoloniale&quot;, Malcom Ferdinand - La rue des Anciens Combattants</title>
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      <title>[Direct] ITW Jean-Pierre Lefèvre, association &quot;Pourquoi Pas 33&quot; - Le pont François Mitterrand</title>
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      <title>[Direct] ITW Ali Dolo, maire de Sangha (Mali) - &quot;Voyage au Congo&quot; et &quot;Africa 50&quot; </title>
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      <title>[Direct] Contre-Sommet du congrès Afrique-France 2020 - La place des Quinconces</title>
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      <title>[Direct] ITW Survie Gironde - La rue Faidherbe</title>
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      <title>[Direct] ITW Dragoss Ouedraogo sur la politique et le terrorisme au Burkina Faso  - Entrepôts Lainé</title>
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      <title>[Direct] ITW Gérard Noiriel - ITW Jean-François Meekel, revue &quot;Ancrage&quot; - Place du Cardinal Donnet</title>
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      <title>[Direct] Interview d'Adélaïde Mukantabana - Présentation du  mémorial de Bègles &quot;L'homme debout&quot;</title>
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      <title>[Direct] Avec Shlomo Sand - Note de lecture d'Aimé Césaire</title>
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      <author>Le Guide du Bordeaux Colonial, le rendez-vous décolonial</author>
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      <pubDate>Wed Sep 18 2019 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>[Direct] Avec Salah Hamouri, avocat franco-palestinien</title>
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      <title>[Direct] Présentation du projet du Guide du Bordeaux Colonial - Le cours Balguerie Stuttenberg</title>
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      <pubDate>Wed Sep 04 2019 15:00:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)</pubDate>
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      <title>[Direct] Avec Gérard Clabé Réseau Education Sans Frontière - Rue, Ecole et Centre Social Paul Bert</title>
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